Vote du budget 2018 du Conseil départemental : 6 millions supplémentaires pour le personnel

Jeudi 14 décembre, le Conseil départemental devait se prononcer sur l’adoption du budget primitif de notre collectivité pour l’année 2018.

Après des rencontres menées par notre groupe avec les personnels et les organisations syndicales et de nombreux débats au sein de la majorité départementale portant sur la nécessité du dialogue et du travail en commun, nous avons obtenu l’inscription de 6 millions d’euros supplémentaires pour les dépenses de personnel ainsi que la création d’un groupe de pilotage RH. Celui-ci aura pour mission de déterminer les secteurs les plus en tension et d’accélérer les recrutements sur les centaines de postes vacants qui affectent les conditions de travail des agents départementaux et la qualité des services fournis à la population.

Au-delà de cette avancée, nous resterons vigilants, notamment afin de maintenir les moyens de la prévention spécialisée, car une baisse dans ce domaine affecterait durement l’action des clubs de prévention et des associations qui remplissent au quotidien un rôle indispensable alors que la précarité augmente.

C’est donc fermement que notre groupe a défendu la ligne « Justice, égalité, respect pour la Seine-Saint-Denis », refusant les politiques d’austérité menées par le gouvernement : celles-ci privent notre collectivité des moyens de mener les actions indispensables pour répondre aux besoins des habitants. Ainsi de la baisse du fonds d’urgence pour le RSA, versé par l’Etat aux départements, et qui devrait passer pour la Seine-Saint-Denis de 27 millions d’euros en 2017 à 9 millions en 2018, alors même que les besoins se maintiennent. Ainsi également de la menace de supprimer les départements de la petite couronne parisienne – dans une logique financière déshumanisée de « baisse de la dépense publique » – alors que leur utilité sociale, dans la proximité, n’est plus à démontrer.

Séance

600 postes non pourvus… En début de séance, les syndicats réclament un budget à la hauteur des besoins.

 

Séance du Conseil départemental du 9 novembre : orientations budgétaires 2018, développement durable et égalité…

Le gouvernement légifère à coup d’ordonnances, nous ferons de même ! Nous avons débattu ce jeudi des orientations budgétaires pour l’année 2018. C’est une nouvelle étape de notre combat contre les politiques d’austérité menées contre les collectivités depuis plus de 10 ans par Sarkozy, Hollande et maintenant Macron. Notre groupe a donc décidé d’adresser une ordonnance à l’Etat pour qu’il paie les 40 millions d’euros qu’il doit au Département. Personne ne peut nier l’urgence de mettre un terme au désengagement de l’Etat qui grève les recettes du Département, étrangle toujours un peu plus les collectivités locales et détruit les services publics de proximité, au détriment des habitants. Nous avons réaffirmé la nécessité de renationaliser les allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH) et proposé de porter cette exigence devant le gouvernement.

Notre groupe a également exprimé sa volonté de résister en élaborant des orientations budgétaires combattives et ambitieuses dans l’intérêt de la population. Nous avons particulièrement insisté sur notre refus de faire du personnel la variable d’ajustement des finances de notre collectivité. Nous avons demandé que les dépenses liées au personnel soient abondées de 6 millions d’euros en 2018 et qu’un véritable plan d’urgence soit mis en œuvre afin de recruter en fonction des besoins des services et pour que les postes vacants soient très rapidement pourvus.

La décision modificative qui nous a été proposée abonde de 43 millions d’euros le budget de l’aide sociale à l’enfance afin d’assurer un accueil digne et adapté aux mineurs non accompagnés, dont le nombre a doublé en deux ans, et qui arrivent sur notre territoire en raison des effets de la crise migratoire et humanitaire. Pour autant, cet effort n’exonère pas l’Etat des responsabilités qu’il doit prendre.

L’Assemblée a également été appelée à se prononcer sur la situation en matière de développement durable. Trois grandes priorités se dégagent pour l’année 2017 : la mise en place d’un cadre préparatoire à la constitution de la COP 93 ; la transition énergétique des équipements publics et les investissements pour un territoire plus durable et plus vert, avec le plan Mobilité durable et le plan « A vos parcs ».

Enfin, Pascale Labbé, déléguée à l’égalité Femme-Homme a présenté le rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes : un travail remarquable effectué par notre collectivité pour faire évoluer les mentalités et réduire les inégalités entre les sexes, à la fois auprès des agent.e.s du Département et en externe, plus particulièrement auprès des jeunes.

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Séance du Conseil départemental du 26 octobre : Rapport du Préfet, Grand Paris Express et Fort de Vaujours…

Ce jeudi 26 octobre, la séance du Conseil départemental s’est ouverte sur la présentation par M. le Préfet du rapport d‘activité des services de l’Etat dans notre département. Chacun des groupes politiques de l’Assemblée départementale avait pu adresser au préalable des questions écrites au Préfet ainsi que deux ou trois questions posées oralement lors de la séance… Notre groupe a interrogé le Préfet sur la pérennité des contrats aidés, sur l’avenir des services publics de proximité en lien avec la réforme territoriale, et les expulsions locatives sur notre territoire. J’avais, pour ma part, posé cette question écrite : « Comment le Commissariat à l’Energie Atomique peut-il avoir vendu  un terrain de 33 hectares à un groupe industriel privé en vue de l’exploitation du gypse en sous-sol, alors que le Secret Défense  n’est toujours pas levé ?  Nous exigeons la levée du Secret Défense et vous demandons d’intervenir dans ce dossier à toutes fins utiles. ». J’attends la réponse écrite du Préfet dont je ne manquerai pas de vous faire part.

Concernant le Grand Paris Express et l’avenir des lignes 16 et 17, le Préfet a concédé que la ligne 17 était stratégique mais il a omis de répondre sur la ligne 16, celle qui doit desservir, entre autres, Montfermeil et Clichy-sous-Bois. Dès sa parution, j’ai signé la pétition à l’initiative des maires de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, même s’il ne me parait pas judicieux d’opposer Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 et infrastructures de transport : leurs modes de financement sont indépendants et les JOP doivent être pour notre département un levier pour aménager notre territoire  au plan urbain et en matière d’infrastructures de transport. Ras-le-bol d’être les perdants de l’histoire, d’être cette banlieue populaire dont les habitants souffrent de son enclavement dans leur vie quotidienne… C’est également pourquoi, en seconde partie de séance, j’ai pris la parole au nom de notre groupe pour dire notre vigilance sur cette question.20171026_Séance

 

 

 

 

 

 

Séance du Conseil départemental du 28 septembre (2)

Je suis intervenue pour rappeler à quel point associations et collectivités territoriales sont menacées par la suppression des CAE (contrats aidés) et par la baisse des financements « Politique de la ville » en direction des quartiers populaires, à l’occasion de la présentation du rapport annuel sur le soutien du Département aux partenaires associatifs (43,67 millions d’€ de subventions de fonctionnement en 2016) .
Au nom de notre groupe, j’ai proposé que notre Conseil départemental examine la titularisation des CAE qu’il a embauché, et notamment les ATTEE dans les collèges, et que nous organisions rapidement des Etats Généraux de la Vie associative pour établir avec les associations la carte de ce désastre annoncé et définir ensemble les actions collectives à mener pour préserver ce tissu indispensable à la démocratie et à la vie de nos quartiers. D’ores et déjà, rendez-vous est pris avec le Collectif des Association Citoyennes.

 mon intervention en séance

Au préalable, le dispositif « Génération 2024 » a été voté. Il permettra à des jeunes du département, sportifs de haut niveau en devenir, de se préparer aux JOP 2024 dans les meilleures conditions, en étant soutenus dans leur projet sportif et éducatif. « Génération 2024 » participera au développement des clubs et plus largement à la structuration des disciplines sur notre territoire. Huit disciplines sont concernées dans un premier temps : lutte, athlétisme, tennis de table, karaté, judo, tennis, gymnastique et hand-ball.

Nous avons également voté la participation du Département aux dépenses de fonctionnement des collèges publics de Seine-Saint-Denis et je me réjouis de ce que les crédits nécessaires aient été maintenus.

Sur la question du logement, nous, élus de la majorité départementale, avons présenté un vœu pour un  véritable plan logement pour les quartiers populaires, demandant donc « au gouvernement de revenir sur ce projet de Plan logement qui non content d’opérer une casse du logement social, ne traite en rien des problématiques lourdes en matière d’habitat pour nos habitants. Nous attendons à ce titre que des propositions soient avancées rapidement en matière de rééquilibrage territorial, de mixité sociale, de lutte contre l’habitat indigne et les copropriétés dégradées. »