21 septembre, journée mondiale de la paix 

Aujourd’hui, j’adresse toutes mes pensées solidaires aux populations du monde en proie à des guerres meurtrières, déchirées par des conflits armés motivés par des finalités géopolitiques et économiques.

L’Ukraine, bien sûr, mais aussi la Palestine si durement touchée cet été. 

Les conflits armés n’amènent avec eux que leurs lots de destruction, de désolation et de violences inouïes contre les populations, et, en premier lieu contre les femmes. Les guerres n’ont jamais rien réglé. C’est pourquoi nous demandons la fin de la vente d’armes par la France, qui ne fait que conforter les systèmes de domination, tout en captant une immense part des richesses qui devrait plus utilement être allouée à la construction d’une nouvelle société humaine, plus juste, plus démocratique et plus durable. 

Car aucun peuple ne gagnera contre les autres.

Ce week-end, c’est la fête de l’Humanité !

Cette année, la Fête de l’Humanité quitte la Seine-Saint-Denis et déménage au Plessis-Pâté en Essonne. Un nouveau lieu pour ce magnifique rassemblement populaire et festif, culturel, politique et social de rentrée.

Trois scènes et une programmation musicale aussi exceptionnelle qu’éclectique ; 450 stands issus de toutes les régions de France, mais encore le Village du monde, le forum social, l’agora de l’Humanité, le village du livre, des expositions et des spectacles en avant-première pour échanger, se rencontrer, débattre dans une belle atmosphère fraternelle et chaleureuse…

La Fête de l’Huma c’est aussi la fête d’un journal quotidien unique et indépendant des lobbies financiers.

Le rendez-vous de toutes celles et ceux qui revendiquent l’égalité, la justice sociale et climatique, la solidarité et la paix comme moteurs de l’avenir, à construire ensemble dès ce week-end. Je vous y retrouve ?

Rendez-vous au stand de Montfermeil, esplanade Emmeline Pankhurst !

Vite, un plan d’urgence pour l’Education nationale !

La pénurie récurrente d’enseignants.es conduit à une rentrée scolaire sous haute tension. Notre académie est surexposée à ces difficultés, de l’aveu même du Ministre de l’éducation, en déplacement à Créteil il y a quelques jours. De son côté, la FCPE estime que dans notre département, les élèves perdent en moyenne un an de scolarité à cause des non-remplacements d’enseignants. En Ile-de-France, il manquera au moins1600 professeurs des écoles demain matin.

Les organisations syndicales du monde enseignant tirent la sonnette d’alarme depuis bien longtemps et, en juin, la publication des résultats du concours externe montrait que seul un nouveau poste de professeur sur trois serait pourvu.

Pour faire face à cette situation de crise, l’Education nationale recourt au recrutement de contractuels.les, avec une ampleur sans précédent. Seules conditions pour se présenter aux entretiens : l’obtention d’une licence (même sans lien avec l’enseignement), et un casier judiciaire vierge.

Une formation accélérée de quatre jour orchestrée par l’académie a été dispensée à ces nouvelles recrues la semaine dernière, pour une rentrée le 1er ou le 2 septembre …

On ne s’improvise pas professeur en quatre jours ! Et quel mépris pour le beau métier d’enseignant, quel mépris pour les jeunes et leurs familles. Il ne suffit vraiment pas de mettre un adulte face à des élèves ! Cela s’appelle du gardiennage et cela conduira à l’épuisement, voire à la démission de ces contractuels.les insuffisamment formé.e.s.

Les politiques gouvernementales successives et notamment les réformes Blanquer ont conduit au saccage de l’enseignement public au fil des ans. Une politique désastreuse qui contribue à creuser les inégalités sociales quand l’Education nationale devrait au contraire donner aux enfants des territoires populaires les moyens de construire leur avenir et de s’épanouir, indépendamment des revenus de leur milieu familial.

Dans la ligne de mire du gouvernement, une école à plusieurs vitesses et un service public de l’Education nationale réduit au strict minimum, pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens. Il est vrai que l’éducation, comme la santé, est un marché qui qui peut rapporter gros… au privé !

Alors oui, un plan d’urgence pour l’Education nationale est indispensable : revalorisation financière des carrières ; qualification et recrutement ; programmes ; accès à l’université, sont quelques-unes des clés d’un service public digne de ce nom, d’une école capable d’accueillir et de faire progresser  tous les jeunes, ensemble, de leur transmettre une culture commune  de haut niveau, pour leur donner   les moyens de maîtriser les nombreux défis auxquels ils seront  confrontés dans leur vie d’adulte. 

« La grande bascule »

Hier, Emmanuel Macron a fait une allocution lors du conseil des ministres, reprenant sa prose guerrière, arrogante et autoritaire pour annoncer la « la fin de l’abondance », « des évidences » et « de l’insouciance ».

Affirmer cela, quand plus de 9 millions de françaises et de français vivent sous le seuil de pauvreté, il fallait oser !

Cette déclaration marque une nouvelle fois le caractère profondément néolibéral et donc antisocial de cette politique gouvernementale. Prononcée en pleine période de crise, avec une explosion de l’inflation qui va encore venir diminuer le pouvoir d’achat d’une grande majorité d’entre nous, le ton est donné !

La crise du COVID-19 a fait des grands gagnants : la fortune des milliardaires français a davantage augmenté en 19 mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie. Un projet de loi de taxation de ces profiteurs de crise sanitaire a été rejeté par le gouvernement l’an passé.

De la même manière, la majorité a bloqué le mois dernier un projet de taxation des supers-profiteurs de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Alors que nous voyons le prix des factures exploser, certaines grandes entreprises réalisent de leur côté des bénéfices records, en particulier dans le secteur de l’énergie, profitant de la hausse des cours du pétrole et du gaz. Total Energies, par exemple, a plus que doublé son bénéfice net au deuxième trimestre : 5,7 milliards de dollars, contre 2,2 milliards l’année précédente. Pour le premier semestre 2022, les bénéfices net représentent quasiment le triple de la même période en 2021.

La période estivale a démontré que le réchauffement climatique et ses effets terribles ont déjà débuté : incendies de grande envergure, inondations à répétition, sécheresses, état d’alerte canicule dans de nombreux départements…

Il est donc certain que nous ne sommes pas égaux face aux crises, et que les populations les plus précaires seront les premières touchées. Pourtant, la ligne annoncée par Emmanuel Macron est claire : ce sera aux plus petits de payer les effets de la crise globale qui touche notre société, quand d’autres pourront continuer à amasser les bénéfices et survoler le globe à bord de leurs jets ultrapolluants. Nul besoin de démontrer que cette situation ne sera pas tenable.

Plutôt que de parler de l’immense défi écologique et social que nous devons affronter, Emmanuel Macron a préféré rappeler l’agenda néolibéral qu’il s’est fixé ; l’écologie est totalement absente de son discours et les mentions de mesures sociales n’y figurent que pour annoncer la continuité de sa politique de casse de nos services publics et de nos système de solidarité. Nous sommes donc bien loin des aspirations d’une justice sociale et fiscale au bénéfice de toutes et tous.

Aucun changement de cap, malgré l’urgence : le gouvernement continue de garantir les intérêts d’une infime minorité de la population, en demandant au reste de se serrer la ceinture.

Plus que jamais, nous devons nous mobiliser pour faire entendre notre voix, enrayer cette casse systématique de tous nos acquis sociaux et imposer des mesures urgentes pour faire face à l’urgence sociale et climatique !