Exercice traditionnel de la fin d’année, le Conseil départemental s’est réuni hier afin de discuter et d’adopter le budget de notre collectivité pour 2020. Traditionnel certes, mais chaque année davantage un défi, face au double mouvement d’augmentation des besoins de la population et d’abandon de l’État.
Malgré toutes les alertes, tous les drames, le gouvernement Macron s’entête, sciemment, à poursuivre son désengagement et à réduire les moyens de notre Département : 348 millions d’euros de non compensation pour les allocations de solidarité (RSA, PCH, ADPA), 8% de compensation pour les dépenses liées aux mineurs non-accompagnés, suppression de recette fiscales propres… Au total, ce sont plus de 686 millions d’euros que l’État doit à la Seine-Saint-Denis .

Une véritable asphyxie qui impacte grandement notre capacité à mettre en place des politiques innovantes et au niveau des besoins réels en termes de santé, de prévention, de culture… Malgré cela, nous nous efforçons de mettre en œuvre des politiques volontaristes au bénéfice de toutes et tous : en témoigne la mission vacances sociales que je conduis et qui poursuit son développement, le Plan ambition collèges ou la carte Ikaria pour les seniors dès 60 ans.

Macron a déclaré avoir été « bouleversé » par Les Misérables de Ladj Ly. Il a cependant préféré visionner le film sur DVD plutôt que de venir à Montfermeil. Un symbole de l’attitude de ce gouvernement vis-à-vis de la banlieue : la regarder de loin, se payer de mots et la laisser seule face à ses difficultés.