Journée internationale des droits de l’enfant : l’accès à l’école, un droit fondamental

20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant. La convention internationale des droits de l’enfant, signée par la France, rappelle la nécessité de garantir et de faire respecter les droits de chaque enfant. La France compte actuellement 16 millions d’enfants, soit près du quart de la population. C’est dire l’importance de l’enjeu pour notre pays.

Pourtant, à Montfermeil, des enfants sont toujours privés du droit à l’éducation du fait de l’action illégale mais délibérée du maire.

Donner plus de moyens à l’école et faciliter l’accès à l’éducation doivent être nos priorités. C’est pourquoi j’agis systématiquement auprès de l’Inspection de l’Education nationale et de la préfecture dès que des parents m’informent de l’impossibilité pour leurs enfants d’aller à l’école. Pour qu’à Montfermeil le droit des enfants soit respecté. Mais que de temps perdu pour les enfants, pour leurs parents ! Car nécessairement, en vertu de la loi républicaine, ils sont au final scolarisés sur ordre du Préfet.

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » écrivait Victor Hugo il y a plus de 120 ans. Un poème à méditer.

Un milliard d’€ pour le Plan éco-collèges : répondre aux défis de la décennie

Depuis sa création, le Département de la Seine-Saint-Denis déploie des efforts considérables pour assurer les conditions d’une éducation publique de qualité à tous les jeunes, élément fondamental de leur émancipation individuelle et collective.

Le Plan éco-collèges 2021-2030 que nous avons voté lors de la séance du 12 novembre consacrera plus d’1 milliard d’euros à l’accueil des collégiens pour les 10 ans à venir. Car 7000 collégiennes et collégiens supplémentaires sont attendus en Seine-Saint-Denis d’ici 2030. Construction de nouveaux collèges, rénovation et reconstruction pour répondre à l’accroissement démographique dans de bonnes conditions et répondre dans le même temps aux impératifs de la transition écologique, de l’égalité femmes-hommes ou encore de l’accessibilité pour les élèves en situation de handicap.

. Cela suppose des adaptations et des constructions de collèges supplémentaires pour assurer des conditions d’enseignement de qualité. En effet, les programmes de construction de logements, qui se multiplient sur notre territoire nécessitent qu’ils soient accompagnés de la création des services publics indispensables, notamment en termes d’infrastructures éducatives.

On peut donc s’étonner du silence de certains maires, dont celui de Montfermeil, à qui nous avons proposé la création d’un nouveau collège et d’un équipement sportif, dont le coût unitaire (23 millions d’euros) sera entièrement pris en charge par le Département…

Défendre la laïcité et la liberté d’expression

En séance du Conseil départemental hier, j’ai eu l’honneur de présenter le voeu de la majorité pour défendre la laïcité et la liberté d’expression, piliers de la République et d’une société démocratique. Un vœu appelant à une action ferme dans le respect de l’Etat de droit et loin de tout amalgame.

La manipulation et la déformation de ces principes et l’hystérisation du débat étaient pourtant au rendez-vous. C’est malheureusement ce dont nous avons été les témoins hier de la part du groupe Les Républicains dont le voeu aux relents nauséabonds, débordait d’amalgames scandaleux, n’hésitant pas à nous traiter « d’islamo-gauchistes »et assimilant notamment la lutte contre les violences policières et la lutte contre les discriminations au soutien au terrorisme… Une tentative qui visait notamment notre collègue Azzédine Taïbi, maire PCF de Stains et conseiller départemental, qui a pointé avec une grande dignité dans sa réponse les incohérences et irresponsabilités des élus départementaux de droite.

« La République est une et indivisible. Nous rappelons avec force notre engagement citoyen pour la liberté, l’égalité, la fraternité, qui constituent chaque jour le sens de notre action. » Notre attachement à ces principes, à notre volonté de vivre-ensemble par delà les différences doit être maintenu et renforcé.

Fermer des urgences en pleine pandémie ? Incroyable mais vrai !

Faut-il fermer des services hospitaliers en pleine pandémie sanitaire et alors que les hôpitaux dans tout le pays sont surchargés et à bout de souffle ?

La question pourrait être rhétorique, tant cela semble absurde et irresponsable. C’est pourtant ce qu’a décidé Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, qui a annoncé la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, en plein centre de Paris.

Une décision qui va à contre-courant des besoins et qui met en danger la population, le tout au service d’une idéologie qui a démontré son échec à répondre aux besoins de la grande majorité des habitants de notre pays.

Car comme le souligne Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne : « L’hôpital Hôtel-Dieu de Paris, avec ses Urgences, est en capacité d’accueillir des patient·es atteints du coronavirus, de les évaluer, de les prendre en charge et de les hospitaliser si nécessaire. Il dispose de moyens humains compétents et techniques (scanner H24) à même de prendre en charge des patient·es dits « intermédiaires » (trop fragiles pour les renvoyer à domicile mais nécessitant une surveillance et/ou oxygénothérapie). »

« En pleine crise sanitaire et en nouveau risque d’attentat terroriste, l’heure est à l’ouverture de lits et de services ! La décision de l’AP-HP de fermer les urgences de l’Hôtel Dieu le 4 novembre prochain est inacceptable et sonne comme une provocation pour toutes celles et tous ceux qui se battent pour l’avenir de cet établissement. »

Plus que jamais, soutenir les personnels hospitaliers, c’est agir et se mobiliser pour exiger des moyens pour l’hôpital public !

Un jour sombre

Voici le message que je viens d’adresser au Père Hubert et au Père Daniel, mes interlocuteurs au sein de la communauté catholique de Montfermeil :

« Je suis, comme toutes et tous, femmes et hommes de bonne volonté, à nouveau dans la peine et l’effroi après les assassinats sordides commis ce matin à la cathédrale Notre-Dame de Nice, où 3 personnes ont brutalement perdu la vie parce qu’elles étaient catholiques.

Il y a à peine 10 jours, nous étions debout et ensemble, au côté des enseignants, des parents d’élève et de la communauté éducative ainsi qu’avec les autres communautés religieuses de Montfermeil pour refuser la barbarie et rendre hommage à la mémoire de Samuel Paty.

Les paroles  que vous avez prononcées, celles de M. Bekkouche et du Père Yakupaydin étaient importantes, nécessaires et apaisantes.

Aujourd’hui, à nouveau, le deuil nous accable et je veux par ces quelques mots vous assurer de toute ma compassion et de mon entier soutien à la communauté catholique de Montfermeil dans ces jours sombres qui nous frappent toutes et tous durement.
Il n’y a pas de mots pour décrire l’horreur que nous vivons.

Ma voix ne se joindra pourtant pas à celles des semeurs de haine qui attisent une violence obscurantiste et qui tentent de rejeter les valeurs de la République.

Restons debout et ensemble comme nous avons toujours su le faire.

« C’est la fraternité qui sauvera la liberté », écrivait Victor Hugo. Une phrase à laquelle fait écho « Fratelli tutti » , l’encyclique du Pape François que vous m’avez offerte : « La fraternité n’est pas que le résultat des conditions de respect des libertés individuelles, ni même une certaine équité observée. (…)  Que se passe-t-il sans une fraternité cultivée consciemment, sans une volonté politique de fraternité, traduite en éducation à la fraternité, au dialogue, à la découverte de la réciprocité et de l’enrichissement mutuel comme valeurs ? »

A vos côtés et au côté de la communauté catholique, fraternellement. »