L’été du canal : le festival estival de la Seine-Saint-Denis

Le canal de l’Ourcq et ses berges se prêtent à tous les plaisirs de l’été pendant l’Eté du Canal, organisé par Seine-Saint-Denis Tourisme avec de très nombreux partenaires. Rompez les amarres, de la Place Stalingrad à Paris au parc de la Poudrerie à Tremblay, en passant par Pantin, la plage de Bondy-Noisy, le port de loisirs de Bobigny : navettes fluviales à 1 ou 2 € pour flaner sur l’eau le nez au vent ; croisières thématiques musicales, gourmandes, cinéphiles ;  concerts en tous genres et des bals ;  ateliers divers et variés ; activités sportives, ludiques, culturelles tous les week-ends de l’été… Et un parcours d’art urbain à découvrir le long du canal où les magnifiques photos en noir et blanc du célèbre studio Harcourt ont inspiré des artistes urbains français et internationaux.  Sans oublier le canal Saint-Denis et la Street art avenue. Retour sur ce premier week-end auquel j’ai participé avec grand plaisir hier et ce dimanche. Samedi, In Seine-Saint-Denis ouvrait le bal au parc de la Bergère et S. Troussel remettait les récompenses aux lauréats de l’appel à projets 2018 pendant que les premières croisières musicales donnait le la. Aujourd’hui, croisière street art commentée, avec à son bord Batsch, le graffeur bondynois. On a croisé Marko 93, directeur artistique du projet, dans une nacelle suspendue à 20 m de hauteur à Pantin, mettant une dernière touche aux yeux de la boxeuse Sarah Ourahmanne. Et croisé l’oeuvre de BK FOXX, artiste new-yorkaise : dorénavant, Marion Cotillard fait partie du paysage du canal.

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Atelier avec Little Garden dans le cadre de In Seine Saint Denis

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Souk Canal, DJ Set sur l’eau

 

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Un peu plus loin, à la plage de Noisy-Bondy, les petits barboteurs…

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Batsch a travaillé le portrait de l’actrice Aïssa Maïga au pont de Bondy  et une autre oeuvre au Point Ephémère : magnifique bébé noir ouvrant les bras au monde.

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« Un regard sur la pauvreté » : une exposition des Archives départementales

Présidente de la Commission culture, sports (…), j’ai proposé à mes collègues des autres commissions une visite des Archives départementales de la Seine-Saint-Denis à Bobigny. Christine Langé, Gaël Normand et Sébastien Colombo nous ont fait découvrir ces locaux uniques, dont les 30 kilomètres de mètres linéaires (l’unité de mesure des archives) recueillent des pans entiers de l’histoire de notre département et de ses habitants – histoires individuelles et collectives, cartes parfois très anciennes…

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Penchées sur une carte de 1790, avec Frédérique Denis, élue départementale de Noisy-le-Grand.

L’occasion également de visiter la belle exposition  « Un regard sur la pauvreté », qui présente les photographies de Walter Weiss, prises entre 1971-1973 alors qu’il était volontaire avec ATD Quart Monde en banlieue parisienne. Du bidonville du Franc-Moisin à Saint-Denis, à la cité de promotion familiale de Noisy-le-Grand, le regard pudique de Weiss est un témoignage important sur la misère et sur le combat permanent à mener pour y mettre un terme. Une exposition à découvrir jusqu’au 21 septembre. Visites guidées et programme culturel à retrouver sur le site des archives départementales.

Dernière séance du conseil départemental du 28 juin

Dernière séance  hier avant la pause estivale. Comme chaque année, le Préfet de Seine-Saint-Denis a présenté le rapport d’activité des services de l’Etat dans le département. Comment dire ? On n’a pas vraiment la même vision des « efforts » de l’Etat dans notre département, c’est sûr ! Notre groupe a interrogé le représentant de l’État en Seine-Saint-Denis sur l’insuffisance des compensations du financement du RSA et le besoin de recentralisation de celui-ci de même que sur la situation critique de l’Aide sociale à l’enfance du fait de l’explosion du nombre de mineurs non accompagnés : + 66 % en un an…

Cette séance a également été l’occasion pour notre assemblée de confirmer notre refus de signer le pacte financier avec l’État, la fameuse « contractualisation ». Un contrat qui n’en est pas un : sans contreparties et sans prise en compte des réalités de la Seine-Saint-Denis, il s’assortit de menaces de rétorsion financière.

Une véritable mise sous tutelle qui plafonne la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an sous peine de devoir rembourser la différence à l’Etat. En effet, la loi de programmation des finances publiques pour 2018-2022 prévoit 50 milliards d’euros « d’économies » des dépenses publiques dont 13 devraient être assumés par les collectivités territoriales, soit 26 % du total, alors que celles-ci ne participent qu’à hauteur de 9 % de la dette de l’État, mais à 80 % de l’investissement qui est pourvoyeur d’avenir, de dynamisme et d’emploi !

Sous le masque de la « bonne gestion », les œillères du dogme néolibéral.

 

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Cette séance annuelle du Conseil départemental avec le  Préfet est l’occasion de lui poser des questions écrites. Ce que j’ai fait. J’y reviendrai quand j’aurai les réponses.

« Une attitude qui frise l’inconscience à l’égard des difficultés sociales… »

AIS ? Un sigle qui recouvre d’un voile « pudique » bien des détresses et le besoin de solidarité. Les AIS, ce sont les Allocations Individuelles de Solidarité – le Revenu de Solidarité Active, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie, la Prestation de Compensation du Handicap .

En 2004, l’État a délégué les AIS aux Départements qui assument les coûts financiers de cette nécessaire solidarité nationale. Mais l’Etat, lui, n’assume pas ses responsabilités : il n’a jamais payé à notre Département les 2 Mrds € induits par ce transfert et choisit d’utiliser les AIS comme une arme pour étrangler financièrement les Départements. Ainsi, la dégradation de la situation sociale des Séquano-Dionysiens conduit à de fortes hausses : + 42 millions d’euros pour le seul RSA par rapport à 2017. Les dotations de l’Etat à notre Département ont, quant à elles, baissé de 80 Mrds € en trois ans.

En dépit des promesses faites à L’Association des départements de France (ADF) pour venir en aide aux départements les plus en difficulté et alors même qu’un accord avait été trouvé entre l’ADF et l’État, Edouard Philippe a brusquement fait volte-face. Le premier ministre veut « punir » les départements qui ont très majoritairement exprimé leur opposition à la signature des « contrats sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement », qui instaurerait une véritable tutelle financière de l’État sur les collectivités. Pour forcer la main des Départements, le gouvernement n’hésite pas à s’en prendre à nos concitoyens les plus fragiles.

L’ADF dénonce une attitude « qui frise l’inconscience à l’égard des difficultés sociales de nos compatriotes » . En savoir plus :

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Bee api ! Faîtes le b(u)zzzzz

16h55, hier. J’arrive au collège Jean-Jaurès pour découvrir le projet « Bee Api » mis en oeuvre  par la classe Ulis, qui offre à des élèves souffrant de handicaps des enseignements adaptés en milieu scolaire ordinaire… Imène et ses camarades, vêtus d’un T-shirt aux couleurs du projet, qu’ils ont conçu, sont impatients de partager leur passion et leur savoir. La salle de classe bourdonne comme… une ruche. Pas moins de 30 panneaux sur les abeilles, leur vie, leur oeuvre et deux ruches de démonstration réalisés par les élèves avec leurs enseignantes de techno et de SVT,  Mme D’Hont et Mme Arreguy, et par M. de Grakovac, coordinateur de la classe. Après une vidéo présentant le projet, nous découvrons la ruche du collège gérée avec une apicultrice, sur une terrasse accessible et sécurisée. Un projet pédagogique qui s’appuie sur l’éducation à l’environnement et à la biodiversité, financé par le Projet Educatif Départemental mis en oeuvre par le Département. La première récolte de miel est annoncée ! Bee api, soyons heureux.

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