Faire vivre la démocratie et le progrès social à Montfermeil

Samedi 23 mai avait lieu le conseil municipal d’installation de Montfermeil, suite aux élections du 15 mars dernier. Alors que débute cette nouvelle étape de la vie de notre commune (et de la mienne !), je tenais à remercier une nouvelle fois les 1399 Montfermelloises et Montfermeillois qui ont choisi notre liste « Montfermeil autrement », et toutes et tous les militants, soutiens et sympathisants qui nous aurons soutenus pendant la campagne.

Avec Farid Kachour, Angélique Planet-Ledieu, Jean-Riad Kechaou, Laurence Ribeaucourt, nous serons sur le pont pendant les six années à venir pour porter les attentes et les revendications des Montfermeillois, y compris de la majorité qui ne s’est pas exprimée dans les urnes, du fait notamment de la situation sanitaire.

CM élus Montfermeil autrement

© Ville de Montfermeil. Photos Franck Dunouau

Dans mon intervention inaugurale, au nom de notre groupe, j’ai souligné les grands axes de notre action : démocratie locale et progrès social (santé, cantines…). Une intervention que je vous propose de retrouver dans son intégralité ci-dessous :

« Les Jours heureux » : de la Résistance à aujourd’hui.

On célèbre aujourd’hui la Journée nationale de la Résistance, temps de mémoire et de recueillement mais aussi de mobilisation et d’action. Car la crise sanitaire et économique que nous traversons – la plus grave depuis la guerre – met en lumière l’importance du programme du Conseil National de la Résistance, « Les Jours heureux » .  Ce programme mis en oeuvre au sortir de la guerre, dans un pays exsangue , est à l’origine de conquêtes sociales inédites  : la Sécurité sociale, visant à assurer à chacun des moyens d’existence, les nationalisations (Banque de France, assurances, EDF…) pour permettre « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun (…)« .

En ces temps de pandémie, les services publics ont de nouveau révélé toute leur actualité, toute leur nécessité, toute leur urgence. Pourtant, cet héritage du CNR a été systématiquement attaqué et vidé de son contenu par les gouvernements successifs ces dernières décennies, toujours au nom de la raison financière, toujours pour le  profit de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.

Aujourd’hui, alors que la récession s’annonce profonde et que les classes populaires pourraient une nouvelle fois payer le prix fort, affirmons l’esprit et l’énergie de la Résistance pour que le Jour d’après soit celui des Jours heureux.

pcnrLe 27 mai 1943 fut marqué par la première réunion du Conseil national de la Résistance. Réunissant un large spectre de forces politiques et syndicales, le CNR se fixait deux objectifs : libérer la France de l’occupation et de la collaboration, et organiser le redressement du pays après le retour de la démocratie.

Le premier objectif fut obtenu de haute lutte, par le sacrifice de nombreux résistantes et résistants,  français et étrangers, comme Raymond Gurême, « voyageur » d’origine tchèque et résistant, décédé avant-hier à 95 ans, dont je salue la mémoire. Le second objectif, ce fut la mise en oeuvre du programme « Les jours heureux »…

 

Vers une reprise dans les collèges ?

J’ai participé la semaine dernière à la Commission Hygiène et Sécurité du collège Jean-Jaurès de Montfermeil qui réunissait les représentants des enseignants, des parents d’élèves, des personnels de l’Education nationale et du Département autour du principal et du principal adjoint. En effet, dans les départements en zone rouge, comme le nôtre, collèges et lycées n’ont pas ré-ouverts mais le Département s’y prépare, dans l’attente d’une décision du Gouvernement d’ici le 2 juin.  Les agents techniques dépendant du Département, qui assurent en temps normal le service de cantine, l’entretien et le nettoyage, sont en poste depuis lundi dernier pour préparer cette éventuelle rentrée sous double protocole sanitaire : celui de l’Education nationale et celui du Département. Nous avons d’abord passé au crible les conditions de sécurité sanitaire d’une reprise progressive des cours avant d’apprécier de visu les sens de circulation et les règles de déplacement dans l’établissement ;  la préparation des salles qui sont en capacité d’accueillir moitié moins d’élèves (12 au maximum), pour 12 heures de cours par semaine, répartis sur 4 demi-journées… Le Département a doté chaque collégien de 2 masques, du gel hydroalcoolique indispensable, et les demi-pensionnaires bénéficieront d’un papier repas.

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Respect des gestes barrières et de la distanciation sociale à la Commission d’Hygiène et de Sécurité du collège Jean-Jaurès.

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Avec les agents du Département

« Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien »

C’est le cri d’alerte de Philippe Portmann, secrétaire général du Secours Populaire Français de Seine-Saint-Denis : pour le seul mois d’avril, près de 60 tonnes de denrées alimentaires, de produits frais et de dons d’entreprises ont été distribuées par le Secours Populaire Français de Seine-Saint-Denis dans ses 21 comités et antennes locales au bénéfice de familles, étudiants, travailleurs précaires, personnes isolées ou à la rue – sans compter les produits récupérés par les bénévoles lors de collectes.

Ce mercredi, le SPF 93 recevait les dernières palettes du FEADS (Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis), censées couvrir les besoins jusqu’à l’automne  2020 : « Concrètement nous aurons d’ici mi ou fin juin consommé en 8 mois la dotation d’une année, soit 274 tonnes de denrées, soit une  « impasse » de trois ou quatre mois sur certains produits de première nécessité. » déclare P. Portmann dans un courrier adressé aux parlementaires, maires, élu.e.s du département et de la région :  » A ce jour, et ce sûrement pour de longues semaines ou de longs mois, il n’y a pas de pause dans le besoin de denrées, ce qui va nous mettre en difficulté (…) Nous avons besoin de votre soutien pour interpeller les pouvoirs publics sur la situation qui pourrait se produire, à savoir une crise alimentaire, avec son cortège de troubles sociaux.  (…)  Et d’ajouter : La solidarité n’a pour nous aucune couleur partisane. Fidèle à sa tradition d’indépendance le Secours Populaire Français travaille avec celles et ceux qui le souhaitent et partagent sa devise « Tout ce qui est humain est notre ».

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Laissez-nous respirer !

La réouverture des parcs, nos « grands espaces » est une nécessité pour le bien-être de toutes et tous. C’est pourquoi j’ai cosigné une lettre à l’adresse du Premier ministre  au côté de 27 maires et 18 conseillères et conseillers départementaux  de Seine-Saint-Denis avec un message simple : « laissez-nous respirer » !

En cette veille de jour férié, se dégourdir les jambes et l’esprit dans un cadre de verdure, pique-niquer en famille, promener son chien, rêver ou lire au soleil… Un besoin impérieux dans notre département où le confinement a été particulièrement éprouvant, non seulement sur le plan sanitaire et économique, mais du fait des difficiles conditions de logement d’une part importante des habitants. Si bois et forêts ont été autorisés à ré-ouvrir, comme la forêt de Bondy, à Clichy-sous-Bois et à Coubron pour le plus grand bonheur de tous, les parcs départementaux – comme le parc de la Poudrerie ou celui de la Haute Ile, en bord de Marne, n’en ont pas reçu l’autorisation, à l’exception du parc Georges-Valbon à La Courneuve, à titre « expérimental. »

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Une situation incompréhensible, alors même que des espaces bien plus risqués sont rouverts comme les transports en commun et que, autant l’espace disponible dans ces parcs que le sens des responsabilités des habitants et la vigilance des écogardes permettent de garantir les règles sanitaires.

Rouvert jeudi dernier « à titre expérimental », le parc de La Courneuve en apporte une démonstration éclatante. Alors, laissez-nous respirer !