Bee api ! Faîtes le b(u)zzzzz

16h55, hier. J’arrive au collège Jean-Jaurès pour découvrir le projet « Bee Api » mis en oeuvre  par la classe Ulis, qui offre à des élèves souffrant de handicaps des enseignements adaptés en milieu scolaire ordinaire… Imène et ses camarades, vêtus d’un T-shirt aux couleurs du projet, qu’ils ont conçu, sont impatients de partager leur passion et leur savoir. La salle de classe bourdonne comme… une ruche. Pas moins de 30 panneaux sur les abeilles, leur vie, leur oeuvre et deux ruches de démonstration réalisés par les élèves avec leurs enseignantes de techno et de SVT,  Mme D’Hont et Mme Arreguy, et par M. de Grakovac, coordinateur de la classe. Après une vidéo présentant le projet, nous découvrons la ruche du collège gérée avec une apicultrice, sur une terrasse accessible et sécurisée. Un projet pédagogique qui s’appuie sur l’éducation à l’environnement et à la biodiversité, financé par le Projet Educatif Départemental mis en oeuvre par le Département. La première récolte de miel est annoncée ! Bee api, soyons heureux.

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Lecture du soir : Toni Morrison

 » La race est la classification d’une espèce et nous sommes la race humaine, point final. Alors quelle est cette autre chose : l’hostilité, le racisme social, la fabrication de l’Autre ? »

Toni Morrison, prix Nobel de littérature, écrivaine américaine que j’adore, a prononcé  une série de conférences à Harvard en 2016, publiées en français ce printemps chez Christian Bourgois sous le titre « L’origine des autres« .

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Carrefour : les « premiers de cordée » nous « coûtent un pognon dingue »

Demain, les actionnaires de Carrefour se réuniront aux Docks Pullman, à Aubervilliers, afin de décider de la meilleure façon de se partager dividendes et profits.

Une assemblée où la cupidité et le cynisme seront les principaux protagonistes : se gavant de fonds publics au nom de la « création d’emplois », le groupe s’apprête à fermer des centaines de magasins en France, dont sept en Seine-Saint-Denis (Rosny-sous-Bois, La Courneuve, Pavillons-sous-Bois, Neuilly-Plaisance et Neuilly-sur-Marne) ! Et combien de salariés qui rejoindront la cohorte des « pauvres » ?

Je serai demain au côté des manifestants pour dénoncer ces fermetures et le coût du capital qui détruit l’emploi. Une fois de plus, ce sont les « premiers de cordée » qui nous « coûtent un pognon dingue » !

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Réforme territoriale : auditions de Patrick Devedjian et Christian Favier

Nous avons auditionné hier les présidents des départements de petite couronne : Patrick Devedjian pour les Hauts-de-Seine et Christian Favier pour le Val-de-Marne, dans le cadre de la mission d’information et d’évaluation de la réforme territoriale menée par le Conseil départemental et dont je fais partie.

Objectif : mieux connaître les politiques mises en œuvre par ces deux départements, les risques pesant sur celles-ci du fait des politiques de l’Etat et de la réforme envisagée, ainsi que les possibles coopérations entre les différentes collectivités de la région parisienne (région, départements, EPT, communes).

L’un et l’autre se sont accordés sur le déni de démocratie que représentent les plans du gouvernement et sur la nécessité de travailler à de nouvelles formes de coopération. Aujourd’hui, chaque département dispose d’une assemblée élue au suffrage universel, et les conseillers départementaux sont à l’écoute des attentes et des besoins de leurs concitoyens sur le territoire cantonal, en assurant des permanences, en siégeant dans les conseils d’administration des collèges, par exemple… Une dimension absente à la fois des EPT (établissements publics territoriaux) et de la métropole, instances à la fois arbitraires dans leur découpage, choisi par l’Etat, et dont les membres ne sont pas élus au suffrage universel.

L’étranglement financier auquel sont confrontés les départements participe d’une stratégie de l’Etat qui les prive ainsi de leur capacité d’agir en ôtant la compétence fiscale aux départements pour la remplacer par une dotation de l’Etat – jamais à la hauteur des besoins réels – et en ne compensant pas les dépenses, comme celle des allocations individuelles de solidarité (RSA…).

Il ne s’agit pas pour autant de s’en tenir au statu quo en matière de compétences et de financements. En lieu et place de l’arbitraire et des inégalités prévalant actuellement, il faudrait partir des besoins et distribuer compétences et moyens financiers en fonction des particularités de chaque échelon territorial.

Dans cet esprit, des coopérations inédites entre les départements de petite couronne sont actuellement mises en place, comme la création d’un fonds interdépartemental d’investissement proposé par C. Favier pour pallier aux déséquilibres.

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