En séance du Conseil départemental

Nous avons traité trois sujets d’importance lors de la séance le 17 févier :  d’abord, le bilan d’étape du schéma départemental Autonomie et Inclusion 2019-2024 qui concerne les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Renforcer l’offre de service ; garantir un meilleur accès aux droits et aux prestations ; développer l’habitat inclusif et des tiers-lieux autonomie sont les lignes directrices des deux années à venir. Alors que le scandale de la gestion inhumaine d’ORPEA secoue le monde des EHPAD et nous interroge sur le sort réservé à nos aîné.e.s., le Département, chef de file de l’action sociale, va mettre en place un plan de contrôle renforcé des EHPAD avec l’Agence Régionale de Santé. 

Je suis ensuite intervenue au nom de Pascale Labbé, vice-présidente en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, pour présenter le plan de dénomination des bâtiments départementaux avec des noms de femmes. En effet, plus d’une centaine de bâtiments existants n’ont pas de nom. Que la moitié de l’humanité soit représentée dans l’espace public n’est que justice et mettra en lumière des femmes, leurs parcours et leurs combats, dans tous les domaines.

Enfin, le Département innove en proposant un budget participatif. Cette première édition est dotée d’une enveloppe de 125 000 € par canton soit 2,6 millions €. Des réunions de préparation seront organisées sur notre canton à Montfermeil le 28 mars et à Tremblay-en-France le 29 mars. Toute personne de plus de 11 ans résidant, travaillant ou étudiant en Seine-Saint-Denis pourra déposer son projet entre le 7 mars et le 15 mai.  Le soutien des services du Département est prévu pour accompagner les porteurs de projet, et après une étude technique des différentes propositions, les lauréats seront sélectionnés entre le 15 septembre et le 22 octobre, pour une réalisation en fin d’année. 

Pour retrouver mon intervention complète, c’est ici : https://new.synople.tv/videos/1645270940130-2611.mp4

Les collèges en Seine-Saint-Denis, un patrimoine commun

J’ai inauguré hier soir l’exposition Les collèges en Seine-Saint-Denis, un patrimoine commun qui se tient aux Archives départementales jusqu’au 18 septembre prochain, au côté de Stéphane Troussel et de mes collègues Pascale Labbé et Emmanuel Constant.

Cette belle exposition, très documentée et agrémentée de maquettes, conçue par les services du Département et le CAUE, croise histoire de l’enseignement, innovations architecturales et avancées technologiques, de l’après-guerre à aujourd’hui.

Une surprise et une fierté : la thématique « le temp des architectes » fait la part belle au collège Jean-Jaurès de Montfermeil, conçu par Renée Gailhoustet, architecte de renommée internationale.

Celui-ci, comme le collège Pablo-Picasso dans un second temps, va bénéficier d’une rénovation-reconstruction, dans le cadre du plan Eco-Collège d’un milliard d’euros que le Conseil départemental a voté pour construire, réhabiliter et rénover les collèges, à l’aune du changement climatique, de la nécessaire transition écologique et de l’accroissement du nombre de collégien.n.e.s.

La pandémie révèle le manque de moyens de l’Education nationale

Moins d’une semaine après la rentrée des classes, le constat, malheureusement prévisible, est là… Et en dépit de deux années de pandémie, tout laissait présager de cette situation. A commencer par l’annonce du protocole sanitaire, délivrée dimanche soir par l’Education nationale dans un article payant (!) du Parisien.

De la maternelle au lycée, élèves, familles, enseignants, équipes administratives et techniques vivent des situations intenables par le manque d’anticipation et de moyens accordés par l’Education nationale pour assurer la sécurité sanitaire dans les établissements scolaires. Dans notre département, le SNUIPP, premier syndicat enseignant du 1er degré, parlait de 500 à 600 classes élémentaires fermées dès mardi. Et pas de remplaçants, bien sûr, quoiqu’en dise le Ministre de l’Education nationale. Il arrive un moment où la communication se heurte à la réalité vécue par des millions de parents, d’enfants et d’enseignants, eux-mêmes parents. 

Maintenir les établissements scolaires ouverts, oui, mais avec les moyens humains et matériels pour assurer la continuité pédagogique indispensable aux apprentissages. Les enseignants ne peuvent à la fois assurer des cours en présentiel et en distanciel, et devoir gérer ce qui relève de la santé publique. Dans les faits, Jean-Michel Blanquer organise la plus grande garderie de France, renforçant les inégalités scolaires.

Cette nième vague met à nu les carences de l’Education nationale et son extrême fragilité qui couve depuis trop longtemps, à force de suppressions de postes, de non-remplacements. Les syndicats enseignants lancent un appel à la grève nationale jeudi 13 janvier. Trop, c’est trop.