Transports en commun : une nouvelle concertation est indispensable

L’inauguration de la prolongation du T4 le 14 décembre dernier fût célébrée par toutes et tous comme un grand pas en avant pour le droit à la mobilité et le désenclavement de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois.

Dès cette époque néanmoins, alertée par les usagers, je m’inquiétais de l’avenir de certaines lignes de bus, notamment le 601 et le 347. Une inquiétude justifiée, car ces lignes doivent être fermées dès avril prochain, alors même qu’elles continuent à jouer un rôle irremplaçable au quotidien et que les dysfonctionnements du T4 se multiplient comme le souligne un article récent du Parisien.

Afin de soutenir la mobilisation des usagers, qui ont lancé une pétition pour le maintien de ces lignes, je me suis adressée à Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, pour lui demander d’organiser une concertation qui permette d’aboutir à des solutions pérennes.

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Marche blanche en mémoire d’Aminata

Une immense émotion, beaucoup de tristesse, de la colère mais aussi de l’espoir, hier lors de la marche blanche qui a réuni une foule nombreuse en mémoire d’Aminata Traore, 133ème victime de féminicide.  Au pied de son immeuble, voisins, amies, collègues de travail,  Montfermeillois.es anonymes, associations, élu.e.s… ont déposé une rose blanche, une gerbe, avant de nous diriger vers la mairie pour une prise de parole du maire de Montfermeil ; de Marie-Christine Mourgue, de SOS Femmes 93 ; d’Ernestine Ronai, de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes et de moi-même, qui représentait Pascale Labbé, ma collègue conseillère départementale, déléguée à l’égalité Femmes/Hommes et Présidente de l’Observatoire.

Nous avons ensuite repris notre marche vers le Forum Leopold Sédar Senghor pour un temps d’échanges nécessaire avec les femmes présentes, Ernestine  Ronai, Marie-Christine Mourgue, Céline Hannequin, intervenante sociale au commissariat et Patrick Fernandes, directeur de la Maison de justice et du droit. Un moment bouleversant, où des femmes victimes de violences conjugales ont témoigné de l’enfer qu’elles ont vécues et qui s’en sont sorties avec l’appui des associations et des professionnels. Le constat d’un manque de moyens financiers et humains pour écouter, accompagner et protéger ces femmes victimes, et l’urgente nécessité que l’Etat s’engage plus et mieux. Pour que cesse l’intolérable, ces vies gâchées.  Et puis l’espoir aussi : celui de la mobilisation de proximité, du voisinage, pour sensibiliser à cette question, aider ces femmes à faire le premier pas vers leur libération. Sur 10 femmes que nous connaissons, au moins une est potentiellement victime de violences conjugales. Il faut croire les femmes, les écouter, les protéger. En mémoire d’Aminata.

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Demain, une marche nationale contre les violences faites aux femmes avant la marche de mardi pour Aminata.

Demain je marcherai, nous marcherons ensemble pour dire « Stop aux violences sexistes et sexuelles ». Une mobilisation urgente et nécessaire, alors que 137 femmes ont été assassinées par leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l’année. Notre ville a récemment été bouleversée par la mort d’Aminata T., assassinée par son mari le 12 novembre dernier. Une marche blanche en sa mémoire est d’ailleurs organisée ce mardi 26 novembre à 13h30 devant le bâtiment J, résidence Château des Perriers – Vieux Chemin de l’Abîme avec le concours de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes et SOS Femmes 93.

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Un fléau qui touche toutes les régions et toutes les couches sociales : un féminicide tous les deux jours et 220 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année.

Face cette urgence, des actions décidées et ambitieuses des pouvoirs publics sont indispensables. La Seine-Saint-Denis est à ce titre une collectivité innovante et fortement engagée depuis 2002 avec la création de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes, qui non seulement étudie mais agit et grâce notamment au travail exemplaire de ma collègue Pascale Labbé, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes et d’Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire.

L’implication des femmes de Seine-Saint-Denis est elle aussi exemplaire, formulant analyses et propositions, la première étant que « quand les femmes révèlent des violences, elles doivent être crues et mieux protégées. »

Mais c’est d’un effort national dont nous avons besoin. Comme l’affirme l’appel collectif à la marche de demain « Les demi-solutions ressassées depuis des décennies ne fonctionnent pas. Un Grenelle ne suffira pas. Le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure et débloquer un milliard d’euros pour financer des politiques publiques qui touchent l’ensemble de la population. La société est prête à se mettre en mouvement contre les violences. Il manque aujourd’hui la volonté politique et les moyens. »

C’est pour cela que « le 23 novembre nous marcherons. Nous exprimerons notre force, notre colère et notre détermination. Nous sommes déjà des milliers. Et nous allons en finir avec les violences sexistes et sexuelles ».

RDV samedi à 14h à Paris, place de l’Opéra.