Logement : un fonds départemental exceptionnel pour aider les locataires en difficulté

Combien de fois, ces dernier mois, ai-je entendu  cette phrase : « entre le loyer et la nourriture, je dois choisir  » ? Trop souvent. Le Conseil départemental a décidé de lancer un Fonds exceptionnel d’aide au paiement des loyers afin de soutenir les locataires en difficulté, et notamment les actifs.

Conséquence du confinement et du fort ralentissement de l’activité économique, de nombreux ménages de Seine-Saint-Denis font aujourd’hui face à des difficultés financières accrues et les loyers constituent l’un des principaux postes de dépense qui ne peut pas être réduitLa baisse des revenus a un impact particulièrement important sur la capacité à payer les loyers dans le parc public comme dans le privé.

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Le Département contribue dès à présent à ce fonds à hauteur de 2 millions d’euros, avec l’objectif d’atteindre 4 M€, ce qui permettrait d’attribuer une aide d’un montant moyen de 480 € pour environ 8 000 ménages. Seront concernés celles et ceux dont le revenu aura diminué d’au moins 20% entre mars et mai, et dont le loyer représentait 30% des revenus avant le confinement (ou 40% actuellement). Seine-Saint-Denis Habitat s’est d’ores et déjà engagé à verser 1 M€ et d’autres acteurs du logement ont été sollicités.

Avec ce fonds exceptionnel, nous voulons éviter que de nouveaux ménages entrent dans la spirale de l’endettement locatif et réduire l’impact social de la crise pour les Séquano-Dionysiens.

Une nouvelle fois, nous prenons nos responsabilités en tant que Conseil départemental. Et une nouvelle fois, nous rappelons que nous ne pourrons pas suppléer l’Etat et que c’est bien d’un effort national dont nous avons besoin.

La séance du Conseil départemental de juin…

Situation sanitaire, écologie et aide à l’enfance étaient au programme de la séance de juin du Conseil départemental qui s’est réuni il y a 10 jours.

Plan Canopée   : Une démarche d’écologie populaire tournée vers l’avenir

C’est une véritable politique de l’arbre en Seine-Saint-Denis que le Plan Canopée se propose de mettre en oeuvre pour les 10 ans à venir : verdir la Seine-Saint-Denis pour atteindre 20% de surface arborée sur l’ensemble du département. Objectif :  la plantation de 30 000 arbres sur le principe 1 naissance = 1 nouvel arbre, en diversifiant les essences, et pour que « la cime des arbres et la ligne de crête des bâtiments se rejoignent », pour reprendre les mots de mon collègue Bélaïde Bedreddine, vice-président à l’écologie urbaine. Des concours de plantations seront soutenus, avec une attention particulière envers les collégiens. Quant aux arbres existants, leur préservation sera de mise. Et pour un arbre abattu, trois seront replantés.

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Parrainages d’enfants : aider à grandir dans les meilleures conditions

S’engager pour le jour d’après, c’est s’engager pour les générations futures. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter le soutien aux associations menant des parrainages/marrainages bénévoles d’enfants et de jeunes pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance.

Je suis intervenue au nom du groupe Communiste-Citoyen-Front de Gauche pour une transformation écologique et sociale pour dire toute notre fierté de confirmer et développer ainsi l’engagement humain et solidaire de notre Département, saluer les associations et toutes et tous les marraines et parrains. Mais j’ai aussi rappelé qu’il était plus que temps que l’État assume enfin son devoir et investisse dans l’avenir de tous nos enfants.

Une exigence que nous avons récemment réaffirmée à plusieurs reprises, lors d’un voeu adopté à l’unanimité par notre assemblée pour un renforcement du plan de rattrapage de l’Etat, de même qu’avec d’autres élu-es communistes et républicains de Seine-Saint-Denis.

 

Lycée du Paysage Fénelon : le Conseil départemental demande une table ronde

Lors de sa séance du 11 juin, le Conseil départemental a adopté à l’unanimité le vœu que j’ai proposé, demandant la suspension pour un an de la décision de fermeture du Lycée du paysage et de l’environnement Fénelon à Vaujours et soutenant la demande d’organisation d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés et affectés par cette fermeture, pour étudier les différentes options quant à l’avenir de l’établissement.

L’adoption à l’unanimité de ce vœu démontre la préoccupation et l’engagement de l’ensemble des élu-es du Conseil départemental face à cette décision qui impactera
négativement l’offre éducative en Seine-Saint-Denis et au-delà. Une préoccupation également partagée par les 5500 personnes signataires de la pétition en ligne contre la fermeture du LPE.

L’urgence éducative aujourd’hui, c’est de prendre le temps de la discussion.

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Discriminations : une étude inédite du Département

Alors que les événements et manifestations de ces derniers jours ont de nouveau mis en lumière les discriminations dont est victime une partie de nos concitoyen.ne.s, le Département de la Seine-Saint-Denis publie aujourd’hui les résultats d’un baromètre sur les discriminations perçues ou vécues par les habitant.e.s. : 9 jeunes sur 10 pensent qu’en Seine-Saint-Denis des personnes sont discriminées par la police et la justice. L’emploi et le logement sont également mis en exergue dans cette étude réalisée par Harris interactive auprès de 1004 habitants de notre département. 95 % des personnes interrogées pensent que l’éducation est le meilleur recours dans la lutte contre les discriminations et ont une « très forte attente » envers les pouvoirs publics.Capture d’écran 2020-06-10 à 17.53.24

Mobilisés face à la crise sanitaire et sociale : en séance du Conseil départemental

Séance du Conseil départemental ce matin en visioconférence, pour faire le point sur les actions menées par notre collectivité face au Covid-19 et envisager les suites, alors que le déconfinement se profile. La Seine-Saint-Denis est en effet l’un des départements les plus touchés de France, avec une surmortalité de 100 % par rapport à la même période en 2019 alors même que la jeunesse de notre population aurait dû atténuer l’impact de la pandémie.

Nous avons rendu un salut unanime aux agentes et agents du Département, qui ont fait montre d’un dévouement, d’un courage et d’une inventivité à toute épreuve au service de l’intérêt général.

Dès le 17 mars en effet, l’activation du plan de continuité de l’activité a permis d’assurer le fonctionnement des services départementaux essentiels à la lutte contre la pandémie et la crise sociale aggravée par celle-ci : santé, sécurité, accueil des publics vulnérables, soutien aux soignants…

Pour assurer la solidarité, les activités des crèches départementales, des PMI, des circonscriptions de service social ou encore de dépistage ont été adaptées pour maintenir le suivi et répondre aux besoins urgents. Pour aider les familles et personnes en difficultés financières à faire face, la cuisine centrale de Clichy-sous-Bois a été mise au service des acteurs caritatifs et une aide débloquée pour de nombreux collégiens demi-pensionnaires.

Toutes ces mesures sont nécessaires et nous rendent fiers de mettre en œuvre notre mot d’ordre : l’humain d’abord. Mais l’ampleur de la crise demande de lourds efforts à notre collectivité, éprouvée par des années d’asphyxie financière voulue et organisée. La responsabilité de l’Etat de nous donner les moyens de répondre à la pandémie est donc pleinement engagée:

  • pour assurer le coût des mesures d’urgence prises pendant la crise
  • pour compenser la forte augmentation à prévoir dans les prochains mois du RSA et autres allocations de solidarité
  • pour engager un plan de rattrapage dans l’éducation, alors qu’un tiers des élèves de Seine-Saint-Denis est actuellement en rupture de scolarité

C’est pourquoi le Conseil départemental a voté à l’unanimité un vœu pour le renforcementdu plan de rattrapage de l’Etat dans notre département, exigeant les moyens indispensables pour parer à la crise et avancer vers l’égalité républicaine. Par ailleurs, nous avons décidé de lancer un travail d’enquête et d’information transversal, afin d’évaluer la gestion de la crise en Seine-Saint-Denis. Un travail piloté par les Commissions départementales et animé par mon collègue et ami Pascal Beaudet, Président de la 1ère commission, dans lequel je prendrai toute ma part en tant que Présidente de la 4ème commission (Culture / Sports / Services publics / NTIC).

2020-04-30 Séance du Conseil départemental