Améthyste + : 120 trajets gratuits pour les personnes âgées ou en situation de handicap

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La création du dispositif Améthyste+ a retenu toute mon attention lors de notre séance de jeudi dernier au Conseil départemental : cette nouvelle aide gratuite à destination des seniors et personnes handicapées éligibles à la carte Améthyste  leur permettra de bénéficier de 120 trajets gratuits au cours de l’année, au lieu d’opter pour l’abonnement actuel, qui peut se révéler trop élevé pour leurs besoins.

Je suis intervenue pour exprimer ma satisfaction devant cette véritable amélioration du dispositif face à l’urgence climatique et environnementale. J’ai tenu à souligner l’importance de développer à l’avenir toutes les mesures susceptibles d’encourager l’usage des transports en commun par le plus grand nombre.

Je forme le vœu que cela soit un pas vers la gratuité des transports en commun, comme cela est déjà le cas à Paris pour les jeunes et les seniors à faibles revenus. A l’opposé de la mise en concurrence accélérée que demande Valérie Pécresse, qui ne pourrait conduire qu’à la dégradation du service aux usagers, de la couverture géographique et des conditions de travail des agents.

Plusieurs autres questions d’importance ont été abordées lors de cette séance, parmi lesquelles l’approbation d’une convention avec l’association Unis-Cité pour le recrutement et l’accompagnement de 200 jeunes « Volontaires pour la Seine-Saint-Denis » en service civique ; la signature de la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens » et notre participation financière aux frais des collèges privés sous contrat d’association. L’occasion pour moi d’alerter mes collègues sur la situation inquiétante du lycée du Paysage et de l’Environnement de Vaujours, conventionné avec notre Département pour l’ouverture de la section « Gestion des milieux naturels » dans le cadre du label Natura 2000.

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Budget 2020 : abandon gouvernemental, volonté départementale

Exercice traditionnel de la fin d’année, le Conseil départemental s’est réuni hier afin de discuter et d’adopter le budget de notre collectivité pour 2020. Traditionnel certes, mais chaque année davantage un défi, face au double mouvement d’augmentation des besoins de la population et d’abandon de l’État.

Malgré toutes les alertes, tous les drames, le gouvernement Macron s’entête, sciemment,  à poursuivre son désengagement et à réduire les moyens de notre Département : 348 millions d’euros de non compensation pour les allocations de solidarité (RSA, PCH, ADPA), 8% de compensation pour les dépenses liées aux mineurs non-accompagnés, suppression de recette fiscales propres… Au total, ce sont plus de 686 millions d’euros que l’État doit à la Seine-Saint-Denis .

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Une véritable asphyxie qui impacte grandement notre capacité à mettre en place des politiques innovantes et au niveau des besoins réels en termes de santé, de prévention, de culture… Malgré cela, nous nous efforçons de mettre en œuvre des politiques volontaristes au bénéfice de toutes et tous : en témoigne la mission vacances sociales que je conduis et qui poursuit son développement, le Plan ambition collèges ou la carte Ikaria pour les seniors dès 60 ans.

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Macron a déclaré avoir été « bouleversé » par Les Misérables de Ladj Ly. Il a cependant préféré visionner le film sur DVD plutôt que de venir à Montfermeil. Un symbole de l’attitude de ce gouvernement vis-à-vis de la banlieue : la regarder de loin, se payer de mots et la laisser seule face à ses difficultés.

Non au chantage financier contre la solidarité !

Lors de sa dernière séance,  jeudi 14 novembre, le Conseil départemental a tenu à exprimer la tristesse et l’indignation de toute la Seine-Saint-Denis, en observant une minute de silence en mémoire d’Aminata T., assassiné à Montfermeil par son mari le 12 novembre dernier. Le 133ème féminicide de l’année, qui nous peine, nous révolte et nous appelle à poursuivre nos efforts pour construire une société libérée des violences contre les femmes. Une marche blanche aura lieu à Montfermeil mardi 26 novembre.

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Notre assemblée était amenée à se prononcer sur le rapport d’orientations budgétaires 2020. Une nouvelle fois, nous constatons le désengagement de l’Etat face à l’augmentation des besoins en Seine-Saint-Denis.

En effet, alors que nous allons engager 240 millions d’euros d’investissements pour les collèges, l’écologie, l’action sociale ou encore les mobilités douces, l’Etat poursuit sa politique délibérée de non-compensation des dépenses, conduisant à une asphyxie financière toujours plus grave du Département. Une situation qui va encore s’aggraver du fait de la suppression de ressources fiscales et de la réforme de l’assurance-chômage : en  privant de leurs droits de nombreuses et nombreux habitant.e.s, l’Etat fera des « économies » inhumaines. Ces personnes relèveront dès lors du RSA, dont les dépenses sont assumées par les Départements.

Comme l’affirme notre communiqué publié à cette occasion, nous sommes devenus le synonyme de l’abandon de la solidarité nationale !

Pour la deuxième fois dans l’année, cet effet ciseau nous a obligés à adopter une décision budgétaire modificative afin de prendre en compte les dépenses additionnelles de solidarité à destination des mineurs en difficulté, des personnes handicapées et des personnes âgées.

Je suis intervenue au nom du groupe Communistes et citoyens afin de dénoncer le véritable chantage exercé par le gouvernement à l’égard de la Seine-Saint-Denis, du fait de notre refus de procéder au fichage biométrique des mineurs étrangers non-accompagnés. Un fichage dénoncé entre autres par l’Unicef-France, Médecins sans frontières ou la LDH.

 

La carte Ikaria donne des ailes aux seniors

Le Conseil départemental lance la carte Ikaria, un nouveau dispositif proposant une offre étendue d’activités culturelles, sportives et de loisirs à toutes et tous les Séquano-dionysiens de plus de 60 ans, sans condition de ressources.

Ce nouveau dispositif dédié aux seniors concerne plus de 300 000 personnes dans notre département et s’inscrit dans le schéma départemental de l’autonomie et de l’inclusion que nous avons adopté en séance du Conseil départemental début octobre.

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Une centaine de structures de Seine-Saint-Denis – théâtres, salles de spectacles, clubs de sport… – offriront une grande variété d’activités à des conditions préférentielles et de belles surprises !

Un enjeu de taille alors que notre département doit accompagner le vieillissement de sa population et qu’aujourd’hui près de la moitié des personnes âgées déclarent ne pas pratiquer d’activités culturelles, sportives ou de loisirs, en raison principalement du coût de celles-ci et du manque d’information.

Dès le 15 novembre, n’hésitez pas à commander la carte Ikaria sur ssd.fr/ikaria ou en téléchargeant le formulaire.

Education, autonomie et inclusion en séance du Conseil départemental

Profond recueillement hier en séance du Conseil départemental, lorsque toute notre assemblée s’est levée pour observer une minute de silence en mémoire de Christine Renon, directrice de l’école maternelle Méhul de Pantin qui a mis fin à ses jours, confrontée à un système qui broie les femmes et les hommes qui ont pourtant décidé de dédier leur vie à l’enseignement et aux nouvelles générations.

Dans mon intervention, j’ai rendu hommage à Christine Renon au nom du groupe Front de gauche, et réaffirmé notre soutien au rassemblement qui était organisé par l’intersyndicale devant la DSDEN de Bobigny, pour des conditions de travail dignes et humaines dans l’Éducation nationale.



L’adoption du Schéma départemental de l’autonomie et de l’inclusion était à l’ordre du jour, de même que l’éducation, avec le vote de la dotation de fonctionnement aux collèges de Seine-Saint-Denis. Grâce au travail des services départementaux, de grands progrès ont été effectués pour la transition écologique des établissements, qui permettent de réduire leur consommation énergétique.

Néanmoins, si notre collectivité a engagé un grand effort d’efficacité, nous ne tolérerons pas que la logique comptable imposée par la gouvernement impacte les conditions d’apprentissage des collégiens.

En ce sens, j’ai alerté sur le fait que plus d’un mois après la rentrée, des collégiens n’avaient toujours pas pu débuter les cours faute de place, et dénoncé la situation que connaissent nombre d’enfants handicapés et leurs accompagnants, confrontés à une rentrée anarchique, loin des promesses d' »éducation inclusive » du gouvernement.

Le schéma départemental de l’autonomie et de l’inclusion déterminera notre action pour les cinq années à venir, en apportant de nouvelles réponses au défi du vieillissement de la population, face à la perte d’autonomie.

Renforcement de l’inclusion dans la vie sociale, amélioration de l’accompagnement des personnes et du soutien à leurs proches aidants, développement résolu de l’habitat inclusif et développement et transformation de l’offre médico-sociale sont les quatre axes majeurs du schéma.

Adaptation de 3000 logements ; création de la carte Ikaria afin de faciliter l’accès à la culture, au sport et aux loisirs de tous les plus de 60 ans ; ou encore réduction des délais d’instruction des demandes sont quelques-unes des actions qui seront mises en œuvre pour concrétiser notre objectif d’une Seine-Saint-Denis accessible à toutes et tous.

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