« Désobéissance civile » : les propos irresponsables de Xavier Lemoine

Invité à s’exprimer sur LCI, Xavier Lemoine a prôné la « désobéissance civile » face aux restrictions sanitaires mises en place pour faire face à la pandémie de Covid-19. Qu’entend Xavier Lemoine par « désobéissance civile » ? Refuser de porter le masque, de respecter les gestes barrière et les consignes sanitaires ? « Désobéissance » qu’il met en pratique dans ses relations avec les Montfermeillois et le personnel communal depuis le début de la pandémie. Ce n’est pas un hasard si la mairie de notre ville a été un cluster contaminant largement les personnels et les élu.e.s de la majorité.

Depuis des mois, le maire de Montfermeil se répand en vidéos dans lesquelles il s’érige en donneur de leçons « pseudo scientifiques ». Mais son mandat de maire ne lui confère aucune autorité médicale.

Je comprends et partage la fatigue et l’exaspération des Françaises et des Français face à la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Mais inciter à abandonner les règles de prudence les plus élémentaires et jeter le doute sur la vaccination ne peuvent qu’aggraver la situation en provoquant davantage de contaminations, de drames et de souffrances, de surcharge de l’hôpital, et donc retarder le retour à une vie « normale ».

Cela est d’autant plus irresponsable de la part du maire de Montfermeil que notre hôpital est confronté à une situation intenable qui lui a valu la Une des médias et que notre ville présente un des taux d’incidence les plus élevés du département (1 000 contaminations pour 100 000 habitants), lui-même un des plus touchés de France.

Faut-il rappeler à l’indigné Xavier Lemoine, qu’il a été pendant de longues années président du conseil d’administration de l’hôpital Le Raincy-Montfermeil ? Que durant toutes ces années, et encore aujourd’hui comme président du Conseil de surveillance, il a scrupuleusement appliqué la politique d’austérité nationale de réduction de la dépense publique dans le domaine de la santé, de réduction du nombre de lits (plus de 100 lits supprimés à l’hôpital de Montfermeil entre 2012 et 2017). Faut-il lui rappeler sa responsabilité dans l’état catastrophique de notre hôpital, qui connaît un taux de vétusté de 90%, ce qui rend aujourd’hui sa destruction/reconstruction nécessaire. Nous aurions aimé le voir alors agir avec autant de combativité pour exiger les moyens financiers pour les investissements nécessaires.

La véritable désobéissance à mettre en œuvre pour sortir de la crise, c’est celle qui rompt avec les politiques qui ont mené notre système de santé dans le mur : désobéissance à la « réduction des coûts » en donnant des moyens dignes à l’hôpital public ; désobéissance à la loi du profit en levant les brevets sur les vaccins ; désobéissance à la « concurrence libre et non faussée » en menant une véritable politique industrielle du médicament et de la santé dans notre pays.

Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

J’ai rendu visite ce matin au centre d’accueil de jour ouvert à Montfermeil l’an dernier par l’association GAPAS, en compagnie de Stéphane Troussel, président du Conseil départemental, et de Magalie Thibault, vice-présidente en charge de l’autonomie des personnes, et de Xavier Lemoine, maire de Montfermeil.

L’autisme touche 430 000 personnes dans notre pays, dont 25% d’enfants. Les troubles liés à l’autisme sont très variables, le plus souvent très lourds au quotidien. La mise en place de structures d’accueil et de soutien joue un rôle irremplaçable pour permettre le développement et l’épanouissement des personnes autistes et aider leurs familles.

C’est précisément ce rôle qu’assure GAPAS à Montfermeil, qui propose un accueil de jour pour 18 adultes et jeunes adultes accompagnés au quotidien. Un remarquable travail d’inclusion par le biais du numérique, de la culture, du développement durable et du travail. Je remercie chaleureusement Mme Achour, directrice de l’accueil de jour de Montfermeil, M. Bernard, directeur général du GAPAS, M. GuiIliard, président de l’Esat AGECET et leurs équipes pour la qualité du travail accompli au côté de ces personne autistes et leurs explications.

Avec le soutien du Conseil départemental, le GAPAS ouvrira en 2022 un foyer d’accueil médicalisé à Noisy-le-Grand, qui permettra de contribuer à la résorption du manque de places d’accueil, qui limite encore trop la prise en charge des personnes autistes en France.

« Génération Jeux » pour soutenir les championnes de demain

La semaine dernière, le Conseil départemental présentait la quatrième promotion de Génération Jeux, un dispositif créé en 2018 pour apporter un soutien financier de 3000 euros à de jeunes athlètes de Seine-Saint-Denis particulièrement prometteurs.

Issu.e.s de tout le département et pratiquant une grande diversité de sports, âgé.e.s de 15 à 23 ans, les jeunes sélectionnés ont le potentiel de devenir les championnes et champions de demain, notamment en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Certains sont mêmes d’ores et déjà qualifiées pour les jeux de Tokyo 2021, telles Koumba Larroque (lutte) et Chiara Zenati (équitation).

C’est donc une grande fierté de savoir que, parmi les 7 nouvelles entrantes de cette nouvelle promotion, on compte une Tremblaysienne : Mouna Ouassou, 17 ans, du Tremblay AC Taekwondo !

( Seine-Saint-Denis le Mag)

Une belle reconnaissance et un soutien bien mérité pour Mouna qui déclare « ce qui m’a tout de suite plu dans ce sport, c’est sa dimension spectaculaire. Ses valeurs aussi : le respect de l’adversaire, l’humilité, le dépassement de soi… ».

Une illustration également de la grande qualité du travail, de l’accompagnement et de la formation réalisés par le TAC, dont la philosophie est résumée par Hamid Hashemi, cofondateur du club et entraîneur de Mouna Ouassou : « Il s’agit que chacun acquiert la confiance nécessaire pour se fixer des objectifs ambitieux, mettre en place des jalons et se donner les moyens de réussir, étape par étape ». Allez, Mouna !

Marche pour l’emploi à Roissy-CDG

Alors qu’Air France et ADP ont déjà annoncé respectivement 7 600 et 1 500 suppressions de postes, c’est désormais l’emploi des salarié-es travaillant sur la zone aéroportuaire qui est menacé : bagagistes, agents d’entretien, vendeuses et vendeurs des boutiques et restaurants, personnel des hôtels… La crise provoquée par la Covid-19 est tout autant sanitaire que sociale : 20 000 à 30 000 emplois pourraient ainsi disparaître, sur un total de 90 000 emplois directs.

En paralysant l’économie et en restreignant très fortement les voyages, la pandémie a eu un profond impact sur le trafic aérien et sur l’activité de l’aéroport.

Une catastrophe pour autant de familles, dont un grand nombre habite dans les villes de notre canton. 1 300 seraient ainsi impactées sur la seule commune de Tremblay, comme le signale son maire François Asensi. Et combien d’autres à Vaujours, Montfermeil, Coubron, mais aussi dans toute la Seine-Saint-Denis et la région parisienne ?

La crise pose des problèmes profonds et indéniables, appelle à réfléchir sur les modes de développement du futur, mais il est du rôle des autorités de tout faire pour sauvegarder l’emploi de dizaines de milliers de travailleurs. Les aides publiques aux entreprises (Air France et ADP en premier lieu) doivent être orientées dans ce sens, et les versements de dividendes aux actionnaires interdits cette année.

Une « Marche pour l’emploi » est organisée par l’intersyndicale demain jeudi 18 mars à 11h, porte 17 du terminal E, pour porter ces revendications vitales.

Les professeurs d’éducation physique et sportive ne déclarent pas forfait !

Demain, enseignant-es d’EPS, professeur-es de sport, animateurs et animatrices sportifs, entraîneurs, organisent une action de mobilisation à Bobigny pour demander la réouverture des gymnases et des équipements sportifs couverts, condition nécessaire à la poursuite de l’activité physique et sportive de leurs élèves.

Le sport, on en a besoin, comme la culture !

Le confinement, puis les mesures sanitaires successives, ont conduit à une forte hausse de la sédentarité, dont les conséquences sur l’état de santé sont néfastes à plus long terme et aggravent notamment les co-morbidités, dont on sait le rôle qu’elles ont joué dans l’impact du Covid-19 sur la population. Le rôle de la pratique sportive dans la santé mentale est également bien connu.

Depuis le 14 janvier, seul le sport en plein air est autorisé, un véritable obstacle à la bonne tenue des cours d’EPS. Pourtant, le reste des salles de classe, bien plus petites que les gymnases, sont ouvertes. Ici comme dans d’autres domaines, on a bien du mal à saisir la logique gouvernementale.

C’est pourquoi je soutiens la demande des enseignants mobilisés, de réouverture des salles couvertes, dans le respect de protocoles sanitaires stricts, avec un fonctionnement en demi-groupes, déjà expérimenté avec succès au cours des derniers mois.

Des demandes exprimées dans une tribune que vous pouvez également soutenir !