Fête de l’Humanité

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La parenthèse enchantée de la rentrée !  La Fête de l’Humanité ! Comme chaque année, le parc de La Courneuve accueille de vendredi à dimanche l’événement politique et festif majeur de la rentrée. Une véritable fête populaire pour échanger, découvrir, réfléchir mais aussi courir de concert en concert,  danser et engranger des forces pour une rentrée riche en combats à mener.

L’un de ces combats est celui pour la sauvegarde de l’hôpital public, illustré en ce moment même par la grève des urgences, et qui concerne tout particulièrement notre territoire avec l’hôpital de Montfermeil.

C’est pourquoi j’interviendrai lors du débat « Hôpital public de proximité et accès aux soins, urgence vitale ! Regards croisés sur le GHT Grand Paris – Nord Est », aux côtés de Fabien Cohen, responsable santé du PCF pour l’Île-de-France et de Christophe Prudhomme, médecin au SAMU 93 et porte-parole des médecins urgentistes de France.

Rendez-vous donc samedi 14 septembre à 17h sur le stand de Clichy-Coubron-Montfermeil, ainsi que tout au long du week-end pour prendre un verre, tirer à l’arc, manger un morceau et discuter !

Et si vous ne disposez toujours pas de votre entrée valable 3 jours au tarif de 28 €, celle-ci est disponible auprès des militant-es communistes ! Attention, elle doit être validée avant demain soir, jeudi, dernier délai.

 

 

Contre les violences conjugales, une nécessaire volonté politique

Le « Grenelle contre les violences conjugales » s’est ouvert à Matignon avant-hier, alors que depuis le début de l’année, on dénombre 101 femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint et que l’on estime à 220 000 par an le nombre de femmes victimes de violences physiques et sexuelles.

La lutte contre les violences faites aux femmes est une urgence nationale. En Seine-Sait-Denis,  depuis le 1er janvier, deux femmes ont été victimes de féminicide, 3 391 victimes ont déposé plainte, comme en en témoignent les chiffres présentés lors de la déclinaison du Grenelle organisée par la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis a joué un rôle pionnier en la matière. Dès 2002,  l’Observatoire départemental des violences envers les femmes, le premier en France, était créé. Il y en a 22 aujourd’hui. Des dispositifs innovants et efficaces ont été proposés, tels que le téléphone grave danger, l’ordonnance de protection ou encore les mesures d’accompagnement protégé pour les enfants.

Dernier dispositif en date, la récente ouverture à Bagnolet d’un lieu d’accueil pour les femmes de 15 à 25 ans victimes de violence, grâce notamment au travail de Pascale Labbé, conseillère départementale déléguée à l’égalité Femme-Homme.

Ce rôle pionnier est dû en grande partie aux efforts et à l’engagement de toute une vie d’Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental, qui participera au Grenelle et dont Le Figaro publie un beau portrait.

Comme le soulignent Ernestine Ronai, Pascale Labbé, Stéphane Troussel et Ghada Hatem dans une tribune publiée par Libération, « cela reste néanmoins insuffisant, et nous sommes convaincu·e·s que l’action publique peut faire bien plus ». Un constat qui fait écho à celui de Fadela Benrabia, préfète à l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis, regrettant lors du Grenelle départemental que « Nos besoins en matière d’hébergement ne sont pas proportionnés aux moyens dont on dispose ».

Répondre aux besoins suppose un véritable changement des politiques nationales : « Gageons qu’avec ce Grenelle cessera le double discours du gouvernement, qui prétend faire de cette lutte la grande cause du quinquennat, tout en diminuant les budgets, entraînant une moins grande disponibilité des associations, voire la fermeture de certaines structures d’accueil » espèrent les signataires de la tribune.

Pour faire cesser les violences conjugales, la volonté politique est indispensable et ne saurait être subordonnée aux dogmes de l’austérité.

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Un palmarès et des urgences…

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Dans son édition de jeudi consacrée au « Palmarès des hôpitaux et cliniques », (cf encadré ci-dessous) l’hebdomadaire Le  Point comptabilise 220 services d’urgence en grève en cette fin d’été. Il manque 800 médecins urgentistes dans les hôpitaux, selon les chiffres même du Ministère de la santé. Dans le même article, Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93, porte-parole des médecins urgentistes de France et syndicaliste CGT, estime qu’il en manque au moins 2 000 pour travailler dans des conditions acceptables.

C’est dire que les 70 millions d’euros promis par la Ministre de la santé pour désamorcer la crise des urgences n’y suffiront pas, comparés aux 36,5 millions d’euros dépensés pour les 3 jours du G7 ! La situation catastrophique du service public de la santé, fruit de la politique menée depuis des années, a de graves conséquences sur les patients comme sur les personnels de santé. C’est particulièrement vrai dans notre département qui détient le triste record de premier désert médical du pays.

Dans une lettre adressée à l’Agence régionale de santé à la mi-juillet, 80 médecins de l’hôpital Robert-Ballanger alertaient sur l’état d’urgence absolue dans lequel se trouve leur établissement. Faute de moyens suffisants, celui-ci est confronté à des pénuries de médicaments, des pannes d’équipements et au manque de personnel. Une situation qui n’est pas nouvelle puisqu’en mai dernier, les urgences de l’hôpital avaient dû refuser des patients en raison du sous-effectif de médecins et d’internes.

Ces médecins vont plus loin : « Au vu de la précarité de la population que nous prenons en charge en Seine-Saint-Denis, et à l’aube du Grand Paris, avec un accroissement démographique prévu comme considérable, ne faudrait-il pas considérer nos hôpitaux du 93 comme situés en zone médicale prioritaire afin de leur accorder des moyens financiers supplémentaires pour sortir de ce cercle vicieux » écrivent-ils.

Une revendication fidèle aux principes d’un service public de qualité, à l’encontre du projet de fusion des hôpitaux d’Aulnay-sous-Bois,  de Montfermeil et de Montreuil, qui ne ferait qu’ajouter les difficultés aux difficultés, au détriment de l’intérêt général.

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Le temps des festivals

En mai et juin, les festivals battent leur plein dans notre département. Musique, danse, cinéma… En Seine-Saint-Denis, la culture n’a jamais été un supplément d’âme et la politique culturelle du Département s’est construite avec la volonté d’offrir à chacun.e accès au meilleur de la création artistique et à l’imaginaire.

Premier département après Paris en matière d’équipements culturels, notre Département est le premier financeur de très nombreux festivals qui conjuguent à cette occasion créations, résidences d’artistes, master class, projets avec les habitants. Il s’agit de mettre en partage plaisir, émotion et découverte mais aussi de promouvoir l’accès de tous à la création contemporaine dans toutes ses dimensions, d’élargir les horizons, de développer son esprit critique, de s’autoriser la liberté de penser son rapport aux autres et au monde…. Les mois de mai et juin sont particulièrement riches !  Retour sur 3 festivals incontournables de saison.

Le Festival de Saint-Denis fête son cinquantenaire de belle manière dans l’écrin gothique de la basilique-cathédrale de Saint-Denis et à la Maison des demoiselles de la Légion d’honneur. Inauguré avec la Résurrection de Malher, il se terminera le 3 juillet par le Requiem de Verdi. 

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Samedi, j’ai assisté avec plaisir et intérêt à la clôture des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, l’un des plus grands festivals français de danse contemporaine,  reconnu des professionnels qui y recherchent l’innovation internationale et prisé du grand public. Cette année,  23 compagnies invitées, 26 spectacles et 46 représentations.

Le 15 juin, je remettais les deux grands prix du festival Côté Court, qui conjugue avec passion films courts et arts visuels et tisse un dialogue avec les autres arts. Le prix André S. Labarthe récompense une œuvre de fiction et a été attribué à Emmanuel Marre pour D’un château l’autre (déjà lauréat du Grand prix du festival du moyen métrage de Brive) et le prix Essai/Art Vidéo, remporté ex-æquo par Anton Balas pour Derrière nos yeux et Kaori Kinoshita et Alain Della Negra pour Tsuma Musume Haha.   

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Aéroports de Paris : j’ai signé pour le référendum ! Et vous ?

 

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… Et je vous invite à en faire autant ! Ne laissons pas brader au plus offrant notre bien commun comme une vulgaire marchandise. On a vu ce que cela donne avec les autoroutes, construites avec nos impôts puis offertes au privé… Nous payons, les actionnaires encaissent ! Il faut que 4,7 millions d’électeurs signent la pétition en ligne (soit 10 % du corps électoral) pour qu’un référendum soit organisé à l’échelle nationale. Pour signer, munissez-vous d’une pièce d’identité…

Ce projet de privatisation d’ADP (Roissy, Orly et Le Bourget) est une aberration économique pour les comptes de l’État et pose de graves questions en termes de souveraineté et de sécurité nationale, de conditions de travail des salarié-es, de transition écologique ou encore de qualité de vie des populations riveraines.

Fruit de l’initiative de 248 parlementaires d’opposition,  des forces politiques très diverses se rassemblent. En témoigne le meeting organisé mercredi soir à Saint-Denis à l’initiative du député communiste Stéphane Peu qui a réuni  parlementaires communistes, socialistes, Les Républicains, insoumis, ainsi que le secrétaire de la CGT-ADP, Daniel Bertone.

Depuis l’ouverture du site dédié la semaine dernière,  plus de 235 000 signatures ont été validées,  malgré les multiples dysfonctionnements de celui-ci. Un démarrage en trombe, qui devra être pérennisé. Cet effort devra être le nôtre, pour convaincre notre famille, nos ami-es, nos collègues… au travail !

 

Pour signer : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

 

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Face à cet enjeu majeur pour la Seine-Saint-Denis – qui accueille deux des aéroports concernés -, le Conseil départemental a voté le 13 juin dernier un vœu soutenant la demande d’organisation d’un référendum.