Notre moulin montfermellois fait parler de lui dans la presse ces jours-ci, comme 4 autres sites du Département, à l’occasion de sa labellisation « Patrimoine d’intérêt régional » par la Région Ile-de-France le 19 novembre dernier.
C’est une belle reconnaissance pour ce site et l’équipe dynamique de l’association qui veille à son animation et ne manque pas d’idées ! On espère d’ailleurs que bientôt notre moulin moudra farine à nouveau ! Le moulin a replié ses ailes pour l’hiver, à découvrir au printemps, donc.
Rapport d’orientation budgétaire, mise en place de notre projet d’insertion et plan éducatif départemental étaient à l’ordre du jour.
Le Rapport d’orientation budgétaire a porté sur nos projets pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels nous devons faire face. En dépit de la recentralisation du financement du RSA par l’État, la contrainte financière liée à l’austérité et les incertitudes économiques de la crise actuelle restent des réalités pesantes.
A cette occasion, notre groupe a rappelé deux priorités que nous voulons mettre à l’ordre du jour : en matière d’éducation, avec la mise à disposition d’un ordinateur pour chaque collégien entrant en 6ème et un accès internet pour leurs familles ; concernant la santé, l’instaurant d’une mutuelle départementale pour favoriser l’accès aux soins et là leur remboursement.
Le protocole signé avec l’État sur le RSA nous conduit à mettre en œuvre un projet d’insertion renforcé : doublement du nombre des chargé.e.s d’insertion et des actions pour accompagner plus et mieux les personnes éloignées de l’emploi. Nous avons rappelé la nécessité de coordonner cet accompagnement en valorisant le travail social (information, alphabétisation), tant dévalorisé ces dernières années, qui est bien souvent la porte d’entrée pour les bénéficiaires du RSA.
Enfin, en charge de l’éducation artistique et culturelle, et notamment dans les collèges, je suis intervenue pour saluer la grande qualité et les ambitions du Plan éducatif départemental. J’ai également rappelé les désengagements de l’Education nationale, bien loin des annonces d’égalité proclamées. Retrouvez mon intervention complète ici.
Un vœu a été voté par l’assemblée départementale à l’unanimité pour que le gouvernement revoit son projet de réduction des hôpitaux dans notre Département et qu’il renforce au contraire l’offre de soins.
La COP 26, sommet mondial sur le climat, s’est achevé ce vendredi 12 novembre. L’objectif d’une trajectoire limitée à 1,5°C de réchauffement climatique sera très difficile à maintenir et on parle déjà de 2 degrés…avec des conséquences humaines, économiques, sociales, politiques dévastatrices.
Les dix prochaines années seront cruciales, à condition de prendre les choses par le bon bout. Pendant qu’on laisse des patrons de multinationales gloser et se pavaner sans remettre en cause l’impact écologique de leur activité, le fonds de transition destiné aux pays en développement est diminué.
Il faut reprendre la main et agir pour une neutralité carbone au plus vite, favoriser les énergies les plus propres et sûres, mobiliser les fonds publics, loin des logiques de financiarisation et des égoïsmes nationaux, pour répondre aux défis sociaux qui nous attendent. Il s’agit d’inciter, sans punir les classes populaires ou ceux éloignés des centres de richesses, avec des politiques de transports collectifs de qualité et gratuits, revenir à une maîtrise publique de l’énergie, assurer un habitat digne à toutes et tous. Nous ne pourrons obtenir une transition écologique sans justice sociale.
On pourrait nous rétorquer : et vous, faites-vous ? Chaque petit pas compte, chaque geste individuel est louable mais nous devons avancer collectivement. Le Département essaie d’être pionnier en la matière. En voici quelques exemples : réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre de la collectivité pour 2030, plan Canopée avec 30 000 arbres plantés dans la décennie, élargissement du parc Georges Valbon de 13 hectares et extension du parc de la Fosse-Maussoin,, dispositif CHEQ pour la rénovation énergétique des logements, instauration d’un plan alimentaire territorial pour favoriser le bien-manger à partir de circuits courts, développement des voies cyclables, maintien d’un lycée agricole dans notre département.
Voilà autant de sujets que nous devons développer pour ne plus être soumis aux aléas des sommets d’hypocrisie et de communication.
Si j’ai déjà évoqué le moment fort passé en ouverture de séance avec Tony Estanguet, Président du Comité des Jeux Olympiques, avec qui nous avons fait un point d’étape sur l’exigence d’un héritage durable et de construction de nouveaux équipements sportifs (ce sera notamment le cas avec la future piscine de Montfermeil), nous avons également abordé deux autres enjeux d’importance.
A l’occasion du vote des dotations de fonctionnement aux collèges (plus de 15 M€), nous avons évoqué par la voix de notre présidente de groupe Emilie Lecroq le besoin d’interpeller l’Education nationale. Plusieurs journées de mobilisation ont émaillé cette rentrée pour dénoncer le manque de moyens, singulièrement dans notre Département. Et plus récemment, la 4ème grève des AESH (accompagnant.e.s d’élèves en situation de handicap) du 19 octobre. 400 000 élèves en situation de handicap dans notre pays et 125 000 AESH, dont 93 % sont des femmes, avec un salaire moyen de 800 € par mois, qui réclament formation, revalorisation de leur salaire, entre autres. Cela ne serait que justice car sans leur présence dans les classes, il n’y a pas d’école inclusive !
Enfin, nous avons voté la création d’un Observatoire des discriminations et pour l’égalité, comme nous nous y étions engagés lors de la campagne électorale. Si notre territoire est discriminé en tant que tel comme le reconnaît lui-même l’État, nous savons que beaucoup de nos concitoyen-nes sont discriminé-es au quotidien, en fonction de leur couleur de peau, leur origine supposée ou réelle, leur orientation sexuelle, le handicap et, plus particulièrement, les jeunes issus des quartiers populaires. Le baromètre sur les discriminations réalisé pour le Département par Harris Interactive en 2019, indiquait que 60 % des habitant.e.s déclaraient avoir été victimes de discriminations dans les 5 années précédentes. La création de cet Observatoire, centré sur l’expertise des discriminations, l’action et les services aux habitant.e.s, appelle à mettre des moyens et de l’ambition dans ce projet pour construire des dispositifs contre ce fléau à l’image de ce que nous avons pu faire avec l’Observatoire contre les violences faites aux femmes, sous le pilotage de ma collègue Pascale Labbé, reconnu au plan européen et national.