Journée de dépistage dans les collèges et écoles de Montfermeil

L’Éducation nationale a décidé d’une journée de tests de dépistage de la Covid-19 dans toutes les écoles et les collèges de Montfermeil aujourd’hui. Car Montfermeil fait partie, avec Vaujours, des 6 villes les plus touchées de notre département qui ont dépassé le seuil de 500 cas de contamination pour 100 000 habitants.

J’ai donc accueilli ce matin au collège Jean-Jaurès, au nom du Département, M. Auverlot, recteur de l’académie, M. Chaleix, inspecteur d’académie et Mme Farina-Berlioz, inspectrice adjointe, au côté de M. Beylot, principal du collège et de Mme Pieroche, principale adjointe.

Toute l’équipe du collège était fortement mobilisée auprès des élèves, des infirmières et personnels chargés de procéder aux tests antigéniques, les élèves patientant ensuite dans une classe transformée en salle d’attente pour connaître les résultats. Une organisation complexe et sans faille, menée dans l’urgence, qui aura permis de tester aujourd’hui plus de 300 collégiens munis d’une autorisation parentale ainsi que des adultes – enseignants et personnels du collège. La même opération de dépistage est également en cours au collège Picasso.

Ces tests sont indispensables en milieu scolaire mais la question de la disponibilité des vaccins reste bien évidemment la préoccupation majeure alors que notre département connait un regain massif de contamination et a très largement dépassé le seuil d’alerte critique. Vacciner au plus vite et massivement est bien la seule solution pour enrayer la pandémie. Le Département s’y emploie activement aux côtés de la Préfecture, en charge de la stratégie vaccinale. Mais ce qui manque, ce sont les vaccins !

Le Département reconnu expert contre les violences faites aux femmes

Le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis a été reconnu expert dans la lutte contre les violences faites aux femmes, au plan national et international, pour la « mise en place de dispositifs de prévention et de protection ».

Cette reconnaissance du travail pionnier mené par le Département, avec la création en 2002 du premier Observatoire des violences faites aux femmes, ne saurait masquer le manque cruel de moyens dédiés.

Ainsi, l’unité médico-judiciaire (UMJ) de l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, en charge notamment des femmes victimes de violences, manque de personnel, comme le rappelait récemment un article du Parisien. Alors même que le format actuel d’une seule et unique UMJ par département francilien est déjà bien insuffisant…

C’est pourquoi je suis mobilisée depuis plusieurs mois pour qu’une permanence de l’UMJ soit ouverte au sein de l’hôpital de Montfermeil, qui vient de mettre en place une unité d’accompagnement personnalisé pour les femmes enceintes vulnérables. Car pour être réellement efficace, la lutte contre les violences faites aux femmes doit en effet être accessible, au plus près des victimes. Tout doit être mis en oeuvre pour que des drames tels que l’assassinat d’Aminata Traoré en 2019 ne se reproduisent plus jamais.

(source : Le Parisien)

« Séparatisme »… De quoi parle-t-on ?

L’Assemblée nationale a voté en première lecture le projet de loi contre le « séparatisme », renommé pour faire bonne mesure « pour le renforcement des principes républicains ».

Les terribles attaques terroristes qu’a connues notre pays, souvent motivées par une idéologie djihadiste qui vise les piliers-mêmes de notre vie démocratique, appellent à une réponse forte de la société française toute entière. A cet égard, les dispositions visant à protéger les agent-es du service public sont nécessaires.

Mais au-delà de ce que le projet de loi contient, c’est ce qu’il laisse délibérément de côté qui interroge.

Un combat sérieux contre le séparatisme devrait commencer par un virage à 180° par rapport aux décennies de politiques de démantèlement de la République dans des territoires entiers, au premier rang desquels la Seine-Saint-Denis. Car peut-on réellement se séparer de quelqu’un qui vous a abandonné ?

Quand dans les quartiers populaires, les territoires ruraux et péri-urbains, les services publics ferment tour à tour, où est concrètement la République ? Bureaux de poste, gares, centres de la Sécu, des impôts, agences EDF…la liste des abandons est plus longue que les 51 articles du projet de loi.

En Seine-Saint-Denis, le rapport Cornut-Gentile a illustré une partie des graves carences qui nient l’égalité républicaine dans notre département. Les promesses trahies, ainsi qu’une présence de l’État qui se limite de plus en plus à la répression (et non pas à la sécurité, qui est un droit auquel nous avons trop peu accès !) et à des discours moralisateurs ou discriminatoires, alimentent le terreau sur lequel peuvent prospérer les réseaux criminels, mais aussi les acteurs les plus obscurantistes et rétrogrades, y compris violents.

Comme l’affirme Philippe Rio, maire de Grigny : « Le séparatisme territorial est un terreau antirépublicain. »

D’autant que, alors même que les attaques fleurissent contre nos banlieues (aujourd’hui Trappes, hier Sevran, Saint-Denis, Clichy ou Montfermeil), bien peu s’émeuvent, au gouvernement ou dans les grands médias, du séparatisme en actes des grandes fortunes, dont la fortune explose mais qui refusent de participer à la solidarité nationale. Une réalité une nouvelle fois mise en lumière par les LuxLeaks.

Ces angles morts délibérés, ainsi que l’accent quasiment exclusivement mis sur la religion musulmane, aboutissent à une loi qui ouvre à toutes les manipulations et ne résolvent pas les problèmes de fond dont souffre notre société.

Métro Charonne : une mémoire vive, un combat actuel

Ce dimanche matin, j’étais au côté des militant-es communistes de Montfermeil réunis devant la tombe de Fanny Dewerpe, jeune secrétaire-dactylographe de 32 assassinée au métro Charonne le 8 février 1962, tombée avec 8 autres victimes sous les coups de la répression d’une manifestation pour exiger la paix en Algérie et la fin du terrorisme de l’OAS.

Fanny Dewerpe repose au cimetière de Montfermeil et, comme chaque année, nous avons honoré sa mémoire et rendu hommage à toutes celles et ceux qui ont lutté pour la libération de l’Algérie et l’amitié entre les peuples algérien et français, souvent au prix de leur vie.

Ce combat pour la justice historique est loin d’être fini en France : comme l’a rappelé Pierre Girault, la vandalisation, fin janvier, des plaques rendant hommage à Maurice et Josette Audin à Bagnolet, montre que la haine coloniale et raciste n’est pas éteinte. Et combien de responsables politiques, à droite notamment, continuent-ils à affirmer le « rôle positif » de la colonisation ou à honorer des militaires tortionnaires ou putschistes dans leurs villes ?

Des pas ont été faits dans le bon sens ces dernières années : reconnaissance par Emmanuel Macron de la colonisation en Algérie comme « crime contre l’humanité », puis de la responsabilité de l’État dans l’assassinat du jeune mathématicien Maurice Audin par l’armée française à Alger en 1957 ; commande du rapport sur les « mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie » à l’historien Benjamin Stora.

Mais le chemin est encore long pour que la société française se débarrasse de l’héritage colonial et pour construire une vraie culture de paix et d’amitié entre nos peuples, si intimement liés.

Un grand travail est ainsi à mener sur le plan éducatif, mais aussi symbolique. En commençant par exemple par reconnaître officiellement le 17 octobre 1961 et le 8 février 1962 comme des crimes d’État.

Les obsèques de Fanny Dewerpe à Montfermeil (1962)

Vaccination, c’est parti !

Depuis hier, 17 centres administrent le vaccin anti-Covid 19 dans notre département aux personnes âgées de 75 ans et plus, soignant-es de plus de 50 ans et personnes souffrant de pathologies graves. 96 000 Séquano-Dionysiens supplémentaires sont désormais éligibles.

Crédit : Seine-Saint-Denis Le Magazine

Pour contribuer à l’effort, le Département a ouvert deux centres de vaccination, qu’il gère entièrement : l’un au collège Gustave-Courbet de Pierrefitte, l’autre au collège international de Noisy-le-Grand. De nombreux agents départementaux se sont également portés volontaires pour accueillir et accompagner les personnes, ou préparer les doses de vaccin.

Mais une fois encore, notre département fait les frais de la politique erratique du gouvernement sur le plan sanitaire. Alors que 100 personnes devaient à l’origine pouvoir être vaccinées chaque jour, ce ne sera finalement que 50 faute de doses disponibles. Les listes d’attente sont d’ores et déjà pleines jusqu’en mars…

Tout cela alors que la Seine-Saint-Denis a été l’un des départements les plus touchés par l’épidémie en France, avec une très forte surmortalité, directement liée à des facteurs sociaux : travail dans des secteurs de « première ligne », comorbidités, petitesse des logements…

La situation – dans notre département et dans tout le pays – appelle à prendre des mesures fortes pour produite suffisamment de vaccins : suspension des brevets, mise à contribution des équipements de Sanofi et, à plus long terme, reconstruction d’une industrie publique du médicament en France !

Dans notre canton, vous pouvez vous faire vacciner au GHI Le Raincy-Montfermeil en prenant rendez-vous sur Doctolib (voir la liste complète des centres en Seine-Saint-Denis).