La banlieue sous les feux des projecteurs

A peine trois heures après la projection ce mardi soir de « Les Misérables », le 1er long métrage de Ladj Ly présenté dans la sélection officielle du festival de Cannes, les trois premières critiques parues s’accordent : un « brûlot social  » (Paris-Match)  ; la « première bombe du festival »  (Première) ; « une claque » (La Croix) qui déclare que ce film est « un candidat sérieux pour la Palme d’or à Cannes ».

Tous citent  « La Haine », le film de Mathieu Kassowitz, Palme d’or du festival il y a 24 ans. Et pour cause, la banlieue est de retour au cinéma, mais 24 ans plus tard, ça ne va pas mieux dans les quartiers populaires comme celui des Bosquets.

« Ce qui est montré dans le film est d’un réalisme qui devrait nous interroger » écrit encore le journaliste de La Croix, car ce film « bouscule les idées reçues et plonge littéralement le spectateur au cœur de la complexité du réel… « .

La complexité du réel… J’ajouterai la complexité du réel « sous son jour le plus cru et sans faux semblant ».  Un choc pour beaucoup ? Oui.  Je ne doute pas un instant que la version long métrage des « Misérables »porte le même regard aiguisé et fort sur les dénis de notre société que le court métrage du même nom, nominé l’an dernier aux Césars et primé au festival de Clermont-Ferrand.

Ladj Ly nous donne aujourd’hui une leçon de cinéma et porte en haut des marches de Cannes la question de la reconnaissances banlieues et de la diversité.  Chapeau bas, Ladj !

Capture d’écran 2019-05-16 à 00.30.50

 

 

 

 

 

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