Fort de Vaujours : Placoplatre rappelé à l’ordre par l’Etat (Le Parisien)

Dans un article publié ce matin, Le Parisien de Seine-et-Marne fait état de la mise en demeure de la préfecture de Seine-Saint-Denis à Placoplatre de réaménager la fosse d’Aiguisy (conformément à un arrêté préfectoral de … 2006) qu’elle compte remblayer avec des terres excavées du Fort de Vaujours.  « Nous nous réjouissons que les services de l’Etat fassent respecter les arrêtés préfectoraux existants en demandant à Placoplatre de remettre la fosse en état, mais cette mise en demeure confirme que Placoplatre souhaite changer le périmètre du Fort de Vaujours » déclare Francis Redon, vice-président de France nature environnement Île-de-France, qui siège également à la Commission de Suivi de Site (CSS) « .

« La préfecture somme également la filiale de Saint-Gobain de réaliser dans un délai de trois mois une étude géotechnique après qu’un glissement de terrain s’y est produit lors de l’hiver 2017-2018 » écrit encore le journaliste.

Glissement de terrain ?? Je n’ai pas souvenir que cela ait fait l’objet d’une quelconque déclaration de Placoplatre en séance de Commission de Suivi de Site. Décidément, la transparence selon Placoplatre connait de sérieuses limites : celles du périmètre de son intérêt. 

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Quelques motifs de satisfaction..

Après mes vacances (nager, lire, découvrir… ), j’avais plutôt envie de rester sur la note légère de cet entre-deux estival : entre adoption du Ceta et menaces sur les retraites (entre autres) l’actualité n’est pas des plus réjouissantes. Mais mardi, arrêtée au feu tricolore, place Notre-Dame-des-Anges, j’ai enfin vu passer le T4 et ça a été un joli moment d’émotion.  Ce sont toujours les essais – indispensables à la sécurité et annonciateurs  du désenclavement prochain. Après toutes ces années (je me souviens d’une longue chaîne humaine réclamant le T4 à laquelle j’avais participé), ça fait vraiment plaisir ! Et puis, si je suis rentrée,  si d’autres sont encore en congés, certain.e.s sont en train de préparer activement leurs valises aujourd’hui et c’est une très bonne nouvelle ! La mission « Vacances sociales et solidaires » que je conduis au Conseil départemental va permettre à 10 familles de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois – plus de cinquante personnes – de se ressourcer en Touraine, dans un village vacances entouré d’un parc boisé de 9 ha, au coeur de la vallée de la Loire ; de partager des moments de découverte et de plaisir en famille, de prendre du temps pour soi et pour les siens. De beaux souvenirs de vacances à raconter au retour  et un coup de chapeau au groupe de travail réunissant les circonscriptions de service social du Département, la CAF, les centres sociaux de l’Orange bleue et de la Dhuys, Arrimages qui ont accompagné les familles pendant plusieurs mois pour préparer ce départ en vacances. Le premier pour certains. Départ demain matin !

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Au programme de cette semaine, découverte des châteaux de la Loire, activités enfants et adolescents, piscine, parcours botanique… Les vacances, quoi !

Questions au préfet en séance du Conseil départemental

séance 190704-4Pour sa dernière séance avant l’été, le Conseil départemental recevait jeudi dernier le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis : Georges-François Leclerc a présenté le rapport des activités de l’État dans le département, avant de répondre à une question orale de chaque groupe politique.

Pour ma part, j’ai adressé trois questions écrites à M. Leclerc : 

1. Le refus du maire de Montfermeil d’inscrire certains enfants à l’école est une pratique illégale et discriminatoire. J’interviens régulièrement à ce sujet auprès de l’Inspection de l’Education nationale et du Préfet qui agissent en conséquence, inscrivant d’office ces enfants à l’école. Face à ces pratiques persistantes, j’ai donc demandé quels moyens pouvaient être utilisés par le préfet pour contraindre le maire à respecter la loi républicaine, une bonne fois pour toutes.

2. Concernant le projet d’exploitation d’une carrière de gypse au Fort de Vaujours, j’ai attiré l’attention du préfet sur le fait que les recommandations des garants de la concertation qui s’est déroulée l’hiver dernier ne semblaient pas être suivies d’effet. Dans leurs conclusions, ils recommandaient  une plus grande transparence et une meilleure information des publics. Or, depuis février, silence radio ! J’ai donc demandé à savoir où en était le dossier de demande d’exploitation du site par Placoplatre et la tenue rapide d’une Commission de suivi de site afin de disposer de l’ensemble des informations utiles à la compréhension de l’état d’avancement du projet.

3. Enfin, j’ai demandé au préfet quelles mesures il comptait mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les faits qui se sont déroulés à Vaujours le 22 juin et, plus généralement, pour améliorer le lien entre la police et la population de nos banlieues, notamment les jeunes. Il ne saurait y avoir deux poids deux mesure en matière de justice. A Vaujours, le 22 juin dernier, un jeune homme de 17 ans après avoir été blessé à la gorge par un officier de police avec une paire de ciseaux, a été placé en garde à vue, ainsi que son père et sa soeur.  Alors que les habitant-es de Seine-Saint-Denis ont besoin de sécurité, de tels actes ne peuvent que détériorer gravement le lien de confiance indispensable entre la police et la population.

Je vous tiendrai bien entendu informés des réponses qui me seront apportées.

L’Eté du canal, les plaisirs de l’eau

La saison estivale en Seine-Saint-Denis démarre ce samedi avec l’Eté du canal, proposé par Seine-Saint-Denis Tourisme : activités nautiques, sportives, culturelles, spectacles, concerts, ateliers, bals, apéros tous les week-ends jusqu’au 25 août, avec la participation de nombreuses villes qui bordent le canal de l’Ourcq et le canal Saint-Denis.  Et, bien sûr des navettes fluviales sur le canal de l’Ourcq (1€ le samedi et 2 € le dimanche par adulte – c’est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans) et des croisières festives, gourmandes, culturelles sur le canal de l’Ourcq et le canal Saint-Denis… Une multitude d’activités à découvrir et du plaisir à partager sur l’eau et au bord de l’eau ! Retour en images sur cette première journée, qui n’est d’ailleurs pas terminée.

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Au bassin de La Villette à Paris, les navettes fluviales se préparent pour leur premier week-end, rapidement prises d’assaut dès le 1er départ ! Une petite brise, le nez au vent, sur l’eau, ça n’a pas de prix par cette chaleur. Ça tombe bien, c’est presque gratuit.

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Curieux, cette épidémie de maillots jaunes sur les berges du canal alors que nous naviguons …

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Renseignements pris, c’est une course caritative qui a démarré à Copenhague : Suède, Danemark, Grande-Bretagne, Allemagne… et qui croise les premiers festivaliers de l’Eté du canal dans la bonne humeur 

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Premier arrêt au port de loisirs de Bobigny, dans le parc de la Bergère, qui se prépare à accueillir un week-end cirque: ateliers de jonglage et d’acrobaties, spectacles, cabarets et concerts… 50 artistes de cirque et 50 musiciens vous attendent jusqu’à demain soir. Bienvenue !

 

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Premier spectacle d’acrobatie, en début d’après-midi, accompagné à la contrebasse. Les spectateurs, à l’ombre, le nez en l’air sont ravis !

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L’acrobate, le musicien et l’arbre… Un joli moment

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Au parc aquatique de Noisy-Bondy, nombreuses activités sportives et aquatiques : un grand moment de bonheur et beaucoup d’émotions.

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Le temps des festivals

En mai et juin, les festivals battent leur plein dans notre département. Musique, danse, cinéma… En Seine-Saint-Denis, la culture n’a jamais été un supplément d’âme et la politique culturelle du Département s’est construite avec la volonté d’offrir à chacun.e accès au meilleur de la création artistique et à l’imaginaire.

Premier département après Paris en matière d’équipements culturels, notre Département est le premier financeur de très nombreux festivals qui conjuguent à cette occasion créations, résidences d’artistes, master class, projets avec les habitants. Il s’agit de mettre en partage plaisir, émotion et découverte mais aussi de promouvoir l’accès de tous à la création contemporaine dans toutes ses dimensions, d’élargir les horizons, de développer son esprit critique, de s’autoriser la liberté de penser son rapport aux autres et au monde…. Les mois de mai et juin sont particulièrement riches !  Retour sur 3 festivals incontournables de saison.

Le Festival de Saint-Denis fête son cinquantenaire de belle manière dans l’écrin gothique de la basilique-cathédrale de Saint-Denis et à la Maison des demoiselles de la Légion d’honneur. Inauguré avec la Résurrection de Malher, il se terminera le 3 juillet par le Requiem de Verdi. 

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Samedi, j’ai assisté avec plaisir et intérêt à la clôture des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, l’un des plus grands festivals français de danse contemporaine,  reconnu des professionnels qui y recherchent l’innovation internationale et prisé du grand public. Cette année,  23 compagnies invitées, 26 spectacles et 46 représentations.

Le 15 juin, je remettais les deux grands prix du festival Côté Court, qui conjugue avec passion films courts et arts visuels et tisse un dialogue avec les autres arts. Le prix André S. Labarthe récompense une œuvre de fiction et a été attribué à Emmanuel Marre pour D’un château l’autre (déjà lauréat du Grand prix du festival du moyen métrage de Brive) et le prix Essai/Art Vidéo, remporté ex-æquo par Anton Balas pour Derrière nos yeux et Kaori Kinoshita et Alain Della Negra pour Tsuma Musume Haha.   

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