
Le Vieux Montfermeil fait son cinéma
Excellente après-midi ce dernier dimanche de janvier

Mme Covelli, administratrice du Vieux Montfermeil, présente l’une des marionnettes articulées utilisées par Albert Mourlan pour le tournage du film.
à l’assemblée générale et aux voeux de l’association du Vieux Montfermeil et sa région. Après une belle rétrospective en images des activités de l’association et des deux expositions proposées au Musée du Travail en 2016, la surprise fut de taille -c’est le cas de le dire – avec la projection exceptionnelle de Gulliver chez les Lilliputiens, un film d’animation de 1923 d’Albert Mourlan, tourné image par image. Une belle maîtrise technique, poésie, humour et fraicheur… Rien à envier aux films d’aujourd’hui. Un bel hommage à ce cinéaste montfermeillois qui réalisa films d’animation, documentaires et films publicitaires dans l’entre-deux-guerres, en présence de sa famille qui habite toujours à Montfermeil. Son arrière-petite-fille a répondu aux nombreuses questions de la salle avant le traditionnel pot convivial et le clap de fin.
Montfermeil-Environnement en AG
Janvier, c’est le temps des voeux et des Assemblées générales. L’Aderzac *, qui tenait hier soir son assemblée générale, n’a pas faillie. L’occasion pour la trentaine d’adhérents réunis de débattre des problèmes environnementaux du quartier. De la rue de Coubron qui descend vers les Coudreaux à l’avenue Lhomond, en passant par la ZAC Vaucanson, et la rue du Docteur Calmette , problèmes de nuisances sonores, de stationnement, de vitesse excessive, de collecte des ordures ménagères ont, entre autres, été débattus par ces riverains soucieux de la qualité du cadre de vie à Montfermeil. Comment dire ? Ils se sentent délaissés et leurs questions restent sans réponses de la part de la mairie.
Nous avons également débattu de questions environnementales plus larges qui concernent notre territoire et sur lesquelles j’ai pu apporter des éclairages : le RER B et le Charles-de-Gaulle Express ; le Fort de Vaujours où les travaux de démolition vont reprendre ce lundi ; l’avenir du Parc de la Poudrerie qui doit continuer à mobiliser les usagers car la convention pour la gestion du parc qui lie Conseil départements et Région n’a été signée que pour un an par celle-ci. Inquiétudes également concernant la Forêt de Bondy, gérée par l’Agence des Espaces Verts de la Région. En effet, Mme Pécressse et sa majorité au Conseil régional ont amputé le budget de l’AEV de près de 800 000 euros. Ce qui ne sera pas sans conséquences pour ce petit poumon vert de proximité fréquenté par tous les habitants de Montfermeil, de Clichy et de Coubron.
Les débats ne se sont pas arrêtés là et la soirée s’est poursuivie dans une ambiance chaleureuse autour d’un repas amical.
* Association de défense des riverains de la ZAC Vaucanson, du quartier des Coudreaux et de Montfermeil

Foyers Concorde : des voeux chaleureux
Il y avait foule hier midi au foyer Marie-Folaine Desolneux à Coubron pour témoigner du dynamisme et de la qualité du travail toujours renouvelés de l’AEPC (Association d’Education et de Protection Concorde) qui accueille près de 200 jeunes dans ses maisons d’enfants à caractère social à Montfermeil, Coubron, Villemomble et Gagny. Des structures diversifiées, pensées au plus près des besoins de chacun. Une réception des plus conviviales, orchestrée avec brio par les équipes et les jeunes.

Avec Frédéric Molossi, Vice-président du Conseil départemental en charge de l’enfance et de la famille et Alain Junqua, Président de l’AEPC

En compagnie de Pierre Girault, Vice-président de l’AEPC et Philippe Allard, Chef du service éducatif à Chevreul, que je croise par ailleurs régulièrement au Conseil d’administration du collège Jean-Jaurès.
Lahoussine Gilas, mort de froid et de pauvreté à Livry-Gargan.
Hier, une trentaine de personnes se sont réunies à Livry-Gargan, à l’appel de Françoise Bitatsi-Trachet, élue Front de Gauche de l’opposition municipale pour rendre hommage à Lahoussine Gilas, mort de pauvreté et de froid mardi dernier. Livry-Gargan, c’est tout près.
Refusons l’extrême pauvreté et répondons aux exigences de solidarité avec toutes et tous. Mort de pauvreté ET de froid. Car c’est la pauvreté qui pousse de trop nombreuses personnes à vivre dehors. La vague de froid que nous rencontrons n’est qu’un aléa météorologique, et les sans-abri meurent aussi l’été.
A la Région, Valérie Pécresse a beau jeu d’annoncer une enveloppe de 100 000 € en urgence en faveur des associations d’aide aux plus démunis en pleine vague de froid. Mes collègues élus au Conseil régional lui ont rappelé qu’elle avait supprimé en 2016 l’aide aux centres d’accueil pour SDF – sans oublier la participation en baisse pour le logement social.
C’est toute la filière de l’hébergement qu’il faut repenser et adapter. 3400 places d’urgence ouverte pour quelques semaines, les messages publicitaires qui incitent à joindre un 115 débordé… Et ensuite ? Quels moyens pour le reste de l’année?
Serions-nous, en France, à l’aube d’une crise humanitaire ? Le Secours populaire français (SPF) ne lâche pas le mot mais l’alerte qu’il lance cette semaine est glaçante : « La situation se détériore pour les travailleurs précaires, les personnes en fin de droits, les jeunes, les personnes âgées, celles déboutées du droit d’asile et les migrants-réfugiés », constate l’association. Dans les permanences d’accueil, de solidarité et relais-santé du Secours populaire, les bénévoles font face à cette augmentation soudaine, allant de 15 à 50 % dans certains départements. »
Si ces chiffres masquent d’importantes disparités, nous ne pouvons pas ignorer les difficultés grandissantes que rencontrent de plus en plus de citoyens à faire face à leurs besoins les plus basiques : l’alimentaire, le logement ou l’hébergement, des droits essentiels.
Nous ne devons pas nous habituer à la misère. Nous ne devons pas sélectionner les pauvres auxquels nous nous adressons. La solidarité ne doit pas être un délit, comme trop de citoyens engagés en font l’épreuve. Je pense à Cédric Herrou, mais pas seulement. Dans le Nord aussi, les citoyens qui s’engagent au quotidien en soutien aux migrants sont menacés de poursuites judiciaires.
Tous les êtres humains ont le droit à la solidarité. C’est ce qui fait honneur à notre espèce.