Défendre la laïcité et la liberté d’expression

En séance du Conseil départemental hier, j’ai eu l’honneur de présenter le voeu de la majorité pour défendre la laïcité et la liberté d’expression, piliers de la République et d’une société démocratique. Un vœu appelant à une action ferme dans le respect de l’Etat de droit et loin de tout amalgame.

La manipulation et la déformation de ces principes et l’hystérisation du débat étaient pourtant au rendez-vous. C’est malheureusement ce dont nous avons été les témoins hier de la part du groupe Les Républicains dont le voeu aux relents nauséabonds, débordait d’amalgames scandaleux, n’hésitant pas à nous traiter « d’islamo-gauchistes »et assimilant notamment la lutte contre les violences policières et la lutte contre les discriminations au soutien au terrorisme… Une tentative qui visait notamment notre collègue Azzédine Taïbi, maire PCF de Stains et conseiller départemental, qui a pointé avec une grande dignité dans sa réponse les incohérences et irresponsabilités des élus départementaux de droite.

« La République est une et indivisible. Nous rappelons avec force notre engagement citoyen pour la liberté, l’égalité, la fraternité, qui constituent chaque jour le sens de notre action. » Notre attachement à ces principes, à notre volonté de vivre-ensemble par delà les différences doit être maintenu et renforcé.

Fermer des urgences en pleine pandémie ? Incroyable mais vrai !

Faut-il fermer des services hospitaliers en pleine pandémie sanitaire et alors que les hôpitaux dans tout le pays sont surchargés et à bout de souffle ?

La question pourrait être rhétorique, tant cela semble absurde et irresponsable. C’est pourtant ce qu’a décidé Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, qui a annoncé la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, en plein centre de Paris.

Une décision qui va à contre-courant des besoins et qui met en danger la population, le tout au service d’une idéologie qui a démontré son échec à répondre aux besoins de la grande majorité des habitants de notre pays.

Car comme le souligne Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne : « L’hôpital Hôtel-Dieu de Paris, avec ses Urgences, est en capacité d’accueillir des patient·es atteints du coronavirus, de les évaluer, de les prendre en charge et de les hospitaliser si nécessaire. Il dispose de moyens humains compétents et techniques (scanner H24) à même de prendre en charge des patient·es dits « intermédiaires » (trop fragiles pour les renvoyer à domicile mais nécessitant une surveillance et/ou oxygénothérapie). »

« En pleine crise sanitaire et en nouveau risque d’attentat terroriste, l’heure est à l’ouverture de lits et de services ! La décision de l’AP-HP de fermer les urgences de l’Hôtel Dieu le 4 novembre prochain est inacceptable et sonne comme une provocation pour toutes celles et tous ceux qui se battent pour l’avenir de cet établissement. »

Plus que jamais, soutenir les personnels hospitaliers, c’est agir et se mobiliser pour exiger des moyens pour l’hôpital public !

Un jour sombre

Voici le message que je viens d’adresser au Père Hubert et au Père Daniel, mes interlocuteurs au sein de la communauté catholique de Montfermeil :

« Je suis, comme toutes et tous, femmes et hommes de bonne volonté, à nouveau dans la peine et l’effroi après les assassinats sordides commis ce matin à la cathédrale Notre-Dame de Nice, où 3 personnes ont brutalement perdu la vie parce qu’elles étaient catholiques.

Il y a à peine 10 jours, nous étions debout et ensemble, au côté des enseignants, des parents d’élève et de la communauté éducative ainsi qu’avec les autres communautés religieuses de Montfermeil pour refuser la barbarie et rendre hommage à la mémoire de Samuel Paty.

Les paroles  que vous avez prononcées, celles de M. Bekkouche et du Père Yakupaydin étaient importantes, nécessaires et apaisantes.

Aujourd’hui, à nouveau, le deuil nous accable et je veux par ces quelques mots vous assurer de toute ma compassion et de mon entier soutien à la communauté catholique de Montfermeil dans ces jours sombres qui nous frappent toutes et tous durement.
Il n’y a pas de mots pour décrire l’horreur que nous vivons.

Ma voix ne se joindra pourtant pas à celles des semeurs de haine qui attisent une violence obscurantiste et qui tentent de rejeter les valeurs de la République.

Restons debout et ensemble comme nous avons toujours su le faire.

« C’est la fraternité qui sauvera la liberté », écrivait Victor Hugo. Une phrase à laquelle fait écho « Fratelli tutti » , l’encyclique du Pape François que vous m’avez offerte : « La fraternité n’est pas que le résultat des conditions de respect des libertés individuelles, ni même une certaine équité observée. (…)  Que se passe-t-il sans une fraternité cultivée consciemment, sans une volonté politique de fraternité, traduite en éducation à la fraternité, au dialogue, à la découverte de la réciprocité et de l’enrichissement mutuel comme valeurs ? »

A vos côtés et au côté de la communauté catholique, fraternellement. »

« Reconfinement », ou l’échec d’une politique

L’annonce du Président de la République ce mercredi soir n’aura surpris personne. Cette deuxième vague était attendue, prédite par les scientifiques depuis bien longtemps.

Reconfinement, soit. Pour se protéger et protéger les autres, protéger les soignants. Mais le « Ségur de la santé » de juin n’a pas répondu à leurs exigences pour redresser l’hôpital public. Des lits sont toujours fermés, faute de personnel et de postes.

Colère donc, parce que le problème majeur, c’est celui de la casse de l’hôpital public depuis des décennies : 100 000 lits d’hôpitaux supprimés en 20 ans, dont 7400 ces deux dernières années. 100 lits supprimés à l’hôpital de Montfermeil entre 2012 et et 2017.

Nous allons payer cher le choix de la rentabilité financière au détriment de la santé publique et des conditions de travail des personnels hospitaliers.

Et qui va protéger les milliers de salarié.e.s qui ne peuvent pas télétravailler et vont devoir continuer à prendre des transports en commun ? 

Par contre, les profits des entreprises du CAC 40 et des GAFA, eux, se portent bien. Ils ont explosé depuis le début de la crise sanitaire.

La ligne 13 en pleine crise sanitaire (photo : Stéphane Peu)

Il faut sauver le Lycée du paysage et de l’environnement !

Le Lycée du paysage et de l’environnement a fermé ses portes à la rentrée au sein du groupe Fénelon, à Vaujours. Pourtant, il est toujours ouvert administrativement et l’équipe enseignante, aujourd’hui menacée de chômage, est bien présente, désireuse de transmettre son savoir et de former des jeunes aux métiers du paysage et de l’environnement.

C’est pourquoi, après avoir écrit au maire de Vaujours, je me suis adressée aux Valjoviennes et Valjoviens afin de les alerter sur cette situation. En effet, nous devons trouver des solutions pour maintenir cette activité d’avenir sur notre territoire et je m’y emploie, comme je le déclarais récemment à un journaliste du Figaro dont l’article, publié vendredi 23 octobre, fait le point sur ce dossier.