Quelles idéologies, quels discours des droites et de l’extrême-droite ?

Un débat qui promet d’être passionnant ce vendredi 24 février à Pantin, avec Cécile Alduy, professeure de littérature à Stanford et auteur de « Ce qu’ils disent vraiment : les politiques pris aux mots » et Alain Hayot, sociologue, auteur de « FN, l’imposture – Droite, le danger / 20 répliques pour les combattre « .  J’y serai !capture-decran-2017-02-23-a-09-48-01

Pour tout savoir…

 

Justice et égalité : quand la République ne joue plus son rôle

« Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants« . Déclaration universelle des droits de l’homme.
J’ai co-signé la tribune ci-dessous avec d’autres élus de Seine-Saint-Denis, parue aujourd’hui dans l’Humanité, pour réclamer justice et égalité dans notre département, si souvent stigmatisé, mais aussi dans toutes ces villes populaires où la  justice et le droit  ne s’exercent plus selon les principes de la République mais riment avec « contrôle au faciès ».

Appel d’élus de gauche contre les violences policières : Les événements du 2 février dernier ont placé sous une lumière crue certaines pratiques policières incompatibles avec l’État de droit et les principes de la République française.

« Le jeudi 2 février dernier, un jeune homme, Théo Luhaka, a été victime d’un viol. Quatre policiers sont mis en examen, dont un pour viol. Cet événement a provoqué un vif émoi dans son quartier, mais plus largement dans de nombreuses villes populaires.

Les proches, le jeune homme lui-même et les habitants de son quartier ont exprimé leur volonté d’une application ferme des principes de justice. Ils ont fait preuve d’un courage et d’une responsabilité exemplaires en appelant au calme. Malgré les souffrances, ils refusent de transformer leur colère, légitime, en violence.

Le temps de la justice est un temps long, nous le savons, mais elle doit être la même pour tous. Nous vivons déjà ce scénario insupportable puisque des jeunes Aulnaysiens ont déjà été condamnés en comparution immédiate après les nuits d’émeutes dans la ville sans avoir été pris en flagrant délit de dégradations ou de violences. Douze ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, il serait insupportable d’assister à de nouvelles scènes terribles de violence. Toutes les responsabilités doivent être clairement établies.

Nous, élus de Seine-Saint-Denis, sommes confrontés à ce climat social tendu. Nous voyons les dégâts causés tous les jours par les destructions d’emplois, les fermetures ou les dégradations de services publics et les discriminations dont nombre de nos concitoyens nous font part. Les médias n’ont à l’égard de notre département que des discours stigmatisants qui le présentent comme le repaire des réseaux criminels, de l’intégrisme religieux et de la fraude sociale généralisée. Pour les Séquano-Dyonisiens, c’est l’humiliation et la relégation quotidienne.

Les relations entre les forces de police et la jeunesse sont à cet égard symptomatiques. Elles constituent une violence supplémentaire pour ces jeunes, dont la classe sociale, l’origine réelle ou supposée, la couleur de peau sont devenues des prétextes d’humiliation. Les rapports académiques ou institutionnels – y compris du Défenseur des droits – illustrent, les uns après les autres, ces pratiques dégradantes et discriminantes.

Comment dès lors en appeler à la République quand sa devise n’existe que sur les frontons des édifices publics ? Comment lutter contre l’abstention, en appeler à la participation citoyenne quand on ne reçoit que la violence comme réponse ?

Nous croyons que la République est la réponse à tous ces maux. Mais notre République ne joue plus son rôle. Elle doit se donner tous les moyens pour transformer ses valeurs constitutives en actes : Liberté, Égalité, Fraternité.

Il est temps d’agir pour en finir avec les contrôles au faciès et les pratiques parfois racistes dans l’institution policière. Nous refusons par ailleurs l’amalgame entre ces quatre policiers et l’ensemble des fonctionnaires de police.

Élus et citoyens ne sont pas contre la police. Nous exigeons ici comme sur tout le territoire national le même droit à la justice, à la sécurité et à la tranquillité publique. Nous appelons même à renforcer le nombre des policiers face aux politiques de réduction des effectifs, à renforcer leur formation et à rompre avec la politique du chiffre, qui pénalise le travail d’investigation, notamment contre les trafics. Construisons les missions de notre police républicaine avec les agents et leurs représentants mais aussi les citoyens, les acteurs spécialisés de la prévention, de l’éducation, dans un dialogue responsable et d’intérêt général. Inventons une nouvelle police de proximité formée pour les mener à bien. Il est par ailleurs possible d’instaurer dès maintenant le récépissé de contrôle d’identité. Nous appelons à la constitution d’une mission d’enquête parlementaire sur les pratiques policières qui pourrait ­appuyer ce processus. Agissons contre les discours de haine qui gangrènent notre société. Nous en avons assez d’être catégorisés comme un territoire de non-droit quand les évadés fiscaux, les délinquants en cols blancs, certains élus bénéficient de la plus grande mansuétude. Depuis des années, nous sommes le laboratoire des politiques de régression sociale et de discriminations.

Pourtant, la Seine-Saint-Denis a besoin, au nom de l’égalité républicaine, que l’accès aux droits fondamentaux de tous ses habitants soit garanti, notamment, d’un renforcement de tous les services publics, car ils sont la seule richesse de ceux qui n’en ont pas. Par-delà les mécanismes de péréquation existant, le renforcement de la solidarité financière entre tous les territoires est une urgence, plus que jamais indispensable ! Sortons de la logique stérile de l’austérité et construisons ensemble les résistances de demain. »

Éliane Assassi, sénatrice, présidente du groupe CRC, Patrick Le Hyaric, député européen, Patrice Bessac, maire de Montreuil, Meriem Derkaoui, maire d’Aubervilliers, conseillère départementale, Carinne Juste, maire de Villetaneuse, Laurent Russier, maire de Saint-Denis, Azzedine Taïbi, maire de Stains, conseiller départemental, Taylan Coskun, conseiller régional, Didier Mignot, conseiller régional, président de l’Adecr, Dominique Attia, Pascal Beaudet, Belaïd Bedreddine, Silvia Capanema, Dominique Dellac, Pascale Labbé, Abdel Sadi, conseillers départementaux, Jean-Charles Nègre, conseiller territorial, vice-président d’Est Ensemble, Frédéric Durand, Marie-Claire Lafon, Gaylord Le Chequer, Jean-Marie Touzin, François Cochin, Stéphane Peu, Delphine Zoughebi-Gaillard, candidats du Front de gauche aux élections législatives.

Rétablir la vérité : les fonctionnaires ne sont pas des nantis.

500 000 fonctionnaires en moins au niveau national, préconise le jusqu’à quand ?-candidat de droite à la Présidentielle. Les élus de droite  lui ont emboîté le pas lors de la séance du Conseil départemental, jetant l’opprobre et la suspicion sur les personnels du Conseil départemental.  C’est bien mal connaître la réalité du travail de ces fonctionnaires attachés au service public et les difficultés croissantes auxquels ils/ elles sont confrontées au quotidien.

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Ressources humaines, JO… Retour sur la séance du Conseil départemental du jeudi 2 février

Quelle stratégie de ressources humaines pour les agents du Département ?

Jeudi 2 février, lors de la séance du Conseil départemental,  nous avons eu à nous prononcer sur 4 points précis de la stratégie RH 2017-2020 du Département. Le débat préalable sur cette stratégie m’a donné l’occasion de revenir sur la situation particulière des ATTEE, les agents départementaux présents dans les collèges : cantine, entretien des locaux, réparations… Un quotidien difficile pour des personnels, dont la moyenne d’âge est élevée, et qui présentent régulièrement des incapacités à exercer certaines tâches d’un métier essentiel au bien-vivre dans les collèges.

Ce corps de métier est particulièrement touché par l’absentéisme, en grande partie pour des raisons de pénibilité qui engendrent  longue maladie ou maladie professionnelle. Ce qui alourdit la charge de travail des agents restant.

Une situation difficile et complexe, rencontrée dans de nombreux collèges, au dire même de collègues élus siégeant dans les conseils d’administration.  Après une pétition de la FCPE au collège Jean-Jaurès de Montfermeil signée par 500 personnes et une grève dans un collège de Saint-Denis la semaine dernière, la situation de ces agents est préoccupante.

J’ai donc demandé que s’ouvre un chantier spécifique pour ce cadre d’emploi en lien avec les représentants du personnel. Il doit être possible de repenser l’organisation du travail et de prendre en compte sa pénibilité pour permettre  aux agents d’exercer pleinement leur mission de service public dans de bonnes conditions ; pour garantir aux élèves de bonnes conditions de vie et d’apprentissage et pour assurer à la communauté éducative de bonnes conditions de travail.

Sans les ATTEE, ce sont les conditions de vie de tous qui se dégradent au sein des établissements.

Point d’étape sur notre candidature aux JOP 2024 :

Aujourd’hui 3 février, au lendemain de la séance du Conseil départemental, le comité de candidature devait remettre le Dossier technique n°3 de présentation au Comité International Olympique.

Le Président Stéphane Troussel et Mathieu Hanotin, conseiller départemental délégué au sport et à l’organisation des grands évènements, ont présenté les grandes lignes de ce dossier technique.

Il fait état des dispositions prises en matière d’organisation des compétitions sportives, de sécurité, de fonctionnement des sites de compétition, des transports, d’héritage pour la Seine-Saint-Denis et ses habitants, d’hébergement, de développement durable… Comme pour chacune de ces étapes, le Département s’est pleinement investi dans l’élaboration du dossier afin d’apporter son expertise du territoire et de faire rayonner l’héritage de Paris 2024 sur l’ensemble du territoire .

En amont de cette séance du Conseil départemental, lors de la réunion de la 4ème commission que je préside, j’ai demandé que le Département soit attentif à la répartition des équipements qui accueilleront les équipes nationales sur l’ensemble de la Seine-Saint-Denis. De façon à ce que le territoire Grand Paris-Grand Est, dont Montfermeil, Coubron, et Vaujours font partie, et ses habitants puissent  bénéficier pleinement de l’élan des JO.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vœux de Seine-Saint-Denis Tourisme

J’ai eu le plaisir d’accueillir le Préfet de Seine-Saint-Denis, Pierre-André Durand, et le sous-préfet de Bobigny, Fayçal Douhane, à la brasserie « La Parisienne » à Pantin ce dernier jour de janvier pour des vœux originaux dans un ancien site industriel ou l’on produit aujourd’hui d’excellentes bières : la Parisienne Libérée, le Poulbot et autre rousse… 

L’occasion pour moi d’échanger avec de nombreux partenaires du monde économique, associatif, culturel et patrimonial autour de projets à partager avec le plus grand nombre.

C’est ça, la Seine-Saint-Denis : des idées, des projets et un formidable brassage !

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