Transports publics : l’État doit soutenir IDF Mobilités !

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Conséquence de la crise sanitaire, Île-de-France Mobilités (IDFM)  est dans l’incapacité de payer la RATP et la SNCF et fait face à une perte de recettes de 2,6 milliards d’euros, les transports en commun ayant été largement mis à l’arrêt pendant le confinement.

IDFM s’est déclarée en cessation de paiement. Une situation qui met en danger les programmes de rénovation des équipements et des réseaux, alors que ceux-ci sont plus nécessaires que jamais. Les usagères et usagers de notre canton sont bien placés pour le savoir !

C’est pourquoi les élu-es Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France ont été à l’origine d’une pétition unitaire pour demander à l’État de compenser intégralement les pertes d’IDFM afin de sauvegarder ces transports populaires et écologiques. Car actuellement, sur les 2,6 milliards requis, le gouvernement n’a promis que…425 millions !

Comme le souligne Céline Malaisé, présidente du groupe FdG : « L’État a été capable de faire des plans de sauvegarde pour le secteur privé avec l’automobile et l’aéronautique, il doit le faire pour les transports publics. Cela a été fait dans de nombreux pays confrontés à la même situation. C’est donc aussi possible en France. Ne pas agir reviendrait à mettre délibérément en péril le service public de transports régional. »

Cette pétition est soutenue par l’ensemble des forces politiques au Conseil régional, par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et de nombreuses associations d’usagers. Obtenons le financement de nos transports en commun !

Je signe la pétition

L’été du canal : une autre façon de profiter de l’été en Seine-Saint-Denis

Embarquez pour  l’Eté du canal qui revient  tous les week-ends à partir de demain, samedi 18 juillet jusqu’au 20 septembre sur le canal de l’Ourcq,  le canal Saint-Denis et au bassin de La Villette. Un premier aperçu dans ce reportage de BFM TV

Des animations gratuites ou à petits prix qui ont fait le succès du festival et de nombreuses activités inédites dans le respect des normes sanitaires à partager entre amis ou en famille, seul.e ou à plusieurs : concerts flottants avec orchestres, musiciens, DJ, à découvrir depuis les berges ; croisières découvertes et thématiques ; péniches culturelles amarrées ici et là ; parcs et plages nautiques, ateliers ludiques, culturels ou sportifs ; visites et balades guidées au grand air, à pied et à vélo… Un air de vacances bienfaisant souffle sur les canaux et sur les berges !

Découvrez le programme ici et, selon les activités choisies, pensez à réserver !

Plan de rebond solidaire : 55 M€ pour répondre à la crise du Covid-19

Nous avons adopté ce mercredi 8 juillet le « Plan de rebond solidaire pour l’avenir de la Seine-Saint-Denis ». La solidarité et l’écologie sont les leviers de ce plan doté de 55 millions d’euros, pour répondre – partiellement – à la crise économique et sociale qui continue de se déployer dans notre département.

Afin de répondre au mieux aux besoins des habitants touchés par la crise et aux acteurs les plus impactés, ce plan de rebond comporte trois fonds, chacun avec une orientation spécifique :

  • un fonds d’aide d’urgence aux habitant-es
  • un fonds destiné aux acteurs de la Seine-Saint-Denis
  • un fonds d’investissement pour l’adaptation et la transformation du département

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18,4 millions € seront ainsi dédiés à la solidarité, notamment pour le soutien au paiement des loyers, l’alphabétisation numérique, mais aussi pour aider les acteurs locaux (associations, établissements sociaux et médico-sociaux…) actuellement en difficulté ou faisant face à des nécessités nouvelles.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire seront eux aussi soutenus, en particulier dans leurs activités d’insertion professionnelle, d’aide à la personne ou d’économie circulaire. Ce sera également le cas de la culture ou du sport, afin de donner de l’air aux clubs et associations qui font face à une forte baisse de revenus, tout en promouvant l’accès au sport-santé par exemple.

L’éducation n’est pas oubliée, avec un effort en direction du raccrochage scolaire ou de la formation professionnelle.

Enfin, nous lançons une expérimentation unique en France : les agent-es du Département qui le souhaitent pourront désormais consacrer 1/2 journée par semaine à des actions de bénévolat auprès de structures de la solidarité. Tout au long de la crise, y compris dans les moments les plus compliqués, ils et elles ont fait montre de leur engagement au service de la collectivité.

Soutien scolaire, formation aux outils numériques ou comptables, à la préservation de l’environnement… ce sont 7000 agent-es qui pourraient ainsi mettre leurs compétences et leur savoir-faire au service de notre territoire.

 

 

Cours Alexandre Dumas : fin de l’histoire

Le Parisien a publié hier un article sur la fermeture du cours Alexandre Dumas à Montfermeil. Avec les élus du Front de Gauche, nous avions dénoncé cette école hors contrat qui ne respectait pas les programmes de l’Education nationale, dont les enseignants n’étaient pas qualifiés et qui enregistrait des résultats catastrophiques pour de nombreux élèves.

Bien sûr, je regrette que des enfants pâtissent de cette situation. Car qui dit « école hors contrat » dit obligation de passer un examen pour réintégrer le cursus de l’Education nationale.

Créé en 2012, le Cours Alexandre Dumas aura coûté aux contribuables montfermeillois plus de 3 millions d’euros : 2 millions pour l’achat de la propriété ; plus d’1,2 million pour le terrassement et la viabilisation, puis une location annuelle  pour le moins « bienveillante » de 1euro du m2, soit 1500 € par an. On aurait aimé que le maire mette un peu de cet argent au service des écoles publiques de la commune et dans les Temps d’Activités Péri-Scolaires (TAPS) – ce qu’il a refusé de faire alors, arguant : « La ville est pauvre ».

Demeure aujourd’hui une exigence : il faut rendre ce patrimoine communal aux Montfermeillois et aux Montfermeilloises. Et pourquoi pas en y installant la Maison des associations et des citoyens ? Dans la campagne des municipales, Montfermeil Autrement a proposé de créer un tel lieu au service de toutes et tous. Un projet toujours d’actualité.

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Logement : un fonds départemental exceptionnel pour aider les locataires en difficulté

Combien de fois, ces dernier mois, ai-je entendu  cette phrase : « entre le loyer et la nourriture, je dois choisir  » ? Trop souvent. Le Conseil départemental a décidé de lancer un Fonds exceptionnel d’aide au paiement des loyers afin de soutenir les locataires en difficulté, et notamment les actifs.

Conséquence du confinement et du fort ralentissement de l’activité économique, de nombreux ménages de Seine-Saint-Denis font aujourd’hui face à des difficultés financières accrues et les loyers constituent l’un des principaux postes de dépense qui ne peut pas être réduitLa baisse des revenus a un impact particulièrement important sur la capacité à payer les loyers dans le parc public comme dans le privé.

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Le Département contribue dès à présent à ce fonds à hauteur de 2 millions d’euros, avec l’objectif d’atteindre 4 M€, ce qui permettrait d’attribuer une aide d’un montant moyen de 480 € pour environ 8 000 ménages. Seront concernés celles et ceux dont le revenu aura diminué d’au moins 20% entre mars et mai, et dont le loyer représentait 30% des revenus avant le confinement (ou 40% actuellement). Seine-Saint-Denis Habitat s’est d’ores et déjà engagé à verser 1 M€ et d’autres acteurs du logement ont été sollicités.

Avec ce fonds exceptionnel, nous voulons éviter que de nouveaux ménages entrent dans la spirale de l’endettement locatif et réduire l’impact social de la crise pour les Séquano-Dionysiens.

Une nouvelle fois, nous prenons nos responsabilités en tant que Conseil départemental. Et une nouvelle fois, nous rappelons que nous ne pourrons pas suppléer l’Etat et que c’est bien d’un effort national dont nous avons besoin.