Retrouvez-moi ce lundi de 19 h à 20 h, en mairie de Montfermeil, pour ma permanence mensuelle.

Retrouvez-moi ce lundi de 19 h à 20 h, en mairie de Montfermeil, pour ma permanence mensuelle.

Les femmes gagnent toujours 26% de moins que les hommes, du fait du travail à temps partiel (30% des femmes), des retards (ou absence) de déroulement de carrière, de la dévalorisation des métiers en majorité féminisés (santé, sociale, éducation, tertiaire…), de la part variable de la rémunération, de la discrimination inexpliquée, et de la diminution des femmes dans les métiers scientifiques.
15h40, c’est donc tous les jours l’heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement.
C’est pourquoi 37 associations féministes et syndicats appellent à cesser le travail à 15h40 le vendredi 8 mars 2019.
Chaîne humaine à Toulouse, changement de nom des places à Nancy, défilé avec batucada à Marseille, marches dans les cités à Nanterre, Strasbourg et Villefranche… à Paris un rassemblement est prévu Place de la République à 15H40. Allez les filles !

Cette phrase de Jacques Toubon, Défenseur des droits, en dit long sur la façon dont l’Etat, avec la loi Asile et immigration, considère ces jeunes, au mépris de la Convention internationale des droits de l’Enfant.
Jeudi dernier, le 28 février, l’Unicef, le Syndicat de la magistrature, Médecins du Monde, la Ligue des Droits de l’Homme et 15 autres associations et syndicats (cf ci-dessous) ont saisi le Conseil d’État pour obtenir la suspension du décret d’application qui autorise le fichage des mineur·e·s isolé·e·s.
En organisant le fichage de mineur·e·s à d’autres fins que celles liées à leur protection, en prévoyant la collecte de leurs données personnelles et leur croisement avec d’autres fichiers, en permettant aux préfectures d’éloigner des jeunes sans que le juge des enfants n’ait pu statuer sur leur situation, ces dispositions législatives et réglementaires portent gravement atteinte aux droits de l’enfant.
A l’occasion du dépôt de ce recours devant le Conseil d’État, les dix-neuf requérants entendent aussi formuler une question prioritaire de constitutionnalité contre l’article 51 de la loi Asile et immigration, qui a introduit cette disposition dans le Code des étrangers et du droit d’asile.
Ce même jour, la Cour européenne des droits de l’homme condamnait la France pour
« traitement dégradant » infligé à un jeune afghan de 12 ans, mineur étranger non accompagné et non pris en charge dans la jungle de Calais en 2015 et 2016.
Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, Syndicat de la magistrature, UNICEF France, La Cimade, LDH, CNAPE, Uniopss, Armée du Salut, ANAS, ADDE, DEI-France, FASTI, FAP, FEP, GISTI, Secours catholique, Solidaires
Pari tenu pour cette première Rencontre de Montfermeil consacrée à la laïcité que j’organisais hier soir.
Une salle comble – cent vingt participants et un auditoire extrêmement attentif qui aurait aimé prolonger encore un débat passionnant -, témoigne de l’intérêt porté à la laïcité, comme le montre le sondage réalisé par l’Observatoire de la laïcité : 70 % des Français se déclarent attachés à ce principe fondamental de la République.
Jean-Louis Bianco, Président de l’observatoire de la laïcité et ancien ministre, Pierre Dharréville, député et Jean-Pierre Scot, historien ont apporté chacun un éclairage particulier à la fois concret et riche en références théoriques et historiques sur la laïcité. Mgr Delannoy, évêque de Saint-Denis, et M. Bajrafil, imam et théologien musulman ont abordé avec clarté le rapport entre religion et laïcité.
Enfin, la présence appréciée des représentants des différents cultes de Montfermeil : le Père Daniel, l’imam Mohamed, le pasteur Nazaire et le représentant du Père Yacoub pour l’église orthodoxe syriaque, qui ne pouvait être présent.
Au même moment, des dizaines de milliers de citoyens se rassemblaient à Paris et dans de nombreuses villes de France pour dire non à la banalisation de la haine et à la recrudescence des actes antisémites.
Autant dire que la laïcité, qui garantit à chacune et à chacun la liberté de conscience et l’égalité des droits, est pleinement d’actualité, trop souvent portée sur le devant de la scène politique et médiatique avec des arrières pensées politiciennes qui visent à l’instrumentaliser.
Un beau moment de dialogue, serein et respectueux, expurgé des fausses vérités qui dénaturent la laïcité et lui font parfois dire le contraire de ce qu’elle est.


Brefs extraits… (merci à J-R Kechaou@jiairk)
Jean-Louis Bianco : 3 piliers définissent la laïcité 1. Liberté de croire ou pas 2. Neutralité religieuse de l’Etat qui ne s’applique qu’aux agents publics et pas aux usagers 3. La citoyenneté : nous sommes différents. C’est une source de richesse si elles s’intègrent dans notre citoyenneté.
Pierre Dharréville : Les défis contemporains de la laïcité: mener bataille contre ceux qui veulent imposer leur point de vue. L’intégrisme est un projet politique.On ne peut l’accepter.
Jean-Paul Scot: La laïcité est un principe républicain, ce n’est pas une philosophie (…) La loi permet une émancipation de l’Etat mais aussi de toutes les religions qui doivent admettre que les citoyens ne peuvent être soumis à leurs dogmes par la loi.
Mgr Delannoy : « En 2019, la laïcité est un encouragement au dialogue. Cela nous amène à échanger, à nous rencontrer afin de nous enrichir mutuellement. On vit la laïcité de manière sereine. »
Mohamed Bajrafil : « La masse de la population n’a pas de problème avec l’islam. Des gens qui ont des ambitions peu dignes trouvent une possibilité de se refaire une santé politique en pointant du doigt 5 à 6 millions de personnes. «
Le mois dernier, l’Observatoire de la laïcité publiait « État des lieux de la laïcité en France » une étude sur la perception de la laïcité par l’opinion publique française.
Premier constat, la laïcité est un principe qui rassemble la grande majorité de nos concitoyens : pour 69%, elle représente un « principe républicain essentiel ». Plus encore, 73% se déclarent attachés à la laïcité telle que définie par la loi.
Néanmoins, malgré ce « consensus républicain » des défis importants sont posés à la laïcité dans son application concrète. Des écarts significatifs se manifestent en effet entre les générations, les plus âgés étant plus attachés que les plus jeunes à la laïcité (85% des plus de 65 ans contre 71% des 18-24), mais aussi entre et les catégories socio-professionnelles (86% des cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 59% des ouvriers).
Plus inquiétant, dans sa pratique quotidienne, la laïcité est davantage perçue comme étant un facteur de division que de rassemblement (37% contre 18%). Principales causes pointées par les sondés, l’instrumentalisation de ce principe par des personnalités politiques et le fait que l’on ne parle de celui-ci qu’à travers des polémiques.
Alors que de profondes incompréhensions persistent autour de la laïcité et que le bien-vivre ensemble est menacé par la hausse des actes antisémites, islamophobes et racistes, échanger, expliquer, débattre autour de cette clef de voûte de la société française est indispensable.
C’est l’objectif de la rencontre-débat dont je suis à l’initiative, qui se tiendra demain, mardi 19 février à Montfermeil, avec des intervenants de qualité, spécialistes de cette question. Je vous invite donc à y participer.
