Rentrée scolaire : nouveau test raté pour le gouvernement

Ce matin, retour dans les collèges et les lycées… Avec un vif mécontentement des enseignants et des parents sur les choix de l’Éducation nationale, considérés comme « hors sol et manquant d’anticipation » par la FCPE 93, dans un communiqué publié à l’occasion de la rentrée en élémentaire la semaine dernière. Une nouvelle rentrée et une fois de plus, un grand moment de confusion, de stress et de frustration au détriment des élèves, de leurs parents et des équipes éducatives.

A Montfermeil, je soutiens la demande des parents d’élèves et enseignants du collège Picasso qui demandent la tenue d’un conseil d’administration extraordinaire cette semaine afin de faire évoluer les choix du Rectorat sur l’organisation des cours.

(crédit photo : Les Echos

Car dans les collèges, les modalités d' »organisation » de la rentrée post-confinement de ce 3 mai ont été connues des établissements en milieu de semaine dernière. Une organisation complexe à mettre en œuvre dans des délais improbables. Tandis que les 6e et 5e auront cours à temps plein en présentiel, les 4e et 3e seront eux en demi-jauge, c’est-à-dire en classe entière un jour sur deux. Comment les enseignants pourront-ils concilier à la fois un enseignement en présentiel et en distanciel ? Cette pseudo-mesure est-elle à même de limiter le brassage et par conséquent la propagation du virus ? Le gouvernement continue de gérer un manque de moyens patents à l’Éducation nationale.

De la même manière, je m’interroge sur les auto-tests pour les lycéens promis par le gouvernement dès la semaine prochaine : avec quels personnels et sous quel contrôle seront-ils réalisés, quand les établissements manquent cruellement de médecins scolaires et d’infirmières, que les équipes de vie scolaire ont déjà tant à faire ?

De la clarté et des mesures efficaces à la hauteur des besoins, c’est ce que revendiquent les équipes pédagogiques, les élèves et les parents – et le pays tout entier ! C’est pourquoi je soutiens les demandes des syndicats et des associations de parents d’élèves, à commencer par des créations de poste pérennes et la vaccination de tous les personnels volontaires qui travaillent dans les écoles, collèges et lycées ! Dans notre département, 80 % des enseignants ont moins de 55 ans.

Le bus départemental de vaccination dans notre canton…

Le bus départemental de vaccination circule dans les villes pour faire reculer le virus, toujours très actif dans notre département. Il était ce matin à Vaujours et sera cet après-midi à Coubron, place du Pâtis.

Avec Pierre Laporte, vice-président aux solidarités, nous étions au côté des équipes du Département, des ambassadeurs bénévoles et de la directrice du CCAS de Vaujours pour informer les habitant.e.s et organiser des rendez-vous de vaccination. Plein succès pour cette opération de proximité : 48 Valjoviens se sont inscrits et recevront une première injection de Pfizer à Vaujours le 6 mai prochain, avant la seconde en juin.

Une procédure bien rodée et très efficace organisée avec les villes, qui permet de vacciner celles et ceux qui le souhaitent et de répondre aux interrogations que certains peuvent avoir, en complément du centre départemental de vaccination ouvert à Tremblay-en-France.

Mais la Ville de Montfermeil ne répond pas aux appels des services du Département pour que le bus passe à Montfermeil… Le choix personnel du maire qui appelle à la « désobéissance civile » et affirme son refus du vaccin pénalise ainsi les habitants de Montfermeil qui souhaitent se faire vacciner.

« Désobéissance civile » : les propos irresponsables de Xavier Lemoine

Invité à s’exprimer sur LCI, Xavier Lemoine a prôné la « désobéissance civile » face aux restrictions sanitaires mises en place pour faire face à la pandémie de Covid-19. Qu’entend Xavier Lemoine par « désobéissance civile » ? Refuser de porter le masque, de respecter les gestes barrière et les consignes sanitaires ? « Désobéissance » qu’il met en pratique dans ses relations avec les Montfermeillois et le personnel communal depuis le début de la pandémie. Ce n’est pas un hasard si la mairie de notre ville a été un cluster contaminant largement les personnels et les élu.e.s de la majorité.

Depuis des mois, le maire de Montfermeil se répand en vidéos dans lesquelles il s’érige en donneur de leçons « pseudo scientifiques ». Mais son mandat de maire ne lui confère aucune autorité médicale.

Je comprends et partage la fatigue et l’exaspération des Françaises et des Français face à la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Mais inciter à abandonner les règles de prudence les plus élémentaires et jeter le doute sur la vaccination ne peuvent qu’aggraver la situation en provoquant davantage de contaminations, de drames et de souffrances, de surcharge de l’hôpital, et donc retarder le retour à une vie « normale ».

Cela est d’autant plus irresponsable de la part du maire de Montfermeil que notre hôpital est confronté à une situation intenable qui lui a valu la Une des médias et que notre ville présente un des taux d’incidence les plus élevés du département (1 000 contaminations pour 100 000 habitants), lui-même un des plus touchés de France.

Faut-il rappeler à l’indigné Xavier Lemoine, qu’il a été pendant de longues années président du conseil d’administration de l’hôpital Le Raincy-Montfermeil ? Que durant toutes ces années, et encore aujourd’hui comme président du Conseil de surveillance, il a scrupuleusement appliqué la politique d’austérité nationale de réduction de la dépense publique dans le domaine de la santé, de réduction du nombre de lits (plus de 100 lits supprimés à l’hôpital de Montfermeil entre 2012 et 2017). Faut-il lui rappeler sa responsabilité dans l’état catastrophique de notre hôpital, qui connaît un taux de vétusté de 90%, ce qui rend aujourd’hui sa destruction/reconstruction nécessaire. Nous aurions aimé le voir alors agir avec autant de combativité pour exiger les moyens financiers pour les investissements nécessaires.

La véritable désobéissance à mettre en œuvre pour sortir de la crise, c’est celle qui rompt avec les politiques qui ont mené notre système de santé dans le mur : désobéissance à la « réduction des coûts » en donnant des moyens dignes à l’hôpital public ; désobéissance à la loi du profit en levant les brevets sur les vaccins ; désobéissance à la « concurrence libre et non faussée » en menant une véritable politique industrielle du médicament et de la santé dans notre pays.

Santé : pas de profit sur la pandémie !

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la santé… Et depuis plus d’un an, tous les peuples du monde sont confrontés à la même pandémie. Un défi collectif inédit, qui nous oblige à repenser nos modes de fonctionnement à tous les niveaux.

Quel paradoxe ! Dévouement total des personnels de santé d’un côté et, de l’autre, le profond abandon gouvernemental, avec les conséquences dévastatrices que l’ont connaît sur l’impact et les conséquences de la Covid-19, et notamment en Seine-Saint-Denis.

Et pourtant, des solutions, il y en a, à condition de bien vouloir les regarder.

Christophe Prudhomme est médecin urgentiste à l’hôpital Avicenne et syndicaliste. Il sera tête de liste en Seine-Saint-Denis aux élections régionales, sur la liste de rassemblement conduite par Clémentine Autain. Dans son éditorial du jour dans l’Humanité, il revient sur « les véritables problèmes et les solutions possibles pour les surmonter », .

Par exemple, « exiger que le nombre de lits de réanimation soit augmenté de manière définitive, pour atteindre au moins 8 000 lits, ce qui nous permettra d’envisager l’avenir à l’hôpital plus sereinement ».

Obtenir immédiatement la levée des brevets  » et dans un deuxième temps, la création d’un pôle public des industries de santé permettant d’avoir la maîtrise de la production de biens essentiels au quotidien ».

Des revendications qu’il a rappelé ce matin lors d’un rassemblement devant l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois pour exiger plus de moyens pour la santé publique. Des revendications valables au plan mondial, notamment celle de la levée des brevets, afin d’en finir avec la situation actuelle de concurrence exacerbée entre pays, avivée par l’industrie pharmaceutique privée qui continue d’engranger des profits considérables et qui aboutit à priver les pays pauvres d’un accès suffisant aux vaccins. Une demande portée notamment par l’Afrique du Sud et l’Inde devant l’Organisation mondiale du commerce, et à laquelle la France et les pays de l’UE s’opposent honteusement.

Obligeons la commission européenne à agir dans l’intérêt des peuples et pas dans l’intérêt des groupes privés pharmaceutiques, signez la pétition européenne « Pas de profit sur la pandémie ».

Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

J’ai rendu visite ce matin au centre d’accueil de jour ouvert à Montfermeil l’an dernier par l’association GAPAS, en compagnie de Stéphane Troussel, président du Conseil départemental, et de Magalie Thibault, vice-présidente en charge de l’autonomie des personnes, et de Xavier Lemoine, maire de Montfermeil.

L’autisme touche 430 000 personnes dans notre pays, dont 25% d’enfants. Les troubles liés à l’autisme sont très variables, le plus souvent très lourds au quotidien. La mise en place de structures d’accueil et de soutien joue un rôle irremplaçable pour permettre le développement et l’épanouissement des personnes autistes et aider leurs familles.

C’est précisément ce rôle qu’assure GAPAS à Montfermeil, qui propose un accueil de jour pour 18 adultes et jeunes adultes accompagnés au quotidien. Un remarquable travail d’inclusion par le biais du numérique, de la culture, du développement durable et du travail. Je remercie chaleureusement Mme Achour, directrice de l’accueil de jour de Montfermeil, M. Bernard, directeur général du GAPAS, M. GuiIliard, président de l’Esat AGECET et leurs équipes pour la qualité du travail accompli au côté de ces personne autistes et leurs explications.

Avec le soutien du Conseil départemental, le GAPAS ouvrira en 2022 un foyer d’accueil médicalisé à Noisy-le-Grand, qui permettra de contribuer à la résorption du manque de places d’accueil, qui limite encore trop la prise en charge des personnes autistes en France.