Dernière séance du conseil départemental du 28 juin

Dernière séance  hier avant la pause estivale. Comme chaque année, le Préfet de Seine-Saint-Denis a présenté le rapport d’activité des services de l’Etat dans le département. Comment dire ? On n’a pas vraiment la même vision des « efforts » de l’Etat dans notre département, c’est sûr ! Notre groupe a interrogé le représentant de l’État en Seine-Saint-Denis sur l’insuffisance des compensations du financement du RSA et le besoin de recentralisation de celui-ci de même que sur la situation critique de l’Aide sociale à l’enfance du fait de l’explosion du nombre de mineurs non accompagnés : + 66 % en un an…

Cette séance a également été l’occasion pour notre assemblée de confirmer notre refus de signer le pacte financier avec l’État, la fameuse « contractualisation ». Un contrat qui n’en est pas un : sans contreparties et sans prise en compte des réalités de la Seine-Saint-Denis, il s’assortit de menaces de rétorsion financière.

Une véritable mise sous tutelle qui plafonne la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an sous peine de devoir rembourser la différence à l’Etat. En effet, la loi de programmation des finances publiques pour 2018-2022 prévoit 50 milliards d’euros « d’économies » des dépenses publiques dont 13 devraient être assumés par les collectivités territoriales, soit 26 % du total, alors que celles-ci ne participent qu’à hauteur de 9 % de la dette de l’État, mais à 80 % de l’investissement qui est pourvoyeur d’avenir, de dynamisme et d’emploi !

Sous le masque de la « bonne gestion », les œillères du dogme néolibéral.

 

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Cette séance annuelle du Conseil départemental avec le  Préfet est l’occasion de lui poser des questions écrites. Ce que j’ai fait. J’y reviendrai quand j’aurai les réponses.

Economie sociale et solidaire, emploi et insertion professionnelle, lutte contre les discriminations, au coeur des débats du Conseil départemental du 5 avril 2018

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Ces 3 sujets témoignent des politiques volontaristes impulsées par le Département et étaient au coeur de la séance du Conseil départemental de jeudi dernier.

Pour ma part, je suis intervenue dans le débat concernant l’approbation du nouveau Plan départemental pour l’insertion et l’emploi, qui définit les politiques mises en œuvre pour 2018-2020. J’ai notamment insisté sur la nécessité du financement intégral du RSA de la part de l’État, indispensable pour permettre au Département d’assurer son rôle de « chef de file » en matière d’insertion en répondant à hauteur des besoins de la population et à non des critères purement comptables. Retrouvez mon intervention en vidéo

En matière d’économie sociale et solidaire, un nouvel appel à projets est lancé, avec une attention particulière portée aux projets ciblant la lutte contre la discrimination et l’égalité des chances, les circuits courts favorisant une consommation et production responsables et solidaires, la jeunesse et l’éducation,  la transition écologique. Nous avons rappelé la nécessité que cet appel à projets soit, dans les faits, ouvert aux petites structures qui assument dans nos quartiers une délégation de service public tellement utile à nos concitoyens.

Nos orientations stratégiques pour la lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité visent, entre autres, à renforcer les dispositifs préservant la population des risques de discrimination, en termes d’emploi, de santé et de logement. Une série d’actions concrètes en direction des habitants et de l’ensemble des acteurs du territoire a été définie, dont les impacts seront directs et mesurables.

 

Au conseil départemental : séance du jeudi 15 février

Hier matin, nous avons adopté à un vœu concernant la réforme territoriale du Grand Paris. Nos priorités ? La défense et la continuité des services publics pour tous les habitants ; la réduction des inégalités territoriales dont souffre en particulier notre département, alors que le Gouvernement veut supprimer les départements de petite couronne,  faisant fi du suffrage universel. Ce projet, nuisible pour les habitants, remettra en cause les services publics obligatoires et volontaristes développés par le Département, afin de garantir des réponses adaptées aux besoins des habitants.

C’est pourquoi notre groupe a proposé et obtenu le lancement d’une Mission concernant l’avenir des services publics départementaux. Ce dispositif permettra d’auditionner des experts, des syndicats, des responsables de service afin d’émettre des préconisations. Je me réjouis de participer à cette mission, présidée par Bélaïde Bedreddine, président de notre groupe, et qui sera composée de représentants de chaque groupe politique siégeant au Conseil départemental.

Nous avons également adopté la Convention globale Paris-Seine-Saint-Denis.  Pour notre Département et la Ville de Paris, il s’agit d’agir à la bonne échelle et au juste niveau de nos compétences respectives pour renforcer les politiques publiques au service des habitants, de l’équipement et du rayonnement de nos territoires. L’action sociale, le cadre de vie et la transition écologique, l’éducation, la culture et le sport feront l’objet de coopérations à travers une série de mesures concrètes.

Pierre Laporte a ensuite présenté la stratégie qui découle du rapport « La Seine-Saint-Denis, un Département engagé pour la fin du sida en 2030 ». Renforcement du dépistage, développement de la prévention, lutte contre les discriminations… Autant d’actions qui seront mises en œuvre en coopération avec les associations, les villes et l’ensemble des acteurs concernés.

Enfin, le programme d’accès à l’emploi titulaire des agents contractuels a été l’occasion pour notre groupe de rappeler que les 6 M € inscrits à notre demande au budget du personnel doivent servir  à pourvoir les postes vacants, non remplacés, qui font cruellement défaut au bon fonctionnement de nos services publics.

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Vote du budget 2018 du Conseil départemental : 6 millions supplémentaires pour le personnel

Jeudi 14 décembre, le Conseil départemental devait se prononcer sur l’adoption du budget primitif de notre collectivité pour l’année 2018.

Après des rencontres menées par notre groupe avec les personnels et les organisations syndicales et de nombreux débats au sein de la majorité départementale portant sur la nécessité du dialogue et du travail en commun, nous avons obtenu l’inscription de 6 millions d’euros supplémentaires pour les dépenses de personnel ainsi que la création d’un groupe de pilotage RH. Celui-ci aura pour mission de déterminer les secteurs les plus en tension et d’accélérer les recrutements sur les centaines de postes vacants qui affectent les conditions de travail des agents départementaux et la qualité des services fournis à la population.

Au-delà de cette avancée, nous resterons vigilants, notamment afin de maintenir les moyens de la prévention spécialisée, car une baisse dans ce domaine affecterait durement l’action des clubs de prévention et des associations qui remplissent au quotidien un rôle indispensable alors que la précarité augmente.

C’est donc fermement que notre groupe a défendu la ligne « Justice, égalité, respect pour la Seine-Saint-Denis », refusant les politiques d’austérité menées par le gouvernement : celles-ci privent notre collectivité des moyens de mener les actions indispensables pour répondre aux besoins des habitants. Ainsi de la baisse du fonds d’urgence pour le RSA, versé par l’Etat aux départements, et qui devrait passer pour la Seine-Saint-Denis de 27 millions d’euros en 2017 à 9 millions en 2018, alors même que les besoins se maintiennent. Ainsi également de la menace de supprimer les départements de la petite couronne parisienne – dans une logique financière déshumanisée de « baisse de la dépense publique » – alors que leur utilité sociale, dans la proximité, n’est plus à démontrer.

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600 postes non pourvus… En début de séance, les syndicats réclament un budget à la hauteur des besoins.

 

Séance du Conseil départemental du 9 novembre : orientations budgétaires 2018, développement durable et égalité…

Le gouvernement légifère à coup d’ordonnances, nous ferons de même ! Nous avons débattu ce jeudi des orientations budgétaires pour l’année 2018. C’est une nouvelle étape de notre combat contre les politiques d’austérité menées contre les collectivités depuis plus de 10 ans par Sarkozy, Hollande et maintenant Macron. Notre groupe a donc décidé d’adresser une ordonnance à l’Etat pour qu’il paie les 40 millions d’euros qu’il doit au Département. Personne ne peut nier l’urgence de mettre un terme au désengagement de l’Etat qui grève les recettes du Département, étrangle toujours un peu plus les collectivités locales et détruit les services publics de proximité, au détriment des habitants. Nous avons réaffirmé la nécessité de renationaliser les allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH) et proposé de porter cette exigence devant le gouvernement.

Notre groupe a également exprimé sa volonté de résister en élaborant des orientations budgétaires combattives et ambitieuses dans l’intérêt de la population. Nous avons particulièrement insisté sur notre refus de faire du personnel la variable d’ajustement des finances de notre collectivité. Nous avons demandé que les dépenses liées au personnel soient abondées de 6 millions d’euros en 2018 et qu’un véritable plan d’urgence soit mis en œuvre afin de recruter en fonction des besoins des services et pour que les postes vacants soient très rapidement pourvus.

La décision modificative qui nous a été proposée abonde de 43 millions d’euros le budget de l’aide sociale à l’enfance afin d’assurer un accueil digne et adapté aux mineurs non accompagnés, dont le nombre a doublé en deux ans, et qui arrivent sur notre territoire en raison des effets de la crise migratoire et humanitaire. Pour autant, cet effort n’exonère pas l’Etat des responsabilités qu’il doit prendre.

L’Assemblée a également été appelée à se prononcer sur la situation en matière de développement durable. Trois grandes priorités se dégagent pour l’année 2017 : la mise en place d’un cadre préparatoire à la constitution de la COP 93 ; la transition énergétique des équipements publics et les investissements pour un territoire plus durable et plus vert, avec le plan Mobilité durable et le plan « A vos parcs ».

Enfin, Pascale Labbé, déléguée à l’égalité Femme-Homme a présenté le rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes : un travail remarquable effectué par notre collectivité pour faire évoluer les mentalités et réduire les inégalités entre les sexes, à la fois auprès des agent.e.s du Département et en externe, plus particulièrement auprès des jeunes.

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