Transports publics : l’État doit soutenir IDF Mobilités !

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Conséquence de la crise sanitaire, Île-de-France Mobilités (IDFM)  est dans l’incapacité de payer la RATP et la SNCF et fait face à une perte de recettes de 2,6 milliards d’euros, les transports en commun ayant été largement mis à l’arrêt pendant le confinement.

IDFM s’est déclarée en cessation de paiement. Une situation qui met en danger les programmes de rénovation des équipements et des réseaux, alors que ceux-ci sont plus nécessaires que jamais. Les usagères et usagers de notre canton sont bien placés pour le savoir !

C’est pourquoi les élu-es Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France ont été à l’origine d’une pétition unitaire pour demander à l’État de compenser intégralement les pertes d’IDFM afin de sauvegarder ces transports populaires et écologiques. Car actuellement, sur les 2,6 milliards requis, le gouvernement n’a promis que…425 millions !

Comme le souligne Céline Malaisé, présidente du groupe FdG : « L’État a été capable de faire des plans de sauvegarde pour le secteur privé avec l’automobile et l’aéronautique, il doit le faire pour les transports publics. Cela a été fait dans de nombreux pays confrontés à la même situation. C’est donc aussi possible en France. Ne pas agir reviendrait à mettre délibérément en péril le service public de transports régional. »

Cette pétition est soutenue par l’ensemble des forces politiques au Conseil régional, par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et de nombreuses associations d’usagers. Obtenons le financement de nos transports en commun !

Je signe la pétition

Plan de rebond solidaire : 55 M€ pour répondre à la crise du Covid-19

Nous avons adopté ce mercredi 8 juillet le « Plan de rebond solidaire pour l’avenir de la Seine-Saint-Denis ». La solidarité et l’écologie sont les leviers de ce plan doté de 55 millions d’euros, pour répondre – partiellement – à la crise économique et sociale qui continue de se déployer dans notre département.

Afin de répondre au mieux aux besoins des habitants touchés par la crise et aux acteurs les plus impactés, ce plan de rebond comporte trois fonds, chacun avec une orientation spécifique :

  • un fonds d’aide d’urgence aux habitant-es
  • un fonds destiné aux acteurs de la Seine-Saint-Denis
  • un fonds d’investissement pour l’adaptation et la transformation du département

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18,4 millions € seront ainsi dédiés à la solidarité, notamment pour le soutien au paiement des loyers, l’alphabétisation numérique, mais aussi pour aider les acteurs locaux (associations, établissements sociaux et médico-sociaux…) actuellement en difficulté ou faisant face à des nécessités nouvelles.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire seront eux aussi soutenus, en particulier dans leurs activités d’insertion professionnelle, d’aide à la personne ou d’économie circulaire. Ce sera également le cas de la culture ou du sport, afin de donner de l’air aux clubs et associations qui font face à une forte baisse de revenus, tout en promouvant l’accès au sport-santé par exemple.

L’éducation n’est pas oubliée, avec un effort en direction du raccrochage scolaire ou de la formation professionnelle.

Enfin, nous lançons une expérimentation unique en France : les agent-es du Département qui le souhaitent pourront désormais consacrer 1/2 journée par semaine à des actions de bénévolat auprès de structures de la solidarité. Tout au long de la crise, y compris dans les moments les plus compliqués, ils et elles ont fait montre de leur engagement au service de la collectivité.

Soutien scolaire, formation aux outils numériques ou comptables, à la préservation de l’environnement… ce sont 7000 agent-es qui pourraient ainsi mettre leurs compétences et leur savoir-faire au service de notre territoire.

 

 

Améthyste + : 120 trajets gratuits pour les personnes âgées ou en situation de handicap

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La création du dispositif Améthyste+ a retenu toute mon attention lors de notre séance de jeudi dernier au Conseil départemental : cette nouvelle aide gratuite à destination des seniors et personnes handicapées éligibles à la carte Améthyste  leur permettra de bénéficier de 120 trajets gratuits au cours de l’année, au lieu d’opter pour l’abonnement actuel, qui peut se révéler trop élevé pour leurs besoins.

Je suis intervenue pour exprimer ma satisfaction devant cette véritable amélioration du dispositif face à l’urgence climatique et environnementale. J’ai tenu à souligner l’importance de développer à l’avenir toutes les mesures susceptibles d’encourager l’usage des transports en commun par le plus grand nombre.

Je forme le vœu que cela soit un pas vers la gratuité des transports en commun, comme cela est déjà le cas à Paris pour les jeunes et les seniors à faibles revenus. A l’opposé de la mise en concurrence accélérée que demande Valérie Pécresse, qui ne pourrait conduire qu’à la dégradation du service aux usagers, de la couverture géographique et des conditions de travail des agents.

Plusieurs autres questions d’importance ont été abordées lors de cette séance, parmi lesquelles l’approbation d’une convention avec l’association Unis-Cité pour le recrutement et l’accompagnement de 200 jeunes « Volontaires pour la Seine-Saint-Denis » en service civique ; la signature de la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens » et notre participation financière aux frais des collèges privés sous contrat d’association. L’occasion pour moi d’alerter mes collègues sur la situation inquiétante du lycée du Paysage et de l’Environnement de Vaujours, conventionné avec notre Département pour l’ouverture de la section « Gestion des milieux naturels » dans le cadre du label Natura 2000.

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Transports en commun : une nouvelle concertation est indispensable

L’inauguration de la prolongation du T4 le 14 décembre dernier fût célébrée par toutes et tous comme un grand pas en avant pour le droit à la mobilité et le désenclavement de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois.

Dès cette époque néanmoins, alertée par les usagers, je m’inquiétais de l’avenir de certaines lignes de bus, notamment le 601 et le 347. Une inquiétude justifiée, car ces lignes doivent être fermées dès avril prochain, alors même qu’elles continuent à jouer un rôle irremplaçable au quotidien et que les dysfonctionnements du T4 se multiplient comme le souligne un article récent du Parisien.

Afin de soutenir la mobilisation des usagers, qui ont lancé une pétition pour le maintien de ces lignes, je me suis adressée à Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, pour lui demander d’organiser une concertation qui permette d’aboutir à des solutions pérennes.

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T4 : tout le monde monte !

Elle était bien belle et elle restera gravée dans tous les coeurs, la fête du T4, ce samedi, et chacun.e l’a appréciée à sa juste valeur après une trop longue attente ; plus de 15 ans de lutte et d’une mémorable chaine humaine en 2013 (j’ai gardé le T-shirt !), pour réclamer le minimum et l’indispensable : le droit à la mobilité.

Une autre exigence est aujourd’hui à l’ordre du jour  : la gratuité des transports en Ile-de-France, la région la plus riche d’Europe. Une nécessité sociale qui répond à l’urgence environnementale.  C’est déjà chose faite à Paris, pour les jeunes et pour les seniors les plus démunis. Notre département, pour sa part, rembourse 50 % à 25 % de la carte Imagine R aux collégiens, sous conditions, et propose également d’autres aides aux personnes âgées et handicapées et aux plus démunis

Le T4 a désormais commencé son service. Mais les habitants s’inquiètent pour l’avenir de certains bus, tant à Montfermeil qu’à Clichy-sous-Bois, et notamment le 601 dont le service, qui  ouvre bien avant celui du tramway,  permet à celles et ceux qui commencent très tôt de se rendre sur leur lieu de travail. Inquiétude aussi des conducteurs de cette nouvelle branche du T4 qui considèrent que cette mise en service intervient trop tôt au plan technique mais que Ile-de-France Mobilités (la Région) et la SNCF ne veulent rien entendre des problèmes qu’ils soulèvent. Ils étaient d’ailleurs présents lors de l’inauguration pour échanger avec la Présidente de la Région et le directeur de Transilien SNCF sur la réforme des retraites. Mais de ceux-là, et de leurs revendications légitimes, on n’a pas beaucoup parlé.