Lycée agricole : les élu-es régionaux de gauche interpellent le ministre

Les élu-es de gauche et écologistes au Conseil régional d’Île-de-France ont interpellé début février le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, Julien Denormandie, afin de rappeler la grande perte que constitue la fermeture du LPE-Fénelon, et le besoin de soutenir le projet d’ouverture de nouvel établissement porté par les équipes enseignantes.

Un projet que je soutiens activement au Conseil départemental, mais qui n’a malheureusement pour réponse que le silence de la part de la présidence actuelle du Conseil régional…

Le « virus des inégalités », l’autre pandémie

« Entre 200 millions et 500 millions de personnes supplémentaires pourraient avoir basculé dans la pauvreté en 2020 » écrit Oxfam, dans son dernier rapport, Le Virus des inégalités.

En France, les associations caritatives alertent sur un véritable « tsunami de la pauvreté », d’un niveau jamais vu depuis la Libération et qui touchent de plus en plus de jeunes.

Mais pour une petite minorité de la population mondiale, la pandémie aura été l’occasion de s’enrichir encore plus. Toujours selon Oxfam, « Les dix hommes les plus riches du monde – dont fait partie le Français Bernard Arnault – ont vu leur fortune totale augmenter de 540 milliards de dollars (479 milliards d’euros) depuis le début de la pandémie ». Plus que la somme nécessaire à financer la vaccination dans le monde entier !

Certains ont directement profité de la crise, comme le propriétaire d’Amazon qui bénéficie directement de la fermeture des commerces. D’autres ont profité des aides de l’État et des banques centrales, beaucoup moins regardants que quand il s’agit de financer les dépenses d’intérêt général.

Les milliardaires français ont vu leur fortune augmenter de 175 milliards d’euros, le double du budget annuel de l’hôpital public… Tout un symbole qui illustre l’absurdité du système actuel.

Pendant ce temps-là, les jeunes sont les premières victimes des conséquences de la crise. Nombreux sont ceux qui tombent dans la précarité. Permettre aux jeunes de 18 à 25 ans, sans emploi, diplômés ou en cours d’étude – et ils sont nombreux dans notre département – d’accéder au RSA réclamée dans une tribune du Monde par les associations de jeunesse, est une mesure d’urgence sociale indispensable que le gouvernement a refusé de prendre. Le groupe Front de Gauche du Conseil départemental le réclame dans sa dernière tribune.

Non l’abandon de l’Éducation !

Suppression massive de postes, fermetures de classes, réduction du périmètre de l’Education prioritaire, revalorisation des salaires, promise mais remplacée par l’individualisation des rémunérations… Hier, les personnels de l’Éducation nationale étaient en grève dans toute la France. Ils dénonçaient aussi la gestion plus qu’hasardeuse de la crise sanitaire par le gouvernement, demandant que des mesures d’urgence soient enfin prises afin d’y faire enfin face. Ils ont été rejoints par des lycéens et étudiants, eux aussi en grande difficulté.

Enseignants, CPE et personnels de l’Éducation nationale jouent un rôle irremplaçable auprès des enfants et des jeunes pour le présent et l’avenir de notre pays. Ils sont devenus des « travailleurs de première ligne » depuis le début de la crise sanitaire, en adaptation permanente et au contact quotidien des élèves pour assurer leur mission d’éducation, de transmission et de développement des connaissances.

Un engagement sans faille depuis le premier confinement pour garantir du mieux possible la continuité éducative et limiter le décrochage scolaire, qui s’est malheureusement beaucoup accru dans des départements tels que la Seine-Saint-Denis.

Pourtant, le gouvernement et ses ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur semblent considérer l’école et l’enseignement publics comme un sujet de second plan, où chacun navigue à vue.

Des mois après le début de la pandémie, il n’y a ainsi toujours pas de protocole national dans l’Éducation. On ne sait toujours pas si les vacances d’hiver dureront 3 semaines pour tous les élèves… ou pas. Chacun fait donc avec les moyens du bord, ce qui crée une grande confusion et accroit encore les inégalités entre les établissements.

Le gouvernement serait mieux avisé de prendre de réelles mesures pour garantir la sécurité des élèves et des personnels (protections, accès au vaccin, embauches de médecins et d’infirmiers scolaires qui font tant défaut) plutôt que de profiter de la crise pour accélérer ses projets de casse de l’école républicaine qui se profilent.

Un plan de recrutement pluriannuel et des revalorisation salariales (réelles !) sont aussi nécessaires pour en finir avec le mépris et aller vers une juste reconnaissance de ces métiers sous haute pression.

J’apporte donc tout mon soutien aux enseignants et à tous les personnels qui se sont mobilisés hier dans notre canton. L’école publique est lourdement menacée.

Vaccination, c’est parti !

Depuis hier, 17 centres administrent le vaccin anti-Covid 19 dans notre département aux personnes âgées de 75 ans et plus, soignant-es de plus de 50 ans et personnes souffrant de pathologies graves. 96 000 Séquano-Dionysiens supplémentaires sont désormais éligibles.

Crédit : Seine-Saint-Denis Le Magazine

Pour contribuer à l’effort, le Département a ouvert deux centres de vaccination, qu’il gère entièrement : l’un au collège Gustave-Courbet de Pierrefitte, l’autre au collège international de Noisy-le-Grand. De nombreux agents départementaux se sont également portés volontaires pour accueillir et accompagner les personnes, ou préparer les doses de vaccin.

Mais une fois encore, notre département fait les frais de la politique erratique du gouvernement sur le plan sanitaire. Alors que 100 personnes devaient à l’origine pouvoir être vaccinées chaque jour, ce ne sera finalement que 50 faute de doses disponibles. Les listes d’attente sont d’ores et déjà pleines jusqu’en mars…

Tout cela alors que la Seine-Saint-Denis a été l’un des départements les plus touchés par l’épidémie en France, avec une très forte surmortalité, directement liée à des facteurs sociaux : travail dans des secteurs de « première ligne », comorbidités, petitesse des logements…

La situation – dans notre département et dans tout le pays – appelle à prendre des mesures fortes pour produite suffisamment de vaccins : suspension des brevets, mise à contribution des équipements de Sanofi et, à plus long terme, reconstruction d’une industrie publique du médicament en France !

Dans notre canton, vous pouvez vous faire vacciner au GHI Le Raincy-Montfermeil en prenant rendez-vous sur Doctolib (voir la liste complète des centres en Seine-Saint-Denis).

Collège Henri IV de Vaujours : mise au point.

Je comprends l’inquiétude des parents d’élèves de Vaujours qui ont appris mardi soir que les enfants de CM2 scolarisés à l’école élémentaire Paul-Bert iraient l’an prochain au collège Romain-Rolland de Tremblay. Mais les allégations du maire de Vaujours ne peuvent rester sans réponse de notre part. Pierre Laporte et moi-même, conseillers départementaux du canton, publions donc ce communiqué

Cette nouvelle sectorisation des collégiens de Vaujours est symptomatique des problèmes que nos collégiens et futurs collégiens rencontrent sur notre canton, avec l’essor démographique constaté et la saturation des collèges tant à Vaujours qu’à Montfermeil. Cela fait maintenant plusieurs années que nous proposons un collège intercommunal sur Montfermeil-Coubron qui permettrait d’accueillir les enfants de Montfermeil et de Coubron et « désengorgerait » le collège Henri IV de Vaujours. Si la proposition d’un nouveau collège sur le territoire Grand Paris Grand Est est acté par le Département dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement pour les collèges d’un milliard d’euros voté en novembre dernier, encore faut-il qu’une ville cède un terrain pour le construire !