Partez à la découverte de notre patrimoine !

Balades urbaines, visites de sites, ateliers, animations, expositions, spectacles, jeux… Le Département, les villes, les associations ont imaginé avec talent plus de 100 événements gratuits, foisonnants, parfois étonnants, toujours passionnants et enrichissants, pour animer notre département ce week-end à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine.

De la préhistoire à l’histoire d’hier et à celle qui s’écrit aujourd’hui, des fouilles archéologiques aux bâtiments remarquables, des musées aux parcs, il y a tant à découvrir : traces laissées par l’humanité à travers les siècles qui ont façonné notre territoire et projets qui continuent de le transformer aujourd’hui.

Le Département n’est pas en reste et les équipes de la Direction de la Culture, du Patrimoine, du Sport et des loisirs n’ont pas manqué d’envie ni d’imagination pour partager le sens de leur travail avec le plus grand nombre. Le programme est riche et des plus variés !

Pour ma part, je me rendrai, entre autres, au stade de la Motte à Bobigny où les archéologues départementaux dévoileront les très riches résultats de 30 ans de fouilles sur ce site où l’on pourra aussi découvrir le PRISME, futur équipement handisport, unique en Europe, dans la perspective des JOP 2024. Je visiterai l’exposition photographique « En quête d’Humanité » du journal du même nom aux archives départementales, avant de me rendre à l’ancienne gare de déportation de Bobigny, qui ouvrira ses portes au grand public en 2022. Je n’oublie pas Montfermeil avec la restauration de l’Église Saint-Pierre-Saint-Paul ou encore le musée des métiers qui rendra hommage à Jean-Baptiste Clément, Montfermeillois, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris. Et puis, j’irai faire un tour au moulin

A vos marques, prêts ?

A Bobigny, de l’imprimerie du journal L’illustration, la plus moderne d’Europe en 1933, à sa reconversion, aujourd’hui l’Université Paris13

Covid-19 : l’irresponsabilité persistante de Xavier Lemoine

Une fois de plus, Xavier Lemoine utilise réseaux sociaux et moyens municipaux pour sa campagne anti-vaccin.

Une fois de plus, il se prend pour une sommité scientifique et donne des leçons… dénoncées par la communauté médicale unanime : le Professeur Adnet, chef des urgences de l’hôpital Avicenne, parle de grand délire et dit que « cette incitation à la non vaccination met en danger la vie de ses administrés ». Il est désavoué publiquement par la communauté médicale de l’hôpital de Montfermeil que je salue pour son combat sans relâche contre la Covid 19, et qui « recommande sans équivoque la vaccination ». Si bien qu’on peut s’interroger sur sa légitimité comme président du conseil de surveillance de l’hôpital.

Dans son édito, le maire de Montfermeil nous explique « doctement » que le remède vaccinal est pire que la maladie ! Mais à Montfermeil, le taux d’incidence a été l’un des plus élevés de France avec 1000 cas pour 100 000 habitants et, à ce jour, le taux de vaccination de la population est anormalement faible : à peine 45 % quand la moyenne régionale est de près de 60 %. 

A la veille de la rentrée scolaire, il exerce une pression scandaleuse sur les parents en culpabilisant ceux qui veulent faire vacciner leurs enfants. C’est une honte ! Mais rien d’étonnant quand on sait qu’il a refusé le passage du bus départemental de vaccination à Montfermeil.

S’il y a beaucoup à dire sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, il n’est pas question de remettre en cause la nécessité et l’utilité des vaccins qui, depuis Pasteur, ont fait la preuve de leur efficacité pour éradiquer les maladies contagieuses. C’est la meilleure arme individuelle et collective pour lutter contre la pandémie et retrouver enfin une vie normale.

Et s’il y a un combat à mener, ce n’est pas un combat anti-vaccin mais un combat anti-libéral. Car cette pandémie a révélé au grand jour les conséquences du libéralisme en matière de casse du système de santé publique et de recherche pour la production de vaccin dans notre pays. C’est cela qui est inacceptable. C’est pourquoi je suis pour la création d’un pôle national public du médicament et pour la levée des brevets afin que tous les pays aient accès au vaccin. Les vaccins doivent être un bien commun de l’humanité soustraits aux logiques de spéculation financière des grands groupes pharmaceutiques privés.

Le Conseil départemental prendra toute sa part à la prévention pour informer et travailler auprès de la communauté éducative des collèges. Pour maintenir les gestes barrière et prévenir la diffusion du virus avec une dotation à la rentrée de deux masques pour chaque élève ; la mise en place de capteurs CO² dans les collèges volontaires ; pour informer élèves et parents qui le souhaitent ; participer à la vaccination des 12-18 ans via le bus de vaccination.

Et je regrette le manque criant de médecins et d’infirmières scolaires dont ce devrait être une des tâches essentielles.

La Forêt de Bondy, on l’aime !

Je me réjouis de la procédure ouverte pour le classement de la Forêt de Bondy en « forêt de protection » qui devrait lui offrir un niveau de protection maximale, et interdirait notamment toute nouvelle implantation d’infrastructure, dans un contexte de forte poussée d’urbanisation et de transformations profondes, avec, par exemple, l’arrivée de la gare du Grand Paris Express à Clichy-Montfermeil…

Ce classement est aujourd’hui indispensable : c’est le seul espace vert de proximité pour tous les habitants des Bosquets. Et on y vient parfois de loin pour profiter de ce bel espace apaisant, de ses étangs, s’y promener, faire du sport, pique-niquer…Classée Natura 2000, son intérêt écologique est très important.

Son classement en forêt de protection consoliderait également les efforts engagés depuis plusieurs années par le Conseil départemental, avec la mise en œuvre du « Chemin des parcs » qui vise à mettre en relation l’ensemble des grands espaces verts du Département par des voies piétonnes et cyclistes. Un premier tronçon a d’ailleurs été réalisé à travers le bois de la Couronne pour relier Livry-Gargan à la promenade de la Dhuis.

Dans la cadre de l’enquête publique, j’ai attiré l’attention de la commissaire-enquêtrice sur la question de l’exploitation du gypse considérée comme ressource stratégique. Je lui ai demandé de me tenir informée des demandes et projets actuels d’exploitation du gypse sur le périmètre de classement de la forêt de Bondy.

Car, un décret « gypse » paru en 2018 permet d’exploiter le gypse en dépit du classement en « forêt de protection ». Une « brèche géante » dans le statut de forêt de protection, selon la Fédération des parcs naturels régionaux.

Une inquiétude que je partage car le dossier d’enquête public souligne le caractère stratégique, d’intérêt national et européen des gisements de gypse sur le territoire, laissant envisager une exploitation : « il est primordial d’assurer la pérennité de l’accès à la ressource gypsiphère ». (Notice explicative de gestion, p.13)

L’exploitation du gypse est une question importante sur notre territoire : pour mémoire, les oppositions fortes au bois de Bernouille à Coubron, entre Placoplâtre et les associations de défense de l’environnement, les Coubronnais et les citoyens soucieux de la qualité de leur cadre de vie et de leur santé, il ya de nombreuses années. Aujourd’hui encore, le même différend oppose Placoplâtre et de nombreuses associations, des élu.e.s dont je suis, au sein de la Commission de Suivi de site du Fort de Vaujours. Cet ancien site militaire où le CEA a mené de nombreuses expérimentations sur l’arme nucléaire français est toujours protégé par le « Secret Défense ». Il a cependant été racheté par Placoplatre afin d’y ouvrir une carrière de gypse.

Aussi ai-je des inquiétudes concernant les projets potentiels de Placoplatre ou de tout autre exploitant dans le cadre de la forêt de Bondy, d’autant que les nuisances pour les riverains seraient très importantes. Profitons de cette magnifique forêt, prenons-en soin mais restons vigilants !

Rentrée scolaire : nouveau test raté pour le gouvernement

Ce matin, retour dans les collèges et les lycées… Avec un vif mécontentement des enseignants et des parents sur les choix de l’Éducation nationale, considérés comme « hors sol et manquant d’anticipation » par la FCPE 93, dans un communiqué publié à l’occasion de la rentrée en élémentaire la semaine dernière. Une nouvelle rentrée et une fois de plus, un grand moment de confusion, de stress et de frustration au détriment des élèves, de leurs parents et des équipes éducatives.

A Montfermeil, je soutiens la demande des parents d’élèves et enseignants du collège Picasso qui demandent la tenue d’un conseil d’administration extraordinaire cette semaine afin de faire évoluer les choix du Rectorat sur l’organisation des cours.

(crédit photo : Les Echos

Car dans les collèges, les modalités d' »organisation » de la rentrée post-confinement de ce 3 mai ont été connues des établissements en milieu de semaine dernière. Une organisation complexe à mettre en œuvre dans des délais improbables. Tandis que les 6e et 5e auront cours à temps plein en présentiel, les 4e et 3e seront eux en demi-jauge, c’est-à-dire en classe entière un jour sur deux. Comment les enseignants pourront-ils concilier à la fois un enseignement en présentiel et en distanciel ? Cette pseudo-mesure est-elle à même de limiter le brassage et par conséquent la propagation du virus ? Le gouvernement continue de gérer un manque de moyens patents à l’Éducation nationale.

De la même manière, je m’interroge sur les auto-tests pour les lycéens promis par le gouvernement dès la semaine prochaine : avec quels personnels et sous quel contrôle seront-ils réalisés, quand les établissements manquent cruellement de médecins scolaires et d’infirmières, que les équipes de vie scolaire ont déjà tant à faire ?

De la clarté et des mesures efficaces à la hauteur des besoins, c’est ce que revendiquent les équipes pédagogiques, les élèves et les parents – et le pays tout entier ! C’est pourquoi je soutiens les demandes des syndicats et des associations de parents d’élèves, à commencer par des créations de poste pérennes et la vaccination de tous les personnels volontaires qui travaillent dans les écoles, collèges et lycées ! Dans notre département, 80 % des enseignants ont moins de 55 ans.

Le bus départemental de vaccination dans notre canton…

Le bus départemental de vaccination circule dans les villes pour faire reculer le virus, toujours très actif dans notre département. Il était ce matin à Vaujours et sera cet après-midi à Coubron, place du Pâtis.

Avec Pierre Laporte, vice-président aux solidarités, nous étions au côté des équipes du Département, des ambassadeurs bénévoles et de la directrice du CCAS de Vaujours pour informer les habitant.e.s et organiser des rendez-vous de vaccination. Plein succès pour cette opération de proximité : 48 Valjoviens se sont inscrits et recevront une première injection de Pfizer à Vaujours le 6 mai prochain, avant la seconde en juin.

Une procédure bien rodée et très efficace organisée avec les villes, qui permet de vacciner celles et ceux qui le souhaitent et de répondre aux interrogations que certains peuvent avoir, en complément du centre départemental de vaccination ouvert à Tremblay-en-France.

Mais la Ville de Montfermeil ne répond pas aux appels des services du Département pour que le bus passe à Montfermeil… Le choix personnel du maire qui appelle à la « désobéissance civile » et affirme son refus du vaccin pénalise ainsi les habitants de Montfermeil qui souhaitent se faire vacciner.