Aminata Traoré, nous ne t’oublions pas. Lutte contre les violences faites aux femmes : ne nous résignons jamais !

Le 12 novembre 2019, à Montfermeil, Aminata Traoré était victime de féminicide. Deux fillettes orphelines, et les habitant.e.s de Montfermeil, ses amies, ses collègues, ses voisines sous le choc de ce drame terrible. La lutte contre les violences faites aux femmes ne connaît pas de pause. L’association Nous Toutes déplore 152 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2019.

La crise sanitaire et sociale, le confinement, ont encore aggravé les violences physiques, psychiques, morales faites aux femmes mais aussi en restreignant l’accès aux droits.

Le Conseil départemental, avec tous ses partenaires associatifs et institutionnels, développe des outils novateurs et efficaces pour combattre ce fléau et protéger les femmes. Je salue tout particulièrement le travail de ma collègue Pascale Labbé, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes, et d’Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes, créé dès 2002.

Hier les 16èmes Rencontres femmes du monde en Seine-Saint-Denis se sont tenues sur le thème de la protection des femmes victimes de violences. Elles ont permis de faire mieux connaître les dispositifs judiciaires et d’accueil existants dans notre territoire, pionnier en la matière.

https://secure.synople.tv/site/seine-saint-denis/Evenements/2020/201124_Evt_Violence_Video.php?jwsource=cl

Poursuivons ce combat et faisons résonner ces mots de Gisèle Halimi : « Je dis aux femmes trois choses : votre indépendance économique est la clé de votre libération. Ne laissez rien passer dans les gestes, le langage, les situations, qui attentent à votre dignité. Ne vous résignez jamais ! »

Journée internationale des droits de l’enfant : l’accès à l’école, un droit fondamental

20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant. La convention internationale des droits de l’enfant, signée par la France, rappelle la nécessité de garantir et de faire respecter les droits de chaque enfant. La France compte actuellement 16 millions d’enfants, soit près du quart de la population. C’est dire l’importance de l’enjeu pour notre pays.

Pourtant, à Montfermeil, des enfants sont toujours privés du droit à l’éducation du fait de l’action illégale mais délibérée du maire.

Donner plus de moyens à l’école et faciliter l’accès à l’éducation doivent être nos priorités. C’est pourquoi j’agis systématiquement auprès de l’Inspection de l’Education nationale et de la préfecture dès que des parents m’informent de l’impossibilité pour leurs enfants d’aller à l’école. Pour qu’à Montfermeil le droit des enfants soit respecté. Mais que de temps perdu pour les enfants, pour leurs parents ! Car nécessairement, en vertu de la loi républicaine, ils sont au final scolarisés sur ordre du Préfet.

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » écrivait Victor Hugo il y a plus de 120 ans. Un poème à méditer.

Un milliard d’€ pour le Plan éco-collèges : répondre aux défis de la décennie

Depuis sa création, le Département de la Seine-Saint-Denis déploie des efforts considérables pour assurer les conditions d’une éducation publique de qualité à tous les jeunes, élément fondamental de leur émancipation individuelle et collective.

Le Plan éco-collèges 2021-2030 que nous avons voté lors de la séance du 12 novembre consacrera plus d’1 milliard d’euros à l’accueil des collégiens pour les 10 ans à venir. Car 7000 collégiennes et collégiens supplémentaires sont attendus en Seine-Saint-Denis d’ici 2030. Construction de nouveaux collèges, rénovation et reconstruction pour répondre à l’accroissement démographique dans de bonnes conditions et répondre dans le même temps aux impératifs de la transition écologique, de l’égalité femmes-hommes ou encore de l’accessibilité pour les élèves en situation de handicap.

. Cela suppose des adaptations et des constructions de collèges supplémentaires pour assurer des conditions d’enseignement de qualité. En effet, les programmes de construction de logements, qui se multiplient sur notre territoire nécessitent qu’ils soient accompagnés de la création des services publics indispensables, notamment en termes d’infrastructures éducatives.

On peut donc s’étonner du silence de certains maires, dont celui de Montfermeil, à qui nous avons proposé la création d’un nouveau collège et d’un équipement sportif, dont le coût unitaire (23 millions d’euros) sera entièrement pris en charge par le Département…

Défendre la laïcité et la liberté d’expression

En séance du Conseil départemental hier, j’ai eu l’honneur de présenter le voeu de la majorité pour défendre la laïcité et la liberté d’expression, piliers de la République et d’une société démocratique. Un vœu appelant à une action ferme dans le respect de l’Etat de droit et loin de tout amalgame.

La manipulation et la déformation de ces principes et l’hystérisation du débat étaient pourtant au rendez-vous. C’est malheureusement ce dont nous avons été les témoins hier de la part du groupe Les Républicains dont le voeu aux relents nauséabonds, débordait d’amalgames scandaleux, n’hésitant pas à nous traiter « d’islamo-gauchistes »et assimilant notamment la lutte contre les violences policières et la lutte contre les discriminations au soutien au terrorisme… Une tentative qui visait notamment notre collègue Azzédine Taïbi, maire PCF de Stains et conseiller départemental, qui a pointé avec une grande dignité dans sa réponse les incohérences et irresponsabilités des élus départementaux de droite.

« La République est une et indivisible. Nous rappelons avec force notre engagement citoyen pour la liberté, l’égalité, la fraternité, qui constituent chaque jour le sens de notre action. » Notre attachement à ces principes, à notre volonté de vivre-ensemble par delà les différences doit être maintenu et renforcé.

Fermer des urgences en pleine pandémie ? Incroyable mais vrai !

Faut-il fermer des services hospitaliers en pleine pandémie sanitaire et alors que les hôpitaux dans tout le pays sont surchargés et à bout de souffle ?

La question pourrait être rhétorique, tant cela semble absurde et irresponsable. C’est pourtant ce qu’a décidé Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, qui a annoncé la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, en plein centre de Paris.

Une décision qui va à contre-courant des besoins et qui met en danger la population, le tout au service d’une idéologie qui a démontré son échec à répondre aux besoins de la grande majorité des habitants de notre pays.

Car comme le souligne Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne : « L’hôpital Hôtel-Dieu de Paris, avec ses Urgences, est en capacité d’accueillir des patient·es atteints du coronavirus, de les évaluer, de les prendre en charge et de les hospitaliser si nécessaire. Il dispose de moyens humains compétents et techniques (scanner H24) à même de prendre en charge des patient·es dits « intermédiaires » (trop fragiles pour les renvoyer à domicile mais nécessitant une surveillance et/ou oxygénothérapie). »

« En pleine crise sanitaire et en nouveau risque d’attentat terroriste, l’heure est à l’ouverture de lits et de services ! La décision de l’AP-HP de fermer les urgences de l’Hôtel Dieu le 4 novembre prochain est inacceptable et sonne comme une provocation pour toutes celles et tous ceux qui se battent pour l’avenir de cet établissement. »

Plus que jamais, soutenir les personnels hospitaliers, c’est agir et se mobiliser pour exiger des moyens pour l’hôpital public !