Violences sexistes et sexuelles au travail… On en parle !

 

La 17e rencontre de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes se tenait aujourd’hui à la Bourse du travail de Bobigny.  Une édition dédiée aux violences sexistes et sexuelles au travail, en présence de nombreux témoins et de professionnelles.

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Comme le soulignait ma collègue Pascale Labbé, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes,  en charge de l’Observatoire, cette rencontre était attendue et nécessaire alors que l’on parle des violences sexistes et sexuelles tous les jours, que cela soit au sujet des rédactions de presse ou des organisations syndicales et politiques. Une femme sur cinq déclarait avoir été victime de telles violences sur son lieu de travail en 2014 (IFOP).

Depuis, la libération de la parole des femmes accélère la prise de conscience et le changement des mentalités, notamment chez les jeunes. En Seine-Saint-Denis, l’Observatoire est un formidable outil et joue un rôle crucial dans ce domaine, comme en a témoigné Ernestine Ronai, sa responsable, dans la présentation du bilan 2018.

Le Département de la Seine-Saint-Denis poursuit ses efforts afin d’être exemplaire dans le traitement des violences sexistes et sexuelles. Nous avons ainsi décidé de participer à la création d’un lieu d’accueil de jour pour jeunes femmes de 15 à 25 ans, situé à Bagnolet. Premier lieu de ce type en France, porté par l’association « Une femme, un toit », il a vocation à accueillir, repérer, accompagner et orienter de façon spécifique un public particulièrement exposé aux violence sexistes et sexuelles.

Comme employeur, le Conseil départemental a mis en place un protocole contre les violences sexuelles au travail, afin de compléter les dispositifs déjà existants et de faire émerger les situations de harcèlement sexuel.  Une violence souvent insidieuse, subtile, qui peut avoir de graves conséquences, comme l’ont expliqué Marie-France Hirigoyen, psychiatre et spécialiste du sujet, et Marilyn Balbeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT).

Il faudrait encore parler du succès remporté par le violentomètre : ce petit outil, qui gradue les formes de violence, est diffusé auprès des collèges et des jeunes du département. Il sera bientôt diffusé dans les lycées d’Ile-de-France après une délibération du Conseil régional sur proposition de Céline Malaisé, présidente du groupe communiste et Front de gauche.

égalité fh département

ADP : non à la privatisation !

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Le gouvernement maintient son cap antisocial en dépit de la contestation dont sa politique néolibérale continue de faire l’objet. Dernier épisode en date, La loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) était soumise hier en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, après son rejet par le Sénat.

Point central de cette loi, le projet de privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), l’entreprise qui gère les aéroports de Roissy, d’Orly et du Bourget, et dont l’État détient pour l’heure 50,63% du capital. Selon le gouvernement, la cession des parts de l’État doit permettre de contribuer au paiement de la dette et de financer le Fonds de modernisation de l’économie française. Pour Bruno Le Maire, « le rôle de l’État stratège n’est pas de toucher des dividendes sur les activités du XXe siècle mais de financer les activités du XXIe siècle ».

Ceci masque mal les objectifs réels du gouvernement. En effet, en 2017, ADP a versé 132 millions d’euros de dividendes à l’État, qui pourraient tout à fait être attribués à ce fonds. En réalité, comme le dénonce notamment Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, il s’agit d’une « vision libérale de court-terme », qui pose de grands dangers en termes de souveraineté et de sécurité.

ADP assure la gestion des principales portes d’entrée sur le territoire français avec Roissy et Orly. L’Etat peut-il confier cette responsabilité à des multinationales dont la recherche de profits les conduira inévitablement à rogner sur les moyens humains ? Depuis l’ouverture du capital d’ADP en 2005, 2000 emplois ont déjà été supprimés ; comment imaginer que la tendance s’inverserait avec une vente totale ?

Pour un gouvernement se prétendant soucieux de la dépense publique, que penser de son entêtement  à imposer le projet du CDG Express, d’un coût estimé de 1,6 milliard d’euros, pour desservir un aéroport qu’il souhaite privatiser ? A ce propos, on dit aussi  que le CDG Express est le bouquet de la mariée offert aux postulants à la privatisation d’ADP.

A l’opposé de cette logique, c’est d’un plan de préservation et de développement des biens communs que sont nos aéroports, gares, ports, autoroutes, dont notre pays, notre peuple et la planète ont besoin !

Signez la pétition : https://bit.ly/2UzJWpG

 

Journée internationale des droits des femmes

Les femmes gagnent toujours 26% de moins que les hommes, du fait du travail à temps partiel (30% des femmes), des retards (ou absence) de déroulement de carrière, de la dévalorisation des métiers en majorité féminisés (santé, sociale, éducation, tertiaire…), de la part variable de la rémunération, de la discrimination inexpliquée, et de la diminution des femmes dans les métiers scientifiques.

15h40, c’est donc tous les jours l’heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement.

C’est pourquoi 37 associations féministes et syndicats appellent à cesser le travail à 15h40 le vendredi 8 mars 2019.

Chaîne humaine à Toulouse, changement de nom des places à Nancy, défilé avec batucada à Marseille, marches dans les cités à Nanterre, Strasbourg et Villefranche… à Paris un rassemblement est prévu Place de la République à 15H40. Allez les filles !

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« Les mineurs non accompagnés sont d’abord des enfants avant d’être des étrangers ».

Cette phrase  de Jacques Toubon, Défenseur des droits, en dit long sur la façon dont l’Etat, avec la loi Asile et immigration, considère ces jeunes, au mépris de la Convention internationale des droits de l’Enfant.

Jeudi dernier, le 28 février, l’Unicef, le Syndicat de la magistrature,  Médecins du Monde, la Ligue des Droits de l’Homme et 15 autres associations et syndicats (cf ci-dessous) ont saisi le Conseil d’État pour obtenir  la suspension du décret d’application qui autorise le fichage des mineur·e·s isolé·e·s.Capture d’écran 2019-03-04 à 00.05.48

En organisant le fichage de mineur·e·s à d’autres fins que celles liées à leur protection, en prévoyant la collecte de leurs données personnelles et leur croisement avec d’autres fichiers, en permettant aux préfectures d’éloigner des jeunes sans que le juge des enfants n’ait pu statuer sur leur situation, ces dispositions législatives et réglementaires portent gravement atteinte aux droits de l’enfant.

A l’occasion du dépôt de ce recours devant le Conseil d’État, les dix-neuf requérants entendent aussi formuler une question prioritaire de constitutionnalité contre l’article 51 de la loi Asile et immigration, qui a introduit cette disposition dans le Code des étrangers et du droit d’asile.

Ce même jour, la Cour européenne des droits de l’homme condamnait la France pour 
« traitement dégradant » infligé à un jeune afghan de 12 ans, mineur étranger non accompagné et non pris en charge dans la jungle de Calais en 2015 et 2016.

Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, Syndicat de la magistrature, UNICEF France, La Cimade, LDH, CNAPE, Uniopss, Armée du Salut, ANAS, ADDE, DEI-France, FASTI, FAP, FEP, GISTI, Secours catholique, Solidaires