Il faut sauver le Lycée du paysage et de l’environnement !

Le Lycée du paysage et de l’environnement a fermé ses portes à la rentrée au sein du groupe Fénelon, à Vaujours. Pourtant, il est toujours ouvert administrativement et l’équipe enseignante, aujourd’hui menacée de chômage, est bien présente, désireuse de transmettre son savoir et de former des jeunes aux métiers du paysage et de l’environnement.

C’est pourquoi, après avoir écrit au maire de Vaujours, je me suis adressée aux Valjoviennes et Valjoviens afin de les alerter sur cette situation. En effet, nous devons trouver des solutions pour maintenir cette activité d’avenir sur notre territoire et je m’y emploie, comme je le déclarais récemment à un journaliste du Figaro dont l’article, publié vendredi 23 octobre, fait le point sur ce dossier.

https://wordpress.com/post/dominique-dellac.org/6175

Lycée du Paysage Fénelon : le Conseil départemental demande une table ronde

Lors de sa séance du 11 juin, le Conseil départemental a adopté à l’unanimité le vœu que j’ai proposé, demandant la suspension pour un an de la décision de fermeture du Lycée du paysage et de l’environnement Fénelon à Vaujours et soutenant la demande d’organisation d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés et affectés par cette fermeture, pour étudier les différentes options quant à l’avenir de l’établissement.

L’adoption à l’unanimité de ce vœu démontre la préoccupation et l’engagement de l’ensemble des élu-es du Conseil départemental face à cette décision qui impactera
négativement l’offre éducative en Seine-Saint-Denis et au-delà. Une préoccupation également partagée par les 5500 personnes signataires de la pétition en ligne contre la fermeture du LPE.

L’urgence éducative aujourd’hui, c’est de prendre le temps de la discussion.

200611 Voeu Conseil départemental 93 LPE-1

Le lycée du paysage de Vaujours ne doit pas fermer !

Le lycée du paysage et de l’environnement Fénelon de Vaujours, qui forme chaque année 160 jeunes aux métiers de la nature et du vivant, est sérieusement menacé de fermeture dès la rentrée prochaine, comme le relaie Le Parisien.

J’ai donc sollicité une rencontre avec la direction du LPE, les autorités diocésaines et le ministère de l’Agriculture, afin de pouvoir échanger sur la situation et sur les moyens d’assurer la continuité de cet acteur rare et de qualité de l’enseignement en Seine-Saint-Denis et dans toute la région.

En effet, le Conseil départemental, convaincu de l’avenir de la filière et de la qualité de la formation dispensée au LPE Fénelon, a établi un partenariat fructueux et durable avec ses équipes pédagogiques. Chaque année, des stagiaires sont ainsi accueillis dans les parcs départementaux (parcs de la Poudrerie, de la Haute île, de La Courneuve, de la Fosse Maussoin et du Sausset) et les équipes des parcs participent à la formation des élèves, permettant d’offrir un débouché professionnel à certains d’entre eux.

Les métiers du paysage, de l’environnement et de l’agriculture urbaine sont en plein essor et requièrent de nouvelles compétences. La fin du LPE constituerait un événement particulièrement négatif, tant pour les élèves actuellement en formation, que pour l’offre éducative à destination des jeunes de Seine-Saint-Denis et de la région. Des élèves suivant actuellement un cursus pourraient ainsi voir celui-ci s’interrompre brutalement, sans solution de secours.

L’Île-de-France ne compte en effet que peu d’établissements formant à ces métiers, et donc peu de places. Le plus proche, à Montreuil, ne propose pas tous les parcours du LPE. Quant à celui de Versailles, il se situe presque à l’autre bout de la région.

La direction de l’établissement – lycée privé sous contrat avec le ministère de l’Agriculture – indique que la décision n’est pas encore actée mais elle mets en avant des difficultés financières et signale que la fermeture est une possibilité bien réelle.

Des enseignants ont également lancé une pétition de soutien au maintien du LPE, que vous pouvez signer à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/pierre-marie-meyer-non-%C3%A0-la-fermeture-du-lyc%C3%A9e-du-paysage-fenelon-%C3%A0-vaujours

Lycée Fénelon

 

Fort de Vaujours : Placoplatre rappelé à l’ordre par l’Etat (Le Parisien)

Dans un article publié ce matin, Le Parisien de Seine-et-Marne fait état de la mise en demeure de la préfecture de Seine-Saint-Denis à Placoplatre de réaménager la fosse d’Aiguisy (conformément à un arrêté préfectoral de … 2006) qu’elle compte remblayer avec des terres excavées du Fort de Vaujours.  « Nous nous réjouissons que les services de l’Etat fassent respecter les arrêtés préfectoraux existants en demandant à Placoplatre de remettre la fosse en état, mais cette mise en demeure confirme que Placoplatre souhaite changer le périmètre du Fort de Vaujours » déclare Francis Redon, vice-président de France nature environnement Île-de-France, qui siège également à la Commission de Suivi de Site (CSS) « .

« La préfecture somme également la filiale de Saint-Gobain de réaliser dans un délai de trois mois une étude géotechnique après qu’un glissement de terrain s’y est produit lors de l’hiver 2017-2018 » écrit encore le journaliste.

Glissement de terrain ?? Je n’ai pas souvenir que cela ait fait l’objet d’une quelconque déclaration de Placoplatre en séance de Commission de Suivi de Site. Décidément, la transparence selon Placoplatre connait de sérieuses limites : celles du périmètre de son intérêt. 

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Questions au préfet en séance du Conseil départemental

séance 190704-4Pour sa dernière séance avant l’été, le Conseil départemental recevait jeudi dernier le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis : Georges-François Leclerc a présenté le rapport des activités de l’État dans le département, avant de répondre à une question orale de chaque groupe politique.

Pour ma part, j’ai adressé trois questions écrites à M. Leclerc : 

1. Le refus du maire de Montfermeil d’inscrire certains enfants à l’école est une pratique illégale et discriminatoire. J’interviens régulièrement à ce sujet auprès de l’Inspection de l’Education nationale et du Préfet qui agissent en conséquence, inscrivant d’office ces enfants à l’école. Face à ces pratiques persistantes, j’ai donc demandé quels moyens pouvaient être utilisés par le préfet pour contraindre le maire à respecter la loi républicaine, une bonne fois pour toutes.

2. Concernant le projet d’exploitation d’une carrière de gypse au Fort de Vaujours, j’ai attiré l’attention du préfet sur le fait que les recommandations des garants de la concertation qui s’est déroulée l’hiver dernier ne semblaient pas être suivies d’effet. Dans leurs conclusions, ils recommandaient  une plus grande transparence et une meilleure information des publics. Or, depuis février, silence radio ! J’ai donc demandé à savoir où en était le dossier de demande d’exploitation du site par Placoplatre et la tenue rapide d’une Commission de suivi de site afin de disposer de l’ensemble des informations utiles à la compréhension de l’état d’avancement du projet.

3. Enfin, j’ai demandé au préfet quelles mesures il comptait mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les faits qui se sont déroulés à Vaujours le 22 juin et, plus généralement, pour améliorer le lien entre la police et la population de nos banlieues, notamment les jeunes. Il ne saurait y avoir deux poids deux mesure en matière de justice. A Vaujours, le 22 juin dernier, un jeune homme de 17 ans après avoir été blessé à la gorge par un officier de police avec une paire de ciseaux, a été placé en garde à vue, ainsi que son père et sa soeur.  Alors que les habitant-es de Seine-Saint-Denis ont besoin de sécurité, de tels actes ne peuvent que détériorer gravement le lien de confiance indispensable entre la police et la population.

Je vous tiendrai bien entendu informés des réponses qui me seront apportées.