Les Droits de l’enfant, toujours d’actualité

Aujourd’hui , c’est aussi la 29ème journée internationale des droits de l’enfant qui marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant par l’ONU . Quasiment universelle, cette Convention a été ratifiée par tous les pays du monde, à l’exception de la Somalie et des États-Unis.

Cependant, malgré ces avancées, de nombreux efforts restent à faire pour assurer à tous les enfants une vie digne et heureuse, en paix. Les exemples sont nombreux, je voudrais en souligner quelques-uns :

Quand la Convention affirme le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes, il faut entendre le cri d’alarme des juges pour enfants du tribunal de Bobigny, face à « la forte dégradation des dispositifs de protection de l’enfance en Seine-Saint-Denis » du fait du « manque flagrant de personnel, lié aux restrictions budgétaires, dans un contexte où la dégradation des conditions du travail éducatif et social en Seine-Saint-Denis rend plus difficiles les recrutements ».

Un cri auquel se sont joints moins de dix jours plus tard les professionnels de la protection de l’enfance du département, réunis à Bobigny pour les 50 ans de l’association Sauvegarde de l’enfance, qui ont dénoncé « La situation financière [qui] fait qu’on ne travaille plus la main dans la main. Il y a une concurrence dans le champ du social, et ce n’est pas le mieux disant mais le moins disant qui remporte les marchés ».

Quand la Convention affirme le droit à l’école, comment ne pas s’indigner de la situation d’Hervé, jeune lycéen de Clichy-sous-Bois, orphelin de père et de mère, menacé d’une expulsion vers la Côte d’Ivoire car « en situation irrégulière », alors qu’il est sur le chemin d’obtenir son bac ?

De la Seine-Saint-Denis au monde, engageons-nous pour que les droits de l’enfant deviennent une réalité !

 

En grève aujourd’hui, les « infirmières oubliées »…

Nous, les usagers, les patients, on ne les oublie pas, et on leur offre toute notre reconnaissance pour leurs indispensables compétences professionnelles mais aussi leur bienveillance, leur attention… Mais les quelque 660 000 soignants, au coeur du parcours de soin à l’hôpital comme en libéral, n’en peuvent plus ! Ce sont les grands oubliés du Plan « Ma Santé 2022 ».  Treize syndicats et associations infirmiers appellent aujourd’hui à une journée de mobilisation  pour défendre la place de leur profession dans le système de santé.  Des conditions de travail de plus en plus insoutenables, un manque de personnels, l’absence de mesures d’urgence concrètes et chiffrées,  la revalorisation des salaires et des tarifs des actes… Autant de motifs pour défendre un système de santé de qualité.

Non au vol fiscal en bande organisée !

Aujourd’hui, des milliers de personnes se préparent à manifester dans toute la France face à la hausse du prix des carburants annoncée par le gouvernement, et confirmée par celui-ci avec sa morgue habituelle, malgré l’opposition d’une majorité de Français. Comme le dénonce Ian Brossat, candidat du Parti communiste  français aux prochaines élections européennes, il s’agit d’un véritable « vol fiscal en bande organisée » : alors que le gouvernement multiplie les cadeaux fiscaux aux plus fortunés, il matraque les classes populaires et moyennes.

Comme l’a affirmé Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, devant Bruno Le Maire : « Vous faites payer une fiscalité maquillée en vert aux familles populaires et aux classes moyennes. Or ce sont ces familles qui subissent déjà les salaires bloqués et la non-revalorisation du SMIC, et qui voient leurs pensions de retraite baisser avec la hausse de la CSG, tout ceci pour compenser vos cadeaux fiscaux aux plus riches, avec la baisse de l’impôt sur la fortune, et aux entreprises – le CICE, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, aura ainsi coûté 99 milliards d’euros pour un effet quasi nul sur l’emploi. »

Le gouvernement prétend que ces hausses sont nécessaires afin de financer la lutte contre le réchauffement climatique. Mais si tel était réellement son objectif, pourquoi exempter de taxes les multinationales à l’origine de la majeure partie des gaz à effet de serre, telles que Total ? Pourquoi casser la SNCF, fermer des gares, pour mettre à la place les fameux « bus Macron » ?

En Seine-Saint-Denis, pourquoi se désengager de la livraison dans les délais des projets du Grand Paris Express et de prolongement de lignes de métro ?

Pour les habitants de Montfermeil et de Clichy,  comme pour d’autres, ce sera la double peine : être privés d’alternatives à la voiture et payer plus de taxes !

La mobilisation des « gilets jaunes » provoque de nombreuses controverses, du fait notamment de tentatives de récupération par l’extrême-droite, qui cherchent à exploiter de façon démagogique et à détourner la légitime colère de la population. Face à ces discours qui ne désignent pas un instant les véritables causes de ces injustices et ne proposent aucune alternative, affirmons la nécessité d’un changement profond de modèle économique et environnemental !

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La justice retoque l’instrumentalisation de la laïcité par Valérie Pécresse

C’est une victoire pour la laïcité : le tribunal administratif de Paris a donné raison mardi dernier au groupe Front de Gauche du Conseil régional d’Île-de-France, qui demandait l’annulation de la « Charte de la laïcité », élaborée par Valérie Pécresse.

Cette charte, dont la signature était imposée à toutes les associations sollicitant des subventions régionales, dénaturait la loi de 1905, dans le but démagogique de stigmatiser certains croyants.

Une décision de justice importante, à l’heure où le gouvernement parle de modifier la loi de 1905 !

Retrouvez le communiqué du groupe Front de Gauche :

FdG IDF cp charte laïcité

Expulsion à bas bruit

J’apprends aujourd’hui qu’un lycéen du lycée Alfred Nobel de Clichy-sous-Bois en classe terminale scientifique est menacé d’expulsion et je vous invite à signer cette pétition.

« Le jeune majeur isolé, Hervé, scolarisé en classe de TS au lycée Alfred Nobel, en France depuis 3 ans a fait l’objet mercredi 14 novembre au soir d’un contrôle de police à Paris. Il a été ensuite placé au CRA de Joinville (Paris 12e) par le préfet de Police de Paris sur la base d’une OQTF qui fait l’objet d’un appel du recours.

Hervé, de nationalité ivoirienne, est âgé de 19 ans et demi. Orphelin de père et de mère il est arrivé seul en France en septembre 2015. Il est scolarisé depuis 2015 en section générale (scientifique). Il poursuit une scolarité qui lui permettra sûrement d’obtenir son bac en juin prochain. Il a fait des demandes de titre de séjour. En novembre il a obtenu un rendez-vous à la préfecture du Raincy où il lui a été signifié une ordonnance de reconduite à la frontière en date du 15 décembre 2017. Il a fait appel de cette décision auprès du Tribunal Administratif de Montreuil. Sa demande d’annulation a été rejetée en délibéré après l’audience du 17 avril 2018. Il a fait appel du recours auprès de la Cour Administrative d’Appel de Versailles. Pour le moment ce recours n’a pas été examiné.

Hervé passera devant le Juge des libertés et des détentions au Tribunal de Grande Instance de Paris (Porte de Clichy) ce vendredi 16 novembre à 9h.

Nous, enseignants et personnels du lycée Alfred Nobel de Clichy-sous-Bois, demandons l’annulation de l’expulsion d’Hervé et qu’il lui soit délivré dans les plus brefs délais un titre de séjour.« 

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