Questions au préfet en séance du Conseil départemental

séance 190704-4Pour sa dernière séance avant l’été, le Conseil départemental recevait jeudi dernier le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis : Georges-François Leclerc a présenté le rapport des activités de l’État dans le département, avant de répondre à une question orale de chaque groupe politique.

Pour ma part, j’ai adressé trois questions écrites à M. Leclerc : 

1. Le refus du maire de Montfermeil d’inscrire certains enfants à l’école est une pratique illégale et discriminatoire. J’interviens régulièrement à ce sujet auprès de l’Inspection de l’Education nationale et du Préfet qui agissent en conséquence, inscrivant d’office ces enfants à l’école. Face à ces pratiques persistantes, j’ai donc demandé quels moyens pouvaient être utilisés par le préfet pour contraindre le maire à respecter la loi républicaine, une bonne fois pour toutes.

2. Concernant le projet d’exploitation d’une carrière de gypse au Fort de Vaujours, j’ai attiré l’attention du préfet sur le fait que les recommandations des garants de la concertation qui s’est déroulée l’hiver dernier ne semblaient pas être suivies d’effet. Dans leurs conclusions, ils recommandaient  une plus grande transparence et une meilleure information des publics. Or, depuis février, silence radio ! J’ai donc demandé à savoir où en était le dossier de demande d’exploitation du site par Placoplatre et la tenue rapide d’une Commission de suivi de site afin de disposer de l’ensemble des informations utiles à la compréhension de l’état d’avancement du projet.

3. Enfin, j’ai demandé au préfet quelles mesures il comptait mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les faits qui se sont déroulés à Vaujours le 22 juin et, plus généralement, pour améliorer le lien entre la police et la population de nos banlieues, notamment les jeunes. Il ne saurait y avoir deux poids deux mesure en matière de justice. A Vaujours, le 22 juin dernier, un jeune homme de 17 ans après avoir été blessé à la gorge par un officier de police avec une paire de ciseaux, a été placé en garde à vue, ainsi que son père et sa soeur.  Alors que les habitant-es de Seine-Saint-Denis ont besoin de sécurité, de tels actes ne peuvent que détériorer gravement le lien de confiance indispensable entre la police et la population.

Je vous tiendrai bien entendu informés des réponses qui me seront apportées.

L’Eté du canal, les plaisirs de l’eau

La saison estivale en Seine-Saint-Denis démarre ce samedi avec l’Eté du canal, proposé par Seine-Saint-Denis Tourisme : activités nautiques, sportives, culturelles, spectacles, concerts, ateliers, bals, apéros tous les week-ends jusqu’au 25 août, avec la participation de nombreuses villes qui bordent le canal de l’Ourcq et le canal Saint-Denis.  Et, bien sûr des navettes fluviales sur le canal de l’Ourcq (1€ le samedi et 2 € le dimanche par adulte – c’est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans) et des croisières festives, gourmandes, culturelles sur le canal de l’Ourcq et le canal Saint-Denis… Une multitude d’activités à découvrir et du plaisir à partager sur l’eau et au bord de l’eau ! Retour en images sur cette première journée, qui n’est d’ailleurs pas terminée.

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Au bassin de La Villette à Paris, les navettes fluviales se préparent pour leur premier week-end, rapidement prises d’assaut dès le 1er départ ! Une petite brise, le nez au vent, sur l’eau, ça n’a pas de prix par cette chaleur. Ça tombe bien, c’est presque gratuit.

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Curieux, cette épidémie de maillots jaunes sur les berges du canal alors que nous naviguons …

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Renseignements pris, c’est une course caritative qui a démarré à Copenhague : Suède, Danemark, Grande-Bretagne, Allemagne… et qui croise les premiers festivaliers de l’Eté du canal dans la bonne humeur 

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Premier arrêt au port de loisirs de Bobigny, dans le parc de la Bergère, qui se prépare à accueillir un week-end cirque: ateliers de jonglage et d’acrobaties, spectacles, cabarets et concerts… 50 artistes de cirque et 50 musiciens vous attendent jusqu’à demain soir. Bienvenue !

 

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Premier spectacle d’acrobatie, en début d’après-midi, accompagné à la contrebasse. Les spectateurs, à l’ombre, le nez en l’air sont ravis !

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L’acrobate, le musicien et l’arbre… Un joli moment

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Au parc aquatique de Noisy-Bondy, nombreuses activités sportives et aquatiques : un grand moment de bonheur et beaucoup d’émotions.

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Le temps des festivals

En mai et juin, les festivals battent leur plein dans notre département. Musique, danse, cinéma… En Seine-Saint-Denis, la culture n’a jamais été un supplément d’âme et la politique culturelle du Département s’est construite avec la volonté d’offrir à chacun.e accès au meilleur de la création artistique et à l’imaginaire.

Premier département après Paris en matière d’équipements culturels, notre Département est le premier financeur de très nombreux festivals qui conjuguent à cette occasion créations, résidences d’artistes, master class, projets avec les habitants. Il s’agit de mettre en partage plaisir, émotion et découverte mais aussi de promouvoir l’accès de tous à la création contemporaine dans toutes ses dimensions, d’élargir les horizons, de développer son esprit critique, de s’autoriser la liberté de penser son rapport aux autres et au monde…. Les mois de mai et juin sont particulièrement riches !  Retour sur 3 festivals incontournables de saison.

Le Festival de Saint-Denis fête son cinquantenaire de belle manière dans l’écrin gothique de la basilique-cathédrale de Saint-Denis et à la Maison des demoiselles de la Légion d’honneur. Inauguré avec la Résurrection de Malher, il se terminera le 3 juillet par le Requiem de Verdi. 

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Samedi, j’ai assisté avec plaisir et intérêt à la clôture des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, l’un des plus grands festivals français de danse contemporaine,  reconnu des professionnels qui y recherchent l’innovation internationale et prisé du grand public. Cette année,  23 compagnies invitées, 26 spectacles et 46 représentations.

Le 15 juin, je remettais les deux grands prix du festival Côté Court, qui conjugue avec passion films courts et arts visuels et tisse un dialogue avec les autres arts. Le prix André S. Labarthe récompense une œuvre de fiction et a été attribué à Emmanuel Marre pour D’un château l’autre (déjà lauréat du Grand prix du festival du moyen métrage de Brive) et le prix Essai/Art Vidéo, remporté ex-æquo par Anton Balas pour Derrière nos yeux et Kaori Kinoshita et Alain Della Negra pour Tsuma Musume Haha.   

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Aéroports de Paris : j’ai signé pour le référendum ! Et vous ?

 

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… Et je vous invite à en faire autant ! Ne laissons pas brader au plus offrant notre bien commun comme une vulgaire marchandise. On a vu ce que cela donne avec les autoroutes, construites avec nos impôts puis offertes au privé… Nous payons, les actionnaires encaissent ! Il faut que 4,7 millions d’électeurs signent la pétition en ligne (soit 10 % du corps électoral) pour qu’un référendum soit organisé à l’échelle nationale. Pour signer, munissez-vous d’une pièce d’identité…

Ce projet de privatisation d’ADP (Roissy, Orly et Le Bourget) est une aberration économique pour les comptes de l’État et pose de graves questions en termes de souveraineté et de sécurité nationale, de conditions de travail des salarié-es, de transition écologique ou encore de qualité de vie des populations riveraines.

Fruit de l’initiative de 248 parlementaires d’opposition,  des forces politiques très diverses se rassemblent. En témoigne le meeting organisé mercredi soir à Saint-Denis à l’initiative du député communiste Stéphane Peu qui a réuni  parlementaires communistes, socialistes, Les Républicains, insoumis, ainsi que le secrétaire de la CGT-ADP, Daniel Bertone.

Depuis l’ouverture du site dédié la semaine dernière,  plus de 235 000 signatures ont été validées,  malgré les multiples dysfonctionnements de celui-ci. Un démarrage en trombe, qui devra être pérennisé. Cet effort devra être le nôtre, pour convaincre notre famille, nos ami-es, nos collègues… au travail !

 

Pour signer : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

 

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Face à cet enjeu majeur pour la Seine-Saint-Denis – qui accueille deux des aéroports concernés -, le Conseil départemental a voté le 13 juin dernier un vœu soutenant la demande d’organisation d’un référendum.

Hôpital, silence…

Lors du conseil de surveillance de l’hôpital de Montfermeil qui s’est tenu ce vendredi, j’ai proposé une motion de soutien aux personnels des urgences et aux personnels hospitaliers en grève dans notre département. Cette motion n’a pas été mise au vote car « trop politisée » selon M. Schumacher, maire-adjoint de Montfermeil, représentant le Président du Conseil de surveillance, M. Lemoine. C’est oublier que la situation de l’hôpital public aujourd’hui est bien le fruit des politiques menées depuis des décennies. Voici donc ma motion, dans son intégralité.

« Je propose aux membres du Conseil de surveillance d’apporter notre soutien aux personnels hospitaliers et aux urgentistes en grève, dans notre département et sur tout le territoire.

Depuis maintenant des mois, les professionnels de santé sont mobilisés pour dénoncer la casse du service public de santé et réclamer les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions.

Mardi dernier, les syndicats ont appelé à la mobilisation. Ce samedi 15 juin, la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité appelle aussi à une grande journée d’action décentralisée. Et partout, des services d’urgence poursuivent la grève et alertent sur un « point de rupture jamais atteint », comme l’a par exemple exprimé il y a quelques jours le président de Samu-France.

C’est dans ce contexte que Mme Buzyn, Ministre de la santé, a présenté son projet de loi Organisation et Transformation du système de santé. « Ma santé 2022 » poursuit les lois précédentes mises en œuvre par Roselyne Bachelot, Marisol Touraine.

Reposant sur des critères comptables imposés par Bruxelles qui font la part belle au privé au détriment du public, cette réforme, qui sera pour l’essentiel votée par ordonnances, favorisera le secteur privé, continuant ainsi d’obéir à la logique déjà bien engagée de marchandisation du secteur de la santé, au détriment de l’intérêt général de nos concitoyens.

Ce projet de loi n’est pas la hauteur de la crise de l’hôpital public et des difficultés d’accès aux soins dans notre pays, et particulièrement en Seine-Saint-Denis où tous les indicateurs sont au plus bas et en-dessous des moyennes nationales et régionales, qu’il s’agisse de la densité médicale (3, 1 médecins pour 1000 habitants quand le taux régional est de 5,1 et de 5,7 en France métropolitaine) ; de la mortalité prématurée (190 décès prématurés pour 100 000 h dans notre département contre 113 en Ile-de-France) ou encore de l’IDH (indice de développement humain. Critères : éducation, espérance de vie à la naissance et revenus médians par foyer. 0, 39 contre 0,57 en IDF ). Ces chiffres sont connus et l’ARS en fait le constat. Mais constater ne suffit pas.

La crise des urgences est le symptôme le plus flagrant de la crise de la santé publique. Quand il n’y a pas assez de médecins de ville, que les prises de rendez-vous pour des consultations de spécialistes prennent des mois, qu’on supprime des lits, des services, qu’on pèse sur la masse salariale, alors, fatalement, les urgence sont saturées.

Les personnels hospitaliers, aux urgences et dans les services, sont, quant à eux, au bord de l’épuisement professionnel généralisé et les syndicats tirent la sonnette d’alarme face au nombre croissant de burn-out et de suicides.

Pourrait-on faire autrement ? Oui. Cette dégradation à marche forcée est-elle inéluctable ? Non. C’est une question de choix politiques. Des solutions existent pour faire face à l’urgence sanitaire. Par exemple, créer 100 000 emplois statutaires par an pendant 3 ans dans les filières gériatriques et les EHPAD, revaloriser les carrières et les rémunérations, mettre en place un pôle public du médicament…

Cela suppose en place un plan d’investissement pour une santé de qualité accessible à toutes et tous, financé par la suppression de la taxe sur les salaires dans les hôpitaux, la suppression du CICE et du CIR, des exonérations de cotisations patronales et une véritable lutte contre la fraude patronale aux cotisations sociales. C’est ce projet alternatif de santé  que proposent les parlementaires du groupe communiste au Sénat et à l’Assemblée.

Il est temps d’investir massivement dans la qualité de nos établissements et dans les recrutements pour répondre aux besoins humains. Notre pays en a les moyens.«