Vers une reprise dans les collèges ?

J’ai participé la semaine dernière à la Commission Hygiène et Sécurité du collège Jean-Jaurès de Montfermeil qui réunissait les représentants des enseignants, des parents d’élèves, des personnels de l’Education nationale et du Département autour du principal et du principal adjoint. En effet, dans les départements en zone rouge, comme le nôtre, collèges et lycées n’ont pas ré-ouverts mais le Département s’y prépare, dans l’attente d’une décision du Gouvernement d’ici le 2 juin.  Les agents techniques dépendant du Département, qui assurent en temps normal le service de cantine, l’entretien et le nettoyage, sont en poste depuis lundi dernier pour préparer cette éventuelle rentrée sous double protocole sanitaire : celui de l’Education nationale et celui du Département. Nous avons d’abord passé au crible les conditions de sécurité sanitaire d’une reprise progressive des cours avant d’apprécier de visu les sens de circulation et les règles de déplacement dans l’établissement ;  la préparation des salles qui sont en capacité d’accueillir moitié moins d’élèves (12 au maximum), pour 12 heures de cours par semaine, répartis sur 4 demi-journées… Le Département a doté chaque collégien de 2 masques, du gel hydroalcoolique indispensable, et les demi-pensionnaires bénéficieront d’un papier repas.

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Respect des gestes barrières et de la distanciation sociale à la Commission d’Hygiène et de Sécurité du collège Jean-Jaurès.

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Avec les agents du Département

« Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien »

C’est le cri d’alerte de Philippe Portmann, secrétaire général du Secours Populaire Français de Seine-Saint-Denis : pour le seul mois d’avril, près de 60 tonnes de denrées alimentaires, de produits frais et de dons d’entreprises ont été distribuées par le Secours Populaire Français de Seine-Saint-Denis dans ses 21 comités et antennes locales au bénéfice de familles, étudiants, travailleurs précaires, personnes isolées ou à la rue – sans compter les produits récupérés par les bénévoles lors de collectes.

Ce mercredi, le SPF 93 recevait les dernières palettes du FEADS (Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis), censées couvrir les besoins jusqu’à l’automne  2020 : « Concrètement nous aurons d’ici mi ou fin juin consommé en 8 mois la dotation d’une année, soit 274 tonnes de denrées, soit une  « impasse » de trois ou quatre mois sur certains produits de première nécessité. » déclare P. Portmann dans un courrier adressé aux parlementaires, maires, élu.e.s du département et de la région :  » A ce jour, et ce sûrement pour de longues semaines ou de longs mois, il n’y a pas de pause dans le besoin de denrées, ce qui va nous mettre en difficulté (…) Nous avons besoin de votre soutien pour interpeller les pouvoirs publics sur la situation qui pourrait se produire, à savoir une crise alimentaire, avec son cortège de troubles sociaux.  (…)  Et d’ajouter : La solidarité n’a pour nous aucune couleur partisane. Fidèle à sa tradition d’indépendance le Secours Populaire Français travaille avec celles et ceux qui le souhaitent et partagent sa devise « Tout ce qui est humain est notre ».

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Laissez-nous respirer !

La réouverture des parcs, nos « grands espaces » est une nécessité pour le bien-être de toutes et tous. C’est pourquoi j’ai cosigné une lettre à l’adresse du Premier ministre  au côté de 27 maires et 18 conseillères et conseillers départementaux  de Seine-Saint-Denis avec un message simple : « laissez-nous respirer » !

En cette veille de jour férié, se dégourdir les jambes et l’esprit dans un cadre de verdure, pique-niquer en famille, promener son chien, rêver ou lire au soleil… Un besoin impérieux dans notre département où le confinement a été particulièrement éprouvant, non seulement sur le plan sanitaire et économique, mais du fait des difficiles conditions de logement d’une part importante des habitants. Si bois et forêts ont été autorisés à ré-ouvrir, comme la forêt de Bondy, à Clichy-sous-Bois et à Coubron pour le plus grand bonheur de tous, les parcs départementaux – comme le parc de la Poudrerie ou celui de la Haute Ile, en bord de Marne, n’en ont pas reçu l’autorisation, à l’exception du parc Georges-Valbon à La Courneuve, à titre « expérimental. »

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Une situation incompréhensible, alors même que des espaces bien plus risqués sont rouverts comme les transports en commun et que, autant l’espace disponible dans ces parcs que le sens des responsabilités des habitants et la vigilance des écogardes permettent de garantir les règles sanitaires.

Rouvert jeudi dernier « à titre expérimental », le parc de La Courneuve en apporte une démonstration éclatante. Alors, laissez-nous respirer !

Le lycée du paysage de Vaujours ne doit pas fermer !

Le lycée du paysage et de l’environnement Fénelon de Vaujours, qui forme chaque année 160 jeunes aux métiers de la nature et du vivant, est sérieusement menacé de fermeture dès la rentrée prochaine, comme le relaie Le Parisien.

J’ai donc sollicité une rencontre avec la direction du LPE, les autorités diocésaines et le ministère de l’Agriculture, afin de pouvoir échanger sur la situation et sur les moyens d’assurer la continuité de cet acteur rare et de qualité de l’enseignement en Seine-Saint-Denis et dans toute la région.

En effet, le Conseil départemental, convaincu de l’avenir de la filière et de la qualité de la formation dispensée au LPE Fénelon, a établi un partenariat fructueux et durable avec ses équipes pédagogiques. Chaque année, des stagiaires sont ainsi accueillis dans les parcs départementaux (parcs de la Poudrerie, de la Haute île, de La Courneuve, de la Fosse Maussoin et du Sausset) et les équipes des parcs participent à la formation des élèves, permettant d’offrir un débouché professionnel à certains d’entre eux.

Les métiers du paysage, de l’environnement et de l’agriculture urbaine sont en plein essor et requièrent de nouvelles compétences. La fin du LPE constituerait un événement particulièrement négatif, tant pour les élèves actuellement en formation, que pour l’offre éducative à destination des jeunes de Seine-Saint-Denis et de la région. Des élèves suivant actuellement un cursus pourraient ainsi voir celui-ci s’interrompre brutalement, sans solution de secours.

L’Île-de-France ne compte en effet que peu d’établissements formant à ces métiers, et donc peu de places. Le plus proche, à Montreuil, ne propose pas tous les parcours du LPE. Quant à celui de Versailles, il se situe presque à l’autre bout de la région.

La direction de l’établissement – lycée privé sous contrat avec le ministère de l’Agriculture – indique que la décision n’est pas encore actée mais elle mets en avant des difficultés financières et signale que la fermeture est une possibilité bien réelle.

Des enseignants ont également lancé une pétition de soutien au maintien du LPE, que vous pouvez signer à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/pierre-marie-meyer-non-%C3%A0-la-fermeture-du-lyc%C3%A9e-du-paysage-fenelon-%C3%A0-vaujours

Lycée Fénelon

 

Mobilisés face à la crise sanitaire et sociale : en séance du Conseil départemental

Séance du Conseil départemental ce matin en visioconférence, pour faire le point sur les actions menées par notre collectivité face au Covid-19 et envisager les suites, alors que le déconfinement se profile. La Seine-Saint-Denis est en effet l’un des départements les plus touchés de France, avec une surmortalité de 100 % par rapport à la même période en 2019 alors même que la jeunesse de notre population aurait dû atténuer l’impact de la pandémie.

Nous avons rendu un salut unanime aux agentes et agents du Département, qui ont fait montre d’un dévouement, d’un courage et d’une inventivité à toute épreuve au service de l’intérêt général.

Dès le 17 mars en effet, l’activation du plan de continuité de l’activité a permis d’assurer le fonctionnement des services départementaux essentiels à la lutte contre la pandémie et la crise sociale aggravée par celle-ci : santé, sécurité, accueil des publics vulnérables, soutien aux soignants…

Pour assurer la solidarité, les activités des crèches départementales, des PMI, des circonscriptions de service social ou encore de dépistage ont été adaptées pour maintenir le suivi et répondre aux besoins urgents. Pour aider les familles et personnes en difficultés financières à faire face, la cuisine centrale de Clichy-sous-Bois a été mise au service des acteurs caritatifs et une aide débloquée pour de nombreux collégiens demi-pensionnaires.

Toutes ces mesures sont nécessaires et nous rendent fiers de mettre en œuvre notre mot d’ordre : l’humain d’abord. Mais l’ampleur de la crise demande de lourds efforts à notre collectivité, éprouvée par des années d’asphyxie financière voulue et organisée. La responsabilité de l’Etat de nous donner les moyens de répondre à la pandémie est donc pleinement engagée:

  • pour assurer le coût des mesures d’urgence prises pendant la crise
  • pour compenser la forte augmentation à prévoir dans les prochains mois du RSA et autres allocations de solidarité
  • pour engager un plan de rattrapage dans l’éducation, alors qu’un tiers des élèves de Seine-Saint-Denis est actuellement en rupture de scolarité

C’est pourquoi le Conseil départemental a voté à l’unanimité un vœu pour le renforcementdu plan de rattrapage de l’Etat dans notre département, exigeant les moyens indispensables pour parer à la crise et avancer vers l’égalité républicaine. Par ailleurs, nous avons décidé de lancer un travail d’enquête et d’information transversal, afin d’évaluer la gestion de la crise en Seine-Saint-Denis. Un travail piloté par les Commissions départementales et animé par mon collègue et ami Pascal Beaudet, Président de la 1ère commission, dans lequel je prendrai toute ma part en tant que Présidente de la 4ème commission (Culture / Sports / Services publics / NTIC).

2020-04-30 Séance du Conseil départemental