Merci !

Je remercie les 5325 électrices et électeurs de Tremblay-en-France, Vaujours, Coubron et Montfermeil, qui ont choisi de nous réélire, Pierre Laporte et moi-même comme conseillers départementaux de Seine-Saint-Denis, avec 52,85 % des suffrages au second tour.

Les habitants de notre canton ont ainsi exprimé majoritairement leur volonté de garder le cap à gauche : solidarité, égalité et progrès pour toutes et tous sans exclusion. Entre le premier et le deuxième tour, 1966 votants supplémentaires ont porté leur choix sur note projet de justice sociale et de solidarité. Ils ont rejeté la politique de division et de casse sociale que la droite aurait voulu mettre en œuvre dans notre canton et au Département.

Cependant, le très fort niveau d’abstention (74,2 % sur notre canton) est le signe d’un profond malaise démocratique dans notre pays, qui appelle des réponses fortes et innovantes de notre part en tant qu’élus.

Stéphane Troussel a été réélu président du Département lors de la séance d’installation ce jeudi 1er juillet, présidée par Pierre Laporte, doyen de l’assemblée. Dans ce nouveau mandat, j’ai l’honneur d’assumer la responsabilité de vice-présidente du Conseil départemental en charge du patrimoine culturel, de la mémoire, du tourisme et de l’éducation artistique et culturelle.

En lien avec l’ensemble des acteurs concernés, j’aurai à cœur de faire vivre au présent l’histoire et le patrimoine de la Seine-Saint-Denis, si riches et encore trop méconnus. Valoriser et faire découvrir les atouts de notre territoire, c’est, bien sûr, l’une des missions de Seine-Saint-Denis Tourisme, que j’ai eu le plaisir de présider lors de mon précédent mandat et qui est déjà à pied d’œuvre dans la perspective de la Coupe du monde de rugby 2023 et des JOP 2024. Une ouverture au monde, à sa découverte et à sa compréhension : un objectif partagé par l’éducation artistique et culturelle à destination des collégiens.

Avec les élu-es de notre groupe Communiste, insoumis et citoyen, nous aurons à cœur d’agir au sein de la majorité de gauche pour porter des projets utiles et novateurs au bénéfice des Séquano-Dionysiens, tels que la mise en place d’une mutuelle santé départementale, d’un Observatoire des discriminations racistes, ou encore l’expérimentation du RSA jeunes.

Je remercie à nouveau Angélique Planet-Ledieu et Olivier Guyon, nos remplaçants, tous les militants et citoyens engagés qui nous ont soutenus et accompagnés lors de la campagne électorale, et l’ensemble des Tremblaysiens, Montfermeillois, Valjoviens et Coubronnais pour la confiance qu’ils et elles nous ont accordée.

Un travail d’orfèvre

J’ai eu le plaisir hier d’accueillir l’assemblée générale de Seine-Saint-Denis Tourisme à l’Orfèvrerie, à Saint-Denis. Un lieu magique et magnifique, celui de l’usine Christofle, qui incarne l’histoire industrielle de notre département et l’excellence de ses savoir-faire, le long du canal Saint-Denis dont on célèbre le bicentenaire. Mais avant de tirer le bilan de l’année 2020, 3 dispositif, utiles à la solidarité et au « rebond » pour les professionnels du tourisme, ont été présentés :

. Isabelle Collette, de la fondation France 23 qui accompagne l’organisation par la France de la Coupe du monde de rugby a présenté le « Cursus 2023 » qui permet à 500 jeunes d’accéder à une formation diplômante d’apprenti.e.s dans la filière du tourisme, et pourront être mis à disposition de structures sur la base de projets d’intérêt général.

. Véronique Potelet, de l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris a présenté « C’est l’été, laissez-vous guider », une initiative en lien avec notre plateforme exploreparis pour soutenir les guides des visites et balades urbaines.

. Enfin, Jean-Luc Parisot, du Département, a présenté le Bel été solidaire et olympique, reconduit cette année : 3 M€ dédiés à l’animation de la Seine-Saint-Denis estivale par les associations et acteurs du territoire en direction de tous les publics qui ne partiront pas en vacances. A ce titre, l’Eté du canal, manifestation phare de Seine-Saint-Denis-Tourisme reconduira notamment des croisières thématiques gratuites sur le canal de l’Ourcq. Ainsi, l’an dernier, les personnes autistes accueillies au GAPAS en accueil de jour à Montfermeil, ont pu en bénéficier…et s’en souviennent encore avec bonheur !

L’assemblée générale s’est conclue sur la visite des ateliers de l’Orfèvrerie en petits groupes. Une façon de de renouer avec le plaisir de la découverte et de la visite, au coeur de la vocation de Seine-Saint-Denis Tourisme.

La Forêt de Bondy, on l’aime !

Je me réjouis de la procédure ouverte pour le classement de la Forêt de Bondy en « forêt de protection » qui devrait lui offrir un niveau de protection maximale, et interdirait notamment toute nouvelle implantation d’infrastructure, dans un contexte de forte poussée d’urbanisation et de transformations profondes, avec, par exemple, l’arrivée de la gare du Grand Paris Express à Clichy-Montfermeil…

Ce classement est aujourd’hui indispensable : c’est le seul espace vert de proximité pour tous les habitants des Bosquets. Et on y vient parfois de loin pour profiter de ce bel espace apaisant, de ses étangs, s’y promener, faire du sport, pique-niquer…Classée Natura 2000, son intérêt écologique est très important.

Son classement en forêt de protection consoliderait également les efforts engagés depuis plusieurs années par le Conseil départemental, avec la mise en œuvre du « Chemin des parcs » qui vise à mettre en relation l’ensemble des grands espaces verts du Département par des voies piétonnes et cyclistes. Un premier tronçon a d’ailleurs été réalisé à travers le bois de la Couronne pour relier Livry-Gargan à la promenade de la Dhuis.

Dans la cadre de l’enquête publique, j’ai attiré l’attention de la commissaire-enquêtrice sur la question de l’exploitation du gypse considérée comme ressource stratégique. Je lui ai demandé de me tenir informée des demandes et projets actuels d’exploitation du gypse sur le périmètre de classement de la forêt de Bondy.

Car, un décret « gypse » paru en 2018 permet d’exploiter le gypse en dépit du classement en « forêt de protection ». Une « brèche géante » dans le statut de forêt de protection, selon la Fédération des parcs naturels régionaux.

Une inquiétude que je partage car le dossier d’enquête public souligne le caractère stratégique, d’intérêt national et européen des gisements de gypse sur le territoire, laissant envisager une exploitation : « il est primordial d’assurer la pérennité de l’accès à la ressource gypsiphère ». (Notice explicative de gestion, p.13)

L’exploitation du gypse est une question importante sur notre territoire : pour mémoire, les oppositions fortes au bois de Bernouille à Coubron, entre Placoplâtre et les associations de défense de l’environnement, les Coubronnais et les citoyens soucieux de la qualité de leur cadre de vie et de leur santé, il ya de nombreuses années. Aujourd’hui encore, le même différend oppose Placoplâtre et de nombreuses associations, des élu.e.s dont je suis, au sein de la Commission de Suivi de site du Fort de Vaujours. Cet ancien site militaire où le CEA a mené de nombreuses expérimentations sur l’arme nucléaire français est toujours protégé par le « Secret Défense ». Il a cependant été racheté par Placoplatre afin d’y ouvrir une carrière de gypse.

Aussi ai-je des inquiétudes concernant les projets potentiels de Placoplatre ou de tout autre exploitant dans le cadre de la forêt de Bondy, d’autant que les nuisances pour les riverains seraient très importantes. Profitons de cette magnifique forêt, prenons-en soin mais restons vigilants !

Palestine, le devoir d’agir pour la paix

Il est impossible de rester insensible devant les images qui nous arrivent de Palestine et d’Israël : familles palestiniennes expulsées par des colons à Jérusalem-Est, répression des manifestants dans la vieille ville, ratonnades et émeutes inter-communautaires dans plusieurs localités d’Israël…

Les violences se multiplient, dont les plus terribles sont les bombardements incessants sur Gaza, qui ont fait 200 morts en une semaine, dont des familles entières.

Bombardement à Gaza, mai 2021

Une nouvelle fois, l’occupation et la colonisation montrent leur vrai visage, quelques jours à peine après qu’un rapport de l’ONG Human Rights Watch ait conclu que « les autorités israéliennes commettent les crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution » contre les Palestiniens, dans les territoires occupés et en Israël même.

La mobilisation citoyenne internationale est donc indispensable pour imposer le respect du droit international, condition essentielle d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Nous ne pouvons pas rester silencieux !

En effet, cette situation n’est rendue possible que par la complicité de trop nombreux gouvernements – dont celui de la France – qui permettent au gouvernement d’extrême-droite de Benjamin Nétanyahou d’agir en toute impunité.

Les interdictions de manifestations à Paris, Nice ou Aubervilliers, et les accusations odieuses d’antisémitisme proférées par Gérald Darmanin sont un nouveau seuil dans cette complicité ! Se mobiliser pour la paix et le droit n’est pas un délit ou de la haine, c’est un devoir humain !

J’appelle à signer la pétition pour exiger une action immédiate de la France : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-prot%C3%A9ger-les-palestiniens-de-j%C3%A9rusalem-la-france-doit-agir

Esclavage : regarder notre Histoire en face pour avancer ensemble

« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité.« 

Il y a 20 ans seulement était adoptée la « Loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité », mieux connue sous le nom de « loi Taubira« . Depuis 15 ans, le 10 mai marque désormais la mémoire de l’esclavage et de son abolition.

C’est bien peu de temps au regard du temps historique… La Révolution française avait aboli l’esclavage. Et puisque l’on honore le bicentenaire de Napoléon Bonaparte, rappelons que celui-ci l’avait rétabli en 1802. La France est ainsi le seul pays à avoir aboli puis rétabli l’esclavage.

La traite et l’esclavage ont causé malheur et souffrances et changé la face du monde : 12,5 millions de personnes ont été déportées d’Afrique vers les Amériques entre le XVème et le XIXème siècles, structurant et déstructurant des société entières, avec des effets qui perdurent encore aujourd’hui, comme l’a récemment démontré entre autres le mouvement Black Lives Matter.

Pour avancer ensemble, construire collectivement une société apaisée et fondée sur une égalité réelle, il est indispensable de regarder notre histoire en face, y compris dans ses aspects les plus sombres. Reconnaître nos erreurs en tant que société n’est pas une marque de faiblesse, mais de force et de confiance en soi.

Le mémorial du Cap 110, en Martinique