La séance du Conseil départemental de juin…

Situation sanitaire, écologie et aide à l’enfance étaient au programme de la séance de juin du Conseil départemental qui s’est réuni il y a 10 jours.

Plan Canopée   : Une démarche d’écologie populaire tournée vers l’avenir

C’est une véritable politique de l’arbre en Seine-Saint-Denis que le Plan Canopée se propose de mettre en oeuvre pour les 10 ans à venir : verdir la Seine-Saint-Denis pour atteindre 20% de surface arborée sur l’ensemble du département. Objectif :  la plantation de 30 000 arbres sur le principe 1 naissance = 1 nouvel arbre, en diversifiant les essences, et pour que « la cime des arbres et la ligne de crête des bâtiments se rejoignent », pour reprendre les mots de mon collègue Bélaïde Bedreddine, vice-président à l’écologie urbaine. Des concours de plantations seront soutenus, avec une attention particulière envers les collégiens. Quant aux arbres existants, leur préservation sera de mise. Et pour un arbre abattu, trois seront replantés.

canopée

Parrainages d’enfants : aider à grandir dans les meilleures conditions

S’engager pour le jour d’après, c’est s’engager pour les générations futures. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter le soutien aux associations menant des parrainages/marrainages bénévoles d’enfants et de jeunes pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance.

Je suis intervenue au nom du groupe Communiste-Citoyen-Front de Gauche pour une transformation écologique et sociale pour dire toute notre fierté de confirmer et développer ainsi l’engagement humain et solidaire de notre Département, saluer les associations et toutes et tous les marraines et parrains. Mais j’ai aussi rappelé qu’il était plus que temps que l’État assume enfin son devoir et investisse dans l’avenir de tous nos enfants.

Une exigence que nous avons récemment réaffirmée à plusieurs reprises, lors d’un voeu adopté à l’unanimité par notre assemblée pour un renforcement du plan de rattrapage de l’Etat, de même qu’avec d’autres élu-es communistes et républicains de Seine-Saint-Denis.

 

Lycée du Paysage Fénelon : le Conseil départemental demande une table ronde

Lors de sa séance du 11 juin, le Conseil départemental a adopté à l’unanimité le vœu que j’ai proposé, demandant la suspension pour un an de la décision de fermeture du Lycée du paysage et de l’environnement Fénelon à Vaujours et soutenant la demande d’organisation d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés et affectés par cette fermeture, pour étudier les différentes options quant à l’avenir de l’établissement.

L’adoption à l’unanimité de ce vœu démontre la préoccupation et l’engagement de l’ensemble des élu-es du Conseil départemental face à cette décision qui impactera
négativement l’offre éducative en Seine-Saint-Denis et au-delà. Une préoccupation également partagée par les 5500 personnes signataires de la pétition en ligne contre la fermeture du LPE.

L’urgence éducative aujourd’hui, c’est de prendre le temps de la discussion.

200611 Voeu Conseil départemental 93 LPE-1

Mobilisés face à la crise sanitaire et sociale : en séance du Conseil départemental

Séance du Conseil départemental ce matin en visioconférence, pour faire le point sur les actions menées par notre collectivité face au Covid-19 et envisager les suites, alors que le déconfinement se profile. La Seine-Saint-Denis est en effet l’un des départements les plus touchés de France, avec une surmortalité de 100 % par rapport à la même période en 2019 alors même que la jeunesse de notre population aurait dû atténuer l’impact de la pandémie.

Nous avons rendu un salut unanime aux agentes et agents du Département, qui ont fait montre d’un dévouement, d’un courage et d’une inventivité à toute épreuve au service de l’intérêt général.

Dès le 17 mars en effet, l’activation du plan de continuité de l’activité a permis d’assurer le fonctionnement des services départementaux essentiels à la lutte contre la pandémie et la crise sociale aggravée par celle-ci : santé, sécurité, accueil des publics vulnérables, soutien aux soignants…

Pour assurer la solidarité, les activités des crèches départementales, des PMI, des circonscriptions de service social ou encore de dépistage ont été adaptées pour maintenir le suivi et répondre aux besoins urgents. Pour aider les familles et personnes en difficultés financières à faire face, la cuisine centrale de Clichy-sous-Bois a été mise au service des acteurs caritatifs et une aide débloquée pour de nombreux collégiens demi-pensionnaires.

Toutes ces mesures sont nécessaires et nous rendent fiers de mettre en œuvre notre mot d’ordre : l’humain d’abord. Mais l’ampleur de la crise demande de lourds efforts à notre collectivité, éprouvée par des années d’asphyxie financière voulue et organisée. La responsabilité de l’Etat de nous donner les moyens de répondre à la pandémie est donc pleinement engagée:

  • pour assurer le coût des mesures d’urgence prises pendant la crise
  • pour compenser la forte augmentation à prévoir dans les prochains mois du RSA et autres allocations de solidarité
  • pour engager un plan de rattrapage dans l’éducation, alors qu’un tiers des élèves de Seine-Saint-Denis est actuellement en rupture de scolarité

C’est pourquoi le Conseil départemental a voté à l’unanimité un vœu pour le renforcementdu plan de rattrapage de l’Etat dans notre département, exigeant les moyens indispensables pour parer à la crise et avancer vers l’égalité républicaine. Par ailleurs, nous avons décidé de lancer un travail d’enquête et d’information transversal, afin d’évaluer la gestion de la crise en Seine-Saint-Denis. Un travail piloté par les Commissions départementales et animé par mon collègue et ami Pascal Beaudet, Président de la 1ère commission, dans lequel je prendrai toute ma part en tant que Présidente de la 4ème commission (Culture / Sports / Services publics / NTIC).

2020-04-30 Séance du Conseil départemental

Améthyste + : 120 trajets gratuits pour les personnes âgées ou en situation de handicap

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La création du dispositif Améthyste+ a retenu toute mon attention lors de notre séance de jeudi dernier au Conseil départemental : cette nouvelle aide gratuite à destination des seniors et personnes handicapées éligibles à la carte Améthyste  leur permettra de bénéficier de 120 trajets gratuits au cours de l’année, au lieu d’opter pour l’abonnement actuel, qui peut se révéler trop élevé pour leurs besoins.

Je suis intervenue pour exprimer ma satisfaction devant cette véritable amélioration du dispositif face à l’urgence climatique et environnementale. J’ai tenu à souligner l’importance de développer à l’avenir toutes les mesures susceptibles d’encourager l’usage des transports en commun par le plus grand nombre.

Je forme le vœu que cela soit un pas vers la gratuité des transports en commun, comme cela est déjà le cas à Paris pour les jeunes et les seniors à faibles revenus. A l’opposé de la mise en concurrence accélérée que demande Valérie Pécresse, qui ne pourrait conduire qu’à la dégradation du service aux usagers, de la couverture géographique et des conditions de travail des agents.

Plusieurs autres questions d’importance ont été abordées lors de cette séance, parmi lesquelles l’approbation d’une convention avec l’association Unis-Cité pour le recrutement et l’accompagnement de 200 jeunes « Volontaires pour la Seine-Saint-Denis » en service civique ; la signature de la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens » et notre participation financière aux frais des collèges privés sous contrat d’association. L’occasion pour moi d’alerter mes collègues sur la situation inquiétante du lycée du Paysage et de l’Environnement de Vaujours, conventionné avec notre Département pour l’ouverture de la section « Gestion des milieux naturels » dans le cadre du label Natura 2000.

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Budget 2020 : abandon gouvernemental, volonté départementale

Exercice traditionnel de la fin d’année, le Conseil départemental s’est réuni hier afin de discuter et d’adopter le budget de notre collectivité pour 2020. Traditionnel certes, mais chaque année davantage un défi, face au double mouvement d’augmentation des besoins de la population et d’abandon de l’État.

Malgré toutes les alertes, tous les drames, le gouvernement Macron s’entête, sciemment,  à poursuivre son désengagement et à réduire les moyens de notre Département : 348 millions d’euros de non compensation pour les allocations de solidarité (RSA, PCH, ADPA), 8% de compensation pour les dépenses liées aux mineurs non-accompagnés, suppression de recette fiscales propres… Au total, ce sont plus de 686 millions d’euros que l’État doit à la Seine-Saint-Denis .

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Une véritable asphyxie qui impacte grandement notre capacité à mettre en place des politiques innovantes et au niveau des besoins réels en termes de santé, de prévention, de culture… Malgré cela, nous nous efforçons de mettre en œuvre des politiques volontaristes au bénéfice de toutes et tous : en témoigne la mission vacances sociales que je conduis et qui poursuit son développement, le Plan ambition collèges ou la carte Ikaria pour les seniors dès 60 ans.

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Macron a déclaré avoir été « bouleversé » par Les Misérables de Ladj Ly. Il a cependant préféré visionner le film sur DVD plutôt que de venir à Montfermeil. Un symbole de l’attitude de ce gouvernement vis-à-vis de la banlieue : la regarder de loin, se payer de mots et la laisser seule face à ses difficultés.