Vacances d’automne pour seniors heureux

A cette heure, ils sont arrivés sur l’île de Noirmoutiers, où les attend un séjour des plus bénéfiques.  Ils étaient 15 ce matin, venus de 5 villes du département, à partir dans le cadre de la mission « Vacances sociales et solidaires » que j’anime au Département, avec le soutien actif de la Direction de la Prévention et de l’Action Sociale, dans la délégation de mon collègue Pierre Laporte. Ce voyage a pu être réalisé avec le concours de l’Agence Nationale des Chèques Vacances et de l’association des Petits frères des pauvres ainsi que de plusieurs circonscriptions de service social du Département, dont celle de Sevran. Un séjour qui bénéficie à des personnes isolées aux faibles ressources financières. La première rencontre entre tous les participants au voyage a eu lieu le 8 novembre et déjà des amitiés se nouent. Le soleil sera de la partie et la chaleur est déjà dans leurs coeurs. Bon voyage !IMG_0669

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Petit café autour de la table avant le départ

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Avec P. Lauthrey (DPAS), Ariane Filhol (ANCV), A. Bolouvi (DPAS) et des représentantes des Circonscriptions de Service Social et des Petits frères des pauvres

 

Non au chantage financier contre la solidarité !

Lors de sa dernière séance,  jeudi 14 novembre, le Conseil départemental a tenu à exprimer la tristesse et l’indignation de toute la Seine-Saint-Denis, en observant une minute de silence en mémoire d’Aminata T., assassiné à Montfermeil par son mari le 12 novembre dernier. Le 133ème féminicide de l’année, qui nous peine, nous révolte et nous appelle à poursuivre nos efforts pour construire une société libérée des violences contre les femmes. Une marche blanche aura lieu à Montfermeil mardi 26 novembre.

191114 minute silence

Notre assemblée était amenée à se prononcer sur le rapport d’orientations budgétaires 2020. Une nouvelle fois, nous constatons le désengagement de l’Etat face à l’augmentation des besoins en Seine-Saint-Denis.

En effet, alors que nous allons engager 240 millions d’euros d’investissements pour les collèges, l’écologie, l’action sociale ou encore les mobilités douces, l’Etat poursuit sa politique délibérée de non-compensation des dépenses, conduisant à une asphyxie financière toujours plus grave du Département. Une situation qui va encore s’aggraver du fait de la suppression de ressources fiscales et de la réforme de l’assurance-chômage : en  privant de leurs droits de nombreuses et nombreux habitant.e.s, l’Etat fera des « économies » inhumaines. Ces personnes relèveront dès lors du RSA, dont les dépenses sont assumées par les Départements.

Comme l’affirme notre communiqué publié à cette occasion, nous sommes devenus le synonyme de l’abandon de la solidarité nationale !

Pour la deuxième fois dans l’année, cet effet ciseau nous a obligés à adopter une décision budgétaire modificative afin de prendre en compte les dépenses additionnelles de solidarité à destination des mineurs en difficulté, des personnes handicapées et des personnes âgées.

Je suis intervenue au nom du groupe Communistes et citoyens afin de dénoncer le véritable chantage exercé par le gouvernement à l’égard de la Seine-Saint-Denis, du fait de notre refus de procéder au fichage biométrique des mineurs étrangers non-accompagnés. Un fichage dénoncé entre autres par l’Unicef-France, Médecins sans frontières ou la LDH.

 

La carte Ikaria donne des ailes aux seniors

Le Conseil départemental lance la carte Ikaria, un nouveau dispositif proposant une offre étendue d’activités culturelles, sportives et de loisirs à toutes et tous les Séquano-dionysiens de plus de 60 ans, sans condition de ressources.

Ce nouveau dispositif dédié aux seniors concerne plus de 300 000 personnes dans notre département et s’inscrit dans le schéma départemental de l’autonomie et de l’inclusion que nous avons adopté en séance du Conseil départemental début octobre.

Ikaria grand

Une centaine de structures de Seine-Saint-Denis – théâtres, salles de spectacles, clubs de sport… – offriront une grande variété d’activités à des conditions préférentielles et de belles surprises !

Un enjeu de taille alors que notre département doit accompagner le vieillissement de sa population et qu’aujourd’hui près de la moitié des personnes âgées déclarent ne pas pratiquer d’activités culturelles, sportives ou de loisirs, en raison principalement du coût de celles-ci et du manque d’information.

Dès le 15 novembre, n’hésitez pas à commander la carte Ikaria sur ssd.fr/ikaria ou en téléchargeant le formulaire.

Dématérialisation : une entrave aux droits

Mercredi 9 octobre, à l’appel d’associations de solidarité et de syndicats, se tenait devant la préfecture de Bobigny un rassemblement pour revendiquer la dignité et le respect des droits des personnes étrangères. J’y suis intervenue au nom des élu-es communistes et citoyens du Conseil départemental pour y renouveler notre solidarité et notre engagement pour l’égalité de toutes et tous les Séquano-Dionysien-nes.

 

Avec la dématérialisation quasi-totale des démarches administratives (renouvellement de la carte de séjour, demandes de naturalisation…) il est devenu extrêmement compliqué, voire impossible d’obtenir un rendez-vous.

Une situation qui a des des conséquences directes et parfois graves sur les plans du travail, de la santé, du logement. Un constat partagé par le Défenseur des droits, qui dénonce une véritable entrave aux droits causée par la dématérialisation.

À l’heure où le gouvernement cherche à remettre l’immigration au centre du débat, de façon totalement biaisée, démagogique et irresponsable, comment ne pas considérer que la dématérialisation intégrale et les difficultés qui en découlent sont devenues un moyen détourné de gérer l’accès au séjour et de freiner l’accès des personnes étrangères aux services préfectoraux ?

Un moyen détourné qui amène au paradoxe suivant : ce sont les procédures établies par l’État et la préfecture eux-mêmes qui sont à l’origine d’un véritable trafic de rendez-vous et de racket des usagers étrangers.

En avril dernier, Marie-Georges Buffet, députée communiste de Seine-Saint-Denis, avait adressé une lettre au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, pour alerter sur cette situation et demander les moyens humains supplémentaires indispensables pour y remédier.

Dans sa réponse, le ministre pointe des problèmes d’attaques informatiques par des robots logiciels et indique les mesures prises pour y mettre fin. Mais à aucun moment il n’évoque la possibilité d’augmenter les moyens humains de la préfecture, ce qui revient à laisser perdurer indéfiniment une situation dont l’État sait pourtant qu’elle est intenable.

De notre côté, les conseillères et conseillers départementaux communistes et citoyens, avons interpellé à plusieurs reprises les préfets successifs pour leur demander de mettre fin à cette rupture d’égalité.

Cet appel a été renouvelé en juillet dernier au nouveau préfet de la Seine-Saint-Denis, par mes collègues Pascale Labbé et Abdel Sadi, demandant des garanties quant au déploiement de moyens humains supplémentaires pour débloquer la situation, ainsi que des créneaux horaires additionnels. Là encore, cette demande au préfet demeure toujours sans réponse…

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