Femmage à Gisèle Halimi

Hier, entouré.e.s de nombreuses personnalités, nous avons donné le nom de Gisèle Halimi au bâtiment qui a accueilli le procès de Bobigny il y a 50 ans, en mémoire de cette avocate exceptionnelle, au nom de tous les combats émancipateurs féministes qu’elle a porté et de ses luttes contre le racisme et contre la guerre d’Algérie.

Nous avons réaffirmé le vœu de sa panthéonisation et renouvelé notre volonté que le droit à l’avortement soit inscrit dans notre Constitution, proposition rejetée en première lecture par la droite au Sénat mais qui vient aujourd’hui même d’être adopté en commission à l’Assemblée nationale, premier pas vers son inscription dans la Constitution.

Pour mémoire, il y a 50 ans s’ouvrait le procès de Bobigny au cours duquel 5 femmes furent jugées. Marie-Claire Chevalier, pour avoir avorté à 17 ans suite à un viol, comparaît devant la cour d’assise pour mineurs.es. Les 4 autres femmes, dont sa mère, sont poursuivies pour pratique et complicité d’avortement. Les audiences se tiennent au Tribunal de Grande Instance de Bobigny de l’époque, devenu propriété du Département.  

Gisèle Halimi, avocate des prévenues, adopte alors une stratégie de défense inédite : ses clientes ne sont pas coupables d’avoir pratiqué et aider à pratiquer un avortement, mais victimes d’une loi archaïque, d’un autre âge, qui enferme les femmes.

De nombreuses personnalités viennent à la barre témoigner de la nécessité d’autoriser les interruptions de grossesse et des inégalités socio-économiques qui touchent les femmes dans la libre disposition de leur corps.

« C’est toujours la même classe, celle des femmes pauvres, vulnérables économiquement et socialement, cette classe des sans-argent et des sans-relations qui est frappée. » clame Gisèle Halimi.  Pour les riches, la Suisse, et pour les pauvres, la cour d’assise !

A l’issue de ce procès, il faudra encore attendre trois ans pour que la mobilisation sociale aboutisse à la Loi Veil, qui dépénalisera l’avortement en 1975. Mais ce droit est fragile, remis en cause aux Etats-Unis mais aussi en Europe, en Pologne et en Hongrie.

Brésil : le retour de la démocratie

Lula da Silva a été ré-élu président de la République brésilienne après 5 années d’une gestion dramatique du Brésil par Jair Bolsonaro, dirigeant populiste d’extrême-droite, qui a considérablement affaibli et appauvri le pays.

La tâche ne sera pas mince après un duel très serré. Il lui faudra réparer les ravages de la politique délétère de son prédécesseur :  retour en force de la pauvreté en augmentation de 73% [1] ; réduction drastique des dépenses d’Etat et privatisations massives, notamment dans le domaine énergétique et enfin, une gestion criminelle de la crise du COVID-19, sans aucune mesure de protection de la population. Près de 687 000 personnes en sont mortes, selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Sur le plan environnemental, le tableau n’est pas plus reluisant : aggravation de la déforestation de l’Amazonie et de la forêt atlantique, pour atteindre son plus haut niveau depuis 2007 et baisse de toutes les dépenses liées à la défense de l’environnement.

Les premiers mots de Lula ont été pour appeler à la paix et à l’union et indiquer que son pays était prêt à revenir en première ligne dans la lutte contre le réchauffement climatique.


[1] 33,1 millions de personnes souffrent de la faim au Brésil d’après une étude de juin 2022 du Réseau brésilien de recherche sur la sécurité alimentaire

STOP GALERE !

Je vous invite à signer la pétition contre la casse préméditée de notre service public de transport, organisée par Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités et présidente de la Région, qui entend privatiser la RATP.

On ne compte plus les dysfonctionnements qui impactent toutes et tous : retards, temps d’attente en augmentation, suppressions de trains et de bus, transports bondés et problèmes techniques … Les usagers.ères sont usés.ées.

Quant au T4, qui « justifiait » l’arrêt de certaines lignes de bus  de notre territoire, il continue à dysfonctionner gravement en dépit des promesses.

Et pourtant, face à ces carences, Valérie Pécresse a annoncé une hausse importante du prix du Pass Navigo ; il faudra donc payer plus … pour toujours moins de services publics !

Tout est fait pour décourager les franciliens.nes de recourir aux transports en commun, alors qu’ils sont bons pour le climat et le porte-monnaie. Tout est fait pour épuiser les salariés.ées de la RATP, opposés.ées en majeure partie au projet de privatisation de ce bien commun et qui, eux aussi, connaissent la dégradation de leurs conditions de travail.

Tout est fait pour le profit, au détriment de l’humain. 

Mais l’effondrement des transports publics, aux antipodes de ce que commande l’urgence sociale et climatique, n’est pas une fatalité ! C’est un choix que nous pouvons refuser.

La première étape, c’est signer la pétition 👈

21 septembre, journée mondiale de la paix 

Aujourd’hui, j’adresse toutes mes pensées solidaires aux populations du monde en proie à des guerres meurtrières, déchirées par des conflits armés motivés par des finalités géopolitiques et économiques.

L’Ukraine, bien sûr, mais aussi la Palestine si durement touchée cet été. 

Les conflits armés n’amènent avec eux que leurs lots de destruction, de désolation et de violences inouïes contre les populations, et, en premier lieu contre les femmes. Les guerres n’ont jamais rien réglé. C’est pourquoi nous demandons la fin de la vente d’armes par la France, qui ne fait que conforter les systèmes de domination, tout en captant une immense part des richesses qui devrait plus utilement être allouée à la construction d’une nouvelle société humaine, plus juste, plus démocratique et plus durable. 

Car aucun peuple ne gagnera contre les autres.