La laïcité, un principe précieux à défendre et à promouvoir

Dimanche 9 décembre, nous célébrerons comme chaque année la Journée nationale de la laïcité.  Cette journée, qui commémore l’adoption de la loi de 1905, nous rappelle l’actualité du combat pour la préservation de ce principe essentiel dans l’organisation de notre vie en société. Aujourd’hui  se tenait le Forum départemental de la laïcité organisé par les Francas, avec Jean-Louis Bianco, Président de l’Observatoire de la laïcité et de nombreux intervenants.

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Ce rappel est d’autant plus important quand les menaces s’amoncellent sur la laïcité, soumise à d’innombrables manipulations, instrumentalisations, défigurations, par des dirigeants politiques plus intéressés par le « diviser pour mieux régner » que par l’entente entre les citoyens de notre pays.

Rappelons à ce titre l’adoption d’une « Charte de la laïcité » par le Conseil régional de droite d’Ile-de-France, heureusement récemment retoquée par la justice, ou, plus inquiétant encore, l’annonce par Emmanuel Macron de son projet « d’amender » la loi de 1905.

C’est pourquoi je souhaite que toutes et tous, citoyens, associatifs, enseignants et universitaires, élus, nous agissions pour faire vivre ce principe fondamental du vivre ensemble, garant de l’égalité de chacune et de chacun.

forum départemental laïcité

Sauver notre planète et combattre les inégalités sociales, la même urgence !

Alors que se termine l’année la plus chaude qu’ait jamais connue l’humanité, inondations, sécheresses et catastrophes naturelles ont fait la démonstration qu’il faut absolument agir contre les émissions de gaz à effet de serre, sous peine de voir augmenter la température de 3 à 6°C sur la planète d’ici à 2100. C’est dans ce contexte que s’est ouverte aujourd’hui la COP24, sommet annuel sur le climat organisé par les Nations Unies,  à Katowice en Pologne. Au programme, discuter les plans de chaque pays pour mettre en œuvre les Accords de Paris de 2015, qui doivent entrer en vigueur en 2020 et qui visent à limiter le réchauffement climatique « bien en-dessous de 2°C ».

Malgré cette urgence, « nous n’allons pas du tout dans la bonne direction », comme l’a souligné Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, en ouverture de la COP24. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis ou de Jair Bolsonaro au Brésil, qui veulent retirer leurs pays des Accords de Paris, est en effet particulièrement préoccupante.

En France non plus, on ne va vraiment pas dans la bonne direction. Face à la colère populaire portant gilets jaunes ou gilets rouges ou blouses blanches,  plein de son mépris habituel, Emmanuel Macron instrumentalise la lutte contre le réchauffement climatique et entend faire payer aux classes populaires, à ceux qui ne peuvent plus boucler leurs fins de mois, sa politique fiscale scandaleuse.

La hausse des taxes sur les carburants sert en réalité à compenser les cadeaux fiscaux tels que le CICE – des milliards offerts aux entreprises-, la suppression de l’ISF, alors même qu’en France le 1% le plus riche émet 40 fois plus de CO2 que les 10% les plus pauvres1. Et que dire de Total, dont les bénéfices bondissent – au seul profit des actionnaires – et qui pratique l’évasion fiscale en toute impunité ? C’est là qu’il faut aller chercher l’argent, pas ailleurs !

E. Macron déclare avec cynisme que « les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies ». Pour de nombreux Français, il faudrait donc choisir entre son travail et la santé de ses enfants… Une aberration qui voudrait nous faire croire que nous sommes tous individuellement responsables de la dégradation de l’environnement, mais qui cache mal une politique au service des plus riches et des grands groupes, qui, eux, savent bien ce que polluer veut dire.

Environnement et inégalités sociales, tout est lié. Pour sauver notre avenir et notre planète, c’est ce système qu’il faut changer !

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1Humanité Dimanche du 29 novembre au 5 décembre.

346 M€ : la dette de l’État au Département pour 2018 !.. et le Plan Piscine, lors de la séance du Conseil départemental.

Jeudi dernier, le débat d’orientations budgétaires était à l’ordre du jour de la séance du Conseil départemental.

Une nouvelle fois, ce rapport a mis en évidence l’abandon financier de notre Département par l’État, qui nous demande toujours plus d’efforts avec toujours moins de moyens. C’est notamment le cas des aides individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH), dont le versement à été attribué aux Départements – alors qu’elle relèvent de la solidarité nationale – sans que leur coût financier soit compensé, provoquant à dessein une asphyxie financière de la Seine-Saint-Denis.

Refusant cette situation injuste, le Conseil départemental a voté à l’unanimité l’envoi à l’État d’un ordre de paiement de 346 millions d’euros, soit la somme que celui-ci n’a pas versé pour compenser les dépenses liées aux AIS et à la prise en charge des mineurs non accompagnés, pour la seule année 2018.

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Autre point à l’ordre du jour, la poursuite du Plan Piscines, engagé depuis 2015 par le Département, et le développement du plan « savoir nager ». Je suis intervenue au nom de notre groupe pour exprimer notre satisfaction quant à ce plan, qui constituera une contribution essentielle à ce que nos enfants aient enfin accès à cette liberté et à cette sécurité vitale qu’est la maîtrise de la nage.

Quand un enfant de Seine-Saint-Denis sur deux ne sait pas nager à l’entrée au collège, notre mobilisation est en effet urgente et nécessaire. A cet égard, l’obtention d’une enveloppe spécifique de 15 millions d’euros destinée à l’héritage aquatique des Jeux olympiques et paralympiques 2024 est une excellente nouvelle, qui démontre qu’avec les efforts et l’engagement nécessaires, cet événement sera bénéfique dans la durée aux Séquano-Dionysiennes et Séquano-Dionysiens, et ce dès avant 2024.

Il est donc particulièrement regrettable que la ville de Montfermeil ait refusé de s’inscrire dans le Plan Piscines 2016-2021 que nous mettons en œuvre, qui aurait pu permettre la construction sur le territoire de notre commune d’une piscine qui aurait bénéficié aux enfants de nos écoles, et plus largement à toutes et tous les Montfermeillois-es, Valjovien-nes et Coubronnais-es…

A nous de nous mobiliser pour qu’à l’occasion de la prochaine phase de ce Plan, notre canton ne soit plus le plus dépourvu de piscines de toute la Seine-Saint-Denis !

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La piscine Rosa Parks de Clichy-sous-Bois, financée par le Département et déjà largement appropriée par la population

# Nous toutes : le temps de dire et d’agir

46510730_314507162725053_8993199941983666176_oDemain dimanche, ce sera la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Et aujourd’hui, à Paris, un grand rassemblement à 14 h pour refuser les violences sexistes et sexuelles. J’y serai. On ne peut accepter qu’en France, tous les deux jours, une femme meurt  sous les coups, le plus souvent de son conjoint ou de son ex-compagnon. On ne peut accepter que ces féminicides soient traités comme des faits divers, des drames passionnels. Et que les femmes victimes de violences, quelles qu’elles soient, se taisent. Ou pire, que leur parole ne soit pas entendue, comme dans l’odieux verdict du procès de l’ancien secrétaire d’état, Georges Tron, qui s’est déroulé à Bobigny la semaine dernière. Honte, peur, solitude, tout cela doit changer de camp. Il faut plus de moyens, des personnels sociaux, policiers et de la Justice mieux formés, des lieux d’hébergement et d’écoute. Il faut un budget national digne de ce nom. C’est le sens du mouvement #Noustoutes, qui réunit un large collectif d’associations, de syndicats et de partis de gauche dont le PCF et  qui appelle à manifester aujourd’hui.

Il y a un an,  « l’affaire Weinstein » aux Etats-Unis déclenchait en réaction les mouvements #metoo et #balancetonporc. Mais quelle hypocrisie dans les termes : une « affaire » non nommée accolée à un nom de famille, ne renvoyant qu’à un individu. Comme s’il s’agissait de cela ! Là où les femmes se taisent, les statistiques commencent à parler, mais bien en-deçà de la réalité des violences subies dans tous les secteurs, de la cellule familiale à l’université, en passant par  l’entreprise, dans toutes les classes sociales. Et que dire des enfants abusés sexuellement ? Il est temps d’agir.

Dans notre département, ce sera aussi, demain, à Aubervilliers à 15h, une marche blanche pour Marie, jeune femme de 28 ans assassinée par le père de son fils, devant ses enfants. Quelle immense tristesse.

En Seine-Saint-Denis,nous pouvons être fière.s des moyens mis en oeuvre par le Département avec l’Observatoire des violences faites aux femmes créé en 2002, le dispositif  « Un toit pour elles », les 22 consultations de psychotraumatologie mises en oeuvre, le dispositif « jeunes contre le sexisme »…