L’hôpital public n’est pas une entreprise ! La santé n’est pas une marchandise !

Qui dit entreprise dit recettes, dépenses, bénéfices… ou pertes. Doit-on considérer la santé comme un centre de profit ? C’est bien là toute la question posée aux hôpitaux publics depuis de trop nombreuses années : en à peine plus de 20 ans, le système de santé public français est passé du 1er rang mondial à la 24ème place. Et la loi de finances 2018 prévoit 1,2 Mrds € de réduction budgétaire pour l’hôpital public, après la suppression drastique d’emplois et de lits décidés par la précédente Ministre de la santé. Cela devrait nous interroger.

Le conseil de surveillance extraordinaire qui s’est tenu à l’hôpital de Montfermeil ce lundi 27 novembre avait pour objet un rapport de l’IGAS, l’inspection générale des affaires sociales. Dans une logique sidérante, après avoir détaillé le manque cruel de moyens des hôpitaux de notre territoire, renvoyé dos à dos l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois et l’hôpital du Raincy-Montfermeil pour des raisons diamétralement opposées (l’un a investi et a des dettes, l’autre n’a pas de dettes mais n’a pas investi), le rapport recommande la fusion des 2 hôpitaux dotés d’une direction unique. Leurs difficultés seraient donc un problème de gouvernance, mais surtout pas de moyens matériels et professionnels. Cette question mérite un vrai débat, au-delà du cercle fermé et impuissant des conseils de surveillance et ne peut constituer à priori la solution pour garantir une offre de soins satisfaisante pour les populations des territoires concernés.

Un rapport des universités d’Oxford et de Cambridge et de l’Université de Londres conclut que les coupes brutales dans les prestations du National Health Service (service de santé publique anglais) et des services sociaux britanniques sont à l’origine de 120 000 décès prématurés depuis 2010 et pourraient entraîner un « excédent » de près de 200 000 décès d’ici la fin de 2020 en Angleterre. Est-ce-que c’est ce que nous voulons ici ?

La relance de l’hôpital public est bien une priorité d’intérêt général. C’est particulièrement vrai dans notre département, où nombre d’habitants ne se soignent plus, faute de moyens.  Plutôt que de réduire sans cesse les coûts, dans une logique marchande de rentabilité, il est urgent au contraire d’investir massivement dans la qualité de nos établissements et dans les recrutements pour répondre aux besoins humains. C’est une question de choix politique.

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Espérance banlieues et cours Alexandre-Dumas : une tromperie dangereuse

Aujourd’hui, le journal l‘Humanité consacre sa Une, l’éditorial et un dossier de deux pages bien documenté au réseau des écoles Espérance Banlieues, dont le cours Alexandre-Dumas de Montfermeil. Il est grand temps de faire toute la lumière : réseaux catholiques traditionnalistes, Manif pour tous et droite extrême sont à la manœuvre, sous une image lisse et « charitable » visant à « intégrer les enfants issus de l’immigration ». Ce réseau opaque travaille avec ardeur à la remise en cause de l’Education nationale, doublée d’une offensive idéologique « judéo-chrétienne », bien loin de la laïcité et des valeurs républicaines, soutenus par des fonds publics et des entreprises du CAC 40. Et les enfants dans tout çà ? A Montfermeil comme ailleurs, les résultats espérés ne sont pas au rendez-vous de ces écoles hors contrat. Au point qu’à Marseille, plusieurs familles ont déposé  plainte pour violence, non assistance à mineurs en danger et … abus de confiance.

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« Concorde », une association qui porte si bien son nom…

J’ai eu le grand plaisir d’être accueillie cette semaine au foyer Chevreul à Montfermeil par l’équipe de Concorde (Association d’Education et de Protection Concorde), une belle association portée par les valeurs de l’humanisme, de la tolérance et du respect au service de l’enfance. Concorde est un partenaire reconnu et apprécié des services de l’Aide Sociale à l’Enfance, compétence du Département, et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Cette visite amicale a été l’occasion d’un moment d’échanges riches et chaleureux autour de la protection de l’enfance et des missions de l’association avec Alain Junqua, président, Florence Mazerat, directrice générale et Sylvain Chatelin, directeur général adjoint ; Sylvain Lesueur et Philippe Allard, directeur et chef du service éducatif ; des membres du conseil d’administration et les cadres d’autres établissements. Un projet éducatif  de qualité, porté par des professionnels très impliqués, une prise en charge individualisée et une attention portée aux besoins de chacun  : l’AEPC a créé, gère et anime dix structures à taille humaine qui accueillent  180 jeunes pour leur permettre de se construire et de construire leur avenir, dans un monde dont ils ne connaissent déjà que trop la dureté et les difficultés. Après la visite du foyer et un excellent repas concocté par les cuisinières de l’établissement, je suis prête à revenir rencontrer les jeunes à l’occasion d’un groupe de paroles, comme il me l’a été proposé.

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Le banquet annuel du Vieux Montfermeil…

Joyeux banquet et ambiance festive dimanche après-midi à la salle des fêtes de Montfermeil, avec l’association du Vieux Montfermeil et sa région et le Musée du travail. J’ai rendu hommage au beau travail d’érudition et de passion pour l’histoire de notre territoire qui préside à la conception et à la réalisation des deux expositions annuelles proposées par l’association, dans une vision pédagogique et culturelle toujours mâtinée d’humour. Sans oublier le fort investissement de tous les bénévoles  qui font vivre le Musée du travail et ses collections tout au long de l’année. Ce bel après-midi chaleureux s’est poursuivi en musique et en danse(s)… Chapeau bas pour le madison, Mesdames !!!

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Avec Robert Morillon, Président du Vieux Montfermeil

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A table ! avec Pierre Girault, Vice-président, et son épouse, en compagnie de  Gérard Pringault, maire-adjoint, et de M. et Mme Ferrand.