CDG Express : un seul scénario, l’annulation !

Auditionné hier par le conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités à la demande des administrateurs PCF-Front de gauche, le préfet de région Michel Cadot a exposé deux scénarios concernant la réalisation du CDG Express, la ligne qui doit relier directement l’aéroport ROissy-Charles-de-Gaulle à la gare de l’Est.

non cdg express

Le premier de ces scénarios, qui aboutirait à une livraison à temps pour les JOP 2024, impliquerait trois semaines de coupure  et d’innombrables interruptions du RER B. Impensable et totalement irrespectueux pour les usagers du quotidien, d’autant que la SNCF a d’ores et déjà annoncé ne pas être en mesure d’assurer un service de remplacement suffisant.

Inutile également puisque le Comité organisateur des Jeux olympiques a lui-même affirmé que le CDG Express n’était pas nécessaire au succès de ceux-ci. La ligne 16,  indispensable aux habitants de nos villes pour profiter des Jeux, semble pourtant beaucoup moins prioritaire, puisqu’elle n’ouvrirait au mieux que début 2025…

Le deuxième scénario (livraison en 2025) provoquerait lui aussi de nombreux incidents et interruption de circulation et retarderait une nouvelle fois les rénovations pourtant urgentes des transports du quotidien. C’est pourtant l’option retenue par Valérie Pécresse, en dépit de ses engagements et des demandes de nombreux associations et élus, qui demandent l’annulation de ce projet inutile et coûteux. On le sait, c’est le  bouquet de la mariée pour la privatisation d’ADP !

Et justement, concernant cet autre scandale économique et démocratique, le Conseil constitutionnel a ouvert la voie à un référendum d’initiative partagée pour « affirmer le caractère de service public national des aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget ». Une grande victoire qui ouvre désormais un grand défi : celui de récolter les 4,7 millions de signatures nécessaires à la défense de ce bien commun !