Clichy-Montfermeil : des vacances en Touraine pour dix familles défavorisées (Le Parisien)

Samedi, dix familles de Montfermeil et Clichy-sous-Bois sont parties pour une semaine de vacances en Touraine. Un « acte 2 » qui fait suite à un premier départ l’année dernière et qui marque une nouvelle étape dans la mission départementale « Accès aux vacances sociales et solidaires »que je mène, puisque d’autres départs sont prévus d’ici la fin de l’année.

Dans son édition d’aujourd’hui, Le Parisien y revient dans l’article ci-dessous :

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Chédigny (Indre-et-Loire), dimanche 18 août. Une dizaine de familles de Clichy et Montfermeil qui ne peuvent partir en vacances profitent d’un séjour en Touraine. DR

Une cinquantaine de parents et enfants ont quitté samedi la Seine-Saint-Denis pour des vacances qu’ils n’auraient pas pu s’offrir sans un dispositif pilote.

Le 18 août 2019 à 17h28

« Dix jours avant le départ, l’une de mes filles me disait : maman, maman, tu n’oublieras pas ça, ni ça dans la valise … Vous ne pouvez pas imaginer à quel point elles attendaient ce moment avec impatience! Et moi aussi d’ailleurs! » Comme le raconte Fatima-Zahra, avec le sourire dans la voix, la semaine de vacances en Touraine qui vient de débuter pour elle et ses enfants est une énorme bouffée d’oxygène.

« Nous ne sommes pas partis depuis cinq ans », ajoute cette mère de 33 ans qui élève seule ses petites de 8 et 10 ans. Ce dimanche, pour son premier jour loin du 93, le trio a profité de la piscine et d’un atelier collectif de danse. Et ce lundi se profile une belle randonnée en forêt.

Une cinquantaine de parents et enfants

Au total, plus d’une cinquantaine de parents et enfants de Clichy et Montfermeil profitent d’un dispositif pilote impulsé, pour la deuxième année, par le Département sur les deux communes. La CAF, les centres sociaux de l’Orange bleue et de la Dhuys et l’association Arrimages sont associés à la mise en place du séjour. Les bénéficiaires participent financièrement, à hauteur de leurs moyens.

« Nous accompagnons une dizaine de familles dont la plupart sont monoparentales, détaille Dominique Dellac, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis. Partir plus de cinq jours de chez soi, c’est un vrai levier en matière de politique d’ insertion sociale et économique. » Selon les données Insee, il y a environ 200 000 familles monoparentales dans le 93.

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Clichy, samedi. Fatima-Zahra et ses filles à l’heure du grand départ. DR

Cette année, c’est en quelque sorte la vie de château pour la douzaine d’adultes et la quarantaine d’enfants. Visites de monuments, promenades et baignades vont agrémenter la semaine en Touraine. « Ces vacances ensemble sont aussi l’occasion de nouer des liens, de raconter nos problèmes », estime Fatima-Zahra qui mise ensuite sur un nouveau départ personnel.

Plus de familles pourront partir

Elle vient de terminer une formation d’auxiliaire de vie et multiplie désormais les envois de CV. « Je suis prête à aller partout, du moment que je travaille », souligne la maman qui espère pouvoir mettre un peu de côté, pour avoir une voiture. « On n’a que le bus et c’est très, très compliqué de se déplacer sans véhicule », précise Fatima-Zahra.

Le dispositif pilote de Clichy-Montfermeil lancé en 2018 a conduit à la signature en avril dernier d’une convention inédite en France entre le Département et l’Agence nationale des Chèques-vacances (ANCV). Qui permettra le départ de davantage de familles, de jeunes et de personnes handicapées et âgées de Seine-Saint-Denis.

Quelques motifs de satisfaction..

Après mes vacances (nager, lire, découvrir… ), j’avais plutôt envie de rester sur la note légère de cet entre-deux estival : entre adoption du Ceta et menaces sur les retraites (entre autres) l’actualité n’est pas des plus réjouissantes. Mais mardi, arrêtée au feu tricolore, place Notre-Dame-des-Anges, j’ai enfin vu passer le T4 et ça a été un joli moment d’émotion.  Ce sont toujours les essais – indispensables à la sécurité et annonciateurs  du désenclavement prochain. Après toutes ces années (je me souviens d’une longue chaîne humaine réclamant le T4 à laquelle j’avais participé), ça fait vraiment plaisir ! Et puis, si je suis rentrée,  si d’autres sont encore en congés, certain.e.s sont en train de préparer activement leurs valises aujourd’hui et c’est une très bonne nouvelle ! La mission « Vacances sociales et solidaires » que je conduis au Conseil départemental va permettre à 10 familles de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois – plus de cinquante personnes – de se ressourcer en Touraine, dans un village vacances entouré d’un parc boisé de 9 ha, au coeur de la vallée de la Loire ; de partager des moments de découverte et de plaisir en famille, de prendre du temps pour soi et pour les siens. De beaux souvenirs de vacances à raconter au retour  et un coup de chapeau au groupe de travail réunissant les circonscriptions de service social du Département, la CAF, les centres sociaux de l’Orange bleue et de la Dhuys, Arrimages qui ont accompagné les familles pendant plusieurs mois pour préparer ce départ en vacances. Le premier pour certains. Départ demain matin !

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Au programme de cette semaine, découverte des châteaux de la Loire, activités enfants et adolescents, piscine, parcours botanique… Les vacances, quoi !

Questions au préfet en séance du Conseil départemental

séance 190704-4Pour sa dernière séance avant l’été, le Conseil départemental recevait jeudi dernier le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis : Georges-François Leclerc a présenté le rapport des activités de l’État dans le département, avant de répondre à une question orale de chaque groupe politique.

Pour ma part, j’ai adressé trois questions écrites à M. Leclerc : 

1. Le refus du maire de Montfermeil d’inscrire certains enfants à l’école est une pratique illégale et discriminatoire. J’interviens régulièrement à ce sujet auprès de l’Inspection de l’Education nationale et du Préfet qui agissent en conséquence, inscrivant d’office ces enfants à l’école. Face à ces pratiques persistantes, j’ai donc demandé quels moyens pouvaient être utilisés par le préfet pour contraindre le maire à respecter la loi républicaine, une bonne fois pour toutes.

2. Concernant le projet d’exploitation d’une carrière de gypse au Fort de Vaujours, j’ai attiré l’attention du préfet sur le fait que les recommandations des garants de la concertation qui s’est déroulée l’hiver dernier ne semblaient pas être suivies d’effet. Dans leurs conclusions, ils recommandaient  une plus grande transparence et une meilleure information des publics. Or, depuis février, silence radio ! J’ai donc demandé à savoir où en était le dossier de demande d’exploitation du site par Placoplatre et la tenue rapide d’une Commission de suivi de site afin de disposer de l’ensemble des informations utiles à la compréhension de l’état d’avancement du projet.

3. Enfin, j’ai demandé au préfet quelles mesures il comptait mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les faits qui se sont déroulés à Vaujours le 22 juin et, plus généralement, pour améliorer le lien entre la police et la population de nos banlieues, notamment les jeunes. Il ne saurait y avoir deux poids deux mesure en matière de justice. A Vaujours, le 22 juin dernier, un jeune homme de 17 ans après avoir été blessé à la gorge par un officier de police avec une paire de ciseaux, a été placé en garde à vue, ainsi que son père et sa soeur.  Alors que les habitant-es de Seine-Saint-Denis ont besoin de sécurité, de tels actes ne peuvent que détériorer gravement le lien de confiance indispensable entre la police et la population.

Je vous tiendrai bien entendu informés des réponses qui me seront apportées.

En séance du Conseil départemental : protection de l’enfance, écologie et tourisme

Séance particulièrement importante du Conseil départemental ce matin. Au programme : adoption du Schéma départemental de prévention et de protection de l’enfance, Chèque habitat écologique et citoyen, Stratégie vélo départementale en faveur d’un territoire 100% cyclable, Plan d’actions 2019-2021 pour l’égalité entre les femmes et les hommes, modification des statuts de Seine-Saint-Denis Tourisme, et vœux contre la privatisation d’ADP et la loi Blanquer.

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Deux heures de débat ce matin autour du Schéma de prévention et de protection de l’enfance en Seine-Saint-Denis. L’adoption de ce dernier, une obligation légale, arrive alors que notre département fait face à une augmentation constante du nombre de mineurs non accompagnés (MNA) et quelques mois après les appels d’urgence lancés par les juges du tribunal pour enfants de Bobigny et les professionnels de la protection de l’enfance. Une situation difficile et complexe à bien des égards qui touche également les services départementaux concernés, dont les personnels sont mobilisés.

« Feuille de route partenariale et évolutive », le schéma adopté doit donc être enrichi par les contributions des actrices et acteurs du secteur dans leur diversité, notamment lors des États généraux de la protection de l’enfance, que notre groupe réclamait, et qui se tiendront le 7 mai prochain à Bobigny.

Contribution à ce débat, le Département identifie 10 engagements, dont la création de places en accueil d’urgence, le développement de mesures alternatives visant à prévenir les placements, l’accompagnement des jeunes adultes par des « contrats jeunes majeurs », ou encore la création d’une pouponnière.

Extension du Chèque Habitat Ecologique et Citoyen : un  pas de plus vers l’égalité environnementale

Je suis intervenue pour souligner l’importance de l’extension du CHEC (dispositif innovant jusque-là dédié à l’habitat privé) aux bailleurs sociaux et aux associations loi 1901. Ceci permettra de procéder à des aménagements, à des créations de jardins partagés ou d’espaces ludiques, entre autres.

Ce dispositif est un nouvel exemple des outils d’écologie populaire que nous devons encourager. Car il est indispensable d’affronter d’un même mouvement l’urgence climatique et la crise économique et sociale qui affectent toujours les plus démunis, en Seine-Saint-Denis comme sur le reste de la planète. Un outil encore trop mal connu des Séquano-Dyonisien.n.e.s.

Tourisme et patrimoine

En fin de séance, à l’occasion du vote des nouveaux statuts de Seine-Saint-Denis Tourisme dont je suis présidente, je me suis arrêtée quelques instants sur l’effroyable catastrophe de ce lundi à Notre-Dame de Paris qui a atteint tout un chacun. Les plus grands dangers étant écartés, l’afflux des promesses de dons permet d’envisager l’avenir de Notre-Dame de Paris plus sereinement. J’ai souligné l’intérêt patrimonial et historique de la basilique cathédrale de Saint-Denis – berceau et joyau de l’art gothique, tombeau des rois de France. Avec ses 70 gisants, elle porte le magnifique témoignage de l’histoire de France comme une alternative touristique qu’il nous appartient de développer et de faire valoir auprès de nos partenaires parisiens et franciliens du tourisme. J’ai signé aujourd’hui même un courrier en ce sens à Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris, en charge des sports, du tourisme et des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024.

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La solidarité interdépartementale, c’est 150 M€ au service de l’intérêt général !

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Démonstration est faite de l’utilité et de l’efficacité de l’échelon départemental pour répondre aux besoins sociaux et faire preuve de solidarité, quand l’Etat fait la sourde oreille à notre exigence d’égalité. Le premier budget du Fonds de solidarité et d’investissement interdépartemental  a été présenté hier par les présidents des sept départements franciliens. Une innovation institutionnelle au service des habitants.

Pour l’année 2019,  150 millions d’euros serviront ainsi à aider à financer des projets d’intérêt général dans les départements de petite et grande couronnes. La Seine-Saint-Denis, qui contribue à ce fond à hauteur de 13,5 M€, recevra plus de 39 M€ pour 19 projets.

Parmi ceux-ci, le sport, l’éducation et les transports seront à l’honneur. Ainsi du « Prisme » (Pôle de référence inclusif sportif métropolitain), équipement sportif entièrement accessible aux personnes handicapées, qui verra le jour à Bobigny d’ici 2023, ou de la « boucle cyclable » qui permettra de relier à vélo l’ensemble des sites des JOP 2024.

Au niveau des transports, le prolongement du T1 de Noisy-le-Sec à Val-de-Fontenay bénéficiera d’un financement, tout comme la construction du TZen 3, entre Pantin et les Pavillons-sous-Bois.

Quant à l’éducation, ce fonds contribuera à la construction ou reconstruction de deux collèges, à Aubervilliers et Pierrefitte.

Face au désengagement de l’État et à ses projets (pour l’instant suspendus) de suppression des départements de petite couronne, ce nouveau fonds – qui sera renouvelé chaque année – confirme que ces derniers sont un échelon irremplaçable pour répondre aux besoins des habitant-es, de par leur connaissance du terrain et leur capacité d’innovation.

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