Sauver notre planète et combattre les inégalités sociales, la même urgence !

Alors que se termine l’année la plus chaude qu’ait jamais connue l’humanité, inondations, sécheresses et catastrophes naturelles ont fait la démonstration qu’il faut absolument agir contre les émissions de gaz à effet de serre, sous peine de voir augmenter la température de 3 à 6°C sur la planète d’ici à 2100. C’est dans ce contexte que s’est ouverte aujourd’hui la COP24, sommet annuel sur le climat organisé par les Nations Unies,  à Katowice en Pologne. Au programme, discuter les plans de chaque pays pour mettre en œuvre les Accords de Paris de 2015, qui doivent entrer en vigueur en 2020 et qui visent à limiter le réchauffement climatique « bien en-dessous de 2°C ».

Malgré cette urgence, « nous n’allons pas du tout dans la bonne direction », comme l’a souligné Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, en ouverture de la COP24. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis ou de Jair Bolsonaro au Brésil, qui veulent retirer leurs pays des Accords de Paris, est en effet particulièrement préoccupante.

En France non plus, on ne va vraiment pas dans la bonne direction. Face à la colère populaire portant gilets jaunes ou gilets rouges ou blouses blanches,  plein de son mépris habituel, Emmanuel Macron instrumentalise la lutte contre le réchauffement climatique et entend faire payer aux classes populaires, à ceux qui ne peuvent plus boucler leurs fins de mois, sa politique fiscale scandaleuse.

La hausse des taxes sur les carburants sert en réalité à compenser les cadeaux fiscaux tels que le CICE – des milliards offerts aux entreprises-, la suppression de l’ISF, alors même qu’en France le 1% le plus riche émet 40 fois plus de CO2 que les 10% les plus pauvres1. Et que dire de Total, dont les bénéfices bondissent – au seul profit des actionnaires – et qui pratique l’évasion fiscale en toute impunité ? C’est là qu’il faut aller chercher l’argent, pas ailleurs !

E. Macron déclare avec cynisme que « les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies ». Pour de nombreux Français, il faudrait donc choisir entre son travail et la santé de ses enfants… Une aberration qui voudrait nous faire croire que nous sommes tous individuellement responsables de la dégradation de l’environnement, mais qui cache mal une politique au service des plus riches et des grands groupes, qui, eux, savent bien ce que polluer veut dire.

Environnement et inégalités sociales, tout est lié. Pour sauver notre avenir et notre planète, c’est ce système qu’il faut changer !

arton84717

1Humanité Dimanche du 29 novembre au 5 décembre.

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