C’est le titre de l’article du Parisien consacré au Fort de Vaujours, suite à notre communiqué et à la note rédigée par la CRIIRAD que nous avons adressés à la presse. Rappelons qu’il ne s’agit pas d’une « polémique » mais bien d’une question de santé publique qui concerne d’abord les habitants des villes environnantes, les salariés et les sous-traitants de Placoplatre. A ce titre, nous exigeons la vérité sur la qualité des travaux de dépollutions menés par Placoplatre et nous défendons la nécessité de faire toute la clarté sur ce qui s’est passé pendant 40 ans au Fort de Vaujours et sur les différents types de pollution qui ont affecté ce site – voire la santé des riverains, comme l’a montré une étude épidémiologique sur Courtry. J’ai parfois le sentiment que l’on voudrait faire passer la question du Fort de Vaujours pour une petite guéguerre façon Clochemerle. Il n’en est rien. Tant que le secret défense ne sera pas levé, tant que les réponses à nos questions légitimes resteront évasives ou à côté de la plaque, nous continuerons à exiger transparence et information. Parce que dans ce pays, les intérêts privés ne peuvent pas continuer à passer avant l’intérêt public.
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Fort de Vaujours, du nouveau ? Communiqué de presse – 1er février 2017

Fort de Vaujours, des réponses à nos questions… un jour.
Le 17 novembre dernier, Pierre Laporte et moi-même, interrogions à nouveau les Préfets de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis sur le Fort de Vaujours : intrusions sur le site et vol de matériels potentiellement contaminés ; émanations radioactives mesurées par une association sur la Dhuys, dont on ignore si elles sont naturelles ou liées aux activités passées du CEA ; modalités de récupération et traitement des eaux de nettoyage des canalisations du site ; utilisation des réseaux d’eaux pluviales pour leur évacuation…
Bref, des questions qui intéressent tous nos concitoyens.

Le Sous-Préfet vient de nous répondre qu’il avait saisi Placoplatre des premières demandes, et l’Autorité de Sureté Nucléaire de la dernière. Pas de réponse avant 2017, donc. Au suivant !

La CRIIRAD est menacée, elle a besoin de nous tous! Nous avons besoin d’elle !
Les menaces s’accumulent sur notre santé, et nous le savons bien sur notre canton avec le Fort de Vaujours, il est très compliqué d’obtenir la transparence pourtant promise par l’Etat.
La CRIIRAD est menacée en raison de la baisse importante des subventions des différentes collectivités, alors que nous apprécions particulièrement son indépendance, son expérience et son analyse sur notre territoire, où nous avons réussit, avec l’aide de l’ADENCA, entre autres, à faire entrer cette association au sein de la prochaine CSS.
Pour soutenir la CRIIRAD c’est ici : http://www.criirad.org/appel-dons/appel-a-dons.html
D’ailleurs, le Conseil Municipal de Tremblay, concerné par l’exploitation du Fort de Vaujours et les conséquences sur la santé des habitants de la ville, a déjà voté une subvention de 3.000€ pour que la CRIIRAD débute des travaux de recherches et d’analyses concernant le Fort de Vaujours.
La suite après la prochaine CSS, demain après-midi !

Fort de vaujours, toujours – Communiqué de presse
Fort de vaujours, toujours
Etat des pollutions chimiques : en savoir plus
Une nouvelle Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours s’est tenue jeudi 23 juin.
Comme nous l’avions fait précédemment, les sénateurs présents ont à leur tour demandé la désignation d’un expert indépendant pour analyser les potentielles pollutions chimiques. Demande légitime au regard de l’historique du site. Nous n’avons pas reçu à ce jour de réponse des services de l’Etat. Nous agirons pour faire aboutir cette proposition.
La CRIIRAD à nouveau dans la course
La mobilisation des élus et des associations doit permettre à la CRIIRAD d’effectuer une visite du site à la rentrée et d’examiner les protocoles mis en place par l’entreprise Placoplatre pour la démolition des bâtiments et la gestion des déchets. Nous attendons de ces deux initiatives une plus grande transparence sur l’état de pollution du site.
Les PIG : un tour de cochon
Concernant les autres sites que souhaite exploiter Placoplatre, les maires de Courtry et Villevaudé ont été informés par les Préfets de la création de Projets d’Intérêt Général relatifs à l’exploitation du gypse de la butte de l’Aulnay. Ce dispositif donne la possibilité à l’Etat de dessaisir les élus de leurs prérogatives et de passer outre l’avis des populations – en l’occurrence au profit d’un groupe privé : Placoplatre/Saint-Gobain. Un tel procédé constitue un véritable déni de démocratie.
Bureau de la CSS : peut mieux faire
Enfin, le bureau de la CSS avait été saisi par une association d’une demande d’audition du maire de Pontfaverger-Moronvilliers. Cette ville de la Marne a accueilli l’annexe du Fort de Vaujours pour l’expérimentation de la détonique de la bombe atomique, et les 2 sites disposaient d’un seul CHS, justifiant pleinement cette audition. Mais… elle a été refusée par les Préfets, Placoplatre et le maire de Vaujours. Les autres membres du bureau, questionnés par mail à ce sujet et sommés de répondre par retour de courriel, n’ont eu d’autre information que «Sur la demande d’un membre du bureau, je vous prie de vous prononcer sur la participation de M. X» . Un peu court pour mesurer l’utilité de la présence de ce témoin !
Les partisans de la transparence concernant le Fort de Vaujours ont certes marqué des points avec la proposition des sénateurs et la venue prochaine de la CRIIRAD mais les membres de la commission doivent agir de manière concertée pour que celle-ci puisse jouer pleinement son rôle. Il est clair que nous ne pouvons nous cantonner à l’activité de la Commission de suivi de site. D’autres formes de mobilisation seront nécessaires.