Soutenons le projet de nouvel établissement scolaire agricole en Seine-Saint-Denis !

La fermeture définitive du Lycée du paysage et de l’environnement du groupe Fénelon à Vaujours, en septembre dernier, a constitué une grande perte pour l’offre éducative dans notre département – et au-delà.

Je suis intervenue en séance ce matin à l’occasion du lancement du Projet alimentaire de territoire par le Conseil départemental, pour demander que notre collectivité soutienne activement et le plus rapidement possible le projet actuellement en développement de création d’un nouvel établissement spécialisé sur l’agriculture, l’alimentation et l’écologie urbaine. Un projet notamment porté par les équipes éducatives de l’ancien LPE et dont les perspectives sont prometteuses !

Un milliard d’€ pour le Plan éco-collèges : répondre aux défis de la décennie

Depuis sa création, le Département de la Seine-Saint-Denis déploie des efforts considérables pour assurer les conditions d’une éducation publique de qualité à tous les jeunes, élément fondamental de leur émancipation individuelle et collective.

Le Plan éco-collèges 2021-2030 que nous avons voté lors de la séance du 12 novembre consacrera plus d’1 milliard d’euros à l’accueil des collégiens pour les 10 ans à venir. Car 7000 collégiennes et collégiens supplémentaires sont attendus en Seine-Saint-Denis d’ici 2030. Construction de nouveaux collèges, rénovation et reconstruction pour répondre à l’accroissement démographique dans de bonnes conditions et répondre dans le même temps aux impératifs de la transition écologique, de l’égalité femmes-hommes ou encore de l’accessibilité pour les élèves en situation de handicap.

. Cela suppose des adaptations et des constructions de collèges supplémentaires pour assurer des conditions d’enseignement de qualité. En effet, les programmes de construction de logements, qui se multiplient sur notre territoire nécessitent qu’ils soient accompagnés de la création des services publics indispensables, notamment en termes d’infrastructures éducatives.

On peut donc s’étonner du silence de certains maires, dont celui de Montfermeil, à qui nous avons proposé la création d’un nouveau collège et d’un équipement sportif, dont le coût unitaire (23 millions d’euros) sera entièrement pris en charge par le Département…

Défendre la laïcité et la liberté d’expression

En séance du Conseil départemental hier, j’ai eu l’honneur de présenter le voeu de la majorité pour défendre la laïcité et la liberté d’expression, piliers de la République et d’une société démocratique. Un vœu appelant à une action ferme dans le respect de l’Etat de droit et loin de tout amalgame.

La manipulation et la déformation de ces principes et l’hystérisation du débat étaient pourtant au rendez-vous. C’est malheureusement ce dont nous avons été les témoins hier de la part du groupe Les Républicains dont le voeu aux relents nauséabonds, débordait d’amalgames scandaleux, n’hésitant pas à nous traiter « d’islamo-gauchistes »et assimilant notamment la lutte contre les violences policières et la lutte contre les discriminations au soutien au terrorisme… Une tentative qui visait notamment notre collègue Azzédine Taïbi, maire PCF de Stains et conseiller départemental, qui a pointé avec une grande dignité dans sa réponse les incohérences et irresponsabilités des élus départementaux de droite.

« La République est une et indivisible. Nous rappelons avec force notre engagement citoyen pour la liberté, l’égalité, la fraternité, qui constituent chaque jour le sens de notre action. » Notre attachement à ces principes, à notre volonté de vivre-ensemble par delà les différences doit être maintenu et renforcé.

Les associations en première ligne face à la crise sanitaire et sociale

A la veille de la Journée mondiale du refus de la misère, nous avons auditionné ce matin Philippe Portmann, secrétaire général du Secours populaire français 93 et Jean-Claude Eberhardt, responsable des Restos du cœur en Seine-Saint-Denis.

Cette audition se tenait dans le cadre de la mission d’information et d’évaluation de la crise sanitaire et de ses conséquences lancée par le Conseil départemental et animée par les Président.e.s de commission, afin d’identifier les différentes conséquences de la crise, notamment sur le plan social.

De gauche à droite : Anne-Sophie Carton (Service social départemental), Jean-Claude Eberhardt, Philippe Portmann, Pascal Beaudet, Dominique Dellac, Zaïnaba Said-Anzum (conseillers départementaux et président.e.s de commissions)

La crise sanitaire a conduit à l’aggravation de la crise sociale, qui touche désormais de nouvelles couches de la population, parmi lesquels les étudiants et les classes moyennes – celles et ceux qui s’en sortaient tout juste. 3 000 étudiants de Paris-8 et Paris-13 sont ainsi concernés. Un million de plus de pauvres en France d’ici la fin de l’année. Une crise inédite depuis la Libération selon Philippe Portmann, qui a vu une hausse de 74% du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire fournie par le SPF 93. Une situation confirmée par Jean-Claude Eberhardt : les Restos du cœur ont distribué 850 repas par jour pendant le confinement, contre 350 avant celui-ci.

Les perspectives sont inquiétantes, avec des licenciements qui se multiplient dans les grands groupes comme dans les PME.

Face à l’ampleur des besoins, les récentes déclarations d’Emmanuel Macron et de son gouvernement sont particulièrement préoccupantes, notamment le refus d’augmenter les minimas sociaux ou d‘accéder au RSA pour les 18-25 ans, qui contribuerait à la relance de la consommation, alors que le chômage augmente et qu’aucune politique sérieuse n’est mise en œuvre pour préserver et créer des emplois. Le rétropédalage quant à la prime sur les APL est un autre exemple révélateur.

Les mesures d’aide prises en urgence par le Conseil départemental – plus de 30 M€ – ont été d’un précieux secours aux associations de solidarité, comme l’ont signalé nos deux invités.

Pour le SPF comme pour les Restos du cœur, le confinement a vu l’engagement de nombreuses et nombreux nouveaux bénévoles, désireux de mettre leur énergie au service des autres et de tous… Et notamment à Montfermeil !

Soutien aux collèges et bilan du Bel Eté Solidaire en séance du Conseil départemental

Jeudi dernier, nous avons voté la subvention départementale aux collèges publics de Seine-Saint-Denis, d’un montant de plus de 14 millions d’euros.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Cette année, dans le contexte de la crise sanitaire, les collèges publics ne se verront pas opérer de réfaction (récupération d’une partie des fonds non consommés de l’année précédente), ce qui revient à majorer de près de 450 000 € la dotation des collèges, afin de leur permettre d’aborder de la façon la plus sereine possible cette année pleine d’incertitudes et de faire face plus facilement aux mesures qui pourraient être décidées par le gouvernement (aménagement des salles et des équipements, par exemple).

L’éloignement d’avec l’école pour l’ensemble des élèves, voire une véritable rupture pour certains, est une autre conséquence de la crise et de la phase de confinement. Éloignement ou rupture dans l’enseignement, mais également pour les activités extra- ou périscolaires. C’est pourquoi le Département a décidé de consacrer 1 million d’euros au soutien des acteurs de l’art et de la culture actifs dans les collèges, notamment via le dispositif « Culture et art au collège ».

L’accès à la culture mais aussi aux loisirs, ne s’arrête bien sûr pas aux portes de l’école. La période des vacances estivales aura été à cet égard particulièrement compliquée pour celles et ceux, bien trop nombreux, qui n’ont pas pu partir. Cet été aurait pu ressembler à un confinement hors les murs. Mais l’engagement fort de notre collectivité avec Le Bel été solidaire a permis à de nombreux habitants de se construire ces petits bonheurs fugaces qui font les beaux souvenirs de vacances.

C’est pourquoi je me réjouis particulièrement du départ de 513 enfants et jeunes de familles modestes, qui dans leur grande majorité, n’étaient jamais partis en vacances. Cela grâce à la grande réactivité des services départementaux et de nos partenaires, dont l’UCPA et la Ligue de l’Enseignement, en coopération avec les services de l’État.

Mis en œuvre par les services départementaux dans des délais extrêmement courts, le Bel été solidaire a exigé beaucoup des agent.e.s. Mais aussi des nombreux partenaires associatifs, sportifs, culturels, sociaux qui ont su réagir avec créativité et générosité à notre proposition. C’est la démonstration du poids, de l’utilité et de la responsabilité du service public, tout entier tourné vers les besoins des habitants, dans tous les domaines.

C’est pourquoi, dans mon intervention, j’ai tenu à remercier les services départementaux et notamment la Direction de la nature, des paysages et de la biodiversité, la Direction de la culture, du patrimoine, du sport et des loisirs ainsi que Seine-Saint-Denis Tourisme, dont j’ai l’honneur d’être la présidente, pour leur action.