Le bus départemental de vaccination dans notre canton…

Le bus départemental de vaccination circule dans les villes pour faire reculer le virus, toujours très actif dans notre département. Il était ce matin à Vaujours et sera cet après-midi à Coubron, place du Pâtis.

Avec Pierre Laporte, vice-président aux solidarités, nous étions au côté des équipes du Département, des ambassadeurs bénévoles et de la directrice du CCAS de Vaujours pour informer les habitant.e.s et organiser des rendez-vous de vaccination. Plein succès pour cette opération de proximité : 48 Valjoviens se sont inscrits et recevront une première injection de Pfizer à Vaujours le 6 mai prochain, avant la seconde en juin.

Une procédure bien rodée et très efficace organisée avec les villes, qui permet de vacciner celles et ceux qui le souhaitent et de répondre aux interrogations que certains peuvent avoir, en complément du centre départemental de vaccination ouvert à Tremblay-en-France.

Mais la Ville de Montfermeil ne répond pas aux appels des services du Département pour que le bus passe à Montfermeil… Le choix personnel du maire qui appelle à la « désobéissance civile » et affirme son refus du vaccin pénalise ainsi les habitants de Montfermeil qui souhaitent se faire vacciner.

L’hommage aux victimes de la déportation

76ème Journée du souvenir des victimes de la déportation ce dimanche 25 avril, en mémoire des 6 millions de morts de la barbarie nazie et des 100 000 Français déportés dans les camps de la mort parce qu’ils étaient juifs, tziganes, résistants, communistes, handicapés ou encore homosexuels. A Montfermeil, une cérémonie rehaussée par la présence du conseil municipal des jeunes, qui ont prêté leur voix juvénile à des textes de déportés et à la lecture d’un poème. Se souvenir pour ne pas oublier les leçons de l’histoire et partager la connaissance est d’une actualité brûlante.

Car aujourd’hui, l’appel à la haine de l’autre est nourri au quotidien dans les médias, sur les réseaux sociaux et au plus haut niveau de l’État. Sous couvert de loi sur la laïcité, ce gouvernement désigne de fait des boucs émissaires et exacerbe les dérives racistes et xénophobes. Une attitude extrêmement dangereuse, en vue des présidentielles, que nous devons combattre.

« Nuit et brouillard » de Jean Ferrat : https://youtu.be/Id1py59AydY

« Désobéissance civile » : les propos irresponsables de Xavier Lemoine

Invité à s’exprimer sur LCI, Xavier Lemoine a prôné la « désobéissance civile » face aux restrictions sanitaires mises en place pour faire face à la pandémie de Covid-19. Qu’entend Xavier Lemoine par « désobéissance civile » ? Refuser de porter le masque, de respecter les gestes barrière et les consignes sanitaires ? « Désobéissance » qu’il met en pratique dans ses relations avec les Montfermeillois et le personnel communal depuis le début de la pandémie. Ce n’est pas un hasard si la mairie de notre ville a été un cluster contaminant largement les personnels et les élu.e.s de la majorité.

Depuis des mois, le maire de Montfermeil se répand en vidéos dans lesquelles il s’érige en donneur de leçons « pseudo scientifiques ». Mais son mandat de maire ne lui confère aucune autorité médicale.

Je comprends et partage la fatigue et l’exaspération des Françaises et des Français face à la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Mais inciter à abandonner les règles de prudence les plus élémentaires et jeter le doute sur la vaccination ne peuvent qu’aggraver la situation en provoquant davantage de contaminations, de drames et de souffrances, de surcharge de l’hôpital, et donc retarder le retour à une vie « normale ».

Cela est d’autant plus irresponsable de la part du maire de Montfermeil que notre hôpital est confronté à une situation intenable qui lui a valu la Une des médias et que notre ville présente un des taux d’incidence les plus élevés du département (1 000 contaminations pour 100 000 habitants), lui-même un des plus touchés de France.

Faut-il rappeler à l’indigné Xavier Lemoine, qu’il a été pendant de longues années président du conseil d’administration de l’hôpital Le Raincy-Montfermeil ? Que durant toutes ces années, et encore aujourd’hui comme président du Conseil de surveillance, il a scrupuleusement appliqué la politique d’austérité nationale de réduction de la dépense publique dans le domaine de la santé, de réduction du nombre de lits (plus de 100 lits supprimés à l’hôpital de Montfermeil entre 2012 et 2017). Faut-il lui rappeler sa responsabilité dans l’état catastrophique de notre hôpital, qui connaît un taux de vétusté de 90%, ce qui rend aujourd’hui sa destruction/reconstruction nécessaire. Nous aurions aimé le voir alors agir avec autant de combativité pour exiger les moyens financiers pour les investissements nécessaires.

La véritable désobéissance à mettre en œuvre pour sortir de la crise, c’est celle qui rompt avec les politiques qui ont mené notre système de santé dans le mur : désobéissance à la « réduction des coûts » en donnant des moyens dignes à l’hôpital public ; désobéissance à la loi du profit en levant les brevets sur les vaccins ; désobéissance à la « concurrence libre et non faussée » en menant une véritable politique industrielle du médicament et de la santé dans notre pays.

La suppression de l’Observatoire de la laïcité, signe ostentatoire des dérives du gouvernement

Je suis indignée par la suppression de l’Observatoire de la laïcité annoncée par Marlène Schiappa. On se souvient que Jean-Louis Bianco, son président, avait répondu favorablement à mon invitation à une Rencontre sur la laïcité à Montfermeil en février 2019 – rencontre qui avait fait salle comble, tant ce sujet mérite éclairage et explications en regard de la loi de 1905. Car la laïcité garantit nos libertés, entre autres.

Intervention de Jean-Louis Bianco lors de la rencontre sur la laïcité organisée à Montfermeil, en février 2019

Cette décision a été annoncée dans le cadre des débats au Sénat sur la « loi séparatisme » et s’inscrit donc dans une surenchère de propositions discriminatoires, islamophobes et attentatoire aux libertés et la laïcité elle-même. Ce gouvernement entend mettre aux ordres une voix indépendante afin de la remplacer par un outil au service de sa stratégie électorale.

Une source gouvernementale disait en novembre dernier qu’il s’agissait d’être «davantage en phase avec la stratégie de lutte contre les séparatismes». En clair : remplacer un Observatoire indépendant par un simple relai de la parole et de l’action de l’exécutif.

Pourtant, le travail mené au cours des huit ans écoulés par Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène est très largement reconnu pour sa qualité et sa grande utilité. Son bilan est bien résumé dans un article de France 24 : « depuis 2013, et avec un budget annuel de fonctionnement de 59 000 euros, le bilan de l’Observatoire de la laïcité est riche de la publication de nombreux guides pratiques sur la laïcité, de la rédaction ou de la codirection de chartes de la laïcité à l’échelle nationale ou locale, de la formation à la laïcité de 350 000 acteurs de terrain, de la rédaction de plus de 1 000 analyses juridiques à destination des collectivités locales, entreprises, associations ou citoyens qui en faisaient la demande et d’évolutions réglementaires ou législatives comme l’abrogation, en janvier 2017, du délit de blasphème en Alsace-Moselle ».

Les nombreuses expressions de soutien, venues tant d’associations de terrain que d’universitaires reconnus, témoignent de cette reconnaissance.

En novembre dernier, nous avions pour toutes ces raisons adopté un vœu en séance du Conseil départemental pour défendre la laïcité et la liberté d’expression, dans lequel nous exprimions notre soutien à l’Observatoire de la laïcité et ses dirigeants. Un vœu qui garde toute sa validité !

Santé : pas de profit sur la pandémie !

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la santé… Et depuis plus d’un an, tous les peuples du monde sont confrontés à la même pandémie. Un défi collectif inédit, qui nous oblige à repenser nos modes de fonctionnement à tous les niveaux.

Quel paradoxe ! Dévouement total des personnels de santé d’un côté et, de l’autre, le profond abandon gouvernemental, avec les conséquences dévastatrices que l’ont connaît sur l’impact et les conséquences de la Covid-19, et notamment en Seine-Saint-Denis.

Et pourtant, des solutions, il y en a, à condition de bien vouloir les regarder.

Christophe Prudhomme est médecin urgentiste à l’hôpital Avicenne et syndicaliste. Il sera tête de liste en Seine-Saint-Denis aux élections régionales, sur la liste de rassemblement conduite par Clémentine Autain. Dans son éditorial du jour dans l’Humanité, il revient sur « les véritables problèmes et les solutions possibles pour les surmonter », .

Par exemple, « exiger que le nombre de lits de réanimation soit augmenté de manière définitive, pour atteindre au moins 8 000 lits, ce qui nous permettra d’envisager l’avenir à l’hôpital plus sereinement ».

Obtenir immédiatement la levée des brevets  » et dans un deuxième temps, la création d’un pôle public des industries de santé permettant d’avoir la maîtrise de la production de biens essentiels au quotidien ».

Des revendications qu’il a rappelé ce matin lors d’un rassemblement devant l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois pour exiger plus de moyens pour la santé publique. Des revendications valables au plan mondial, notamment celle de la levée des brevets, afin d’en finir avec la situation actuelle de concurrence exacerbée entre pays, avivée par l’industrie pharmaceutique privée qui continue d’engranger des profits considérables et qui aboutit à priver les pays pauvres d’un accès suffisant aux vaccins. Une demande portée notamment par l’Afrique du Sud et l’Inde devant l’Organisation mondiale du commerce, et à laquelle la France et les pays de l’UE s’opposent honteusement.

Obligeons la commission européenne à agir dans l’intérêt des peuples et pas dans l’intérêt des groupes privés pharmaceutiques, signez la pétition européenne « Pas de profit sur la pandémie ».