Onze familles de Clichy-Montfermeil mettent le cap sur la Vendée

Samedi 18 août, onze familles de Clichy et Montfermeil ont pu partir en vacances en Vendée pendant une semaine, grâce à un dispositif Vacances sociales et solidaires mis en place par le Département et ses partenaires.

Article publié par Seine-Saint-Denis le Magazine

SSd le mag vacances

 

L’ambiance était animée, samedi, au départ du car qui a emmené onze familles de Clichy et Montfermeil – 15 adultes et 26 enfants – sur la route des vacances. Direction la Vendée, dans un centre de vacances de la station balnéaire de Saint-Jean-de-Monts.

Mis en place par le Département avec le concours de plusieurs partenaires sociaux, ce dispositif Vacances solidaires et sociales a pour but de faire partir en vacances des familles qui n’ont pas toujours les moyens de le faire.
« L’accès aux vacances est très inégalitaire dans notre pays, le plus souvent du fait de contraintes financières, auxquelles s’ajoutent des freins d’ordre psychologique et organisationnel.

Si en moyenne 50 % des familles franciliennes ne partent pas en vacances, c’est encore plus vrai pour notre département où nombre de familles sont confrontées à des problèmes économiques et sociaux. », resituait ainsi la conseillère départementale et présidente de Seine-Saint-Denis Tourisme Dominique Dellac, en charge du dispositif.

« Au-delà du bénéfice immédiat de la rupture avec le quotidien, toutes les études soulignent que le départ en vacances produit des effets positifs à moyen et long terme : resserrement des liens familiaux, développement de l’autonomie et de la confiance en soi », mentionne encore Dominique Dellac.

vacances-solidaires-clichy-2

Les bénéficiaires de ce voyage – en majorité des familles monoparentales – ont été proposés par les centres sociaux de L’Orange Bleue et de la Dhuys, en partenariat avec les circonscriptions de service social de Clichy et Montfermeil-Coubron. L’association Arrimages a prêté main forte. Un deuxième voyage concernant des habitants de ce secteur pourrait avoir lieu à la Toussaint, 10 000 euros ayant été débloqués au total par le Département pour l’initiative.

 

Si les vacanciers bénéficient pour ce projet de cette subvention départementale ainsi que d’une aide de la CAF, ils contribuent toutefois eux aussi à leur voyage. Souhaitant éviter toute impression de charité, le dispositif a en effet prévu une légère participation financière des familles. Qui devraient revenir enchantées de leur séjour, d’autant qu’on annonce un temps plutôt clément pour toute la semaine.

Photos : @Sylvain Hitau

Article : Christophe Lehousse

Les uns rentrent, les autres partent !

J’ai eu le grand plaisir ce matin d’aller souhaiter de bonnes vacances aux familles de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois, monoparentales pour la plupart, qui vont bénéficier d’une semaine de vacances en Vendée, grâce au Conseil départemental et à la mission « Vacances sociales » que m’a confiée le Président Stéphane Troussel. L’impatience et l’émotion étaient au rendez-vous avant le départ du car. A l’arrivée, mer et soleil, rencontres et découvertes sont au programme, histoire de bien recommencer l’année, ainsi qu’une visite du haras de La Roche-sur-Yon et un spectacle équestre offerts par le Président de Vendée Expansion, le Comité départemental du tourisme de Vendée. Une expérience pilote que je n’aurai pu mener à bien sans le concours actif des services de l’action sociale du département et de ses circonscriptions de service social sur le terrain, de la CAF, des centres sociaux de la Dhuys et de l’Orange bleue, ainsi que de l’association Arrimages. Merci à toutes et tous pour cette belle mobilisation ! Marie-Florence Deprince et Catherine Carrara, respectivement adjointes aux maires de Clichy et de Montfermeil, avaient répondu à mon invitation pour cet « au revoir » joyeux.

 

Photo Charlotte1

Photo de groupe avant le départ

DEPART EN VACANCES 2.jpg

L’été du canal : le festival estival de la Seine-Saint-Denis

Le canal de l’Ourcq et ses berges se prêtent à tous les plaisirs de l’été pendant l’Eté du Canal, organisé par Seine-Saint-Denis Tourisme avec de très nombreux partenaires. Rompez les amarres, de la Place Stalingrad à Paris au parc de la Poudrerie à Tremblay, en passant par Pantin, la plage de Bondy-Noisy, le port de loisirs de Bobigny : navettes fluviales à 1 ou 2 € pour flaner sur l’eau le nez au vent ; croisières thématiques musicales, gourmandes, cinéphiles ;  concerts en tous genres et des bals ;  ateliers divers et variés ; activités sportives, ludiques, culturelles tous les week-ends de l’été… Et un parcours d’art urbain à découvrir le long du canal où les magnifiques photos en noir et blanc du célèbre studio Harcourt ont inspiré des artistes urbains français et internationaux.  Sans oublier le canal Saint-Denis et la Street art avenue. Retour sur ce premier week-end auquel j’ai participé avec grand plaisir hier et ce dimanche. Samedi, In Seine-Saint-Denis ouvrait le bal au parc de la Bergère et S. Troussel remettait les récompenses aux lauréats de l’appel à projets 2018 pendant que les premières croisières musicales donnait le la. Aujourd’hui, croisière street art commentée, avec à son bord Batsch, le graffeur bondynois. On a croisé Marko 93, directeur artistique du projet, dans une nacelle suspendue à 20 m de hauteur à Pantin, mettant une dernière touche aux yeux de la boxeuse Sarah Ourahmanne. Et croisé l’oeuvre de BK FOXX, artiste new-yorkaise : dorénavant, Marion Cotillard fait partie du paysage du canal.

IN0707

Atelier avec Little Garden dans le cadre de In Seine Saint Denis

DJ SET

Souk Canal, DJ Set sur l’eau

 

36753849_10217596108123443_5714450753217626112_n

Un peu plus loin, à la plage de Noisy-Bondy, les petits barboteurs…

BATCH

Batsch a travaillé le portrait de l’actrice Aïssa Maïga au pont de Bondy  et une autre oeuvre au Point Ephémère : magnifique bébé noir ouvrant les bras au monde.

MCOTILLARD2.jpg

« Un regard sur la pauvreté » : une exposition des Archives départementales

Présidente de la Commission culture, sports (…), j’ai proposé à mes collègues des autres commissions une visite des Archives départementales de la Seine-Saint-Denis à Bobigny. Christine Langé, Gaël Normand et Sébastien Colombo nous ont fait découvrir ces locaux uniques, dont les 30 kilomètres de mètres linéaires (l’unité de mesure des archives) recueillent des pans entiers de l’histoire de notre département et de ses habitants – histoires individuelles et collectives, cartes parfois très anciennes…

archives visite 2

Penchées sur une carte de 1790, avec Frédérique Denis, élue départementale de Noisy-le-Grand.

L’occasion également de visiter la belle exposition  « Un regard sur la pauvreté », qui présente les photographies de Walter Weiss, prises entre 1971-1973 alors qu’il était volontaire avec ATD Quart Monde en banlieue parisienne. Du bidonville du Franc-Moisin à Saint-Denis, à la cité de promotion familiale de Noisy-le-Grand, le regard pudique de Weiss est un témoignage important sur la misère et sur le combat permanent à mener pour y mettre un terme. Une exposition à découvrir jusqu’au 21 septembre. Visites guidées et programme culturel à retrouver sur le site des archives départementales.

Dernière séance du conseil départemental du 28 juin

Dernière séance  hier avant la pause estivale. Comme chaque année, le Préfet de Seine-Saint-Denis a présenté le rapport d’activité des services de l’Etat dans le département. Comment dire ? On n’a pas vraiment la même vision des « efforts » de l’Etat dans notre département, c’est sûr ! Notre groupe a interrogé le représentant de l’État en Seine-Saint-Denis sur l’insuffisance des compensations du financement du RSA et le besoin de recentralisation de celui-ci de même que sur la situation critique de l’Aide sociale à l’enfance du fait de l’explosion du nombre de mineurs non accompagnés : + 66 % en un an…

Cette séance a également été l’occasion pour notre assemblée de confirmer notre refus de signer le pacte financier avec l’État, la fameuse « contractualisation ». Un contrat qui n’en est pas un : sans contreparties et sans prise en compte des réalités de la Seine-Saint-Denis, il s’assortit de menaces de rétorsion financière.

Une véritable mise sous tutelle qui plafonne la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an sous peine de devoir rembourser la différence à l’Etat. En effet, la loi de programmation des finances publiques pour 2018-2022 prévoit 50 milliards d’euros « d’économies » des dépenses publiques dont 13 devraient être assumés par les collectivités territoriales, soit 26 % du total, alors que celles-ci ne participent qu’à hauteur de 9 % de la dette de l’État, mais à 80 % de l’investissement qui est pourvoyeur d’avenir, de dynamisme et d’emploi !

Sous le masque de la « bonne gestion », les œillères du dogme néolibéral.

 

FullSizeRender

Cette séance annuelle du Conseil départemental avec le  Préfet est l’occasion de lui poser des questions écrites. Ce que j’ai fait. J’y reviendrai quand j’aurai les réponses.