2020: l’année de toutes les solidarités

Avec Vincent Blazquez-Pachon, secrétaire général et Danielle, bénévoles du comité local de Montfermeil-Coubron

Le Secours Populaire Français tenait son congrès départemental au gymnase Colette Besson à Montfermeil aujourd’hui : 27 comités locaux et une centaine de délégués, accueillis ce matin dès 8h30 par les bénévoles montfermeillois autour d’un petit-déjeuner.

L’année 2020, hors normes avec la crise sanitaire, économique et sociale, a bouleversé l’équilibre fragile de trop nombreuses familles, de travailleurs précaires et a révélé la grande précarité d’étudiants, de jeunes, de personnes âgées isolées. Dans notre département, c’est 70 000 personnes qui ont été aidées – contre 30 000 en 2019.  Dans le même temps, 2 comités locaux se sont créés dont celui de Montfermeil-Coubron ; les dons ont connu une très forte progression et de très nombreux bénévoles ont rejoint les rangs du SPF de Seine-Saint-Denis : plus de 400 depuis janvier 2021 !

Avec Philippe Portmann, secrétaire général du SPF 93

Preuve que la solidarité fait sens dans notre département, le plus pauvre de France et le plus touché par la pandémie. Car « Tout ce qui est humain est nôtre » selon la belle devise du SPF.

Le comité local du SPF de Montfermeil-Coubron organise une aide alimentaire et une aide vestimentaire tous les 15 jours.  Bénévoles, donateurs, bénéficiaires, renseignez-vous : montfermeil@spf93.fr

Au côté du monde enseignant

A l’occasion de la rencontre avec les principaux des collèges du département, j’ai présenté les parcours Culture et Art au Collège, programme d’une grande diversité déployé avec de nombreux partenaires.

L’éducation artistique et culturelle est un formidable levier pour favoriser la réussite éducative et promouvoir l’égalité des chances, en suscitant la curiosité et l’envie de découvrir, en valorisant l’ouverture au monde et l’acquisition de connaissances, en développant l’esprit critique.

Ces parcours d’une quarantaine d’heures au contact d’artistes, de chercheurs, de scientifiques, nourrissent le quotidien de notre jeunesse, lui offre des perspectives, à mille lieux des caricatures et discriminations que subit notre département dans les médias.

Après un échange général sur cette rentrée, les personnels de direction étaient conviés à une rencontre avec les élu.e.s de leur canton et la Direction de l’éducation et de la jeunesse du Département.

Ce rendez-vous a été l’occasion d’évoquer les problèmes rencontrés avec les responsables des collèges de notre canton. Je leur ai fait part de ma volonté et ma disponibilité pour obtenir un 3e collège à Montfermeil ou à Coubron alors que les effectifs augmentent dans chacune des quatre villes concernées :  il faut anticiper dès à présent les besoins de demain.

Splash ! Montfermeil aura sa piscine !

Excellente nouvelle dont je me réjouis : Montfermeil fait partie des 4 villes lauréates qui accueilleront un bassin démontable à dimension olympique, héritage à venir des Jeux olympiques et paralympiques 2024.

Enfin !!! Dès 2016 et l’adoption du premier Plan Piscine du Département, je n’ai eu de cesse de me battre pour obtenir cet équipement sportif et ludique indispensable pour toute la population, et plus particulièrement pour les jeunes, alors que plus d’un enfant sur deux ne sait pas nager à Montfermeil quand il entre en 6ème.

Ce n’était pourtant pas gagné : le maire Xavier Lemoine s’est pendant longtemps fermement opposé à ce projet, ne répondant même pas aux propositions de financements du Département. La construction d’une piscine a fait partie des objectifs de notre liste « Montfermeil Autrement » lors de la dernière campagne des élections municipales en 2020, et j’avais alors écrit à Tony Estanguet, président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) pour lui faire part de toute l’attention que je portais au projet. Dans un courrier de décembre dernier, je rappelai au Maire de Montfermeil que la ville pouvait espérer obtenir un bassin olympique de 50 mètres à condition de poser la candidature de la Ville auprès du COJO.

Il faudra bien sûr attendre la fin des Jeux pour accueillir ce bassin. Mais c’est une bataille d’intérêt général que nous avons remporté et j’en suis fière.

Enfin ! Les enfants de notre ville n’auront plus à prendre un car dans le froid des petits matins d’hiver pour aller apprendre à nager ailleurs.

Partez à la découverte de notre patrimoine !

Balades urbaines, visites de sites, ateliers, animations, expositions, spectacles, jeux… Le Département, les villes, les associations ont imaginé avec talent plus de 100 événements gratuits, foisonnants, parfois étonnants, toujours passionnants et enrichissants, pour animer notre département ce week-end à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine.

De la préhistoire à l’histoire d’hier et à celle qui s’écrit aujourd’hui, des fouilles archéologiques aux bâtiments remarquables, des musées aux parcs, il y a tant à découvrir : traces laissées par l’humanité à travers les siècles qui ont façonné notre territoire et projets qui continuent de le transformer aujourd’hui.

Le Département n’est pas en reste et les équipes de la Direction de la Culture, du Patrimoine, du Sport et des loisirs n’ont pas manqué d’envie ni d’imagination pour partager le sens de leur travail avec le plus grand nombre. Le programme est riche et des plus variés !

Pour ma part, je me rendrai, entre autres, au stade de la Motte à Bobigny où les archéologues départementaux dévoileront les très riches résultats de 30 ans de fouilles sur ce site où l’on pourra aussi découvrir le PRISME, futur équipement handisport, unique en Europe, dans la perspective des JOP 2024. Je visiterai l’exposition photographique « En quête d’Humanité » du journal du même nom aux archives départementales, avant de me rendre à l’ancienne gare de déportation de Bobigny, qui ouvrira ses portes au grand public en 2022. Je n’oublie pas Montfermeil avec la restauration de l’Église Saint-Pierre-Saint-Paul ou encore le musée des métiers qui rendra hommage à Jean-Baptiste Clément, Montfermeillois, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris. Et puis, j’irai faire un tour au moulin

A vos marques, prêts ?

A Bobigny, de l’imprimerie du journal L’illustration, la plus moderne d’Europe en 1933, à sa reconversion, aujourd’hui l’Université Paris13

Covid-19 : l’irresponsabilité persistante de Xavier Lemoine

Une fois de plus, Xavier Lemoine utilise réseaux sociaux et moyens municipaux pour sa campagne anti-vaccin.

Une fois de plus, il se prend pour une sommité scientifique et donne des leçons… dénoncées par la communauté médicale unanime : le Professeur Adnet, chef des urgences de l’hôpital Avicenne, parle de grand délire et dit que « cette incitation à la non vaccination met en danger la vie de ses administrés ». Il est désavoué publiquement par la communauté médicale de l’hôpital de Montfermeil que je salue pour son combat sans relâche contre la Covid 19, et qui « recommande sans équivoque la vaccination ». Si bien qu’on peut s’interroger sur sa légitimité comme président du conseil de surveillance de l’hôpital.

Dans son édito, le maire de Montfermeil nous explique « doctement » que le remède vaccinal est pire que la maladie ! Mais à Montfermeil, le taux d’incidence a été l’un des plus élevés de France avec 1000 cas pour 100 000 habitants et, à ce jour, le taux de vaccination de la population est anormalement faible : à peine 45 % quand la moyenne régionale est de près de 60 %. 

A la veille de la rentrée scolaire, il exerce une pression scandaleuse sur les parents en culpabilisant ceux qui veulent faire vacciner leurs enfants. C’est une honte ! Mais rien d’étonnant quand on sait qu’il a refusé le passage du bus départemental de vaccination à Montfermeil.

S’il y a beaucoup à dire sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, il n’est pas question de remettre en cause la nécessité et l’utilité des vaccins qui, depuis Pasteur, ont fait la preuve de leur efficacité pour éradiquer les maladies contagieuses. C’est la meilleure arme individuelle et collective pour lutter contre la pandémie et retrouver enfin une vie normale.

Et s’il y a un combat à mener, ce n’est pas un combat anti-vaccin mais un combat anti-libéral. Car cette pandémie a révélé au grand jour les conséquences du libéralisme en matière de casse du système de santé publique et de recherche pour la production de vaccin dans notre pays. C’est cela qui est inacceptable. C’est pourquoi je suis pour la création d’un pôle national public du médicament et pour la levée des brevets afin que tous les pays aient accès au vaccin. Les vaccins doivent être un bien commun de l’humanité soustraits aux logiques de spéculation financière des grands groupes pharmaceutiques privés.

Le Conseil départemental prendra toute sa part à la prévention pour informer et travailler auprès de la communauté éducative des collèges. Pour maintenir les gestes barrière et prévenir la diffusion du virus avec une dotation à la rentrée de deux masques pour chaque élève ; la mise en place de capteurs CO² dans les collèges volontaires ; pour informer élèves et parents qui le souhaitent ; participer à la vaccination des 12-18 ans via le bus de vaccination.

Et je regrette le manque criant de médecins et d’infirmières scolaires dont ce devrait être une des tâches essentielles.