Fort de Vaujours : avis défavorable du Conseil départemental

A l’initiative de notre groupe Communiste, Insoumis, Citoyen, le Département a émis un avis défavorable à la demande de régularisation de l’autorisation environnementale pour l’exploitation d’une carrière à ciel ouvert par Placoplâtre au Fort de Vaujours.  

Notre avis, défavorable, comme celui émis en janvier 2023, s’inscrit dans le cadre de la commission d’enquête qui a pris fin le 30 décembre dernier. Suite au recours d’Environnement 93 auprès du tribunal administratif, ce dernier demandait à Placoplâtre de préciser 4 points : la potentielle pollution radiologique des sols ; la quantification des émissions de gaz à effet de serre des mesures de réduction et compensation ; la préservation des chauves-souris ; la justification de la raison impérative d’intérêt public majeur.

Pour ne prendre qu’un exemple, concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, Placoplatre propose d’alimenter les engin de chantier nécessaires à l’extraction du gypse avec des biocarburants qui, selon une étude récente du Ministère de l’économie et des finances, n’offrent « aucun potentiel décarbonant significatif » ! Enfin, Placoplâtre ne respecte pas la Stratégie Nationale Bas Carbone, qui appelle à limiter drastiquement les émissions de carbone dès 2035 et à atteindre la neutralité carbone dès 2050 pour limiter l’ampleur du dérèglement climatique. Or, 75% des émissions de gaz a effet de serre de ce projet seront générées sur les 20 premières années et les mesures de compensations prévues par Placoplâtre ne produiront l’essentiel de leurs effets qu’à l’échelle d’un demi-siècle.

Une fois encore, les réponses apportées par Placoplâtre ne répondent pas à la nécessité d’informer clairement les riverains et les habitants de notre bassin de vie sur les conséquences et les nuisances environnementales et sanitaires d’une telle exploitation à ciel ouvert, pour des dizaines d’années.

Je vous invite à prendre connaissance de notre contribution ainsi qu’à consulter le remarquable travail de fond mené par Environnement 93 à ce sujet : www.environnement93.fr

27 octobre, il y a 20 ans…

On n’oublie pas Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, morts électrocutés dans un transformateur EDF. Et leur copain, Muhittin Altun, 17 ans, très grièvement blessé. On se souvient de ces nuits terribles et des hélicoptères qui tournaient sans cesse au-dessus des Bosquets, au-dessus de Clichy-sous-Bois. 

Chaque année, à Clichy-sous-Bois et à Montfermeil, on se souvient de ces jeunes vies brutalement arrachées, on pense au désespoir et au désarroi de leurs familles… Trois ados, revenant de jouer au foot, se cachant dans un transformateur EDF pour échapper aux policiers. «  Je ne donne pas cher de leur peau » avait lancé l’un des deux policiers mis en examen pour non-assistance à personne en danger. Jugés 10 ans plus tard, les deux policiers ont été relaxés en 2015 puis en 2016, lors de l’appel des familles. 

Qualifiées alors d’émeutes urbaines, la déflagration sociale qui a suivi la mort insupportable parce qu’injustifiable de Zyed et Bouna, disait tout de la colère et de la révolte des jeunes de ces banlieues populaires délaissées par l’Etat, de la relégation sociale subie, du mépris affiché par les médias. 

En banlieue mais aussi dans les territoire ruraux, les inégalités sociales et territoriales se sont  aggravées depuis 20 ans, alors que dans le même temps les services publics de proximité disparaissent et que les associations sont mises à mal. En Seine-Saint-Denis, notre département, le plus pauvre mais aussi le plus jeune de France métropolitaine, deux rapports parlementaires le disent : qu’il s’agisse d’accès aux droits, d’éducation, de culture et de sport, de santé, de logement, de justice et de sécurité, ce qu’on appelle les politiques de droit commun qui relèvent de l’Etat, ne sont pas au rendez-vous. 

Zyad et Bouna n’auront jamais eu 20 ans, ni 37 ni 35 ans. La justice sociale reste toujours dans l’antichambre des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité

Ma déclaration sur la rénovation-extension des collèges de Montfermeil.

Enseignants, équipes du collège et parents d’élèves élus au conseil d’administration ont découvert la rénovation-extension du collège Jean-Jaurès fin juin et ont fait savoir au Président du Département leur profond désaccord avec le projet présenté. Comment envisager une extension du collège avec des classes en moins et des élèves en plus ?! Pour ma part, après des années de lutte, j’ai fait la déclaration suivante :

Autant je partage la nécessité d’une rénovation lourde des collèges Jean-Jaurès et Pablo-Picasso compte tenu de leur dégradation en continu, autant je déplore le choix retenu par le Département d’une extension qui portera le nombre d’élèves à 850 dans chacun des 2 collèges existants. 

Ce désaccord, je l’ai fait connaître publiquement ici même, et au sein des instances du Département à de nombreuses reprises. 

Cela fait 10 ans que je soutiens avec les parents d’élèves et les enseignants de Montfermeil, qu’il faut non seulement un 3ème collège à Montfermeil, mais qu’il faut également revoir les jauges des 2 collèges existants et revenir à 3 collèges 650. 

La cour régionale des comptes dans un rapport sur les collèges en SSD ne disait pas autre chose. Les syndicats enseignants ne disent pas autre chose. Ces rénovations lourdes en offraient l’opportunité, et c’était dans l’ordre du possible, car après la signature d’une pétition par 1300 Montfermeillois.e.s, le maire avait finalement accepté  de céder 2 terrains, certes séparés par une voirie, ce qui aurait entraîné des surcoûts pour le Département.

J’ai obtenu du Département qu’une étude soit réalisée à l‘été dernier sur la prospective démographique du canton, alors que la France,l’Ile-de-France, notre département, connaissent une baisse de la natalité. En février dernier, j’ai accompagné à leur demande une délégation de parents d’élèves et de représentants d’enseignants auprès du Département. Cette étude est bien sûr quantitative et prévoit des difficultés pour les années 2028-2030. Mais les difficultés sont déjà là ! 800 élèves sont d’ores et déjà prévus à Jaurès à la prochaine rentrée. Et si une baisse démographique est envisagée, nous voyons bien ici, sous nos yeux, toutes les constructions en cours de réalisation.

La question qui est posée est bien celle de la qualité de l’accueil et de la vie scolaire, pour les élèves, les enseignants et l‘ensemble des personnels. Pour rencontrer des principaux de collèges à 600  -650 élèves, je vois bien leur satisfaction.

L’autre question, c’est celle de la mixité sociale, que nous avons toujours réussi à préserver. Qu’en sera-t-il de la mixité sociale quand les élèves surnuméraires de la zone pavillonaire de Jaurès devront aller à Gagny et ceux de Picasso à Clichy ?

Rentrée scolaire à Jean-Jaurès

Soyons les messagers de la paix et engageons-nous pour le respect du droit international !

Samedi 28 juin, je me suis rendue à la kermesse de la mosquée des louanges, à l’invitation de son Président, Farid Kachour. Un moment de fête chaleureux (et très chaud !), pensé pour le bonheur et le plaisir des enfants. Bravo pour cette 15ème édition ! Voici un extrait de ma déclaration :

« Vous êtes, vous les enfants, les meilleurs ambassadeurs d’un monde de paix et de fraternité, d’un monde où l’on peut vivre en toute sécurité auprès de sa famille et de ses amis, auprès de toutes celles et ceux que l’on ne connaît pas mais qui aspirent aussi à vivre en paix. (…)

Mais, aujourd’hui, le monde va très mal et il n’y a jamais eu autant de guerres sur notre planète. Le droit international est bafoué, et je pense bien sûr à la Palestine, à Gaza et à la Cisjordanie. Plus de 54 000 morts depuis le début du conflit et chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants continuent de mourir, simplement parce qu’ils veulent se nourrir. C’est insupportable ! Les bombardements sur l’Iran ont permis à Benjamin Netanyahou et à Donald Trump de faire disparaitre du calendrier la reconnaissance d’un état palestinien comme une priorité absolue. (…) La « paix par la force » comme la conçoivent Trump et Netanyahou n’existe pas.  

Ne laissons pas la loi du plus fort s’exprimer. Soyons toutes et tous les messagers de la paix et engageons-nous pour le respect du droit international.