Lahoussine Gilas, mort de froid et de pauvreté à Livry-Gargan.

Hier, une trentaine de personnes se sont réunies à Livry-Gargan, à l’appel de Françoise Bitatsi-Trachet, élue Front de Gauche de l’opposition municipale pour rendre hommage à Lahoussine Gilas, mort de pauvreté et de froid mardi dernier. Livry-Gargan, c’est tout près.

Refusons l’extrême pauvreté et répondons aux exigences de solidarité avec toutes et tous. Mort de pauvreté ET de froid. Car c’est la pauvreté qui pousse de trop nombreuses personnes à vivre dehors. La vague de froid que nous rencontrons n’est qu’un aléa météorologique, et les sans-abri meurent aussi l’été.

A la Région, Valérie Pécresse a beau jeu d’annoncer une enveloppe de 100 000 € en urgence en faveur des associations d’aide aux plus démunis en pleine vague de froid. Mes collègues élus au Conseil régional lui ont rappelé qu’elle avait supprimé en 2016 l’aide aux centres d’accueil pour SDF – sans oublier la participation en baisse pour le logement social.

C’est toute la filière de l’hébergement qu’il faut repenser et adapter. 3400 places d’urgence ouverte pour quelques semaines, les messages publicitaires qui incitent à joindre un 115 débordé… Et ensuite ? Quels moyens pour le reste de l’année?

Serions-nous, en France, à l’aube d’une crise humanitaire ?  Le Secours populaire français (SPF) ne lâche pas le mot mais l’alerte qu’il lance cette semaine est glaçante : « La situation se détériore pour les travailleurs précaires, les personnes en fin de droits, les jeunes, les personnes âgées, celles déboutées du droit d’asile et les migrants-réfugiés », constate l’association. Dans les permanences d’accueil, de solidarité et relais-santé du Secours populaire, les bénévoles font face à cette augmentation soudaine, allant de 15 à 50 % dans certains départements. »

Si ces chiffres masquent d’importantes disparités, nous ne pouvons pas ignorer les difficultés grandissantes que rencontrent de plus en plus de citoyens à faire face à leurs besoins les plus basiques : l’alimentaire, le logement ou l’hébergement, des droits essentiels.

 

Nous ne devons pas nous habituer à la misère. Nous ne devons pas sélectionner les pauvres auxquels nous nous adressons. La solidarité ne doit pas être un délit, comme trop de citoyens engagés en font l’épreuve. Je pense à Cédric Herrou, mais pas seulement. Dans le Nord aussi, les citoyens qui s’engagent au quotidien en soutien aux migrants sont menacés de poursuites judiciaires.

Tous les êtres humains ont le droit à la solidarité. C’est ce qui fait honneur à notre espèce.

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