Education, autonomie et inclusion en séance du Conseil départemental

Profond recueillement hier en séance du Conseil départemental, lorsque toute notre assemblée s’est levée pour observer une minute de silence en mémoire de Christine Renon, directrice de l’école maternelle Méhul de Pantin qui a mis fin à ses jours, confrontée à un système qui broie les femmes et les hommes qui ont pourtant décidé de dédier leur vie à l’enseignement et aux nouvelles générations.

Dans mon intervention, j’ai rendu hommage à Christine Renon au nom du groupe Front de gauche, et réaffirmé notre soutien au rassemblement qui était organisé par l’intersyndicale devant la DSDEN de Bobigny, pour des conditions de travail dignes et humaines dans l’Éducation nationale.



L’adoption du Schéma départemental de l’autonomie et de l’inclusion était à l’ordre du jour, de même que l’éducation, avec le vote de la dotation de fonctionnement aux collèges de Seine-Saint-Denis. Grâce au travail des services départementaux, de grands progrès ont été effectués pour la transition écologique des établissements, qui permettent de réduire leur consommation énergétique.

Néanmoins, si notre collectivité a engagé un grand effort d’efficacité, nous ne tolérerons pas que la logique comptable imposée par la gouvernement impacte les conditions d’apprentissage des collégiens.

En ce sens, j’ai alerté sur le fait que plus d’un mois après la rentrée, des collégiens n’avaient toujours pas pu débuter les cours faute de place, et dénoncé la situation que connaissent nombre d’enfants handicapés et leurs accompagnants, confrontés à une rentrée anarchique, loin des promesses d' »éducation inclusive » du gouvernement.

Le schéma départemental de l’autonomie et de l’inclusion déterminera notre action pour les cinq années à venir, en apportant de nouvelles réponses au défi du vieillissement de la population, face à la perte d’autonomie.

Renforcement de l’inclusion dans la vie sociale, amélioration de l’accompagnement des personnes et du soutien à leurs proches aidants, développement résolu de l’habitat inclusif et développement et transformation de l’offre médico-sociale sont les quatre axes majeurs du schéma.

Adaptation de 3000 logements ; création de la carte Ikaria afin de faciliter l’accès à la culture, au sport et aux loisirs de tous les plus de 60 ans ; ou encore réduction des délais d’instruction des demandes sont quelques-unes des actions qui seront mises en œuvre pour concrétiser notre objectif d’une Seine-Saint-Denis accessible à toutes et tous.

snapshotzz

Questions au préfet en séance du Conseil départemental

séance 190704-4Pour sa dernière séance avant l’été, le Conseil départemental recevait jeudi dernier le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis : Georges-François Leclerc a présenté le rapport des activités de l’État dans le département, avant de répondre à une question orale de chaque groupe politique.

Pour ma part, j’ai adressé trois questions écrites à M. Leclerc : 

1. Le refus du maire de Montfermeil d’inscrire certains enfants à l’école est une pratique illégale et discriminatoire. J’interviens régulièrement à ce sujet auprès de l’Inspection de l’Education nationale et du Préfet qui agissent en conséquence, inscrivant d’office ces enfants à l’école. Face à ces pratiques persistantes, j’ai donc demandé quels moyens pouvaient être utilisés par le préfet pour contraindre le maire à respecter la loi républicaine, une bonne fois pour toutes.

2. Concernant le projet d’exploitation d’une carrière de gypse au Fort de Vaujours, j’ai attiré l’attention du préfet sur le fait que les recommandations des garants de la concertation qui s’est déroulée l’hiver dernier ne semblaient pas être suivies d’effet. Dans leurs conclusions, ils recommandaient  une plus grande transparence et une meilleure information des publics. Or, depuis février, silence radio ! J’ai donc demandé à savoir où en était le dossier de demande d’exploitation du site par Placoplatre et la tenue rapide d’une Commission de suivi de site afin de disposer de l’ensemble des informations utiles à la compréhension de l’état d’avancement du projet.

3. Enfin, j’ai demandé au préfet quelles mesures il comptait mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les faits qui se sont déroulés à Vaujours le 22 juin et, plus généralement, pour améliorer le lien entre la police et la population de nos banlieues, notamment les jeunes. Il ne saurait y avoir deux poids deux mesure en matière de justice. A Vaujours, le 22 juin dernier, un jeune homme de 17 ans après avoir été blessé à la gorge par un officier de police avec une paire de ciseaux, a été placé en garde à vue, ainsi que son père et sa soeur.  Alors que les habitant-es de Seine-Saint-Denis ont besoin de sécurité, de tels actes ne peuvent que détériorer gravement le lien de confiance indispensable entre la police et la population.

Je vous tiendrai bien entendu informés des réponses qui me seront apportées.

En séance du Conseil départemental : protection de l’enfance, écologie et tourisme

Séance particulièrement importante du Conseil départemental ce matin. Au programme : adoption du Schéma départemental de prévention et de protection de l’enfance, Chèque habitat écologique et citoyen, Stratégie vélo départementale en faveur d’un territoire 100% cyclable, Plan d’actions 2019-2021 pour l’égalité entre les femmes et les hommes, modification des statuts de Seine-Saint-Denis Tourisme, et vœux contre la privatisation d’ADP et la loi Blanquer.

snapshot6

Deux heures de débat ce matin autour du Schéma de prévention et de protection de l’enfance en Seine-Saint-Denis. L’adoption de ce dernier, une obligation légale, arrive alors que notre département fait face à une augmentation constante du nombre de mineurs non accompagnés (MNA) et quelques mois après les appels d’urgence lancés par les juges du tribunal pour enfants de Bobigny et les professionnels de la protection de l’enfance. Une situation difficile et complexe à bien des égards qui touche également les services départementaux concernés, dont les personnels sont mobilisés.

« Feuille de route partenariale et évolutive », le schéma adopté doit donc être enrichi par les contributions des actrices et acteurs du secteur dans leur diversité, notamment lors des États généraux de la protection de l’enfance, que notre groupe réclamait, et qui se tiendront le 7 mai prochain à Bobigny.

Contribution à ce débat, le Département identifie 10 engagements, dont la création de places en accueil d’urgence, le développement de mesures alternatives visant à prévenir les placements, l’accompagnement des jeunes adultes par des « contrats jeunes majeurs », ou encore la création d’une pouponnière.

Extension du Chèque Habitat Ecologique et Citoyen : un  pas de plus vers l’égalité environnementale

Je suis intervenue pour souligner l’importance de l’extension du CHEC (dispositif innovant jusque-là dédié à l’habitat privé) aux bailleurs sociaux et aux associations loi 1901. Ceci permettra de procéder à des aménagements, à des créations de jardins partagés ou d’espaces ludiques, entre autres.

Ce dispositif est un nouvel exemple des outils d’écologie populaire que nous devons encourager. Car il est indispensable d’affronter d’un même mouvement l’urgence climatique et la crise économique et sociale qui affectent toujours les plus démunis, en Seine-Saint-Denis comme sur le reste de la planète. Un outil encore trop mal connu des Séquano-Dyonisien.n.e.s.

Tourisme et patrimoine

En fin de séance, à l’occasion du vote des nouveaux statuts de Seine-Saint-Denis Tourisme dont je suis présidente, je me suis arrêtée quelques instants sur l’effroyable catastrophe de ce lundi à Notre-Dame de Paris qui a atteint tout un chacun. Les plus grands dangers étant écartés, l’afflux des promesses de dons permet d’envisager l’avenir de Notre-Dame de Paris plus sereinement. J’ai souligné l’intérêt patrimonial et historique de la basilique cathédrale de Saint-Denis – berceau et joyau de l’art gothique, tombeau des rois de France. Avec ses 70 gisants, elle porte le magnifique témoignage de l’histoire de France comme une alternative touristique qu’il nous appartient de développer et de faire valoir auprès de nos partenaires parisiens et franciliens du tourisme. J’ai signé aujourd’hui même un courrier en ce sens à Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris, en charge des sports, du tourisme et des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024.

Capture d’écran 2019-04-18 à 20.26.14

 

En séance du conseil départemental : faire face à l’urgence climatique ; développer l’accès aux pratiques artistiques. C’est la Seine-Saint-Denis engagée pour l’égalité !

Alors que les jeunes manifestaient ce vendredi autour du slogan international  « Friday for future », nous avons  adopté ce jeudi en séance les Engagements pour l’égalité environnementale face à l’urgence climatique : 40 actions concrètes, dont 10 priorités, parmi lesquelles l’accompagnement de 20 000 ménages en situation de précarité énergétique dans la diminution de leur consommation d’eau et d’énergie ; la mise à disposition 10 hectares de terrains départementaux pour des projets d’agriculture urbaine dans un objectif de reconstitution d’une filière agricole en Seine-Saint-Denis ; la création de 35 hectares supplémentaires d’espaces verts, par l’agrandissement de parcs ou encore l’équipement de 100 % des sites départementaux de garages à vélo d’ici 2020, et de 100 % des voies départementales de pistes cyclables d’ici 2024. Une nouvelle étape de la politique départementale  pour une écologie populaire. « Écologie populaire » : deux termes indissociablement liés car nous sommes convaincus qu’il est indispensable d’affronter d’un même mouvement l’urgence climatique et la crise économique et sociale, qui affectent en premier lieu les plus modestes, de la Seine-Saint-Denis à la planète.

climat justice sociale

Tout le contraire donc de la politique mise en œuvre par le gouvernement Macron, qui, avec la « taxe carbone », a voulu faire payer aux travailleurs, aux chômeurs et aux précaires les cadeaux fiscaux faits aux plus riches et aux grandes entreprises, premiers responsables des émissions de gaz à effet de serre dans notre pays. Avec les résultats que l’on sait depuis trois mois…

Face à un gouvernement qui abandonne ses ambitions environnementales, ce sont donc les collectivités territoriales qui se mettent au premier rang de la lutte contre le réchauffement climatique en dépit des contraintes financières qui pèsent sur elles.

 

séance 190214

Cette séance a également été l’occasion d’adopter la refonte du schéma départemental des enseignements artistiques, pièce essentielle de la politique culturelle de notre collectivité, pionnière en la matière grâce à l’action de long terme des élu-es communistes. Soutenir les pratiques amateur et élargir nos politiques à de nouveaux domaines, tels les arts plastiques et visuels et les arts du cirque, pour permettre aux habitant-es d’être toujours plus et mieux acteurs de leurs vies.

Nous visons en effet trois grands objectifs : cultiver l’inclusion en reconnaissant la diversité des pratiques amateurs ; cultiver l’émancipation en accompagnant l’autonomie des habitant-es dans la diversité de leur parcours et cultiver la coopération territoriale pour favoriser le partage des ressources, dans un contexte de difficultés financières.

Dans tous les domaines,  l’égalité est au coeur de nos choix !

346 M€ : la dette de l’État au Département pour 2018 !.. et le Plan Piscine, lors de la séance du Conseil départemental.

Jeudi dernier, le débat d’orientations budgétaires était à l’ordre du jour de la séance du Conseil départemental.

Une nouvelle fois, ce rapport a mis en évidence l’abandon financier de notre Département par l’État, qui nous demande toujours plus d’efforts avec toujours moins de moyens. C’est notamment le cas des aides individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH), dont le versement à été attribué aux Départements – alors qu’elle relèvent de la solidarité nationale – sans que leur coût financier soit compensé, provoquant à dessein une asphyxie financière de la Seine-Saint-Denis.

Refusant cette situation injuste, le Conseil départemental a voté à l’unanimité l’envoi à l’État d’un ordre de paiement de 346 millions d’euros, soit la somme que celui-ci n’a pas versé pour compenser les dépenses liées aux AIS et à la prise en charge des mineurs non accompagnés, pour la seule année 2018.

EgaliteSSD facture

Autre point à l’ordre du jour, la poursuite du Plan Piscines, engagé depuis 2015 par le Département, et le développement du plan « savoir nager ». Je suis intervenue au nom de notre groupe pour exprimer notre satisfaction quant à ce plan, qui constituera une contribution essentielle à ce que nos enfants aient enfin accès à cette liberté et à cette sécurité vitale qu’est la maîtrise de la nage.

Quand un enfant de Seine-Saint-Denis sur deux ne sait pas nager à l’entrée au collège, notre mobilisation est en effet urgente et nécessaire. A cet égard, l’obtention d’une enveloppe spécifique de 15 millions d’euros destinée à l’héritage aquatique des Jeux olympiques et paralympiques 2024 est une excellente nouvelle, qui démontre qu’avec les efforts et l’engagement nécessaires, cet événement sera bénéfique dans la durée aux Séquano-Dionysiennes et Séquano-Dionysiens, et ce dès avant 2024.

Il est donc particulièrement regrettable que la ville de Montfermeil ait refusé de s’inscrire dans le Plan Piscines 2016-2021 que nous mettons en œuvre, qui aurait pu permettre la construction sur le territoire de notre commune d’une piscine qui aurait bénéficié aux enfants de nos écoles, et plus largement à toutes et tous les Montfermeillois-es, Valjovien-nes et Coubronnais-es…

A nous de nous mobiliser pour qu’à l’occasion de la prochaine phase de ce Plan, notre canton ne soit plus le plus dépourvu de piscines de toute la Seine-Saint-Denis !

piscine clichy

La piscine Rosa Parks de Clichy-sous-Bois, financée par le Département et déjà largement appropriée par la population