Plan de rebond solidaire : 55 M€ pour répondre à la crise du Covid-19

Nous avons adopté ce mercredi 8 juillet le « Plan de rebond solidaire pour l’avenir de la Seine-Saint-Denis ». La solidarité et l’écologie sont les leviers de ce plan doté de 55 millions d’euros, pour répondre – partiellement – à la crise économique et sociale qui continue de se déployer dans notre département.

Afin de répondre au mieux aux besoins des habitants touchés par la crise et aux acteurs les plus impactés, ce plan de rebond comporte trois fonds, chacun avec une orientation spécifique :

  • un fonds d’aide d’urgence aux habitant-es
  • un fonds destiné aux acteurs de la Seine-Saint-Denis
  • un fonds d’investissement pour l’adaptation et la transformation du département

plan rebond quali

18,4 millions € seront ainsi dédiés à la solidarité, notamment pour le soutien au paiement des loyers, l’alphabétisation numérique, mais aussi pour aider les acteurs locaux (associations, établissements sociaux et médico-sociaux…) actuellement en difficulté ou faisant face à des nécessités nouvelles.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire seront eux aussi soutenus, en particulier dans leurs activités d’insertion professionnelle, d’aide à la personne ou d’économie circulaire. Ce sera également le cas de la culture ou du sport, afin de donner de l’air aux clubs et associations qui font face à une forte baisse de revenus, tout en promouvant l’accès au sport-santé par exemple.

L’éducation n’est pas oubliée, avec un effort en direction du raccrochage scolaire ou de la formation professionnelle.

Enfin, nous lançons une expérimentation unique en France : les agent-es du Département qui le souhaitent pourront désormais consacrer 1/2 journée par semaine à des actions de bénévolat auprès de structures de la solidarité. Tout au long de la crise, y compris dans les moments les plus compliqués, ils et elles ont fait montre de leur engagement au service de la collectivité.

Soutien scolaire, formation aux outils numériques ou comptables, à la préservation de l’environnement… ce sont 7000 agent-es qui pourraient ainsi mettre leurs compétences et leur savoir-faire au service de notre territoire.

 

 

Cours Alexandre Dumas : fin de l’histoire

Le Parisien a publié hier un article sur la fermeture du cours Alexandre Dumas à Montfermeil. Avec les élus du Front de Gauche, nous avions dénoncé cette école hors contrat qui ne respectait pas les programmes de l’Education nationale, dont les enseignants n’étaient pas qualifiés et qui enregistrait des résultats catastrophiques pour de nombreux élèves.

Bien sûr, je regrette que des enfants pâtissent de cette situation. Car qui dit « école hors contrat » dit obligation de passer un examen pour réintégrer le cursus de l’Education nationale.

Créé en 2012, le Cours Alexandre Dumas aura coûté aux contribuables montfermeillois plus de 3 millions d’euros : 2 millions pour l’achat de la propriété ; plus d’1,2 million pour le terrassement et la viabilisation, puis une location annuelle  pour le moins « bienveillante » de 1euro du m2, soit 1500 € par an. On aurait aimé que le maire mette un peu de cet argent au service des écoles publiques de la commune et dans les Temps d’Activités Péri-Scolaires (TAPS) – ce qu’il a refusé de faire alors, arguant : « La ville est pauvre ».

Demeure aujourd’hui une exigence : il faut rendre ce patrimoine communal aux Montfermeillois et aux Montfermeilloises. Et pourquoi pas en y installant la Maison des associations et des citoyens ? Dans la campagne des municipales, Montfermeil Autrement a proposé de créer un tel lieu au service de toutes et tous. Un projet toujours d’actualité.

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Logement : un fonds départemental exceptionnel pour aider les locataires en difficulté

Combien de fois, ces dernier mois, ai-je entendu  cette phrase : « entre le loyer et la nourriture, je dois choisir  » ? Trop souvent. Le Conseil départemental a décidé de lancer un Fonds exceptionnel d’aide au paiement des loyers afin de soutenir les locataires en difficulté, et notamment les actifs.

Conséquence du confinement et du fort ralentissement de l’activité économique, de nombreux ménages de Seine-Saint-Denis font aujourd’hui face à des difficultés financières accrues et les loyers constituent l’un des principaux postes de dépense qui ne peut pas être réduitLa baisse des revenus a un impact particulièrement important sur la capacité à payer les loyers dans le parc public comme dans le privé.

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Le Département contribue dès à présent à ce fonds à hauteur de 2 millions d’euros, avec l’objectif d’atteindre 4 M€, ce qui permettrait d’attribuer une aide d’un montant moyen de 480 € pour environ 8 000 ménages. Seront concernés celles et ceux dont le revenu aura diminué d’au moins 20% entre mars et mai, et dont le loyer représentait 30% des revenus avant le confinement (ou 40% actuellement). Seine-Saint-Denis Habitat s’est d’ores et déjà engagé à verser 1 M€ et d’autres acteurs du logement ont été sollicités.

Avec ce fonds exceptionnel, nous voulons éviter que de nouveaux ménages entrent dans la spirale de l’endettement locatif et réduire l’impact social de la crise pour les Séquano-Dionysiens.

Une nouvelle fois, nous prenons nos responsabilités en tant que Conseil départemental. Et une nouvelle fois, nous rappelons que nous ne pourrons pas suppléer l’Etat et que c’est bien d’un effort national dont nous avons besoin.

Chèque réussite : 200€ pour les nouveaux collégiens

Depuis le 18 juin 2020, il est possible de faire sa demande du chèque réussite, l’aide de 200 € destinée aux élèves entrant en 6e dans un collège public de la Seine-Saint-Denis pour acheter des fournitures scolaires, livres, équipements numériques et culturels. Les chèques réussite sont adressés par voie postale au domicile et sont acceptés dans les commerces partenaires jusqu’au 7 décembre 2020.

Toutes les explications dans la vidéo ci-dessous, et rendez-vous ici pour faire votre demande. Vous avez jusqu’au 11 octobre !

Alors que s’achève une année scolaire particulière et éprouvante, cette aide du Conseil départemental contribuera à faciliter la rentrée de nombreuses familles séquano-dionysiennes.

En 2020, ce sont près de 20 000 élèves qui devraient entrer en 6ème. L’année dernière, plus de 15 000 d’entre eux avaient bénéficié du chèque réussite, pour un montant total de 3 millions d’euros.

 

 

 

La séance du Conseil départemental de juin…

Situation sanitaire, écologie et aide à l’enfance étaient au programme de la séance de juin du Conseil départemental qui s’est réuni il y a 10 jours.

Plan Canopée   : Une démarche d’écologie populaire tournée vers l’avenir

C’est une véritable politique de l’arbre en Seine-Saint-Denis que le Plan Canopée se propose de mettre en oeuvre pour les 10 ans à venir : verdir la Seine-Saint-Denis pour atteindre 20% de surface arborée sur l’ensemble du département. Objectif :  la plantation de 30 000 arbres sur le principe 1 naissance = 1 nouvel arbre, en diversifiant les essences, et pour que « la cime des arbres et la ligne de crête des bâtiments se rejoignent », pour reprendre les mots de mon collègue Bélaïde Bedreddine, vice-président à l’écologie urbaine. Des concours de plantations seront soutenus, avec une attention particulière envers les collégiens. Quant aux arbres existants, leur préservation sera de mise. Et pour un arbre abattu, trois seront replantés.

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Parrainages d’enfants : aider à grandir dans les meilleures conditions

S’engager pour le jour d’après, c’est s’engager pour les générations futures. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter le soutien aux associations menant des parrainages/marrainages bénévoles d’enfants et de jeunes pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance.

Je suis intervenue au nom du groupe Communiste-Citoyen-Front de Gauche pour une transformation écologique et sociale pour dire toute notre fierté de confirmer et développer ainsi l’engagement humain et solidaire de notre Département, saluer les associations et toutes et tous les marraines et parrains. Mais j’ai aussi rappelé qu’il était plus que temps que l’État assume enfin son devoir et investisse dans l’avenir de tous nos enfants.

Une exigence que nous avons récemment réaffirmée à plusieurs reprises, lors d’un voeu adopté à l’unanimité par notre assemblée pour un renforcement du plan de rattrapage de l’Etat, de même qu’avec d’autres élu-es communistes et républicains de Seine-Saint-Denis.