La Seine-Saint-Denis au Salon de l’agriculture

C’est une première ! La Seine-Saint-Denis est présente au Salon de l’agriculture  du 22 février au 1er mars. 57 ans après la fondation de ce salon, l’irruption séquano-dionysienne pourrait paraître incongrue à celles et ceux qui ne l’imaginent que comme un océan de béton. Dans les faits, elle renoue avec son passé maraîcher, comme en témoignent, par exemple, les collections du Musée des métiers de Montfermeil qui font la part belle aux outils de l’agriculture.

Aujourd’hui, en de nombreux points du département, les initiatives poussent pour (re)mettre l’agriculture, la production d’aliments au cœur du territoire, dans une logique de circuits courts, de bio et d’implication des habitants, afin de tisser une véritable écologie populaire.

Terres agricoles de Coubron, Vaujours et Tremblay, ferme urbaine à La Courneuve, bergerie à Bagnolet, cité maraîchère à Romainville, ouverture prochaine d’une nouvelle ferme dans le parc départemental du Sausset…les exemples existent et se multiplient.

Les projets et acteurs sont nombreux (associations, entreprises de l’ESS, cultivateurs…), mais la volonté et le soutien politiques demeurent indispensables aujourd’hui pour concrétiser les initiatives et assurer leur pérennité !

in ssd agriculture

Conseil de vie collégienne

J’étais invitée à me présenter ce matin au conseil de vie collégienne du collège Jean-Jaurès à Montfermeil. Les conseils de vie collégienne donnent la parole aux représentants des élèves, permettant d’impulser une dynamique et de nouveaux projets portés par les élèves eux-mêmes. Un joli moment de citoyenneté !

2020-02-04-20-32-09 Chaque mois, des élèves élus, de la 6ème à la 3ème, font le point  sur la vie au collège pendant une heure, accompagnés des CPE, du principal-adjoint et d’invités. Le « Quoi de neuf ? », tour d’horizon sur l’actualité du mois,  permet de revenir sur des questions que se posent les collégien.ne.s. Ce matin, le brevet blanc, l’état de certaines salles et des toilettes étaient au coeur des question-réponses. J’ai ensuite été interrogée sur mon rôle de conseillère départementale – notamment dans les collèges, bien sûr. J’ai invité le Conseil de vie collégienne à venir à Bobigny assister à l’une des séances du Conseil départemental où je me réjouis de les recevoir avant l’été. Et puis, un projet autour de la propreté, du tri et des déchets a été partagé avec les adultes, personnels ATTEE et OP, en charge de ces questions dans l’établissement, eux aussi invités pour l’occasion. Un projet qui prend forme et pourrait donner lieu à une journée dédiée à la propreté avec l’ensemble des élèves, les enseignants et tous les personnels de l’établissement. J’ai quelques idées pour les y aider… (A suivre).

 

EuropaCity part au compost

europacity

Je me réjouis de l’abandon définitif du projet EuropaCity annoncé jeudi dernier par Emmanuel Macron.  J’ai toujours condamné ce projet de centre commercial pharaonique du groupe Auchan associé au chinois Wanda – un projet  qui devait engloutir 80 hectares de terres agricoles dans le Triangle de Gonesse et dont nous aurions fait les frais, au sens figuré comme au sens propre, car l’argent public – le notre – sert aussi à financer des projets privés dont les dividendes passent évidemment dans les poches des actionnaires.

Cette décision est le fruit de la mobilisation déterminée de toutes celles et ceux qui, depuis des années, alertent l’opinion publique sur les conséquences qu’aurait eu ce véritable « Dubaï de l’Île-de-France », en termes environnementaux et sociaux. Environnementaux ,du fait de la disparition des derniers espaces agricoles si proches de Paris, de l’artificialisation des sols et de l’augmentation de la circulation automobile. Sociaux, car le méga centre commercial aurait conduit à la faillite de nombreux commerces et des centres commerciaux de proximité.

On soulignera l’éclair de lucidité du président de la République, pour qui il s’agit d’un « projet d’une autre époque, fondé sur une consommation de masse d’objets et de loisirs ». Une lucidité que nous aimerions plus fréquente, par exemple en ne démantelant pas la SNCF au profit du transport routier.

L’abandon du projet ne règle cependant pas l’avenir du Triangle de Gonesse. Dans l’immédiat, il s’agit de garantir la réalisation de la ligne 17, essentielle à l’amélioration de la vie quotidienne des habitants.

Il importe donc de rester vigilants afin d’aboutir à un nouveau projet qui respecte l’environnement, préserve les activités agricoles et permette le développement du territoire. Le projet Carma, porté par le Collectif pour le Triangle de Gonesse, est une proposition. L’implication des habitantes et habitants devra, quoiqu’il en soit, être au cœur de l’élaboration de l’alternative.

 

Voyant au rouge pour la planète bleue

La conscience de l’urgence climatique et environnementale se fait chaque jour plus aiguë parmi les peuples, à mesure que se multiplient les alertes sur l’avenir de notre planète et de ses habitants… humains, animaux, végétaux.

Le GIEC, (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), publie aujourd’hui un rapport alarmant sur l’état des océans et de la cryosphère (banquise, glaciers, calottes polaires…). Malheureusement sans surprise, le constat est également sans appel : les émissions de gaz à effet de serre depuis le début de l’ère industrielle ont conduit à une hausse de la température et de l’acidité des océans et à une baisse de leur teneur en oxygène.

Les effets se font déjà sentir : hausse du niveau des mers, rognant sur les côtes et menaçant des millions de personnes ; migration ou disparition d’espèces animales et végétales ; augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes, tel l’ouragan Dorian qui a ravagé les Bahamas.

Comme le souligne le professeur Didier Gascuel, cité par l’Humanité, « Il faut bien comprendre que le XXIe siècle pourrait être le prélude à une histoire tragique ».

Le Conseil départemental a déjà adopté 40 Engagements pour l’égalité environnementale face à l’urgence climatique, afin de développer les outils d’une écologie populaire. Depuis dix ans, l’utilisation des produits phytosanitaires est proscrite pour l’entretien des parcs et espaces verts départementaux. Une volonté réaffirmée le 18 septembre dernier par un arrêté du Département interdisant l’usage des pesticides sur son territoire.

Citoyens, associations, scientifiques, collectivités territoriales se mobilisent face à l’un des grands défis de ce siècle. Il serait temps que le gouvernement prenne lui aussi des mesures fortes, au lieu de traiter avec mépris Great Thunberg et tous les jeunes qui manifestent pour leur avenir… L’avenir de notre planète et de l’humanité.

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Fort de Vaujours : Placoplatre rappelé à l’ordre par l’Etat (Le Parisien)

Dans un article publié ce matin, Le Parisien de Seine-et-Marne fait état de la mise en demeure de la préfecture de Seine-Saint-Denis à Placoplatre de réaménager la fosse d’Aiguisy (conformément à un arrêté préfectoral de … 2006) qu’elle compte remblayer avec des terres excavées du Fort de Vaujours.  « Nous nous réjouissons que les services de l’Etat fassent respecter les arrêtés préfectoraux existants en demandant à Placoplatre de remettre la fosse en état, mais cette mise en demeure confirme que Placoplatre souhaite changer le périmètre du Fort de Vaujours » déclare Francis Redon, vice-président de France nature environnement Île-de-France, qui siège également à la Commission de Suivi de Site (CSS) « .

« La préfecture somme également la filiale de Saint-Gobain de réaliser dans un délai de trois mois une étude géotechnique après qu’un glissement de terrain s’y est produit lors de l’hiver 2017-2018 » écrit encore le journaliste.

Glissement de terrain ?? Je n’ai pas souvenir que cela ait fait l’objet d’une quelconque déclaration de Placoplatre en séance de Commission de Suivi de Site. Décidément, la transparence selon Placoplatre connait de sérieuses limites : celles du périmètre de son intérêt. 

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