Rentrée des artistes au collège Pablo-Picasso

in situ Montfermeil flyer

Jeudi dernier, j’ai assisté à un concert-surprise à l’heure de la récré, pour le lancement de la résidence In Situ de Cléa Vincent et Kim Giani, musiciens pop, au collège Picasso qui les accueillera  pendant toute l’année scolaire.

Accompagnée par l’association culturelle Zebrock, qui fête cette année ses 30 ans, cette résidence In Situ permettra à la 504, classe référente de 5ème, de suivre un véritable parcours culturel comprenant sorties, concerts et spectacles, et centré autour de la création par les élèves d’une émission de télévision en ligne baptisée « Sooo Pop Kids », petite sœur de l’émission « Sooo Pop », présentée par Cléa Vincent. Et bien sûr, au-delà de la 504, c’est tout le collège qui est invité à participer…

Les résidences In Situ, initiées par le Département en complément  du plan départemental « La culture et l’art au collège », ont pour objectif de faire se rencontrer projets éducatifs et artistiques et de favoriser les échanges directs entre élèves et acteurs de tous les champs de la création artistique contemporaine.

Pour l’année scolaire 2019-2020, neuf résidences In Situ se dérouleront dans neuf collèges de Seine-Saint-Denis – à Montfermeil, Clichy-sous-Bois, Drancy, La Courneuve, Montreuil, Neuilly-Plaisance, Noisy-le-Grand et Saint-Denis – dans les domaines de la musique, du théâtre, de la photo, de la littérature ou encore du cirque.

Hop, hop, hop, l’année s’annonce Sooo Pop au collège Picasso !

In situ 1

Un palmarès et des urgences…

ballanger

Dans son édition de jeudi consacrée au « Palmarès des hôpitaux et cliniques », (cf encadré ci-dessous) l’hebdomadaire Le  Point comptabilise 220 services d’urgence en grève en cette fin d’été. Il manque 800 médecins urgentistes dans les hôpitaux, selon les chiffres même du Ministère de la santé. Dans le même article, Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93, porte-parole des médecins urgentistes de France et syndicaliste CGT, estime qu’il en manque au moins 2 000 pour travailler dans des conditions acceptables.

C’est dire que les 70 millions d’euros promis par la Ministre de la santé pour désamorcer la crise des urgences n’y suffiront pas, comparés aux 36,5 millions d’euros dépensés pour les 3 jours du G7 ! La situation catastrophique du service public de la santé, fruit de la politique menée depuis des années, a de graves conséquences sur les patients comme sur les personnels de santé. C’est particulièrement vrai dans notre département qui détient le triste record de premier désert médical du pays.

Dans une lettre adressée à l’Agence régionale de santé à la mi-juillet, 80 médecins de l’hôpital Robert-Ballanger alertaient sur l’état d’urgence absolue dans lequel se trouve leur établissement. Faute de moyens suffisants, celui-ci est confronté à des pénuries de médicaments, des pannes d’équipements et au manque de personnel. Une situation qui n’est pas nouvelle puisqu’en mai dernier, les urgences de l’hôpital avaient dû refuser des patients en raison du sous-effectif de médecins et d’internes.

Ces médecins vont plus loin : « Au vu de la précarité de la population que nous prenons en charge en Seine-Saint-Denis, et à l’aube du Grand Paris, avec un accroissement démographique prévu comme considérable, ne faudrait-il pas considérer nos hôpitaux du 93 comme situés en zone médicale prioritaire afin de leur accorder des moyens financiers supplémentaires pour sortir de ce cercle vicieux » écrivent-ils.

Une revendication fidèle aux principes d’un service public de qualité, à l’encontre du projet de fusion des hôpitaux d’Aulnay-sous-Bois,  de Montfermeil et de Montreuil, qui ne ferait qu’ajouter les difficultés aux difficultés, au détriment de l’intérêt général.

Capture d’écran 2019-08-26 à 17.38.13

hpst_dessin

Fort de Vaujours : Placoplatre rappelé à l’ordre par l’Etat (Le Parisien)

Dans un article publié ce matin, Le Parisien de Seine-et-Marne fait état de la mise en demeure de la préfecture de Seine-Saint-Denis à Placoplatre de réaménager la fosse d’Aiguisy (conformément à un arrêté préfectoral de … 2006) qu’elle compte remblayer avec des terres excavées du Fort de Vaujours.  « Nous nous réjouissons que les services de l’Etat fassent respecter les arrêtés préfectoraux existants en demandant à Placoplatre de remettre la fosse en état, mais cette mise en demeure confirme que Placoplatre souhaite changer le périmètre du Fort de Vaujours » déclare Francis Redon, vice-président de France nature environnement Île-de-France, qui siège également à la Commission de Suivi de Site (CSS) « .

« La préfecture somme également la filiale de Saint-Gobain de réaliser dans un délai de trois mois une étude géotechnique après qu’un glissement de terrain s’y est produit lors de l’hiver 2017-2018 » écrit encore le journaliste.

Glissement de terrain ?? Je n’ai pas souvenir que cela ait fait l’objet d’une quelconque déclaration de Placoplatre en séance de Commission de Suivi de Site. Décidément, la transparence selon Placoplatre connait de sérieuses limites : celles du périmètre de son intérêt. 

Capture d’écran 2019-08-20 à 18.49.45

 

 

Clichy-Montfermeil : des vacances en Touraine pour dix familles défavorisées (Le Parisien)

Samedi, dix familles de Montfermeil et Clichy-sous-Bois sont parties pour une semaine de vacances en Touraine. Un « acte 2 » qui fait suite à un premier départ l’année dernière et qui marque une nouvelle étape dans la mission départementale « Accès aux vacances sociales et solidaires »que je mène, puisque d’autres départs sont prévus d’ici la fin de l’année.

Dans son édition d’aujourd’hui, Le Parisien y revient dans l’article ci-dessous :

Le Parisien vacances 2019

Chédigny (Indre-et-Loire), dimanche 18 août. Une dizaine de familles de Clichy et Montfermeil qui ne peuvent partir en vacances profitent d’un séjour en Touraine. DR

Une cinquantaine de parents et enfants ont quitté samedi la Seine-Saint-Denis pour des vacances qu’ils n’auraient pas pu s’offrir sans un dispositif pilote.

Le 18 août 2019 à 17h28

« Dix jours avant le départ, l’une de mes filles me disait : maman, maman, tu n’oublieras pas ça, ni ça dans la valise … Vous ne pouvez pas imaginer à quel point elles attendaient ce moment avec impatience! Et moi aussi d’ailleurs! » Comme le raconte Fatima-Zahra, avec le sourire dans la voix, la semaine de vacances en Touraine qui vient de débuter pour elle et ses enfants est une énorme bouffée d’oxygène.

« Nous ne sommes pas partis depuis cinq ans », ajoute cette mère de 33 ans qui élève seule ses petites de 8 et 10 ans. Ce dimanche, pour son premier jour loin du 93, le trio a profité de la piscine et d’un atelier collectif de danse. Et ce lundi se profile une belle randonnée en forêt.

Une cinquantaine de parents et enfants

Au total, plus d’une cinquantaine de parents et enfants de Clichy et Montfermeil profitent d’un dispositif pilote impulsé, pour la deuxième année, par le Département sur les deux communes. La CAF, les centres sociaux de l’Orange bleue et de la Dhuys et l’association Arrimages sont associés à la mise en place du séjour. Les bénéficiaires participent financièrement, à hauteur de leurs moyens.

« Nous accompagnons une dizaine de familles dont la plupart sont monoparentales, détaille Dominique Dellac, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis. Partir plus de cinq jours de chez soi, c’est un vrai levier en matière de politique d’ insertion sociale et économique. » Selon les données Insee, il y a environ 200 000 familles monoparentales dans le 93.

Le Parisien vacances 2019 -2

Clichy, samedi. Fatima-Zahra et ses filles à l’heure du grand départ. DR

Cette année, c’est en quelque sorte la vie de château pour la douzaine d’adultes et la quarantaine d’enfants. Visites de monuments, promenades et baignades vont agrémenter la semaine en Touraine. « Ces vacances ensemble sont aussi l’occasion de nouer des liens, de raconter nos problèmes », estime Fatima-Zahra qui mise ensuite sur un nouveau départ personnel.

Plus de familles pourront partir

Elle vient de terminer une formation d’auxiliaire de vie et multiplie désormais les envois de CV. « Je suis prête à aller partout, du moment que je travaille », souligne la maman qui espère pouvoir mettre un peu de côté, pour avoir une voiture. « On n’a que le bus et c’est très, très compliqué de se déplacer sans véhicule », précise Fatima-Zahra.

Le dispositif pilote de Clichy-Montfermeil lancé en 2018 a conduit à la signature en avril dernier d’une convention inédite en France entre le Département et l’Agence nationale des Chèques-vacances (ANCV). Qui permettra le départ de davantage de familles, de jeunes et de personnes handicapées et âgées de Seine-Saint-Denis.