Bienvenue à la nouvelle défenseure des droits !

Claire Hédon, nouvelle Défenseure des droits, a réservé son premier déplacement à la Seine-Saint-Denis, en se rendant à Bobigny début juillet . Je me réjouis de son choix, qui illustre la conscience que notre département est l’un des points du territoire national où la question des droits est la plus aiguë et qui en signale l’urgence.

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Claire Hédon (photo : @Defenseurdroits/Twitter)

Lors de sa rencontre avec  La Sauvegarde, association de protection de l’enfance, Claire Hédon a affirmé qu’elle était « convaincue du lien entre le manque de moyens et la question de l’accès aux droits ». Une conviction que je partage et qui a été mise en lumière par le rapport Cornut-Gentille/Kokouendo sur l’évaluation de l’action de l’État en Seine-Saint-Denis. Celui-ci pointe de graves déficiences dans l’éducation, la sécurité et la justice. D’autres domaines sont concernés : droit à la santé, à un logement digne, à ne pas subir de discriminations, à la protections des mineurs non accompagnés…

Dans nos villes également, des obstacles sont parfois sciemment dressés contre l’accès aux droits : à Montfermeil, je continue à être saisie par des familles confrontées au refus du maire d’inscrire leurs enfants à l’école. Une pratique illégale et discriminatoire qui dure depuis bien trop longtemps et à laquelle il doit enfin être mis un terme.

Alors bienvenue à Claire Hédon et travaillons conjointement à faire progresser les droits, ici et dès maintenant !

Pour la gratuité des masques !

Face à la remontée des contaminations par le Covid-19, qui font craindre une éventuelle « seconde vague », la question de la disponibilité des masques se pose avec une acuité renouvelée. Ayant désormais (ou enfin) reconnu l’utilité de ceux-ci dans la lutte contre le virus, le gouvernement a récemment annoncé que 40 millions de masques lavables seraient envoyés à environ 7 millions de personnes « qui sont au niveau du seuil de pauvreté ».

Si cette mesure est bien entendu un progrès, elle reste insuffisante au vu des besoins : le coût de l’achat de masques pour une famille de quatre personnes est évalué à 200 € par mois. Une charge financière lourde pour une part croissante de la population, alors que la crise économique s’aggrave.

Comme le souligne Florent Guéguen, directeur de la Fédération des associations de solidarité, « on concentre l’aide sur les plus pauvres, mais on laisse sur le carreau des millions de ménages (…) il faut très clairement élargir le nombre de bénéficiaires pour intégrer les classes populaires et au moins une partie des classes moyennes ». Avant d’ajouter : « Il faut sortir de l’arbitraire et considérer que l’accès au masque est un droit. »

C’est pourquoi je soutiens la pétition lancée par le journal l’Humanité, qui demande la gratuité des masques. Indispensables en termes de santé publique et désormais rendus obligatoires dans les espaces publics, les masques ne peuvent être considérés comme des marchandises, mais au contraire comme un élément d’intérêt général !

Signons la pétition !

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Transports publics : l’État doit soutenir IDF Mobilités !

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Conséquence de la crise sanitaire, Île-de-France Mobilités (IDFM)  est dans l’incapacité de payer la RATP et la SNCF et fait face à une perte de recettes de 2,6 milliards d’euros, les transports en commun ayant été largement mis à l’arrêt pendant le confinement.

IDFM s’est déclarée en cessation de paiement. Une situation qui met en danger les programmes de rénovation des équipements et des réseaux, alors que ceux-ci sont plus nécessaires que jamais. Les usagères et usagers de notre canton sont bien placés pour le savoir !

C’est pourquoi les élu-es Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France ont été à l’origine d’une pétition unitaire pour demander à l’État de compenser intégralement les pertes d’IDFM afin de sauvegarder ces transports populaires et écologiques. Car actuellement, sur les 2,6 milliards requis, le gouvernement n’a promis que…425 millions !

Comme le souligne Céline Malaisé, présidente du groupe FdG : « L’État a été capable de faire des plans de sauvegarde pour le secteur privé avec l’automobile et l’aéronautique, il doit le faire pour les transports publics. Cela a été fait dans de nombreux pays confrontés à la même situation. C’est donc aussi possible en France. Ne pas agir reviendrait à mettre délibérément en péril le service public de transports régional. »

Cette pétition est soutenue par l’ensemble des forces politiques au Conseil régional, par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et de nombreuses associations d’usagers. Obtenons le financement de nos transports en commun !

Je signe la pétition

L’été du canal : une autre façon de profiter de l’été en Seine-Saint-Denis

Embarquez pour  l’Eté du canal qui revient  tous les week-ends à partir de demain, samedi 18 juillet jusqu’au 20 septembre sur le canal de l’Ourcq,  le canal Saint-Denis et au bassin de La Villette. Un premier aperçu dans ce reportage de BFM TV

Des animations gratuites ou à petits prix qui ont fait le succès du festival et de nombreuses activités inédites dans le respect des normes sanitaires à partager entre amis ou en famille, seul.e ou à plusieurs : concerts flottants avec orchestres, musiciens, DJ, à découvrir depuis les berges ; croisières découvertes et thématiques ; péniches culturelles amarrées ici et là ; parcs et plages nautiques, ateliers ludiques, culturels ou sportifs ; visites et balades guidées au grand air, à pied et à vélo… Un air de vacances bienfaisant souffle sur les canaux et sur les berges !

Découvrez le programme ici et, selon les activités choisies, pensez à réserver !

Plan de rebond solidaire : 55 M€ pour répondre à la crise du Covid-19

Nous avons adopté ce mercredi 8 juillet le « Plan de rebond solidaire pour l’avenir de la Seine-Saint-Denis ». La solidarité et l’écologie sont les leviers de ce plan doté de 55 millions d’euros, pour répondre – partiellement – à la crise économique et sociale qui continue de se déployer dans notre département.

Afin de répondre au mieux aux besoins des habitants touchés par la crise et aux acteurs les plus impactés, ce plan de rebond comporte trois fonds, chacun avec une orientation spécifique :

  • un fonds d’aide d’urgence aux habitant-es
  • un fonds destiné aux acteurs de la Seine-Saint-Denis
  • un fonds d’investissement pour l’adaptation et la transformation du département

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18,4 millions € seront ainsi dédiés à la solidarité, notamment pour le soutien au paiement des loyers, l’alphabétisation numérique, mais aussi pour aider les acteurs locaux (associations, établissements sociaux et médico-sociaux…) actuellement en difficulté ou faisant face à des nécessités nouvelles.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire seront eux aussi soutenus, en particulier dans leurs activités d’insertion professionnelle, d’aide à la personne ou d’économie circulaire. Ce sera également le cas de la culture ou du sport, afin de donner de l’air aux clubs et associations qui font face à une forte baisse de revenus, tout en promouvant l’accès au sport-santé par exemple.

L’éducation n’est pas oubliée, avec un effort en direction du raccrochage scolaire ou de la formation professionnelle.

Enfin, nous lançons une expérimentation unique en France : les agent-es du Département qui le souhaitent pourront désormais consacrer 1/2 journée par semaine à des actions de bénévolat auprès de structures de la solidarité. Tout au long de la crise, y compris dans les moments les plus compliqués, ils et elles ont fait montre de leur engagement au service de la collectivité.

Soutien scolaire, formation aux outils numériques ou comptables, à la préservation de l’environnement… ce sont 7000 agent-es qui pourraient ainsi mettre leurs compétences et leur savoir-faire au service de notre territoire.