Au Conseil départemental : séance du jeudi 31 mai

ddellacPoint central de l’ordre-du-jour, nous examinions le compte administratif 2017 et une décision modificative sur le budget voté en décembre dernier.

L’adoption de cette décision modificative était rendue nécessaire par la grave situation financière que vit actuellement notre Département, abandonné par l’État au moment-même où nous faisons face à une urgence sociale d’une ampleur rarement atteinte. En effet, fruit de la crise migratoire, le nombre de mineurs non accompagnés pris en charge en Seine-Saint-Denis explose depuis quelques années (60 millions d’euros supplémentaires entre 2016 et 2017 pour l’aide sociale à l’enfance). Autre conséquence de la crise du système actuel, le reste à charge de RSA a atteint le niveau record de 173 millions d’euros l’année passée, résultat direct des non-compensations de l’État.

Comme l’a dénoncé Pascal Beaudet pour notre groupe, c’est une véritable stratégie d’asphyxie financière qui est mise en place : « Si le gouvernement repousse toujours l’annonce de la suppression des départements de la petite couronne, nous considérons que si l’État voulait en finir avec notre collectivité et la Seine Saint Denis, il ne s’y prendrait pas autrement ! Qu’importe si les besoins grandissants de la population ne sont pas satisfaits, qu’importe si nos politiques originales sont abandonnées, qu’importe si nos compétences non obligatoires mais pourtant essentielles concernant le soutien aux associations sont menacées, et nous serons toujours vigilants que les subventions soient bien versées, qu’importe si les services publics départementaux sont réduits à la portion congrue ! »

Face à cette situation, nous refusons de laisser sur le côté les enfants isolés et les plus précaires. C’est pourquoi le Département multiplie les efforts pour que les politiques publiques se haussent au niveau des besoins de la population.

Ce n’est visiblement pas le cas des gouvernements successifs et notamment de celui d’Emmanuel Macron qui place la doxa libérale au-dessus des besoins humains. Alors même que ces dernières semaines des voix s’élèvent de partout pour alerter sur la situation critique dans laquelle se trouvent les banlieues et les quartiers populaires, le gouvernement s’entête dans son abandon de la Seine-Saint-Denis.

Loin des effets d’annonce du gouvernement, nous avons réaffirmé que le RSA étant une allocation nationale, sa responsabilité en revenait à l’État et non aux départements, qui se voient de plus privés des moyens d’assumer une responsabilité qui leur a été arbitrairement attribuée.

Nous refusons la fin programmée de notre Département et serons de tous les combats pour défendre ses habitant.e.s, ses politiques sociales et ses services publics !

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