17 octobre 1961 – 17 octobre 2019

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Il y a 58 ans jour pour jour, des milliers d’Algériens manifestaient à Paris contre le couvre-feu imposé par les autorités françaises, qui tentaient de faire taire leurs aspirations à la liberté et à la fin de la domination coloniale. La brutale répression menée par la police sous les ordres du préfet Maurice Papon fit des dizaines de victimes.

En ce jour de commémoration, je tenais à me joindre aux hommages à toutes les victimes de ce crime d’État, qui n’est toujours pas pleinement reconnu par les autorités françaises

Je m’associe aux demandes de reconnaissance officielle et symbolique de l’ensemble des crimes commis au cours de la guerre d’Algérie et d’ouverture des archives de cetté période.

Pour honorer la mémoire des victimes et porter les revendications de justice historique, un rassemblement se tiendra ce soir à 18h pont Saint-Michel à Paris.

 

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Les Misérables, bouleversant.

Enfin ! Cette semaine, énorme cadeau de Ladj Ly qui présentait « Les Misérables » aux habitants de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil. J’avais vu et adoré le court-métrage -bluffant. J’étais donc très impatiente de voir le long métrage. Pas évident de passer du court au long sur un même sujet. Attente pas déçue, ce film est bouleversant. Et je n’ai toujours pas les mots pour le dire. J’ai été scotchée par le film, par sa maîtrise, par ses acteurs. Pas de doute, Ladj a très largement mérité le prix du Jury du Festival de Cannes et sa sélection aux Oscars où il représente la France. Encore bravo. Et j’y retourne le 20 novembre, sortie officielle.IMG_0078IMG_0079.jpg

Dématérialisation : une entrave aux droits

Mercredi 9 octobre, à l’appel d’associations de solidarité et de syndicats, se tenait devant la préfecture de Bobigny un rassemblement pour revendiquer la dignité et le respect des droits des personnes étrangères. J’y suis intervenue au nom des élu-es communistes et citoyens du Conseil départemental pour y renouveler notre solidarité et notre engagement pour l’égalité de toutes et tous les Séquano-Dionysien-nes.

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Avec la dématérialisation quasi-totale des démarches administratives (renouvellement de la carte de séjour, demandes de naturalisation…) il est devenu extrêmement compliqué, voire impossible d’obtenir un rendez-vous.

Une situation qui a des des conséquences directes et parfois graves sur les plans du travail, de la santé, du logement. Un constat partagé par le Défenseur des droits, qui dénonce une véritable entrave aux droits causée par la dématérialisation.

À l’heure où le gouvernement cherche à remettre l’immigration au centre du débat, de façon totalement biaisée, démagogique et irresponsable, comment ne pas considérer que la dématérialisation intégrale et les difficultés qui en découlent sont devenues un moyen détourné de gérer l’accès au séjour et de freiner l’accès des personnes étrangères aux services préfectoraux ?

Un moyen détourné qui amène au paradoxe suivant : ce sont les procédures établies par l’État et la préfecture eux-mêmes qui sont à l’origine d’un véritable trafic de rendez-vous et de racket des usagers étrangers.

En avril dernier, Marie-Georges Buffet, députée communiste de Seine-Saint-Denis, avait adressé une lettre au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, pour alerter sur cette situation et demander les moyens humains supplémentaires indispensables pour y remédier.

Dans sa réponse, le ministre pointe des problèmes d’attaques informatiques par des robots logiciels et indique les mesures prises pour y mettre fin. Mais à aucun moment il n’évoque la possibilité d’augmenter les moyens humains de la préfecture, ce qui revient à laisser perdurer indéfiniment une situation dont l’État sait pourtant qu’elle est intenable.

De notre côté, les conseillères et conseillers départementaux communistes et citoyens, avons interpellé à plusieurs reprises les préfets successifs pour leur demander de mettre fin à cette rupture d’égalité.

Cet appel a été renouvelé en juillet dernier au nouveau préfet de la Seine-Saint-Denis, par mes collègues Pascale Labbé et Abdel Sadi, demandant des garanties quant au déploiement de moyens humains supplémentaires pour débloquer la situation, ainsi que des créneaux horaires additionnels. Là encore, cette demande au préfet demeure toujours sans réponse…

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Le médecin de ville et l’hôpital public : une même nécessité…

Hier soir à Montfermeil, des familles se sont retrouvées spontanément à 20 h devant le cabinet du Docteur Boudet pour un dernier hommage au praticien de notre ville, unanimement apprécié et reconnu, brutalement décédé. Un médecin de ville, un médecin de famille attentif, à l’écoute de ses patients, comme on les aime, et qui ne comptait pas son temps. Un de ceux pour qui l’humain est primordial… Parce que la médecine de ville est essentielle, comme l’hôpital, quand il s’agit de santé publique,  je ne peux m’empêcher de faire le lien avec  la lettre ouverte que 108 personnalités et représentants de patients publiée par Le Parisien aujourd’hui, exhortant  Emmanuel Macron à « mettre en œuvre un plan d’urgence pour sauver l’hôpital public ».

Les signataires – parmi lesquels on retrouve Gilbert Montagné, Tahar Benjelloun ou encore le président de Médecins du monde, Jean-Philippe de Botton – pointent la contradiction entre les attentes de « plus de service public » clairement exprimées lors du « Grand débat national » et le manque de moyens de l’hôpital public, qui conduit à une dégradation terrible des conditions d’accueil, de soin et de travail. « On ne peut plus, vous ne pouvez plus attendre de nouveaux drames ».

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Cette lettre ouverte est une nouvelle preuve du sentiment d’inquiétude de la société française pour sauver son système public de santé, quelques jours après qu’un sondage a démontré que neuf Français sur dix soutiennent la grève des services d’urgence.

Insuffisant pour ébranler le gouvernement et la majorité LREM, qui décident délibérément de rester sourds aux revendications du pays. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, présenté lundi, impose une nouvelle « économie » de 800 millions d’euros aux hôpitaux et cliniques. Un mauvais coup de plus….

Pour les syndicats APH et Jeunes médecins, « Alors que l’hôpital traverse une crise sans précédent de financement et de recrutement, le gouvernement accentue son asphyxie au mépris des principes fondateurs d’universalité de l’accès aux soins. C’est un acte de destruction massive engagé vis-à-vis de tous les citoyens et les professionnels du service public hospitalier ». Une destruction qui impactera encore plus fortement des départements tels que la Seine-Saint-Denis, comme alertaient les médecins de l’hôpital Robert-Ballanger.

A nous de poursuivre et d’amplifier la résistance.

Voyant au rouge pour la planète bleue

La conscience de l’urgence climatique et environnementale se fait chaque jour plus aiguë parmi les peuples, à mesure que se multiplient les alertes sur l’avenir de notre planète et de ses habitants… humains, animaux, végétaux.

Le GIEC, (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), publie aujourd’hui un rapport alarmant sur l’état des océans et de la cryosphère (banquise, glaciers, calottes polaires…). Malheureusement sans surprise, le constat est également sans appel : les émissions de gaz à effet de serre depuis le début de l’ère industrielle ont conduit à une hausse de la température et de l’acidité des océans et à une baisse de leur teneur en oxygène.

Les effets se font déjà sentir : hausse du niveau des mers, rognant sur les côtes et menaçant des millions de personnes ; migration ou disparition d’espèces animales et végétales ; augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes, tel l’ouragan Dorian qui a ravagé les Bahamas.

Comme le souligne le professeur Didier Gascuel, cité par l’Humanité, « Il faut bien comprendre que le XXIe siècle pourrait être le prélude à une histoire tragique ».

Le Conseil départemental a déjà adopté 40 Engagements pour l’égalité environnementale face à l’urgence climatique, afin de développer les outils d’une écologie populaire. Depuis dix ans, l’utilisation des produits phytosanitaires est proscrite pour l’entretien des parcs et espaces verts départementaux. Une volonté réaffirmée le 18 septembre dernier par un arrêté du Département interdisant l’usage des pesticides sur son territoire.

Citoyens, associations, scientifiques, collectivités territoriales se mobilisent face à l’un des grands défis de ce siècle. Il serait temps que le gouvernement prenne lui aussi des mesures fortes, au lieu de traiter avec mépris Great Thunberg et tous les jeunes qui manifestent pour leur avenir… L’avenir de notre planète et de l’humanité.

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