Non l’abandon de l’Éducation !

Suppression massive de postes, fermetures de classes, réduction du périmètre de l’Education prioritaire, revalorisation des salaires, promise mais remplacée par l’individualisation des rémunérations… Hier, les personnels de l’Éducation nationale étaient en grève dans toute la France. Ils dénonçaient aussi la gestion plus qu’hasardeuse de la crise sanitaire par le gouvernement, demandant que des mesures d’urgence soient enfin prises afin d’y faire enfin face. Ils ont été rejoints par des lycéens et étudiants, eux aussi en grande difficulté.

Enseignants, CPE et personnels de l’Éducation nationale jouent un rôle irremplaçable auprès des enfants et des jeunes pour le présent et l’avenir de notre pays. Ils sont devenus des « travailleurs de première ligne » depuis le début de la crise sanitaire, en adaptation permanente et au contact quotidien des élèves pour assurer leur mission d’éducation, de transmission et de développement des connaissances.

Un engagement sans faille depuis le premier confinement pour garantir du mieux possible la continuité éducative et limiter le décrochage scolaire, qui s’est malheureusement beaucoup accru dans des départements tels que la Seine-Saint-Denis.

Pourtant, le gouvernement et ses ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur semblent considérer l’école et l’enseignement publics comme un sujet de second plan, où chacun navigue à vue.

Des mois après le début de la pandémie, il n’y a ainsi toujours pas de protocole national dans l’Éducation. On ne sait toujours pas si les vacances d’hiver dureront 3 semaines pour tous les élèves… ou pas. Chacun fait donc avec les moyens du bord, ce qui crée une grande confusion et accroit encore les inégalités entre les établissements.

Le gouvernement serait mieux avisé de prendre de réelles mesures pour garantir la sécurité des élèves et des personnels (protections, accès au vaccin, embauches de médecins et d’infirmiers scolaires qui font tant défaut) plutôt que de profiter de la crise pour accélérer ses projets de casse de l’école républicaine qui se profilent.

Un plan de recrutement pluriannuel et des revalorisation salariales (réelles !) sont aussi nécessaires pour en finir avec le mépris et aller vers une juste reconnaissance de ces métiers sous haute pression.

J’apporte donc tout mon soutien aux enseignants et à tous les personnels qui se sont mobilisés hier dans notre canton. L’école publique est lourdement menacée.

Vaccination, c’est parti !

Depuis hier, 17 centres administrent le vaccin anti-Covid 19 dans notre département aux personnes âgées de 75 ans et plus, soignant-es de plus de 50 ans et personnes souffrant de pathologies graves. 96 000 Séquano-Dionysiens supplémentaires sont désormais éligibles.

Crédit : Seine-Saint-Denis Le Magazine

Pour contribuer à l’effort, le Département a ouvert deux centres de vaccination, qu’il gère entièrement : l’un au collège Gustave-Courbet de Pierrefitte, l’autre au collège international de Noisy-le-Grand. De nombreux agents départementaux se sont également portés volontaires pour accueillir et accompagner les personnes, ou préparer les doses de vaccin.

Mais une fois encore, notre département fait les frais de la politique erratique du gouvernement sur le plan sanitaire. Alors que 100 personnes devaient à l’origine pouvoir être vaccinées chaque jour, ce ne sera finalement que 50 faute de doses disponibles. Les listes d’attente sont d’ores et déjà pleines jusqu’en mars…

Tout cela alors que la Seine-Saint-Denis a été l’un des départements les plus touchés par l’épidémie en France, avec une très forte surmortalité, directement liée à des facteurs sociaux : travail dans des secteurs de « première ligne », comorbidités, petitesse des logements…

La situation – dans notre département et dans tout le pays – appelle à prendre des mesures fortes pour produite suffisamment de vaccins : suspension des brevets, mise à contribution des équipements de Sanofi et, à plus long terme, reconstruction d’une industrie publique du médicament en France !

Dans notre canton, vous pouvez vous faire vacciner au GHI Le Raincy-Montfermeil en prenant rendez-vous sur Doctolib (voir la liste complète des centres en Seine-Saint-Denis).

Collège Henri IV de Vaujours : mise au point.

Je comprends l’inquiétude des parents d’élèves de Vaujours qui ont appris mardi soir que les enfants de CM2 scolarisés à l’école élémentaire Paul-Bert iraient l’an prochain au collège Romain-Rolland de Tremblay. Mais les allégations du maire de Vaujours ne peuvent rester sans réponse de notre part. Pierre Laporte et moi-même, conseillers départementaux du canton, publions donc ce communiqué

Cette nouvelle sectorisation des collégiens de Vaujours est symptomatique des problèmes que nos collégiens et futurs collégiens rencontrent sur notre canton, avec l’essor démographique constaté et la saturation des collèges tant à Vaujours qu’à Montfermeil. Cela fait maintenant plusieurs années que nous proposons un collège intercommunal sur Montfermeil-Coubron qui permettrait d’accueillir les enfants de Montfermeil et de Coubron et « désengorgerait » le collège Henri IV de Vaujours. Si la proposition d’un nouveau collège sur le territoire Grand Paris Grand Est est acté par le Département dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement pour les collèges d’un milliard d’euros voté en novembre dernier, encore faut-il qu’une ville cède un terrain pour le construire !

Où l’on reparle d’une piscine à Montfermeil…

J’ai écrit au Maire de Montfermeil pour lui demander de se porter candidat à l’accueil de l’un des trois bassins olympiques qui seront mis à disposition des communes du département à l’issue des JO 2024. La nouvelle est tombée fin décembre : conformément aux engagements pris avec le Département, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) offrira 3 bassins de natation de 50 mètres.

C’était l’un des éléments forts de notre programme Montfermeil Autrement : quelle chance ce serait pour les enfants, les collégiens, les jeunes et les familles montfermeilloises de pouvoir bénéficier d’une vraie piscine à Montfermeil pour l’apprentissage de la natation, le sport et les loisirs ! Une chance à saisir… C’est l’époque des vœux. Espérons que celui-ci soit entendu !

Une aide exceptionnelle de 2 M€ du Département pour aider les locataires

Vous êtes locataire et la crise du COVID ne vous a pas épargné : perte de revenus, perte d’emploi… Si vous avez perdu au moins 10 % de vos ressources et que vous rencontrez des difficultés pour payer votre loyer, le Département a mis en place un fonds de 2 millions d’euros pour aider les locataires en difficulté. Vous avez jusqu’au 28 février prochain pour demander cette aide exceptionnelle. Suivez le lien ! Vous pourrez prendre connaissance des critères, faire une simulation et remplir le formulaire.