Journée de dépistage dans les collèges et écoles de Montfermeil

L’Éducation nationale a décidé d’une journée de tests de dépistage de la Covid-19 dans toutes les écoles et les collèges de Montfermeil aujourd’hui. Car Montfermeil fait partie, avec Vaujours, des 6 villes les plus touchées de notre département qui ont dépassé le seuil de 500 cas de contamination pour 100 000 habitants.

J’ai donc accueilli ce matin au collège Jean-Jaurès, au nom du Département, M. Auverlot, recteur de l’académie, M. Chaleix, inspecteur d’académie et Mme Farina-Berlioz, inspectrice adjointe, au côté de M. Beylot, principal du collège et de Mme Pieroche, principale adjointe.

Toute l’équipe du collège était fortement mobilisée auprès des élèves, des infirmières et personnels chargés de procéder aux tests antigéniques, les élèves patientant ensuite dans une classe transformée en salle d’attente pour connaître les résultats. Une organisation complexe et sans faille, menée dans l’urgence, qui aura permis de tester aujourd’hui plus de 300 collégiens munis d’une autorisation parentale ainsi que des adultes – enseignants et personnels du collège. La même opération de dépistage est également en cours au collège Picasso.

Ces tests sont indispensables en milieu scolaire mais la question de la disponibilité des vaccins reste bien évidemment la préoccupation majeure alors que notre département connait un regain massif de contamination et a très largement dépassé le seuil d’alerte critique. Vacciner au plus vite et massivement est bien la seule solution pour enrayer la pandémie. Le Département s’y emploie activement aux côtés de la Préfecture, en charge de la stratégie vaccinale. Mais ce qui manque, ce sont les vaccins !

Métro Charonne : une mémoire vive, un combat actuel

Ce dimanche matin, j’étais au côté des militant-es communistes de Montfermeil réunis devant la tombe de Fanny Dewerpe, jeune secrétaire-dactylographe de 32 assassinée au métro Charonne le 8 février 1962, tombée avec 8 autres victimes sous les coups de la répression d’une manifestation pour exiger la paix en Algérie et la fin du terrorisme de l’OAS.

Fanny Dewerpe repose au cimetière de Montfermeil et, comme chaque année, nous avons honoré sa mémoire et rendu hommage à toutes celles et ceux qui ont lutté pour la libération de l’Algérie et l’amitié entre les peuples algérien et français, souvent au prix de leur vie.

Ce combat pour la justice historique est loin d’être fini en France : comme l’a rappelé Pierre Girault, la vandalisation, fin janvier, des plaques rendant hommage à Maurice et Josette Audin à Bagnolet, montre que la haine coloniale et raciste n’est pas éteinte. Et combien de responsables politiques, à droite notamment, continuent-ils à affirmer le « rôle positif » de la colonisation ou à honorer des militaires tortionnaires ou putschistes dans leurs villes ?

Des pas ont été faits dans le bon sens ces dernières années : reconnaissance par Emmanuel Macron de la colonisation en Algérie comme « crime contre l’humanité », puis de la responsabilité de l’État dans l’assassinat du jeune mathématicien Maurice Audin par l’armée française à Alger en 1957 ; commande du rapport sur les « mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie » à l’historien Benjamin Stora.

Mais le chemin est encore long pour que la société française se débarrasse de l’héritage colonial et pour construire une vraie culture de paix et d’amitié entre nos peuples, si intimement liés.

Un grand travail est ainsi à mener sur le plan éducatif, mais aussi symbolique. En commençant par exemple par reconnaître officiellement le 17 octobre 1961 et le 8 février 1962 comme des crimes d’État.

Les obsèques de Fanny Dewerpe à Montfermeil (1962)

Où l’on reparle d’une piscine à Montfermeil…

J’ai écrit au Maire de Montfermeil pour lui demander de se porter candidat à l’accueil de l’un des trois bassins olympiques qui seront mis à disposition des communes du département à l’issue des JO 2024. La nouvelle est tombée fin décembre : conformément aux engagements pris avec le Département, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) offrira 3 bassins de natation de 50 mètres.

C’était l’un des éléments forts de notre programme Montfermeil Autrement : quelle chance ce serait pour les enfants, les collégiens, les jeunes et les familles montfermeilloises de pouvoir bénéficier d’une vraie piscine à Montfermeil pour l’apprentissage de la natation, le sport et les loisirs ! Une chance à saisir… C’est l’époque des vœux. Espérons que celui-ci soit entendu !

Journée internationale des droits de l’enfant : l’accès à l’école, un droit fondamental

20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant. La convention internationale des droits de l’enfant, signée par la France, rappelle la nécessité de garantir et de faire respecter les droits de chaque enfant. La France compte actuellement 16 millions d’enfants, soit près du quart de la population. C’est dire l’importance de l’enjeu pour notre pays.

Pourtant, à Montfermeil, des enfants sont toujours privés du droit à l’éducation du fait de l’action illégale mais délibérée du maire.

Donner plus de moyens à l’école et faciliter l’accès à l’éducation doivent être nos priorités. C’est pourquoi j’agis systématiquement auprès de l’Inspection de l’Education nationale et de la préfecture dès que des parents m’informent de l’impossibilité pour leurs enfants d’aller à l’école. Pour qu’à Montfermeil le droit des enfants soit respecté. Mais que de temps perdu pour les enfants, pour leurs parents ! Car nécessairement, en vertu de la loi républicaine, ils sont au final scolarisés sur ordre du Préfet.

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » écrivait Victor Hugo il y a plus de 120 ans. Un poème à méditer.

Un jour sombre

Voici le message que je viens d’adresser au Père Hubert et au Père Daniel, mes interlocuteurs au sein de la communauté catholique de Montfermeil :

« Je suis, comme toutes et tous, femmes et hommes de bonne volonté, à nouveau dans la peine et l’effroi après les assassinats sordides commis ce matin à la cathédrale Notre-Dame de Nice, où 3 personnes ont brutalement perdu la vie parce qu’elles étaient catholiques.

Il y a à peine 10 jours, nous étions debout et ensemble, au côté des enseignants, des parents d’élève et de la communauté éducative ainsi qu’avec les autres communautés religieuses de Montfermeil pour refuser la barbarie et rendre hommage à la mémoire de Samuel Paty.

Les paroles  que vous avez prononcées, celles de M. Bekkouche et du Père Yakupaydin étaient importantes, nécessaires et apaisantes.

Aujourd’hui, à nouveau, le deuil nous accable et je veux par ces quelques mots vous assurer de toute ma compassion et de mon entier soutien à la communauté catholique de Montfermeil dans ces jours sombres qui nous frappent toutes et tous durement.
Il n’y a pas de mots pour décrire l’horreur que nous vivons.

Ma voix ne se joindra pourtant pas à celles des semeurs de haine qui attisent une violence obscurantiste et qui tentent de rejeter les valeurs de la République.

Restons debout et ensemble comme nous avons toujours su le faire.

« C’est la fraternité qui sauvera la liberté », écrivait Victor Hugo. Une phrase à laquelle fait écho « Fratelli tutti » , l’encyclique du Pape François que vous m’avez offerte : « La fraternité n’est pas que le résultat des conditions de respect des libertés individuelles, ni même une certaine équité observée. (…)  Que se passe-t-il sans une fraternité cultivée consciemment, sans une volonté politique de fraternité, traduite en éducation à la fraternité, au dialogue, à la découverte de la réciprocité et de l’enrichissement mutuel comme valeurs ? »

A vos côtés et au côté de la communauté catholique, fraternellement. »