17 octobre, crime d’Etat !

2020: l’année de toutes les solidarités

Avec Vincent Blazquez-Pachon, secrétaire général et Danielle, bénévoles du comité local de Montfermeil-Coubron

Le Secours Populaire Français tenait son congrès départemental au gymnase Colette Besson à Montfermeil aujourd’hui : 27 comités locaux et une centaine de délégués, accueillis ce matin dès 8h30 par les bénévoles montfermeillois autour d’un petit-déjeuner.

L’année 2020, hors normes avec la crise sanitaire, économique et sociale, a bouleversé l’équilibre fragile de trop nombreuses familles, de travailleurs précaires et a révélé la grande précarité d’étudiants, de jeunes, de personnes âgées isolées. Dans notre département, c’est 70 000 personnes qui ont été aidées – contre 30 000 en 2019.  Dans le même temps, 2 comités locaux se sont créés dont celui de Montfermeil-Coubron ; les dons ont connu une très forte progression et de très nombreux bénévoles ont rejoint les rangs du SPF de Seine-Saint-Denis : plus de 400 depuis janvier 2021 !

Avec Philippe Portmann, secrétaire général du SPF 93

Preuve que la solidarité fait sens dans notre département, le plus pauvre de France et le plus touché par la pandémie. Car « Tout ce qui est humain est nôtre » selon la belle devise du SPF.

Le comité local du SPF de Montfermeil-Coubron organise une aide alimentaire et une aide vestimentaire tous les 15 jours.  Bénévoles, donateurs, bénéficiaires, renseignez-vous : montfermeil@spf93.fr

En séance du Conseil départemental

Hier, se tenait la première séance consécutive à la signature du protocole entre l’Etat et le Département sur la prise en charge d’une partie du coût du RSA.

Si le vote a été unanime au sein de l’assemblée, Emilie Lecroq a rappelé la démarche de notre groupe : cette avancée qui constitue la reconnaissance d’une injustice de la part de l’Etat appelle à approfondir la mobilisation. Nous exigeons une véritable solidarité nationale pour que l’Etat prenne en charge financièrement la totalité de cette allocation, mais aussi l’allocation personnelle d’autonomie et la prestation de compensation du handicap. C’est le sens de notre appel qui a déjà rassemblé plus de 150 élus.

Les recettes dégagées par cet accord avec l’Etat représentent une respiration financière pour notre collectivité de 52 M€ annuels dont la moitié ira aux politiques d’insertion pour favoriser l’inclusion et le retour à l’emploi pour des publics en difficulté sociale. Nous entendons utiliser ces fonds publics pour mener des politiques novatrices, fidèles à nos engagements et à nos valeurs : créer une mutuelle départementale ; redonner une aide financière aux transports pour les jeunes ; un chèque de sortie de troisième pour les collégien-ne-s ; revenir sur l’aide à l’investissement pour les communes ou la participation du Département aux crèches municipales ; procéder aux recrutement nécessaire dans les services départementaux qui sont sous tension… Bref, nous ne manquons pas d’idées.

En amont de cette séance, j’ai présenté en commission permanente un rapport sur le soutien départemental aux associations patrimoniales et mémorielles qui leur permet notamment de mener à bien un précieux travail de connaissance et de valorisation de l’histoire locale. Associations que vous retrouvez souvent à l’occasion de journées telles que les récentes Journées européennes du patrimoine.    

Splash ! Montfermeil aura sa piscine !

Excellente nouvelle dont je me réjouis : Montfermeil fait partie des 4 villes lauréates qui accueilleront un bassin démontable à dimension olympique, héritage à venir des Jeux olympiques et paralympiques 2024.

Enfin !!! Dès 2016 et l’adoption du premier Plan Piscine du Département, je n’ai eu de cesse de me battre pour obtenir cet équipement sportif et ludique indispensable pour toute la population, et plus particulièrement pour les jeunes, alors que plus d’un enfant sur deux ne sait pas nager à Montfermeil quand il entre en 6ème.

Ce n’était pourtant pas gagné : le maire Xavier Lemoine s’est pendant longtemps fermement opposé à ce projet, ne répondant même pas aux propositions de financements du Département. La construction d’une piscine a fait partie des objectifs de notre liste « Montfermeil Autrement » lors de la dernière campagne des élections municipales en 2020, et j’avais alors écrit à Tony Estanguet, président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) pour lui faire part de toute l’attention que je portais au projet. Dans un courrier de décembre dernier, je rappelai au Maire de Montfermeil que la ville pouvait espérer obtenir un bassin olympique de 50 mètres à condition de poser la candidature de la Ville auprès du COJO.

Il faudra bien sûr attendre la fin des Jeux pour accueillir ce bassin. Mais c’est une bataille d’intérêt général que nous avons remporté et j’en suis fière.

Enfin ! Les enfants de notre ville n’auront plus à prendre un car dans le froid des petits matins d’hiver pour aller apprendre à nager ailleurs.

RSA: une avancée qui en appelle d’autres

La visite du Premier ministre Jean Castex cette semaine en préfecture de Bobigny a fait couler beaucoup d’encre. J’étais présente lors de la signature du protocole entre l’État et le Département relative au financement du Revenu de solidarité active (RSA).

Pour mémoire : en 2004, l’Etat a transféré cette dépense de solidarité nationale aux Départements et devait la compenser financièrement « à l’euro près ».

Dans les faits : le nombre d’allocataires du RSA a doublé depuis 17 ans dans notre département et l’Etat doit aujourd’hui 2,7 milliards € au Département. Ce sont d’autres missions, d’autres investissements du Département qui ont dû être sacrifiés, faute de moyens suffisants. Chaque année, nous nous sommes mobilisés pour réclamer cette compensation, comme en 2018 devant l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, l’État reconnaît qu’il a failli à sa mission de solidarité nationale en laissant notre collectivité prendre en charge ce coût. Mais ne parlons pas de « renationalisation », car si le protocole signé ce mardi 21 septembre pour une expérimentation sur 5 ans va permettre au Département de retrouver quelques marges de manœuvre, nous devrons en contre-partie céder à l’Etat une part de nos recettes !!! La moitié des sommes dégagées de l’ordre de 50 M€) chaque année viendront abonder le secteur de l’insertion, avec, notamment, le doublement du nombre de places dans les actions d’insertion. C’est une bonne chose pour les allocataires du RSA, qui comme tout un chacun, aspirent à un travail et à une vie digne.

Alors oui, ce protocole représente des avancées. 

Mais nous ne nous satisfaisons pas de cette situation : d’autres défis nous attendent avec le vieillissement de la population : l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH), les deux autres allocations de solidarité nationale devraient augmenter. Celles-ci représentent déjà un coût de 700 M€ non compensés par l’Etat à la charge de notre Département et pourraient absorber les marges de manœuvre dégagées.

Et quid des 2,7 milliards € que l’Etat doit à notre Département, et donc aux habitants de la Seine-Saint-Denis ? 

Nous serons particulièrement attentifs avec notre groupe, avec les parlementaires, maires et élu.e .s qui ont signé notre appel pour aller vers une solidarité nationale pleine et entière. Nous exigeons une véritable recentralisation de ces allocations afin que l’égalité républicaine entre territoires et entre citoyen.n.e.s soit pleine et entière. Notre département, ses habitants, méritent le respect et la justice.