Rentrée des artistes au collège Pablo-Picasso

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Jeudi dernier, j’ai assisté à un concert-surprise à l’heure de la récré, pour le lancement de la résidence In Situ de Cléa Vincent et Kim Giani, musiciens pop, au collège Picasso qui les accueillera  pendant toute l’année scolaire.

Accompagnée par l’association culturelle Zebrock, qui fête cette année ses 30 ans, cette résidence In Situ permettra à la 504, classe référente de 5ème, de suivre un véritable parcours culturel comprenant sorties, concerts et spectacles, et centré autour de la création par les élèves d’une émission de télévision en ligne baptisée « Sooo Pop Kids », petite sœur de l’émission « Sooo Pop », présentée par Cléa Vincent. Et bien sûr, au-delà de la 504, c’est tout le collège qui est invité à participer…

Les résidences In Situ, initiées par le Département en complément  du plan départemental « La culture et l’art au collège », ont pour objectif de faire se rencontrer projets éducatifs et artistiques et de favoriser les échanges directs entre élèves et acteurs de tous les champs de la création artistique contemporaine.

Pour l’année scolaire 2019-2020, neuf résidences In Situ se dérouleront dans neuf collèges de Seine-Saint-Denis – à Montfermeil, Clichy-sous-Bois, Drancy, La Courneuve, Montreuil, Neuilly-Plaisance, Noisy-le-Grand et Saint-Denis – dans les domaines de la musique, du théâtre, de la photo, de la littérature ou encore du cirque.

Hop, hop, hop, l’année s’annonce Sooo Pop au collège Picasso !

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Contre les violences conjugales, une nécessaire volonté politique

Le « Grenelle contre les violences conjugales » s’est ouvert à Matignon avant-hier, alors que depuis le début de l’année, on dénombre 101 femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint et que l’on estime à 220 000 par an le nombre de femmes victimes de violences physiques et sexuelles.

La lutte contre les violences faites aux femmes est une urgence nationale. En Seine-Sait-Denis,  depuis le 1er janvier, deux femmes ont été victimes de féminicide, 3 391 victimes ont déposé plainte, comme en en témoignent les chiffres présentés lors de la déclinaison du Grenelle organisée par la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis a joué un rôle pionnier en la matière. Dès 2002,  l’Observatoire départemental des violences envers les femmes, le premier en France, était créé. Il y en a 22 aujourd’hui. Des dispositifs innovants et efficaces ont été proposés, tels que le téléphone grave danger, l’ordonnance de protection ou encore les mesures d’accompagnement protégé pour les enfants.

Dernier dispositif en date, la récente ouverture à Bagnolet d’un lieu d’accueil pour les femmes de 15 à 25 ans victimes de violence, grâce notamment au travail de Pascale Labbé, conseillère départementale déléguée à l’égalité Femme-Homme.

Ce rôle pionnier est dû en grande partie aux efforts et à l’engagement de toute une vie d’Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental, qui participera au Grenelle et dont Le Figaro publie un beau portrait.

Comme le soulignent Ernestine Ronai, Pascale Labbé, Stéphane Troussel et Ghada Hatem dans une tribune publiée par Libération, « cela reste néanmoins insuffisant, et nous sommes convaincu·e·s que l’action publique peut faire bien plus ». Un constat qui fait écho à celui de Fadela Benrabia, préfète à l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis, regrettant lors du Grenelle départemental que « Nos besoins en matière d’hébergement ne sont pas proportionnés aux moyens dont on dispose ».

Répondre aux besoins suppose un véritable changement des politiques nationales : « Gageons qu’avec ce Grenelle cessera le double discours du gouvernement, qui prétend faire de cette lutte la grande cause du quinquennat, tout en diminuant les budgets, entraînant une moins grande disponibilité des associations, voire la fermeture de certaines structures d’accueil » espèrent les signataires de la tribune.

Pour faire cesser les violences conjugales, la volonté politique est indispensable et ne saurait être subordonnée aux dogmes de l’austérité.

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Et si on visitait la basilique Saint-Denis ?

Dans son édition d’hier, Le Parisien fait état des démarches que j’ai engagées comme Présidente de Seine-Saint-Denis Tourisme après l’incendie de Notre-Dame de Paris pour que la basilique-cathédrale de Saint-Denis, joyau de l’art gothique et nécropole des reines et rois de France, bénéficie mieux des visites des touristes désappointés par la fermeture de Notre-Dame.  Un travail mené au côté de nos partenaires du tourisme en Seine Saint-Denis et à Paris.

Et si on visitait la basilique ?  L’ occasion vous est donnée avec le beau projet de remontage de la flèche portée par Suivez la flèche pour rendre à la basilique sa symétrie d’autrefois. Dès samedi 31 août, vous pourrez rencontrer des artisans d’art passionnés – tailleur de pierre et ferronnier – qui vont participer à ce vaste chantier patrimonial. basilique-saint-denis-cathedrale-1

 

Un palmarès et des urgences…

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Dans son édition de jeudi consacrée au « Palmarès des hôpitaux et cliniques », (cf encadré ci-dessous) l’hebdomadaire Le  Point comptabilise 220 services d’urgence en grève en cette fin d’été. Il manque 800 médecins urgentistes dans les hôpitaux, selon les chiffres même du Ministère de la santé. Dans le même article, Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93, porte-parole des médecins urgentistes de France et syndicaliste CGT, estime qu’il en manque au moins 2 000 pour travailler dans des conditions acceptables.

C’est dire que les 70 millions d’euros promis par la Ministre de la santé pour désamorcer la crise des urgences n’y suffiront pas, comparés aux 36,5 millions d’euros dépensés pour les 3 jours du G7 ! La situation catastrophique du service public de la santé, fruit de la politique menée depuis des années, a de graves conséquences sur les patients comme sur les personnels de santé. C’est particulièrement vrai dans notre département qui détient le triste record de premier désert médical du pays.

Dans une lettre adressée à l’Agence régionale de santé à la mi-juillet, 80 médecins de l’hôpital Robert-Ballanger alertaient sur l’état d’urgence absolue dans lequel se trouve leur établissement. Faute de moyens suffisants, celui-ci est confronté à des pénuries de médicaments, des pannes d’équipements et au manque de personnel. Une situation qui n’est pas nouvelle puisqu’en mai dernier, les urgences de l’hôpital avaient dû refuser des patients en raison du sous-effectif de médecins et d’internes.

Ces médecins vont plus loin : « Au vu de la précarité de la population que nous prenons en charge en Seine-Saint-Denis, et à l’aube du Grand Paris, avec un accroissement démographique prévu comme considérable, ne faudrait-il pas considérer nos hôpitaux du 93 comme situés en zone médicale prioritaire afin de leur accorder des moyens financiers supplémentaires pour sortir de ce cercle vicieux » écrivent-ils.

Une revendication fidèle aux principes d’un service public de qualité, à l’encontre du projet de fusion des hôpitaux d’Aulnay-sous-Bois,  de Montfermeil et de Montreuil, qui ne ferait qu’ajouter les difficultés aux difficultés, au détriment de l’intérêt général.

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