Le B5, bâtiment aux mille joies et mille peines…

Plus qu’une tranche de vie pour de nombreux Montfermeillois.e.s, leur vie, tout simplement, et les souvenirs qui y sont à jamais attachés. Les yeux de Ladj Ly qui nous regardent et que nous regardons en retour, dernier hommage avant la démolition du B5, « bâtiment aux mille joies et mille peines », et ce texte, qui dit beaucoup… Merci à Seine-Saint-Denis Habitat, bailleur départemental, complice de cette belle proposition de JR et de Ladj.

https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/montfermeil-le-dernier-adieu-de-jr-et-ladj-ly-a-la-cite-des-bosquets-15-08-2020-8368257.php

Fin du B5 08-2020 oeil de JR et texte (2)

Fin du B5 08-2020 oeil de JR et texte (5)

Aïd El Kébir : réponse au maire de Montfermeil

 Le maire de Montfermeil a refusé la mise à disposition d’un terrain en plein air pour la prière de l’Aïd qui se déroulera vendredi matin, fête la plus importante pour les musulmans.
Alors qu’il s’agissait d’une demande privée entre l’association et les services municipaux, le Maire a interpellé l’ensemble des élus sur ce sujet.
Voici notre réponse.

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Bienvenue à la nouvelle défenseure des droits !

Claire Hédon, nouvelle Défenseure des droits, a réservé son premier déplacement à la Seine-Saint-Denis, en se rendant à Bobigny début juillet . Je me réjouis de son choix, qui illustre la conscience que notre département est l’un des points du territoire national où la question des droits est la plus aiguë et qui en signale l’urgence.

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Claire Hédon (photo : @Defenseurdroits/Twitter)

Lors de sa rencontre avec  La Sauvegarde, association de protection de l’enfance, Claire Hédon a affirmé qu’elle était « convaincue du lien entre le manque de moyens et la question de l’accès aux droits ». Une conviction que je partage et qui a été mise en lumière par le rapport Cornut-Gentille/Kokouendo sur l’évaluation de l’action de l’État en Seine-Saint-Denis. Celui-ci pointe de graves déficiences dans l’éducation, la sécurité et la justice. D’autres domaines sont concernés : droit à la santé, à un logement digne, à ne pas subir de discriminations, à la protections des mineurs non accompagnés…

Dans nos villes également, des obstacles sont parfois sciemment dressés contre l’accès aux droits : à Montfermeil, je continue à être saisie par des familles confrontées au refus du maire d’inscrire leurs enfants à l’école. Une pratique illégale et discriminatoire qui dure depuis bien trop longtemps et à laquelle il doit enfin être mis un terme.

Alors bienvenue à Claire Hédon et travaillons conjointement à faire progresser les droits, ici et dès maintenant !

Pour la gratuité des masques !

Face à la remontée des contaminations par le Covid-19, qui font craindre une éventuelle « seconde vague », la question de la disponibilité des masques se pose avec une acuité renouvelée. Ayant désormais (ou enfin) reconnu l’utilité de ceux-ci dans la lutte contre le virus, le gouvernement a récemment annoncé que 40 millions de masques lavables seraient envoyés à environ 7 millions de personnes « qui sont au niveau du seuil de pauvreté ».

Si cette mesure est bien entendu un progrès, elle reste insuffisante au vu des besoins : le coût de l’achat de masques pour une famille de quatre personnes est évalué à 200 € par mois. Une charge financière lourde pour une part croissante de la population, alors que la crise économique s’aggrave.

Comme le souligne Florent Guéguen, directeur de la Fédération des associations de solidarité, « on concentre l’aide sur les plus pauvres, mais on laisse sur le carreau des millions de ménages (…) il faut très clairement élargir le nombre de bénéficiaires pour intégrer les classes populaires et au moins une partie des classes moyennes ». Avant d’ajouter : « Il faut sortir de l’arbitraire et considérer que l’accès au masque est un droit. »

C’est pourquoi je soutiens la pétition lancée par le journal l’Humanité, qui demande la gratuité des masques. Indispensables en termes de santé publique et désormais rendus obligatoires dans les espaces publics, les masques ne peuvent être considérés comme des marchandises, mais au contraire comme un élément d’intérêt général !

Signons la pétition !

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Transports publics : l’État doit soutenir IDF Mobilités !

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Conséquence de la crise sanitaire, Île-de-France Mobilités (IDFM)  est dans l’incapacité de payer la RATP et la SNCF et fait face à une perte de recettes de 2,6 milliards d’euros, les transports en commun ayant été largement mis à l’arrêt pendant le confinement.

IDFM s’est déclarée en cessation de paiement. Une situation qui met en danger les programmes de rénovation des équipements et des réseaux, alors que ceux-ci sont plus nécessaires que jamais. Les usagères et usagers de notre canton sont bien placés pour le savoir !

C’est pourquoi les élu-es Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France ont été à l’origine d’une pétition unitaire pour demander à l’État de compenser intégralement les pertes d’IDFM afin de sauvegarder ces transports populaires et écologiques. Car actuellement, sur les 2,6 milliards requis, le gouvernement n’a promis que…425 millions !

Comme le souligne Céline Malaisé, présidente du groupe FdG : « L’État a été capable de faire des plans de sauvegarde pour le secteur privé avec l’automobile et l’aéronautique, il doit le faire pour les transports publics. Cela a été fait dans de nombreux pays confrontés à la même situation. C’est donc aussi possible en France. Ne pas agir reviendrait à mettre délibérément en péril le service public de transports régional. »

Cette pétition est soutenue par l’ensemble des forces politiques au Conseil régional, par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et de nombreuses associations d’usagers. Obtenons le financement de nos transports en commun !

Je signe la pétition