La PMI Henri-Barbusse fait peau neuve

Inauguration des locaux rénovés de la PMI Henri-Barbusse à Montfermeil ce mercredi après-midi en compagnie de Frédéric Molossi, Vice-président du Conseil départemental en charge de l’enfance et de la famille. Le Département a investi 60 000 euros dans cette rénovation nécessaire pour bien accueillir parents et enfants du centre ville, assurer la confidentialité des consultations et des échanges avec une équipe compétente et dynamique, à l’écoute des besoins, emmenée par sa directrice, Mme Laakel.

Le Département finance ainsi 114 centres de Protection Maternelle et Infantile, dont 2 à Montfermeil (rue Henri-Barbusse et rue Berthe-Morisot) qui assurent gratuitement le suivi de la grossesse des femmes enceintes, les consultations médicales pour les enfants jusqu’à 6 ans, et accueille de nombreuses consultations, notamment celles du planning familial.

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Solidarité, fraternité, humanité

Alors que la loi Asile et immigration, véritable machine à expulser, jette la honte sur les plus belles valeurs de la France et surfe sur le tout-sécuritaire et la xénophobie, j’ai participé samedi matin au parrainage républicain de jeunes sans papiers, organisé à la Bourse du Travail de Bobigny par RESF, le Réseau Éducation Sans Frontières, au côté de nombreux élus.

70 jeunes, lycéen.ne.s et étudiant.e.s nous ont fait part leurs rêves et de leurs espoirs – une vie meilleure, un métier – mais aussi de leurs peurs.

J’ai parrainé deux jeunes, en compagnie de Marie-Florence Deprince, élue de Clichy-sous-Bois et de Jordi Lecointe, enseignant et parrain républicain. Cynthia et Ibrahima peuvent compter sur notre engagement à leur côté pour les aider à obtenir les papiers qui leur permettront de poursuivre leurs études.

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Rapport Borloo : le gouvernement s’engagera-t-il pour l’égalité ?

Jean-Louis Borloo a remis aujourd’hui  son rapport sur la politique de la Ville, « IMG_2851Vivre ensemble – vivre en grand la République » au Premier ministre.

La commande de ce rapport (qui devait à l’origine être remis à Emmanuel Macron) est le fruit direct de la mobilisation des associations et élus des quartiers populaires, notamment à travers l’Appel de Grigny lancé en octobre dernier lors des États-généraux de la politique de la ville, pour appeler à une mobilisation urgente et de grande ampleur face à la situation dramatique des quartiers prioritaires.

Un constat partagé par Jean-Louis Borloo, qui affirme dans son rapport sa « stupéfaction d’avoir découvert à quel point le système était désinvolte et se mentait à lui-même », les moyens investis étant « en-dessous du minimum républicain ».

Les 19 « programmes » proposés embrassent un vaste panorama de thématiques, appelant ainsi à une véritable mobilisation nationale pour un changement réel au profit des habitants de nos quartiers : éducation, emploi, sécurité, soutien aux associations, à l’égalité femmes-hommes etc.

Quelle sera la réponse du gouvernement ? Le report à plusieurs reprises de la remise du rapport est déjà un signal inquiétant, d’autant que beaucoup des mesures recommandées vont directement à l’encontre de la politique d’austérité menée depuis le début du quinquennat.

Quelques exemples ?  la suppression des emplois aidés (CAE), qui met en péril aussi bien l’insertion et l’emploi que l’investissement irremplaçable des associations dans les quartiers ; la baisse des APL qui prive les organismes HLM des ressources nécessaires à l’exercice de leur mission, ou encore le report à 2030 du prolongement de la ligne 16 du Grand Paris Express jusqu’à Noisy-Champs. Ou encore la suppression annoncée par l’Education nationale de postes de CPE à la rentrée prochaine dans des collèges pourtant classés en REP, comme à Jean-Jaurès, ou de postes jamais pourvus, comme à Picasso. La liste est longue des « ou encore »… Et il y faudra plus de 5 milliards.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement et nous poursuivrons notre mobilisation sur le terrain. A suivre, donc…

#EnVacances : engagés pour faire du droit aux vacances une réalité pour tous

Aujourd’hui les vacances de printemps sont à l’ordre du jour pour les enfants, les  collégiens et lycéens… Mais un tiers des Français – 22 millions de personnes –renoncent aux vacances. Pire, cette tendance est à la hausse, conséquence de la dégradation des conditions de vie du plus grand nombre.

Plus de 80 ans après les premiers congés payés, des associations engagées dans le droit aux vacances, Jeunesse au plein air, l’Union nationale des associations de tourisme (UNAT) et Solidarité laïque,lancent la campagne #EnVacances, que je vous invite à signer et à partager:  » Les vacances ne sont pas un luxe : elles sont un droit au même titre que l’accès aux loisirs ou à la culture. Elles sont une nécessité tant individuelle que collective. C’est pourquoi aujourd’hui nous demandons aux décideurs et aux acteurs publics un engagement et des transformations profondes de nos politiques. Le droit aux vacances doit être pleinement intégré aux politiques familiales, sociales et de jeunesse de l’État. »

Cette urgence, je la perçois au quotidien en Seine-Saint-Denis, département où les difficultés sociales conduisent plus qu’ailleurs de trop nombreuses familles à voir les vacances comme un luxe inaccessible.

C’est pourquoi j’ai proposé au Président du Conseil départemental d’animer une mission pour développer l’accès aux vacances sociales en Seine-Saint-Denis. Suite à des rencontres avec plus d’une vingtaine d’acteurs associatifs, institutionnels et professionnels engagés dans le départ en vacances, une première expérience-pilote voit le jour sur le territoire de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, grâce à l’engagement et à l’expertise indispensable des acteurs de terrain de ces deux villes. Ce sont donc plusieurs familles –et notamment des familles monoparentales – qui pourront partir dès cette année en vacances avec l’appui du Conseil départemental. Cette mission représente une nouveauté pour le Département, qui confirme ainsi sa politique sociale volontariste face à l’ampleur des besoins des habitants.