Métro Charonne : une mémoire vive, un combat actuel

Ce dimanche matin, j’étais au côté des militant-es communistes de Montfermeil réunis devant la tombe de Fanny Dewerpe, jeune secrétaire-dactylographe de 32 assassinée au métro Charonne le 8 février 1962, tombée avec 8 autres victimes sous les coups de la répression d’une manifestation pour exiger la paix en Algérie et la fin du terrorisme de l’OAS.

Fanny Dewerpe repose au cimetière de Montfermeil et, comme chaque année, nous avons honoré sa mémoire et rendu hommage à toutes celles et ceux qui ont lutté pour la libération de l’Algérie et l’amitié entre les peuples algérien et français, souvent au prix de leur vie.

Ce combat pour la justice historique est loin d’être fini en France : comme l’a rappelé Pierre Girault, la vandalisation, fin janvier, des plaques rendant hommage à Maurice et Josette Audin à Bagnolet, montre que la haine coloniale et raciste n’est pas éteinte. Et combien de responsables politiques, à droite notamment, continuent-ils à affirmer le « rôle positif » de la colonisation ou à honorer des militaires tortionnaires ou putschistes dans leurs villes ?

Des pas ont été faits dans le bon sens ces dernières années : reconnaissance par Emmanuel Macron de la colonisation en Algérie comme « crime contre l’humanité », puis de la responsabilité de l’État dans l’assassinat du jeune mathématicien Maurice Audin par l’armée française à Alger en 1957 ; commande du rapport sur les « mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie » à l’historien Benjamin Stora.

Mais le chemin est encore long pour que la société française se débarrasse de l’héritage colonial et pour construire une vraie culture de paix et d’amitié entre nos peuples, si intimement liés.

Un grand travail est ainsi à mener sur le plan éducatif, mais aussi symbolique. En commençant par exemple par reconnaître officiellement le 17 octobre 1961 et le 8 février 1962 comme des crimes d’État.

Les obsèques de Fanny Dewerpe à Montfermeil (1962)

Lycée agricole : les élu-es régionaux de gauche interpellent le ministre

Les élu-es de gauche et écologistes au Conseil régional d’Île-de-France ont interpellé début février le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, Julien Denormandie, afin de rappeler la grande perte que constitue la fermeture du LPE-Fénelon, et le besoin de soutenir le projet d’ouverture de nouvel établissement porté par les équipes enseignantes.

Un projet que je soutiens activement au Conseil départemental, mais qui n’a malheureusement pour réponse que le silence de la part de la présidence actuelle du Conseil régional…

Non l’abandon de l’Éducation !

Suppression massive de postes, fermetures de classes, réduction du périmètre de l’Education prioritaire, revalorisation des salaires, promise mais remplacée par l’individualisation des rémunérations… Hier, les personnels de l’Éducation nationale étaient en grève dans toute la France. Ils dénonçaient aussi la gestion plus qu’hasardeuse de la crise sanitaire par le gouvernement, demandant que des mesures d’urgence soient enfin prises afin d’y faire enfin face. Ils ont été rejoints par des lycéens et étudiants, eux aussi en grande difficulté.

Enseignants, CPE et personnels de l’Éducation nationale jouent un rôle irremplaçable auprès des enfants et des jeunes pour le présent et l’avenir de notre pays. Ils sont devenus des « travailleurs de première ligne » depuis le début de la crise sanitaire, en adaptation permanente et au contact quotidien des élèves pour assurer leur mission d’éducation, de transmission et de développement des connaissances.

Un engagement sans faille depuis le premier confinement pour garantir du mieux possible la continuité éducative et limiter le décrochage scolaire, qui s’est malheureusement beaucoup accru dans des départements tels que la Seine-Saint-Denis.

Pourtant, le gouvernement et ses ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur semblent considérer l’école et l’enseignement publics comme un sujet de second plan, où chacun navigue à vue.

Des mois après le début de la pandémie, il n’y a ainsi toujours pas de protocole national dans l’Éducation. On ne sait toujours pas si les vacances d’hiver dureront 3 semaines pour tous les élèves… ou pas. Chacun fait donc avec les moyens du bord, ce qui crée une grande confusion et accroit encore les inégalités entre les établissements.

Le gouvernement serait mieux avisé de prendre de réelles mesures pour garantir la sécurité des élèves et des personnels (protections, accès au vaccin, embauches de médecins et d’infirmiers scolaires qui font tant défaut) plutôt que de profiter de la crise pour accélérer ses projets de casse de l’école républicaine qui se profilent.

Un plan de recrutement pluriannuel et des revalorisation salariales (réelles !) sont aussi nécessaires pour en finir avec le mépris et aller vers une juste reconnaissance de ces métiers sous haute pression.

J’apporte donc tout mon soutien aux enseignants et à tous les personnels qui se sont mobilisés hier dans notre canton. L’école publique est lourdement menacée.

Collège Henri IV de Vaujours : mise au point.

Je comprends l’inquiétude des parents d’élèves de Vaujours qui ont appris mardi soir que les enfants de CM2 scolarisés à l’école élémentaire Paul-Bert iraient l’an prochain au collège Romain-Rolland de Tremblay. Mais les allégations du maire de Vaujours ne peuvent rester sans réponse de notre part. Pierre Laporte et moi-même, conseillers départementaux du canton, publions donc ce communiqué

Cette nouvelle sectorisation des collégiens de Vaujours est symptomatique des problèmes que nos collégiens et futurs collégiens rencontrent sur notre canton, avec l’essor démographique constaté et la saturation des collèges tant à Vaujours qu’à Montfermeil. Cela fait maintenant plusieurs années que nous proposons un collège intercommunal sur Montfermeil-Coubron qui permettrait d’accueillir les enfants de Montfermeil et de Coubron et « désengorgerait » le collège Henri IV de Vaujours. Si la proposition d’un nouveau collège sur le territoire Grand Paris Grand Est est acté par le Département dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement pour les collèges d’un milliard d’euros voté en novembre dernier, encore faut-il qu’une ville cède un terrain pour le construire !

Où l’on reparle d’une piscine à Montfermeil…

J’ai écrit au Maire de Montfermeil pour lui demander de se porter candidat à l’accueil de l’un des trois bassins olympiques qui seront mis à disposition des communes du département à l’issue des JO 2024. La nouvelle est tombée fin décembre : conformément aux engagements pris avec le Département, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) offrira 3 bassins de natation de 50 mètres.

C’était l’un des éléments forts de notre programme Montfermeil Autrement : quelle chance ce serait pour les enfants, les collégiens, les jeunes et les familles montfermeilloises de pouvoir bénéficier d’une vraie piscine à Montfermeil pour l’apprentissage de la natation, le sport et les loisirs ! Une chance à saisir… C’est l’époque des vœux. Espérons que celui-ci soit entendu !