Solidarité, fraternité, humanité

Alors que la loi Asile et immigration, véritable machine à expulser, jette la honte sur les plus belles valeurs de la France et surfe sur le tout-sécuritaire et la xénophobie, j’ai participé samedi matin au parrainage républicain de jeunes sans papiers, organisé à la Bourse du Travail de Bobigny par RESF, le Réseau Éducation Sans Frontières, au côté de nombreux élus.

70 jeunes, lycéen.ne.s et étudiant.e.s nous ont fait part leurs rêves et de leurs espoirs – une vie meilleure, un métier – mais aussi de leurs peurs.

J’ai parrainé deux jeunes, en compagnie de Marie-Florence Deprince, élue de Clichy-sous-Bois et de Jordi Lecointe, enseignant et parrain républicain. Cynthia et Ibrahima peuvent compter sur notre engagement à leur côté pour les aider à obtenir les papiers qui leur permettront de poursuivre leurs études.

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Rapport Borloo : le gouvernement s’engagera-t-il pour l’égalité ?

Jean-Louis Borloo a remis aujourd’hui  son rapport sur la politique de la Ville, « IMG_2851Vivre ensemble – vivre en grand la République » au Premier ministre.

La commande de ce rapport (qui devait à l’origine être remis à Emmanuel Macron) est le fruit direct de la mobilisation des associations et élus des quartiers populaires, notamment à travers l’Appel de Grigny lancé en octobre dernier lors des États-généraux de la politique de la ville, pour appeler à une mobilisation urgente et de grande ampleur face à la situation dramatique des quartiers prioritaires.

Un constat partagé par Jean-Louis Borloo, qui affirme dans son rapport sa « stupéfaction d’avoir découvert à quel point le système était désinvolte et se mentait à lui-même », les moyens investis étant « en-dessous du minimum républicain ».

Les 19 « programmes » proposés embrassent un vaste panorama de thématiques, appelant ainsi à une véritable mobilisation nationale pour un changement réel au profit des habitants de nos quartiers : éducation, emploi, sécurité, soutien aux associations, à l’égalité femmes-hommes etc.

Quelle sera la réponse du gouvernement ? Le report à plusieurs reprises de la remise du rapport est déjà un signal inquiétant, d’autant que beaucoup des mesures recommandées vont directement à l’encontre de la politique d’austérité menée depuis le début du quinquennat.

Quelques exemples ?  la suppression des emplois aidés (CAE), qui met en péril aussi bien l’insertion et l’emploi que l’investissement irremplaçable des associations dans les quartiers ; la baisse des APL qui prive les organismes HLM des ressources nécessaires à l’exercice de leur mission, ou encore le report à 2030 du prolongement de la ligne 16 du Grand Paris Express jusqu’à Noisy-Champs. Ou encore la suppression annoncée par l’Education nationale de postes de CPE à la rentrée prochaine dans des collèges pourtant classés en REP, comme à Jean-Jaurès, ou de postes jamais pourvus, comme à Picasso. La liste est longue des « ou encore »… Et il y faudra plus de 5 milliards.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement et nous poursuivrons notre mobilisation sur le terrain. A suivre, donc…

#EnVacances : engagés pour faire du droit aux vacances une réalité pour tous

Aujourd’hui les vacances de printemps sont à l’ordre du jour pour les enfants, les  collégiens et lycéens… Mais un tiers des Français – 22 millions de personnes –renoncent aux vacances. Pire, cette tendance est à la hausse, conséquence de la dégradation des conditions de vie du plus grand nombre.

Plus de 80 ans après les premiers congés payés, des associations engagées dans le droit aux vacances, Jeunesse au plein air, l’Union nationale des associations de tourisme (UNAT) et Solidarité laïque,lancent la campagne #EnVacances, que je vous invite à signer et à partager:  » Les vacances ne sont pas un luxe : elles sont un droit au même titre que l’accès aux loisirs ou à la culture. Elles sont une nécessité tant individuelle que collective. C’est pourquoi aujourd’hui nous demandons aux décideurs et aux acteurs publics un engagement et des transformations profondes de nos politiques. Le droit aux vacances doit être pleinement intégré aux politiques familiales, sociales et de jeunesse de l’État. »

Cette urgence, je la perçois au quotidien en Seine-Saint-Denis, département où les difficultés sociales conduisent plus qu’ailleurs de trop nombreuses familles à voir les vacances comme un luxe inaccessible.

C’est pourquoi j’ai proposé au Président du Conseil départemental d’animer une mission pour développer l’accès aux vacances sociales en Seine-Saint-Denis. Suite à des rencontres avec plus d’une vingtaine d’acteurs associatifs, institutionnels et professionnels engagés dans le départ en vacances, une première expérience-pilote voit le jour sur le territoire de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, grâce à l’engagement et à l’expertise indispensable des acteurs de terrain de ces deux villes. Ce sont donc plusieurs familles –et notamment des familles monoparentales – qui pourront partir dès cette année en vacances avec l’appui du Conseil départemental. Cette mission représente une nouveauté pour le Département, qui confirme ainsi sa politique sociale volontariste face à l’ampleur des besoins des habitants.

Economie sociale et solidaire, emploi et insertion professionnelle, lutte contre les discriminations, au coeur des débats du Conseil départemental du 5 avril 2018

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Ces 3 sujets témoignent des politiques volontaristes impulsées par le Département et étaient au coeur de la séance du Conseil départemental de jeudi dernier.

Pour ma part, je suis intervenue dans le débat concernant l’approbation du nouveau Plan départemental pour l’insertion et l’emploi, qui définit les politiques mises en œuvre pour 2018-2020. J’ai notamment insisté sur la nécessité du financement intégral du RSA de la part de l’État, indispensable pour permettre au Département d’assurer son rôle de « chef de file » en matière d’insertion en répondant à hauteur des besoins de la population et à non des critères purement comptables. Retrouvez mon intervention en vidéo

En matière d’économie sociale et solidaire, un nouvel appel à projets est lancé, avec une attention particulière portée aux projets ciblant la lutte contre la discrimination et l’égalité des chances, les circuits courts favorisant une consommation et production responsables et solidaires, la jeunesse et l’éducation,  la transition écologique. Nous avons rappelé la nécessité que cet appel à projets soit, dans les faits, ouvert aux petites structures qui assument dans nos quartiers une délégation de service public tellement utile à nos concitoyens.

Nos orientations stratégiques pour la lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité visent, entre autres, à renforcer les dispositifs préservant la population des risques de discrimination, en termes d’emploi, de santé et de logement. Une série d’actions concrètes en direction des habitants et de l’ensemble des acteurs du territoire a été définie, dont les impacts seront directs et mesurables.