Michel Rosenblatt nous a quittés

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de Michel Rosenblatt, qui fut maire de Montfermeil de 1970 à 1978 et conseiller général de la création du Département à 1979. Toutes mes condoléances à ses deux filles, Claude et Annie qui viennent de perdre leurs deux parents en un mois. Pierre Girault rappelle ici l’homme de grande valeur et l’humaniste engagé qu’il fut :

Né le 21 novembre 1927 à Paris, de parents immigrés juifs polonais qui s’installent à Montfermeil dans les années trente, Michel Rosenblatt obtint son certificat d’études primaires en 1939. Pour échapper aux persécutions antisémites, la famille part pour Chatenay-Malabry où elle vit clandestinement avec de faux papiers.

Après une année de formation au métier d’ajusteur, Michel devient mécanicien en machines de bureau. Salarié de 1950 à 1954 chez Remington, il fut licencié avec tout le bureau syndical CGT à la suite d’une grève.

Il adhère aux Jeunesses communistes fin 1944 et au PCF en 1945. De retour à Montfermeil en 1949 dans la maison familiale pillée, il est arrêté en 1950 lors d’une distribution de tracts contre la guerre d’Indochine et reste emprisonné six semaines. En 1951, Il épouse Jeanne, Renée Goubeaux, secrétaire médicale à l’hôpital de Montfermeil et militante de la CGT et du PCF. Ils ont eu deux filles, Claude et Annie.

Elu conseiller municipal de Montfermeil en 1953, premier adjoint en 1959, il devint journaliste en 1964 puis directeur de l’hebdomadaire du PCF, la Renaissance de Seine-Saint-Denis et le reste jusqu’en 1970.

Devenu en 1967 conseiller général du nouveau département de Seine-Saint-Denis, puis maire de Montfermeil en janvier 1970 à la mort de son prédécesseur Henri Vidal, Il conduira des listes d’union de la gauche qui seront réélues en 1971 et en 1977.

Au cours de ses mandats de conseiller municipal, de premier adjoint, puis de maire, la ville investit massivement dans l’installation de l’eau courante sur tout le territoire communal et d’un réseau d’assainissement quasi inexistant en 1953.

Entre les recensements de 1954 et 1975, la population triple et notre commune devient la plus jeune du département. Deux groupes scolaires, deux gymnases, un stade et le collège Picasso sortent de terre ; les services sociaux, cantines et colonies de vacances, se développent. La première fête de la brioche naît en juin 1973.

Quand il démissionne en 1978, il redevient réparateur de machines de bureau jusqu’à sa retraite en 1988.

Michel, qui avait cessé d’adhérer au PCF après sa démission, avait choisi d’y revenir. Il nous a vraiment quittés ce 10 avril 2020, après avoir subi en quelques mois un AVC, le décès de sa femme et le covid 19.

Montfermeil perd un homme qui l’a servie avec passion ; ses camarades un militant fidèle à ses idéaux de justice et de fraternité, et ses filles dont il était si fier, un père aimant.

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